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Le dernier long-métrage de Brad Anderson, Worldbreaker (2026), écrit par Joshua Rollins, se présente comme une anomalie fascinante dans un paysage cinématographique saturé de récits moralisateurs et explicitement balisés. Son lynchage en règle, marqué par 41 % de la part de la critique et un terrible 28 % du côté du public sur Rotten Tomatoes, ne traduit pas un simple ratage technique mais résulte d'un malentendu thématique majeur. En apparence conçu comme un énième récit de survie centré sur une société exclusivement féminine, le film opère en réalité un détournement narratif brillant pour livrer une œuvre finement et profondément critique envers les dérives de l'ingénierie sociale et les discours opposant frontalement les sexes.
Pour franchir les barrières des commissions de financement et s'assurer une distribution sur Amazon Prime Video, Worldbreaker avance masqué en utilisant un véritable « Cheval de Troie » marketing. L'affiche met en avant Milla Jovovich, figure ultime de la femme d'action contemporaine, et le pitch officiel promet une guerre de genres apocalyptique où une faille dimensionnelle libère des monstres dont les morsures transforment irréversiblement les hommes en créatures destructrices, tandis que les femmes y résistent et s'organisent en armée. Le piège est tendu, le système valide, et la critique institutionnelle salive d'avance face à ce qu'elle espère être un pamphlet manichéen. Mais une fois le film lancé, le réalisateur orchestre une subversion totale en reléguant la mère soldat au second plan pour refuser la célébration d'une société purement militariste. Cette nouvelle structure qui endurcit artificiellement les femmes pour la guerre est montrée comme un univers froid, utilitaire et dénué d'âme, ce que vient condamner la réplique nostalgique d'un personnage affirmant qu'il y avait beaucoup plus de plaisirs autrefois.
Le véritable cœur du récit s'extrait totalement de cette vision pour se focaliser sur un père, interprété par Luke Evans, qui choisit de s'isoler avec sa fille adolescente, Willa, sur une île déserte faisant office de sanctuaire préservé. Dans ce refuge, le père utilise le mythe folklorique du bûcheron pour réhabiliter la figure paternelle originelle, celle qui construit, défriche et protège, transmettant un contre-discours humaniste à sa fille. Pour autant, Worldbreaker ne milite pas pour un retour réactionnaire au rôle traditionnel et passif de la femme au foyer. Le moment charnière où le père transmet son épée à sa fille prouve qu'elle est appelée à devenir une force active à son tour, mais une force qui s'est forgée par l'amour et la filiation plutôt que dans le ressentiment envers les hommes. La conclusion du film achève de démonter le dogme de la division en montrant que face à une menace existentielle, la survie dépend d'une union sacrée où tout le monde doit se battre côte à côte, associant l'ancienne et la nouvelle génération, les hommes et les femmes dans une complémentarité retrouvée.
Cette complexité et cette stratégie du double langage expliquent le score catastrophique du film car il a finalement déçu toutes les franges du public. Les spectateurs en quête d'un message militant unilatéral ont détesté être privés de leur pamphlet explicite, le public plus traditionnel a majoritairement boudé l'œuvre à cause d'un emballage marketing trompeur, et le film a également égaré ceux qui étaient venus chercher un pur divertissement d'action et un film 100 % monstres. En troquant les affrontements spectaculaires contre une réflexion psychologique et philosophique intime, Brad Anderson a pris son public de genre à contre-pied. Bien qu'imparfait au niveau de son rythme, Worldbreaker possède l'immense mérite d'avoir tenté de fissurer le système de production actuel à la manière des auteurs écrivant sous la censure, signant une œuvre allégorique d'une grande subtilité pour qui sait lire entre les lignes.
Pour franchir les barrières des commissions de financement et s'assurer une distribution sur Amazon Prime Video, Worldbreaker avance masqué en utilisant un véritable « Cheval de Troie » marketing. L'affiche met en avant Milla Jovovich, figure ultime de la femme d'action contemporaine, et le pitch officiel promet une guerre de genres apocalyptique où une faille dimensionnelle libère des monstres dont les morsures transforment irréversiblement les hommes en créatures destructrices, tandis que les femmes y résistent et s'organisent en armée. Le piège est tendu, le système valide, et la critique institutionnelle salive d'avance face à ce qu'elle espère être un pamphlet manichéen. Mais une fois le film lancé, le réalisateur orchestre une subversion totale en reléguant la mère soldat au second plan pour refuser la célébration d'une société purement militariste. Cette nouvelle structure qui endurcit artificiellement les femmes pour la guerre est montrée comme un univers froid, utilitaire et dénué d'âme, ce que vient condamner la réplique nostalgique d'un personnage affirmant qu'il y avait beaucoup plus de plaisirs autrefois.
