3119 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
385 critiques spectateurs
5
19 critiques
4
50 critiques
3
79 critiques
2
114 critiques
1
79 critiques
0
44 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Julien D.
17 abonnés
74 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 25 janvier 2025
Vu en AVP, un film inattendu et bien plus complexe et profond qu’il n’y paraît. Une femme plus âgée, un homme dans la vingtaine, une liaison jouant des rapports de domination, un commun accord qui joue avec ses propres règles. Il faut discuter du film pour comprendre tous les niveaux de lecture, la réflexion à mener pour comprendre qu’assouvir ses fantasmes n’est pas un gros mot. Et qu’on peut en apprendre, se découvrir, grandir, accepter. Déconcertant. Moderne. Important?
Vu au club AlloCIne Performance d’actrice de haut niveau, traitement du propos qui pousse à une conversation complexe, BO validée… Un traitement de l’érotisme qu’on attendait.
A travers le parcours de cette femme dirigeante d’une grande entreprise, la réalisatrice développe avec talent le thème de l’emprise et du consentement avec le pouvoir qui l’accompagne. La réalisation de ce film est brillante et l’interprétation de Nicole KIDMAN dans le rôle principal l’est tout autant comme d’ailleurs le reste de la distribution. On suit donc avec intérêt ce film l’évolution de cette étrange relation qui traite également très bien du rôle des femmes dans le monde de l’entreprise.
Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse le 07/01/2025 au Club Marbeuf à PARIS)
Vu en avant première suivi d’un débat entre Victoire Tuaillon et Aurore Malet Karas soulevant quelques aspects problématiques sur les rapports de pouvoirs entre les genres et les problèmes de respect du consentement donné par Romy (Nicole Kidman) dans plusieurs scènes. L’histoire est moderne et le film contient de très belles scènes de plaisir féminin que l’on retrouve rarement dans le cinéma, merci pour cela!
**Babygirl de Halina Reijn : un miroir trouble du féminisme moderne**
Halina Reijn livre avec *Babygirl* un film chargé de tension, porté par des performances d'acteurs et d'actrices remarquables. Pourtant, malgré son ambition de traiter des thèmes modernes et féministes comme le désir, le plaisir féminin, et le droit à l'orgasme, le récit s'égare en renforçant les normes patriarcales qu'il prétend dénoncer.
Le film explore, du point de vue féminin, les notions de désir et d’attachement, tout en posant un regard critique sur les jugements sociaux liés aux relations perçues comme déviantes. À l'instar de *May-December*, *Babygirl* s'intéresse à la pression sociale qui stigmatise les femmes. Mais là où *May-December* confronte ces normes de front, *Babygirl* s'enlise dans une représentation rétrograde. L'héroïne, au lieu de transcender les attentes sociétales, se retrouve enfermée dans une dynamique d'auto-flagellation et de culpabilité, notamment dans sa quête de pardon final. Ce choix narratif amoindrit toute portée émancipatrice en suggérant que la rébellion féminine doit s'excuser d'exister.
Le paradoxe du film réside également dans sa critique de l'hypocrisie du milieu professionnel. L'héroïne, figure d'autorité et d'ambition, reproduit les mécanismes de domination qu'elle semble combattre, refusant la promotion à son assistante et cautionnant les dynamiques oppressives du pouvoir. Au lieu de célébrer une libération authentique, *Babygirl* conforte l'idée que réussir nécessite l'adoption des codes masculins traditionnels.
Sous couvert de modernité, le film finit par renforcer des stéréotypes et des idéaux conservateurs. En refusant à son héroïne un véritable chemin de libération, *Babygirl* échoue à incarner une vision féministe, s'affirmant malgré lui comme une critique involontairement antiféministe des ambitions féminines contemporaines.
Banale affaire d'adultère, à laquelle le spectateur ne croit pas. Non seulement, rien n'indique ce qui attire autant Kidman vers son amant, mais surtout on se demande comment lui pourrait être motivé à froid pour une femme trente ans plus âgée, que les opérations de chirurgie esthétique n'ont pas rendue plus excitante. Et dont le corps nu est embarrassant. Une nuit de sexe à la suite d'une soirée alcoolisée, que l'on préfère oublier par la suite, serait vraisemblable, mais pas une relation suivie. De surcroît, les deux ont aussi partenaire plus compatible à la maison et pourraient trouver mieux sans difficulté, notamment via Internet. Bref, l'alchimie du couple principal est déficitaire, par manque de profondeur des personnages et erreurs de casting.
J'ajoute qu'à la fin tout rentre trop facilement dans l'ordre, de façon artificiellement convenue.
Sur le même sujet, je conseille plutôt "Belle de jour" (1967) de Luis Buñuel, "Le dernier Tango à Paris" (1972) de Bernardo Bertolucci, "Lunes de fiel" (1992) de Roman Polanski, "L'ennui" (1998) de Cédric Kahn et "Intimité" (2001) de Patrice Chéreau. Ou, éventuellement, "Fatale" (1992) de Louis Malle.
Ce film est d'une justesse.... Adrénaline le cœur battant durant tout le film, au même rythme que les protagonistes.
Edit : je pense que les gens sont passés à côté du film en France à cause de leur anti-américanisme. Parfois, il faut admettre que l'on a la critique facile.
Prix d'interprétation pas du tout volé par Nicole Kidman à la Mostra. Ici l'actrice fait preuve d'une vraie vulnérabilité dans un rôle pas simple : une CEO à qui tout réussit qui se retrouve dans une liaison adultère drivée par la soumission avec son stagiaire joué par le toujours très bon Harris Dickinson. Outre une belle mise en scène qui met en avant une technicité visuelle vraiment appréciable (je ne sais pas avec quel type de caméra numérique ils ont tourné mais il y a à un moment une séquence de rave party assez saisissante), c'est dans son approche mature rejettant toute vélléité érotique ou softporn que Babygirl convainct. Un beau portrait de femme et de comment le non-dit dans un couple peut pervertir en somme !
Totale déception ! Un scénario inabouti qui ne développe pas assez les personnages et laisse sur sa faim. Les dialogues frisent parfois le ridicule.
Nicole Kidman donne le meilleur d’elle-même mais ça ne suffit pas pour sauver ce pseudo erotico-thriller. On se demande aussi ce que font là certains personnages secondaires.