Léa Mysius adapte Laurent Mauvigner et signe, avec HISTOIRES DE LA NUIT, un très grand thriller, un film qui met en place une ambiance terrifiante et glaçante dès le début.
Un film à voir au cinéma, un thriller réussi, et qui est sublimé par ses interprètes.
La bande son est terrifiante, l’ambiance est habilement mené, les comédiens sont excellents (Magimel et Herzi, charismatiques)
C’est avec beaucoup de talent que Léa Mysius amène progressivement dans son film le caractère particulièrement oppressant qui est la marque de fabrique des films appartenant au genre « Home invasion ». Elle est bien aidée par Paul Guilhaume qui, film après film, prouve qu’il est une des meilleurs Directeurs de la Photographie de l’époque et qui, ici, excelle particulièrement dans la création des effets de lumière et d’ombre qui contribuent à renforcer la sensation de menace qui pèse sur le hameau. Bien aidée, aussi par un casting très convaincant. C’est ainsi que Marion, blonde dans le roman de Laurent Mauvignier, s’est transformée en Nora dans le film et est devenue brune sous les traits de l’excellente Hafsia Herzi. Un changement qui, mine de rien, renforce l’impression de mystère qui émane du personnage : comment cette jeune femme, dont l’accent montre qu’elle vient du sud et a le comportement d’une citadine est-elle devenue l’épouse d’un paysan de la Haute-Vienne ? Thomas est (très bien) interprété par Bastien Bouillon, toujours à l’aise quel que soit le rôle. Benoît Magimel n’est jamais aussi bon que dans les rôles de personnage trouble et malfaisant : le rôle de Franck lui va comme un gant. C’est avec beaucoup d’intensité que Monica Bellucci incarne Cristina, une artiste peintre sur le déclin. Les scènes qu’elle partage avec Bègue, chargé de la surveiller lorsqu’elle est prise en otage, un personnage aussi attachant qu’inquiétant, interprété par Alane Delhaye, P’tit Quinquin dans la série du même nom, sont parmi les plus belles et les plus prenantes du film. Quant à Ida, c’est une débutante devant la caméra, Tawba El Gharchi, qui, du haut de ses 11 ans, l’interprète avec un étonnant naturel. critique complète sur le site avec le tiret du 6 entre critique et film. Film vu au Festival de Cannes.
Léa Mysius nous surprend dans ce film noir qui manque au cinéma français. La photographie, très soignée, colle parfaitement à l’ambiance tendue qu’il y a dans cette campagne à priori calme. Les personnages sont bien écrits, malgré quelques facilités scénaristiques, notamment sur Ida dans ses changements de camp peu subtils.
Un bon scénario de thriller, mais une interprétation collective et un rythme qui ne sont pas à la hauteur de l’ambition. Comme disent les personnages peut être méchants, mais en fait pas méchants mais finalement beaucoup, ou pas, on n’a du mal à suivre … qu’est ce qu’on est venu s’enterrer dans ce trou?
Ce huit-clos intriguant et dérangeant dispose d’une mise en scène réussit grâce aux décors, dont la cheffe décoratrice Léa Mysius a obtenu le prix CST de la jeune technicienne du Festival de Cannes.
Vu en avant-première au mk2 Bibliothèque. Un bon film avec de bonnes idées et plutôt bien mis en scène et en dialogues, mais qui pêche par un cruel manque d'originalité.
Film vu en avant-première. J'avais adoré son film précédent et j'avais beaucoup d'attente pour celui-ci, peut-être trop. Le scénario est prévisible et un peu trop sage, les personnages et leurs secrets ne sont pas assez développés. Le suspense et la violence sont moins marquants qu'attendu. Malgré une bonne efficacité technique le film ne parvient pas toujours à créer le trouble ou la surprise attendus dans un thriller. Le film est plutôt bien réalisé avec un très beau casting et une belle image, mais il manque d'ambition ou de surprise. J'ai du mal à comprendre sa sélection cannoise.
Film magnifique, thriller qui vous prend par les tripes. Un vrai film de genre comme on en fait plus en France. Que dire du jeu d'acteur absolument fantastique. Benoît Magimel est inquiétant et séduisant à la fois. Une claque cinématographique
vu au Festival du film d'Angoulême. Le film s'installe lentement, lentement, au risque d'ennuyer ou d'agacer, pour décaler enfin dans une 2eme partie plus violente. les acteurs sont très bons, mais il manque un je ne sais quoi pour qu'on ne doute pas.