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takeshi29
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1,0
Publiée le 8 juillet 2026
Contrairement à Laurent Mauvignier qui prenait tout son temps pour creuser la psychologie des personnages Léa Mysius semble pressée d'arriver à la partie home invasion afin de se mesurer à ses références américaines. Et là c'est terrible car elle s'attaque tout simplement à un cinéma qu'elle ne semble pas comprendre et accouche d'un truc à la photo d'une laideur absolue, usant de gimmicks musicaux agaçants au possible et inopérants, sans parler du jeu (et du maquillage) des acteurs tout simplement apocalyptique. Quand ceux-ci ont le talent qu'ils ont et provoquent des rires dans la salle c'est probablement du côté de la direction que quelque chose n'a pas fonctionné. Bref j'attendais cette adaptation avec curiosité et je n'ai ressenti que de l'embarras face à ce téléfilm à gros budget.
Vu en Avant-Première au « Cinéma Paradiso Louvre » Une atmosphère de thriller réussie du début à la fin, malgré une intrigue qui ne crée pas de réelle tension.
Film vu dans le cadre du Paradiso au sein du musée du Louvre. Assez dessus par le film qui est bien trop lent. L’histoire n’est pas dingue. Je trouve le jeu d’acteur vraiment pas ouf. Magimel s’en sort à peu près
Vu en avant-première lors du festival mk2 paradiso, le film, un polar rural, est très décevant malgré son superbe casting. L’histoire est très banale, sans aucun suspens, les dialogues sont mal écrits, avec des problèmes de rythme, et un manque criant de subtilité pour faire monter la tension, l’image est globalement laide, à l’exception de quelques plans. Heureusement qu’il y a quelques clins d’œil dans la mise en scène…
vu en avp au festival du film de La Rochelle. un film de genre correct, mais qui ressemble tellement à beaucoup d'histoires de ce type déjà vues. Et on ressort avec l'idée qu'il aurait fallu un peu plus oser avec un très beau casting pareil. c'est trop "propre" et du coup pas franchement palpitant.
Un thriller qui secoue Cannes avec des personnages savamment construits et une atmosphère singulière. Mais l'ambition du film ne suit pas. La tension est atténuée par un calme qui pèse sur le film et qui en bride l'expérience.
« Je ne sais pas comment finir cette toile » Farm invasion avec un casting génial qui commence comme un mauvais drame français au regard surplombant sur la ruralité avec violons grinçants noyés dans un tic tac oppressant. On termine avec un mauvais film de genre français surplombant sur la ruralité avec violons grinçants noyés dans un tic tac oppressant. Un affrontement bouseux versus mafieux clairement raté, un crève coeur au vu du casting. La préparation/paiement final autour du tableau inachevé a d’ailleurs provoqué quelques rires dans la salle.
Présenté en compétition au Festival de Cannes 2026, "Histoires de la nuit" est un huis clos rural tendu, où la menace extérieure finit par révéler les fissures d’un foyer déjà fragilisé. Nora, Thomas et leur fille Ida vivent dans une ferme isolée, seulement voisine d’une peintre italienne, Cristina. Alors qu’une soirée d’anniversaire se prépare, l’arrivée de trois hommes rôdant autour de la maison fait basculer l’événement en prise d’otage sourde et progressive. Le film repose avant tout sur son casting très solide. Benoît Magimel impose une intensité contenue, parfaite pour ce type de tension diffuse. Bastien Bouillon confirme encore une fois son aisance dans les rôles ambigus, capables de basculer sans prévenir. Hafsia Herzi, en mère présente apporte une vérité brute mais un peu répétitive dans son jeu, certaines expressions revenant comme des automatismes. Monica Bellucci offre en revanche une performance plus inattendue, tout en sobriété et en retenue, qui fait partie des belles surprises du film. Léa Mysius construit un thriller lent, étouffant, qui mise sur l’attente et l’inconfort plutôt que sur l’action. La mise en scène joue beaucoup sur les silences, les espaces vides de la ferme et la sensation constante d’un danger latent. Malgré cette ambiance maîtrisée, "Histoires de la nuit" peine à totalement décoller. Au final, il s’agit d’un thriller anxiogène, mais qui manque d’un élément décisif pour devenir réellement glaçant.
Un homme invasion qui démarre fort avec des protagonistes intéressants mais qui finit par s'essouffler et souffrir de sa lenteur. Léa Mysius arrive certes à instaurer une ambiance pesante grâce à des acteurs bien dirigés mais hélas, cela ne suffit plus lorsque l'on ne se raccroche qu'à ça pour faire vivre son récit. L'histoire semble stagner, les personnages sont comme figés avant d'enfin se libérer lors d'un dénouement trop tardif mais néanmoins plaisant.
Histoires de la nuit de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.
Depuis Ava, qui a révélé l’actrice Noée Abita, Léa Mysius s’est imposée comme l’une des voix les plus singulières du cinéma français, capable de faire affleurer le fantastique par l’odorat et le trouble sous la surface d’un quotidien banal. Pour son troisième long-métrage, elle se tourne vers la littérature et adapte le roman éponyme de Laurent Mauvignier, un polar rural dense et suffocant dans lequel une soirée d’anniversaire tourne au cauchemar quand trois hommes s’invitent de force dans une ferme isolée, faisant remonter des secrets enfouis. Il s’agit d’un thriller de home invasion rigoureusement construit, techniquement impeccable, qui rappelle les fantômes d’une certaine violence, selon le cinéma de Michael Haneke (Funny Games) et David Cronenberg (A History of Violence), tout en restant fermement ancré dans la France rurale. On y retrouve la même maîtrise du cadre, du son et de l’atmosphère anxiogène qui caractérisait les meilleurs moments de Les Cinq Diables. Mais Histoires de la nuit reste davantage à la surface de ses propres hantises.
