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Maxime Dartis
1 abonné
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1,5
Publiée le 20 juillet 2026
Comme le film lui-même ne sait pas ce qu'il raconte, je me permets d'écrire la critique à chaud directement après la séance. Sous couvert de traiter le désir sexuel féminin, le film se donne des prétentions qu'il ne remplit pas. Malgré un très bon jeu de Nicole Kidman, on ne comprend pas quels sont les enjeux de son personnage. Quelques flashs intéressants dans la mise en scène auraient mérité d'être plus utilisés. Bien joué et joli certes, mais surtout peu inventif, gênant et incohérent.
"A New York! Romy (Nicole Kidman) est une dirigeante d'entreprise qui a tout pour être heureuse. La cinquantaine rayonnante, mère de deux filles, elle file le parfait amour avec Jacob (Antonio Banderas), metteur en scène à succès. Toutefois, Romy est insatisfaite sexuellement, car en proie à des fantasmes obsessionnels très particuliers. Quand elle rencontre Samuel (Harris Dickinson), un jeune stagiaire, elle va entamer une relation torride avec le jeune homme. Un rapport dominant/dominé jusqu'au-boutiste va s'installer entre les deux amants, mettant en péril le quotidien de la famille de Romy tout autant que sa carrière professionnelle... Il fallait oser. Nicole Kidman l'a fait. Dans un autre registre, mais à la manière de Demi Moore dans "THE SUBSTANCE" (de 2024) dont j'ai réalisé la critique par ailleurs, l'actrice australienne se met à nu au sens propre comme au figuré. Et au niveau de sa stricte prestation, il faut admettre que l'ex de Tom Cruise sort le grand jeu. Elle est parfaite dans ce rôle qui lui va comme un gant. Elle prouve, à l'instar de l'ancienne épouse de Bruce Willis, que les "mamies" du grand écran peuvent encore faire des vagues. On me rétorquera que le botox et la chirurgie esthétique n'y sont pas étrangers, ce dont je peux objectivement convenir. Pour l'anecdote, on remarquera que Kidman a des genoux atroces. Mais l'essentiel est ailleurs. Si l'idée rappelle le sulfureux (en son temps) "NEUF SEMAINES 1/2" (1986), on aurait tort de comparer trop hâtivement les deux films. "BABYGIRL" est en effet beaucoup plus malsain dans une certaine mesure, que le film d'Adrian Lyne ne l'était. Certaines scènes, notamment à l'hôtel, instaurent un sentiment de gêne qui peuvent créer un vrai malaise chez le spectateur. De l'excitation à la répulsion, il n'y a souvent qu'un pas. Tout ceci est toutefois fort bien pensé et réalisé. Et montre parfaitement les rouages obsessionnels de l'âme humaine. On y évoque les fantasmes les plus enfouis, le refoulement, le lâcher prise, la frustration, la jouissance, la honte, le regret, le coeur et la raison, l'expérimentation, l'orgasme dans son explosion la plus bestiale. C'est évidemment à voir par un public averti. Malheureusement, le résultat final n'est pas à la hauteur de toutes les espérances que "BABYGIRL" pouvait susciter. On peut regretter que certains faits relatifs à l'enfance de Romy ne soient que survolés. Il est fort dommage que le scénario, paresseux sur ce coup-là, n'ait pas exploré plus en profondeur cet aspect. Il en est de même en ce qui concerne la personnalité de Samuel. On connaît ainsi les effets sans réellement tout savoir des causes. Si Kidman est parfaite comme dit plus haut, Harris Dickinson n'est pas en reste. L'acteur britannique donne une réplique "haut de gamme" à son illustre aînée, dans un rôle difficile. La grosse déception vient, et il faut le souligner, d'Antonio Banderas. L'acteur espagnol paraît très mal à l'aise, quand on ne le sent pas vraiment concerné par son personnage. Celui qui a collaboré à de multiples reprises avec Pedro Almodovar en a pourtant connu d'autres dans le genre "films sulfureux". "BABYGIRL" est à voir, indiscutablement, malgré ses nombreuses imperfections."
