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SebLefr3nch
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2,5
Publiée le 7 septembre 2026
Ce huit-clos intriguant et dérangeant dispose d’une mise en scène réussit grâce aux décors, dont la cheffe décoratrice Léa Mysius a obtenu le prix CST de la jeune technicienne du Festival de Cannes.
La réalisatrice Léa Mysius adapte là à l'écran le Roman éponyme de Laurent Mauvignier ( que je n'ai pas lu donc point de comparaison possible ) et en fait un Thriller rondement mené tout de tension maîtrisée et déroule une mécanique du suspense qui ne faiblit jamais !
vu en avp au festival du film de La Rochelle. un film de genre correct, mais qui ressemble tellement à beaucoup d'histoires de ce type déjà vues. Et on ressort avec l'idée qu'il aurait fallu un peu plus oser avec un très beau casting pareil. c'est trop "propre" et du coup pas franchement palpitant.
Un thriller qui secoue Cannes avec des personnages savamment construits et une atmosphère singulière. Mais l'ambition du film ne suit pas. La tension est atténuée par un calme qui pèse sur le film et qui en bride l'expérience.
Vu en avant-première au mk2 Bibliothèque. Un bon film avec de bonnes idées et plutôt bien mis en scène et en dialogues, mais qui pêche par un cruel manque d'originalité.
Film vu en avant-première. J'avais adoré son film précédent et j'avais beaucoup d'attente pour celui-ci, peut-être trop. Le scénario est prévisible et un peu trop sage, les personnages et leurs secrets ne sont pas assez développés. Le suspense et la violence sont moins marquants qu'attendu. Malgré une bonne efficacité technique le film ne parvient pas toujours à créer le trouble ou la surprise attendus dans un thriller. Le film est plutôt bien réalisé avec un très beau casting et une belle image, mais il manque d'ambition ou de surprise. J'ai du mal à comprendre sa sélection cannoise.
Deux possibilités : lecteurs ou non de l'ouvrage de Laurent Mauvignier mais dans le premier cas, plus grand chose à voir avec lui !! Un hameau isolé, une peintre et un couple avec une préadolescente seuls habitants. Aucun des chemins de traverse de Laurent Mauvignier n'est utilisé ; c'est l'histoire de trois hommes débarquant une fin de journée et qui prenant d'assaut les lieux utilisent intimidation, violence et chantage. Pourquoi et dans quel but ? je refuse de spoiler mais on peut saluer un exercice de style impeccable, des acteurs parfaitement dans leurs rôles et la jeune Tawba El Gharchi impressonnante !
Attendue au tournant, Léa Mysius ? Oui, à cause d'un premier long métrage plus que prometteur (Ava) et d'un deuxième largement en deçà des espérances (Les cinq diables). Mais aussi avec le défi de la compétition cannoise pour à nouveau un film de genre, qui plus est tiré d'un roman réputé inadaptable de Laurent Mauvignier, Histoires de la nuit. La mise en place se fait piano moderato, avant les premiers indices que le mal rôde et va faire sa grande entrée dans cette campagne isolée. On veut bien jouer le jeu, même si l'on connaît la chanson et ses classiques en la matière, un certain Peckinpah en tête, voire le Boisset poisseux d'une certaine période. Mais les personnages qui manquaient déjà d'étoffe dans les scènes d'exposition ne deviennent guère plus profonds par la suite. Et les bons et les méchants sont à mettre dans le même sac, proches de la caricature (l'artiste, l'agriculteur, la fonctionnaire, le caïd, le neuneu, etc). Quant au fameux secret, issu d'un passé fermenté, censé nous tenir en haleine, sa révélation n'a rien d'ébouriffant, hélas, et ne passionne pas davantage que les occupations nocturnes de ces messiers dames. Le scénario pousse encore les curseurs, dans le dénouement, mais ce thriller avec son objectif de diffuseur d'angoisse, manque décidément d'épaisseur. Et c'est un peu un gâchis, quand on a des comédiens aussi remarquables sous la main : Herzi, Magimel, Bellucci, Bouillon, que de ne les utiliser qu'à un degré très bas de leur potentiel, dans ce crescendo de violence dont l'originalité n'est pas la qualité première.
Présenté en compétition au Festival de Cannes 2026, "Histoires de la nuit" est un huis clos rural tendu, où la menace extérieure finit par révéler les fissures d’un foyer déjà fragilisé. Nora, Thomas et leur fille Ida vivent dans une ferme isolée, seulement voisine d’une peintre italienne, Cristina. Alors qu’une soirée d’anniversaire se prépare, l’arrivée de trois hommes rôdant autour de la maison fait basculer l’événement en prise d’otage sourde et progressive. Le film repose avant tout sur son casting très solide. Benoît Magimel impose une intensité contenue, parfaite pour ce type de tension diffuse. Bastien Bouillon confirme encore une fois son aisance dans les rôles ambigus, capables de basculer sans prévenir. Hafsia Herzi, en mère présente apporte une vérité brute mais un peu répétitive dans son jeu, certaines expressions revenant comme des automatismes. Monica Bellucci offre en revanche une performance plus inattendue, tout en sobriété et en retenue, qui fait partie des belles surprises du film. Léa Mysius construit un thriller lent, étouffant, qui mise sur l’attente et l’inconfort plutôt que sur l’action. La mise en scène joue beaucoup sur les silences, les espaces vides de la ferme et la sensation constante d’un danger latent. Malgré cette ambiance maîtrisée, "Histoires de la nuit" peine à totalement décoller. Au final, il s’agit d’un thriller anxiogène, mais qui manque d’un élément décisif pour devenir réellement glaçant.