Les papillons de l’ennui
Le film se déploie en quasi huis clos partagé entre deux maisons, et c’est précisément là que le bât blesse. Le récit commence par se permettre un second degré bienvenu, un quiproquo comique sincèrement réussi au fur et à mesure que les personnages s’ajoutent au compte-goutte, avant de tenter de basculer dans le thriller familial et viscéral, sans jamais trouver le bon équilibre. L’élément déclencheur lui-même, une vidéo Instagram qui fait surgir le passé trouble de Nora, reste assez banal dans sa conception. La sous-intrigue consacrée à Cristina, la voisine peintre interprétée par Monica Bellucci, illustre bien ce flottement. Elle ralentit le récit plus qu’elle ne l’enrichit, servant surtout à alterner avec le huis clos principal sans jamais s’y greffer vraiment. De l’autre côté, Bastien Bouillon, réduit à jouer la frustration, n’existe qu’à travers les quiproquos et le comique de situation. Quant aux intrus, Benoît Magimel arrive en chef de meute avec une prestance qui masque trop élégamment sa rage contenue, à qui on associe une brute impatiente et un bègue bienveillant. Cette galerie de personnages est bien trop caricaturale pour convaincre.
C’est d’autant plus navrant que les ingrédients d’un récit choral et inventif étaient bien là, notamment dans les joutes oratoires où toute la tension sourde du film cherche à s’incarner. L’identité d’Ida, quand elle revient au centre des débats, ouvre une piste véritablement troublante, mais trop fugace et sous-exploitée. Hafsia Herzi, pourtant aussi présente sur la Croisette pour Quelques mots d’amour à Un Certain Regard, traverse le film en spectre, sans résistance ni culpabilité, avant que le climax ne vienne secouer une assemblée qui se regarde dans les yeux sans jamais vraiment se dire les choses. Les péripéties arrivent trop tard pour ressouder la tension que l’intrusion soudaine du trio avait pourtant bien installée.
Histoires de la nuit n’est finalement pas à la hauteur de la compétition cannoise, et renforce l’idée inconfortable que Léa Mysius a pu y servir de caution féminine. Un accueil en Cannes Première ou dans une sélection annexe lui aurait sans doute mieux convenu. Reste qu’on aime profondément le travail de cette cinéaste, qui connaît ses codes et ses références sur le bout des doigts. Il manquait juste la radicalité pour mieux les refléter à l’écran.
Deux possibilités : lecteurs ou non de l'ouvrage de Laurent Mauvignier mais dans le premier cas, plus grand chose à voir avec lui !! Un hameau isolé, une peintre et un couple avec une préadolescente seuls habitants. Aucun des chemins de traverse de Laurent Mauvignier n'est utilisé ; c'est l'histoire de trois hommes débarquant une fin de journée et qui prenant d'assaut les lieux utilisent intimidation, violence et chantage. Pourquoi et dans quel but ? je refuse de spoiler mais on peut saluer un exercice de style impeccable, des acteurs parfaitement dans leurs rôles et la jeune Tawba El Gharchi impressonnante !
Attendue au tournant, Léa Mysius ? Oui, à cause d'un premier long métrage plus que prometteur (Ava) et d'un deuxième largement en deçà des espérances (Les cinq diables). Mais aussi avec le défi de la compétition cannoise pour à nouveau un film de genre, qui plus est tiré d'un roman réputé inadaptable de Laurent Mauvignier, Histoires de la nuit. La mise en place se fait piano moderato, avant les premiers indices que le mal rôde et va faire sa grande entrée dans cette campagne isolée. On veut bien jouer le jeu, même si l'on connaît la chanson et ses classiques en la matière, un certain Peckinpah en tête, voire le Boisset poisseux d'une certaine période. Mais les personnages qui manquaient déjà d'étoffe dans les scènes d'exposition ne deviennent guère plus profonds par la suite. Et les bons et les méchants sont à mettre dans le même sac, proches de la caricature (l'artiste, l'agriculteur, la fonctionnaire, le caïd, le neuneu, etc). Quant au fameux secret, issu d'un passé fermenté, censé nous tenir en haleine, sa révélation n'a rien d'ébouriffant, hélas, et ne passionne pas davantage que les occupations nocturnes de ces messiers dames. Le scénario pousse encore les curseurs, dans le dénouement, mais ce thriller avec son objectif de diffuseur d'angoisse, manque décidément d'épaisseur. Et c'est un peu un gâchis, quand on a des comédiens aussi remarquables sous la main : Herzi, Magimel, Bellucci, Bouillon, que de ne les utiliser qu'à un degré très bas de leur potentiel, dans ce crescendo de violence dont l'originalité n'est pas la qualité première.
Vu en AVP, le film pose ses enjeux petit à petit, dans une mise en place un peu longue, avant qu’on découvre de quoi il en retourne, sans que la réalisatrice et scénariste ne sache quoi faire au dénouement. Un peu longuet et déjà vu.
Vu en AP. Un peu cousu de fil blanc, le scénario n’a pas un grand intérêt, H Herzi fait du H Herzi, j’ai eu du mal à croire à son personnage… Le personnage de M Bellucci aurait mérité d’être plus développé, B Bouillon très sobre. Magimel pas hyper crédible en « mafieux ». Encore un film assez plat de la sélection de Cannes 2026.