Cannes 2026
Ce film est présenté en Compétition au Festival de Cannes 2026.
Un projet né d'une drôle de coïncidence
Léa Mysius a découvert l'ouvrage éponyme de Laurent Mauvignier grâce à une série de coïncidences. Alors qu'un ami lui recommandait le livre qu'elle venait tout juste d'acheter, son producteur Jean-Louis Livi lui a proposé d'en acquérir les droits lors d'un déjeuner, sans savoir qu'elle venait d'en entamer la lecture. La réalisatrice a dévoré les 600 pages du roman en seulement deux jours avant d'accepter immédiatement de l'adapter sur grand écran.
Libre cours à l'adaptation
Auteur du roman original, Laurent Mauvignier a préféré ne pas intervenir dans l'écriture du scénario. Après trois ans passés sur son livre, l'écrivain a laissé une totale liberté à Léa Mysius. La cinéaste a ainsi choisi de couper tous les flash-backs du récit pour conserver une tension en temps réel et favoriser l'incarnation par les acteurs. Laurent Mauvignier a salué cette démarche : « Adapter, ici, c'est l'art de faire se rencontrer le scénario et le roman sur la table de montage. »
Un casting sur-mesure et réinventé
Pour composer le casting, la réalisatrice s'est d'abord appuyée sur Hafsia Herzi, s'éloignant délibérément du personnage original du livre (une femme blonde de 40 ans) pour créer une héroïne plus mystérieuse. Le reste de la distribution s'est articulé autour d'elle, notamment Bastien Bouillon et Benoît Magimel. Quant à Monica Bellucci, elle a travaillé un rôle à l'opposé de son image : « Je voulais une Cristina sévère, presque désagréable au début, qui devient peu à peu plus douce », explique Léa Mysius.
Une révélation dénichée dans la rue
Pour dénicher la jeune Ida, l'équipe a fait appel à trois directrices de casting. C'est finalement Tawba El Gharchi qui a été retenue après avoir été repérée lors d'un casting sauvage dans la rue. Bien qu'elle n'ait jamais joué auparavant et qu'elle ait dû interpréter un rôle particulièrement complexe, la jeune fille a été préparée par une coach pour aborder les scènes difficiles comme un jeu, tout en préservant son naturel et son insolence.
Quand l'artisanat rencontre le scan 3D
Au cœur du film, une séquence en noir et blanc montre les personnages figés comme des statues de sel. Loin d'utiliser l'intelligence artificielle, Léa Mysius et son chef opérateur Paul Guilhaume ont employé une technique artisanale basée sur des scans 3D. Les comédiens ont dû poser sans bouger pendant trois minutes sous l'objectif de milliers de photos assemblées par ordinateur. L'objectif était d'obtenir un rendu numérique en « nuages de points » rappelant les tableaux de Soulages et la peinture d'ombre et de lumière de Goya.
Un huis clos sous la canicule
Le tournage d'Histoires de la nuit s'est déroulé à Bellac, en Haute-Vienne, sur une période très resserrée de 31 jours. Pour les besoins de la production, la maison d'architecte du personnage de Cristina a été entièrement construite en décors de studio dans une grange vide. L'équipe a dû faire face à des conditions de tournage intenses dans cet espace clos, supportant des températures grimpant jusqu'à 38 degrés en pleine canicule.
- Heart Of The Beast (2026)
- Garance (2026)
- Notre salut (2026)
- Digger (2026)
- Si tu penses bien (2026)
- Resident Evil (2026)
- Verity (2026)
- Justin le Juste (2026)
- Les Misérables (2026)
- L'Invitation (2026)
- La Bataille de Gaulle - partie 1 : L'Âge de Fer (2026)
- Raison et sentiments (2026)
- La Vie d'une femme (2026)
- Kraken (2026)
- Primetime (2026)
- L'Odyssée (2026)
- Ni vue, ni connue (2026)
- The Social Reckoning (2026)
- Les Contrebandiers (2026)
- Pressure (2026)