C’est avec beaucoup de talent que Léa Mysius amène progressivement dans son film le caractère particulièrement oppressant qui est la marque de fabrique des films appartenant au genre « Home invasion ». Elle est bien aidée par Paul Guilhaume qui, film après film, prouve qu’il est une des meilleurs Directeurs de la Photographie de l’époque et qui, ici, excelle particulièrement dans la création des effets de lumière et d’ombre qui contribuent à renforcer la sensation de menace qui pèse sur le hameau. Bien aidée, aussi par un casting très convaincant. C’est ainsi que Marion, blonde dans le roman de Laurent Mauvignier, s’est transformée en Nora dans le film et est devenue brune sous les traits de l’excellente Hafsia Herzi. Un changement qui, mine de rien, renforce l’impression de mystère qui émane du personnage : comment cette jeune femme, dont l’accent montre qu’elle vient du sud et a le comportement d’une citadine est-elle devenue l’épouse d’un paysan de la Haute-Vienne ? Thomas est (très bien) interprété par Bastien Bouillon, toujours à l’aise quel que soit le rôle. Benoît Magimel n’est jamais aussi bon que dans les rôles de personnage trouble et malfaisant : le rôle de Franck lui va comme un gant. C’est avec beaucoup d’intensité que Monica Bellucci incarne Cristina, une artiste peintre sur le déclin. Les scènes qu’elle partage avec Bègue, chargé de la surveiller lorsqu’elle est prise en otage, un personnage aussi attachant qu’inquiétant, interprété par Alane Delhaye, P’tit Quinquin dans la série du même nom, sont parmi les plus belles et les plus prenantes du film. Quant à Ida, c’est une débutante devant la caméra, Tawba El Gharchi, qui, du haut de ses 11 ans, l’interprète avec un étonnant naturel. critique complète sur le site avec le tiret du 6 entre critique et film. Film vu au Festival de Cannes.
Histoires de la nuit de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.
Depuis Ava, qui a révélé l’actrice Noée Abita, Léa Mysius s’est imposée comme l’une des voix les plus singulières du cinéma français, capable de faire affleurer le fantastique par l’odorat et le trouble sous la surface d’un quotidien banal. Pour son troisième long-métrage, elle se tourne vers la littérature et adapte le roman éponyme de Laurent Mauvignier, un polar rural dense et suffocant dans lequel une soirée d’anniversaire tourne au cauchemar quand trois hommes s’invitent de force dans une ferme isolée, faisant remonter des secrets enfouis. Il s’agit d’un thriller de home invasion rigoureusement construit, techniquement impeccable, qui rappelle les fantômes d’une certaine violence, selon le cinéma de Michael Haneke (Funny Games) et David Cronenberg (A History of Violence), tout en restant fermement ancré dans la France rurale. On y retrouve la même maîtrise du cadre, du son et de l’atmosphère anxiogène qui caractérisait les meilleurs moments de Les Cinq Diables. Mais Histoires de la nuit reste davantage à la surface de ses propres hantises.
Les papillons de l’ennui
Le film se déploie en quasi huis clos partagé entre deux maisons, et c’est précisément là que le bât blesse. Le récit commence par se permettre un second degré bienvenu, un quiproquo comique sincèrement réussi au fur et à mesure que les personnages s’ajoutent au compte-goutte, avant de tenter de basculer dans le thriller familial et viscéral, sans jamais trouver le bon équilibre. L’élément déclencheur lui-même, une vidéo Instagram qui fait surgir le passé trouble de Nora, reste assez banal dans sa conception. La sous-intrigue consacrée à Cristina, la voisine peintre interprétée par Monica Bellucci, illustre bien ce flottement. Elle ralentit le récit plus qu’elle ne l’enrichit, servant surtout à alterner avec le huis clos principal sans jamais s’y greffer vraiment. De l’autre côté, Bastien Bouillon, réduit à jouer la frustration, n’existe qu’à travers les quiproquos et le comique de situation. Quant aux intrus, Benoît Magimel arrive en chef de meute avec une prestance qui masque trop élégamment sa rage contenue, à qui on associe une brute impatiente et un bègue bienveillant. Cette galerie de personnages est bien trop caricaturale pour convaincre.
C’est d’autant plus navrant que les ingrédients d’un récit choral et inventif étaient bien là, notamment dans les joutes oratoires où toute la tension sourde du film cherche à s’incarner. L’identité d’Ida, quand elle revient au centre des débats, ouvre une piste véritablement troublante, mais trop fugace et sous-exploitée. Hafsia Herzi, pourtant aussi présente sur la Croisette pour Quelques mots d’amour à Un Certain Regard, traverse le film en spectre, sans résistance ni culpabilité, avant que le climax ne vienne secouer une assemblée qui se regarde dans les yeux sans jamais vraiment se dire les choses. Les péripéties arrivent trop tard pour ressouder la tension que l’intrusion soudaine du trio avait pourtant bien installée.
Histoires de la nuit n’est finalement pas à la hauteur de la compétition cannoise, et renforce l’idée inconfortable que Léa Mysius a pu y servir de caution féminine. Un accueil en Cannes Première ou dans une sélection annexe lui aurait sans doute mieux convenu. Reste qu’on aime profondément le travail de cette cinéaste, qui connaît ses codes et ses références sur le bout des doigts. Il manquait juste la radicalité pour mieux les refléter à l’écran.
Vu en AP. Un peu cousu de fil blanc, le scénario n’a pas un grand intérêt, H Herzi fait du H Herzi, j’ai eu du mal à croire à son personnage… Le personnage de M Bellucci aurait mérité d’être plus développé, B Bouillon très sobre. Magimel pas hyper crédible en « mafieux ». Encore un film assez plat de la sélection de Cannes 2026.