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lancelo25
38 abonnés
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4,0
Publiée le 14 octobre 2025
Isabelle Huppert ayant encensé la prestation de Nicole Kidman, j’ai foncé à la FNAC pour acheter le DVD de ce film que j’avais raté en salle car il avait été vivement décrié et ridiculisé, élevé presque au rang de nanar. Je n’ai pu que m’incliner devant cette « bête de scènes » féline, pudique et impudique qui sait pleurer, chuchoter, se masturber, aimer, enrager avec la même crédibilité dans chacune de ses scènes. Son partenaire Harris Dickinson est tout autant animal et instinctif et leurs duos sont des vraies performances de Stradivarius. Malheureusement, le pauvre Antonio Banderas n’arrive pas à suivre et se fait largement distancer par le talent inné des deux autres. Il ne me reste qu’un bémol sur la crédibilité de l’emploi du temps de cette working girl multimillionnaire qui a fondé un empire mais qui passe sa vie dans des gouters où se mélangent ses enfants et ses collègues, ses soirées au théâtre ou en boite et ses journées où elle croise plus souvent ses stagiaires que son conseil d’administration. Ce film restera néanmoins une vraie performance hors normes.
La découverte de son plaisir honteux par Romy, les tâtonnements qui y ont mené, sa lutte pour garder la face vis à vis de l’image qu’elle renvoie dans son travail et sa famille, ainsi que le jeu magistral de Nicole Kidman mais aussi celui d’Harris Dickinson, les 2 servis par une mise en scène excellente, une photo magnifique et des dialogues ciselés, font de ce film pour moi un chef d’œuvre du genre. Jamais vulgaire, toujours brûlant et sur le fil du rasoir, il déconstruit le mythe de la domination/soumission. Bravo !
Comme d'habitude Nicole Kidman est habitée par son rôle qu'elle joue à la perfection alors que ça ne devait pas être évident de faire les scènes torrides.
Ce film laisse un goût mitigé : s’il aborde une thématique forte: l’adultère comme échappatoire à une vie trop lisse, il peine à la transcender. L’idée est là : et si le bonheur parfait devenait une prison, poussant à chercher le chaos pour se sentir vivant ? La métaphore de la robotique dans l’entreprise, miroir d’une existence aseptisée, est d’ailleurs une trouvée intéressante. Mais au-delà de ce parallèle, le résultat déçoit. Le scénario manque de crédibilité, et l’histoire, malgré ses prétentions psychologiques, sonne souvent faux. Dommage.
Un film de femme, une sensibilité de femme. Le film n'a pas eu les moyens de son ambition. La fin du film est avortée soit par incapacité d'écriture, soit par manque d'argent. Quelque soit la raison, réalisatrice et producteur ne laisseront pas une œuvre mémorable.
Nicole Kidman donne de sa personne, c'est son Sliver. Elle pourra donc réveiller un certain appétit de quelques personnes. Rien d'original, une relation extraconjugale qui tourne forcément mal. Sans être un raté, c'est un film très dispensable.
Je suis assez surpris par l'accueil critique favorable de ce thriller érotique d'une platitude inouïe, dont j'ai dû rater, j'imagine, la charge subliminale. Je n'y ai vu que le triste parcours d'une femme de pouvoirs qui doit se trouver une forme de soumission quelque part, jouée par une Nicole Kidman qui est à la fois la principale qualité et le principal défaut du film : elle assume des choix osés (comme sa chirurgie plastique mise en scène dans le film) mais pour un projet dont elle souligne la vulgarité par son jeu parfois outré, face à un Harris Dickinson qui fait ce qu'il peut.
Un film qui se veut sulfureux, sorte de pied de nez à en genre très en vogue dans les années 90, mais qui flirte surtout avec le ridicule et n'en est pas à une contradiction près... Il se veut le portrait d'une femme puissante qui assume ses fantasmes mais qui suinte surtout la culpabilité. Il fait certes sortir Nicole Kidman de sa zone de confort mais est également très répétitif et finit presque dans un revirement puritain. Franchement pas terrible.
Je n’ai pas compris où la réalisatrice voulait en venir. Le film est plat et il n’y a pas vraiment d’intrigue. Les personnages ne sont pas suffisamment développés, en particulier celui du stagiaire. Nicole Kidman a très bien joué, malheureusement on ne sait pas si son personnage transverse simplement une période ennuyeuse de sa vie, marquée par des fantasmes inassouvis, ou si son problème se résume finalement au fait qu’elle vieillit. Bref: ennuyeux!
En 2024, la réalisatrice néerlandaise Halina Reijn signe un long-métrage dont le sujet audacieux est malheureusement contrarié par un scénario mollasson. Une femme d’affaires ayant dépassé la cinquantaine s’engage dans une relation extra-conjugale avec un jeune homme pour assouvir ses fantasmes sexuels. Si la première partie du film instaure une ambiance malaisante mais prenante avec la description de ce rapport dominant/dominé, la suite s’égare dans un récit aseptisé. A la prestation plutôt empruntée d’Harris Dickinson, on opposera la fulgurance de Nicole Kidman. A l’instar de Demi Moore dans « The substance », Hollywood semble aborder une nouvelle vision du féminisme en offrant désormais à ses actrices des mises à nu décomplexées. Bref, un thriller psychologique qui sonde les frontières du désir sans chercher à offusquer le grand public.
Avec "Babygirl", nous nous attendions à un film original, féministe et irrévérencieux. Le film de Halina Reijn avec Nicole Kidman dans le rôle principal, présente une femme d'une cinquantaine d'années qui a tout pour être heureuse, entourée par son mari et ses deux filles, et ayant accompli une brillante carrière jusqu'à être PDG d'une entreprise de robotique. Malheureusement, cette femme, Romy, n'est pas totalement épanouie avec des fantasmes qu'elle renferme jusqu'au jour où un nouveau jeune stagiaire va arriver dans son entreprise. La première scène de la rencontre montre le stagiaire calmant puis caressant une chienne : le message est clair. Le film est effectivement assez explicite dans tous ses allusions, sauf dans sa morale de conclusion qui ne semble pas franchement défendre un message féministe. Au milieu, rien de vraiment original avec une histoire que l'on semble avoir vu des centaines de fois. Enfin, le film n'ose pas vraiment aller au bout de son sujet et semble finalement juste le survoler, probablement pas aussi irrévérencieux que ce que l'on pouvait attendre. "Babygirl" est donc un film franchement décevant, pas du tout à la hauteur des attentes que nous pouvions avoir.
Je viens de lire quelques critiques des spectateurs, je crois que tout est dit… Je n'ai rien à ajouter, il est clair que ce film est mauvais, les dialogues complètement insipides, cette histoire est d'un ridicule… Bref je ne m'attendais pas à ça, je suis hyper déçue…