Excellent film. Kidman et Dickinson sont incroyables. Le tout a un style un peu cuté - clippé mais c'est un détail par rapport au sujet et aux performances. Vrai film féministe car le point de vue de la femme est au centre tout au long du film. Une vraie proposition sur fond de tiraillement entre l'image publique et l'image privée. De la difficulté de s'avouer ce que l'on est, ce que l'on veut par rapport aux diktats.
Un film sur une relation complexe de pouvoir et de désir avec une très bonne interprétation de Nicole Kidman. Avec près de deux heures, c'est beaucoup trop étiré pour ce que c'est, tout est basé sur le jeu d'acteur et sur l'instabilité de la relation. Ca fonctionne un temps mais rien n'est fait pour relancer l'intrigue, à part peut-être les moments de frictions avec la famille de Romy. Sur le même sujet, je préfère largement La Secrétaire avec Maggie Gyllenhall.
“Papa, c’est quoi cette bouteille de lait ?“ Babygirl n’est pas un mauvais film, mais ce n’est pas un bon film non plus. Il n’est juste pas aussi novateur qu’escompté. En 2025, on sait que les femmes ont une sexualité aussi débordante que les hommes, si tant est que deux types de sexualité puissent se comparer. Le sujet a déjà été (mieux) traité par le passé : la sexualité féminine au cinéma n’est pas nouveau. Il suffit de chercher. La nouveauté vient du fait qu’aujourd’hui ce genre de films soit un évènement, attendu, plusieurs mois avant sa sortie.
Et pour finir, Nicole Kidman est sublime, on le sait depuis toujours. Alors, que viennent faire tous ces parasites et ces injections dans son visage? Si le propre d’un acteur est de nous faire ressentir des émotions, comment peut-il exprimer quoique ce soit si son visage est complètement impassible? Le jour où on laissera vieillir les femmes tranquillement, peut-être les laissera-t-on enfin avoir la sexualité qu’elles méritent.
Une histoire d'adultère dans laquelle Nicole Kidman, qui n'en demandait pas moins, se retrouve dominé par Harris Dickinson, son jeune stagiaire. Antonio Banderas, dans le rôle du mari trompé (et quelque peu sous employé), complète une distribution de qualité au service d'un scénario sans grande surprise qui déroule son idée jusqu'à une fin pouvant être sujette à interprétation.
Un film érotique bizarre sans réelle motivation scénaristique, poussif, qui enchaîne (au sens propre comme au figuré) les séquences qui n'ont à mon sens aucune justification. "Banderas" ou pas, Kidman est une magnifique actrice qui est venue se perdre dans ce "eyes wide shut" du pauvre. Inutile.
Un thriller psychologique troublant, sensuel et tendu qui évoque le désir féminin et la soumission à travers le relation ambiguë entre un stagiaire et sa patronne frustrée interprétée par une Nicole Kidman époustouflante. Sans elle, le film serait racoleur.
Mais que c'est stupide, creux prétentieux, mal joué, anti-erotique... Le petit mec est ridicule de prétention (bon, il sera peut-être président de la république un jour, mais là, il est juste nul). Quant à Kidman, personne pour la guider un peu dans ses rôles ? Nanar hors-competition.
Avec Babygirl, Halina Reijn ambitionne une exploration frontale du désir et du pouvoir, mais se perd dans une provocation démonstrative. La mise en scène, volontairement crue, semble davantage chercher le malaise que construire une véritable progression dramatique. Nicole Kidman s’investit pleinement dans ce rôle trouble, sans parvenir à dépasser une écriture qui surligne constamment ses intentions. Le film accumule les situations sulfureuses sans leur donner une véritable résonance émotionnelle. Reste un objet audacieux en apparence, mais dont la radicalité affichée sonne souvent creux.
C'est pas désagréable à regarder mais vide de sens . Sauvé par les comédiens qui croient toutes et tous dur comme fer à leurs personnages qui nous laisse nous le public plutôt froid devant notre écran.
C'est faussement féministe, dépeint tous les clichés d'une romance mal écrite et mise en place, et sans réel bon fond. Mais est-ce que ce n'est peut-être pas fait exprès ? Quoi qu'il en soit, la tension est certes de mise mais au service de quelle volonté ?