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Pop&Shot
1 abonné
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3,0
Publiée le 2 juin 2026
“Papa, c’est quoi cette bouteille de lait ?“ Babygirl n’est pas un mauvais film, mais ce n’est pas un bon film non plus. Il n’est juste pas aussi novateur qu’escompté. En 2025, on sait que les femmes ont une sexualité aussi débordante que les hommes, si tant est que deux types de sexualité puissent se comparer. Le sujet a déjà été (mieux) traité par le passé : la sexualité féminine au cinéma n’est pas nouveau. Il suffit de chercher. La nouveauté vient du fait qu’aujourd’hui ce genre de films soit un évènement, attendu, plusieurs mois avant sa sortie.
Et pour finir, Nicole Kidman est sublime, on le sait depuis toujours. Alors, que viennent faire tous ces parasites et ces injections dans son visage? Si le propre d’un acteur est de nous faire ressentir des émotions, comment peut-il exprimer quoique ce soit si son visage est complètement impassible? Le jour où on laissera vieillir les femmes tranquillement, peut-être les laissera-t-on enfin avoir la sexualité qu’elles méritent.
Une histoire d'adultère dans laquelle Nicole Kidman, qui n'en demandait pas moins, se retrouve dominé par Harris Dickinson, son jeune stagiaire. Antonio Banderas, dans le rôle du mari trompé (et quelque peu sous employé), complète une distribution de qualité au service d'un scénario sans grande surprise qui déroule son idée jusqu'à une fin pouvant être sujette à interprétation.
Un film érotique bizarre sans réelle motivation scénaristique, poussif, qui enchaîne (au sens propre comme au figuré) les séquences qui n'ont à mon sens aucune justification. "Banderas" ou pas, Kidman est une magnifique actrice qui est venue se perdre dans ce "eyes wide shut" du pauvre. Inutile.
Un thriller psychologique troublant, sensuel et tendu qui évoque le désir féminin et la soumission à travers le relation ambiguë entre un stagiaire et sa patronne frustrée interprétée par une Nicole Kidman époustouflante. Sans elle, le film serait racoleur.
Mais que c'est stupide, creux prétentieux, mal joué, anti-erotique... Le petit mec est ridicule de prétention (bon, il sera peut-être président de la république un jour, mais là, il est juste nul). Quant à Kidman, personne pour la guider un peu dans ses rôles ? Nanar hors-competition.
Avec Babygirl, Halina Reijn ambitionne une exploration frontale du désir et du pouvoir, mais se perd dans une provocation démonstrative. La mise en scène, volontairement crue, semble davantage chercher le malaise que construire une véritable progression dramatique. Nicole Kidman s’investit pleinement dans ce rôle trouble, sans parvenir à dépasser une écriture qui surligne constamment ses intentions. Le film accumule les situations sulfureuses sans leur donner une véritable résonance émotionnelle. Reste un objet audacieux en apparence, mais dont la radicalité affichée sonne souvent creux.
C'est pas désagréable à regarder mais vide de sens . Sauvé par les comédiens qui croient toutes et tous dur comme fer à leurs personnages qui nous laisse nous le public plutôt froid devant notre écran.
C'est faussement féministe, dépeint tous les clichés d'une romance mal écrite et mise en place, et sans réel bon fond. Mais est-ce que ce n'est peut-être pas fait exprès ? Quoi qu'il en soit, la tension est certes de mise mais au service de quelle volonté ?
Romy est un personnage froid et autoritaire qui semble avoir du mal à gérer le pouvoir qu'elle détient en tant que PDG d'une entreprise de robots. Profondément insatisfaite de sa sexualité et de son mari qui ne semble pas comprendre ce qu'elle veut vraiment, elle tente de réprimer ses désirs les plus sombres. Jusqu'à ce qu'elle rencontre un jeune stagiaire dans son entreprise qui la fascine et l'attire immédiatement. Une liaison illicite naît entre eux, mais prend fin aussi vite qu'elle a commencé. Je ne sais pas dans quelle mesure on peut approfondir la psychologie des personnages, car nous avons très peu d'éléments à notre disposition. Les dialogues étaient pour la plupart passionnés, animés par la colère ou le désir, et aucune véritable discussion n'était montrée. Y avait-il une part d'instinct freudien dans toute cette épreuve ? Très probablement. S'agit-il d'un thriller érotique ? Pas vraiment.
Il est intéressant de noter que les scènes sexuelles sont plus présentes au début et à la fin avec son mari qu'au cours de la liaison. Cette relation particulière est principalement représentée par des regards intenses et des sous-entendus, quelques baisers filmés et beaucoup d'implicites. Ce qui montre qu'au final, il s'agissait plus de pouvoir que de sexe. Le personnage de Nicole Kidman doit renoncer à une partie de son ascendant sexuel afin de le regagner dans sa vie personnelle et professionnelle. La photographie et la mise en scène servaient les messages véhiculés, car la dualité entre la cadre froide et la femme et mère affectueuse est bien soulignée par les scènes saccadées et l'absence de transition entre les deux mondes. Dans l'ensemble, je dirais que Babygirl est un film agréable à regarder. Il manque certes certains éléments, mais il offre un bon aperçu de la relation complexe entre la féminité, le pouvoir et la sexualité.
Babygirl se rêve provocateur mais n’est qu’un pensum embarrassant. Nicole Kidman surjoue une pseudo-transgression écrite au marqueur, entre fantasmes rances et psychologie de comptoir. Rien n’excite, rien ne dérange vraiment, ça minaude, ça moralise, ça s’ennuie. Un film faussement audacieux, réellement creux.
Une sorte de 9 semaine 1/2 assez chaud et bien joué, basé sur la domination réciproque. Elle, vieille mais installée, puissante, riche et professionnellement accomplie; lui, jeune, stagiaire, beau garçon et dominateur. Ca m'a fait aussi penser à Liaison Fatale ou 50 nuances de Grey. Scènes de nus et de sexe assez chaudes. On a l'impression que passé un certain age, certaines belles actrices ont envie de prendre des rôles ou elles prennent leur revanche sur leur age, avec des plus jeunes (Efira ou Aniston) et évidemment, on traite les mêmes problèmes de la différence d'âge (même si Luchini traite cela admirablement - Paris). Ca reste un bon film qui se regarde parce qu'on ne sait pas trop comment ca va finir.
Ce thriller érotique convoque le pire du genre avec son ton faussement sulfureux qui veut très maladroitement évoquer les inhibitions de la sexualité avec une volonté affichée de déconstruire les codes habituels. Mais le film, filmé platement et maniéré à l’excès voit aussi l’actrice Nicole Kidman en voulant briser une certaine image d’elle-même en faire bien trop.