Le véritable cœur du récit s'extrait totalement de cette vision pour se focaliser sur un père, interprété par Luke Evans, qui choisit de s'isoler avec sa fille adolescente, Willa, sur une île déserte faisant office de sanctuaire préservé. Dans ce refuge, le père utilise le mythe folklorique du bûcheron pour réhabiliter la figure paternelle originelle, celle qui construit, défriche et protège, transmettant un contre-discours humaniste à sa fille. Pour autant, Worldbreaker ne milite pas pour un retour réactionnaire au rôle traditionnel et passif de la femme au foyer. Le moment charnière où le père transmet son épée à sa fille prouve qu'elle est appelée à devenir une force active à son tour, mais une force qui s'est forgée par l'amour et la filiation plutôt que dans le ressentiment envers les hommes. La conclusion du film achève de démonter le dogme de la division en montrant que face à une menace existentielle, la survie dépend d'une union sacrée où tout le monde doit se battre côte à côte, associant l'ancienne et la nouvelle génération, les hommes et les femmes dans une complémentarité retrouvée.
Cette complexité et cette stratégie du double langage expliquent le score catastrophique du film car il a finalement déçu toutes les franges du public. Les spectateurs en quête d'un message militant unilatéral ont détesté être privés de leur pamphlet explicite, le public plus traditionnel a majoritairement boudé l'œuvre à cause d'un emballage marketing trompeur, et le film a également égaré ceux qui étaient venus chercher un pur divertissement d'action et un film 100 % monstres. En troquant les affrontements spectaculaires contre une réflexion psychologique et philosophique intime, Brad Anderson a pris son public de genre à contre-pied. Bien qu'imparfait au niveau de son rythme, Worldbreaker possède l'immense mérite d'avoir tenté de fissurer le système de production actuel à la manière des auteurs écrivant sous la censure, signant une œuvre allégorique d'une grande subtilité pour qui sait lire entre les lignes.
C'est l'histoire d'un film qui porte merveilleusement bien son nom : Worldbreaker. Il ne brise pas seulement des mondes, il brise surtout tes dernières lueurs d'espoir et ton envie de payer ton abonnement streaming. On nous vend Milla Jovovich en tête d'affiche, mais la réalité est plus proche d'un avis de recherche : elle fait une apparition tellement brève qu'on soupçonne les producteurs de l'avoir kidnappée pendant sa pause café pour tourner ses trois scènes.
Derrière la caméra, Brad Anderson semble avoir confondu "tension psychologique" avec "coma profond". Il nous inflige un casting doté d'un charisme d'huître — et je m'excuse platement auprès des mollusques, qui, eux, ont au moins l'élégance de rester silencieux dans leur coquille. Ici, les acteurs récitent leurs textes avec l'entrain d'un condamné à mort lisant les conditions générales d'utilisation .
Pour combler ce vide intersidéral, on nous bombarde de flashbacks à deux balles, des séquences tellement mal foutues qu'elles donnent l'impression que le monteur a laissé son chat marcher sur le clavier. Le seul véritable moment de joie ? L'apparition des bestioles. Leur design est plutot intéressant et on finit par prendre leur parti : on prie pour qu'elles bouffent rapidement ces protagonistes amorphes afin d'abréger leurs souffrances, et surtout les nôtres.
Un généreux, sans doute pour saluer le travail des graphistes qui sont les seuls à ne pas avoir confondu le plateau de tournage avec une salle d'attente chez le dentiste. Un film à regarder si tu veux tester les limites de ta patience... ou si tu as besoin d'un somnifère visuel avec des monstres sympas en fond.
Derrière la caméra, Brad Anderson semble avoir confondu "tension psychologique" avec "coma profond". Il nous inflige un casting doté d'un charisme d'huître — et je m'excuse platement auprès des mollusques, qui, eux, ont au moins l'élégance de rester silencieux dans leur coquille. Ici, les acteurs récitent leurs textes avec l'entrain d'un condamné à mort lisant les conditions générales d'utilisation .
Pour combler ce vide intersidéral, on nous bombarde de flashbacks à deux balles, des séquences tellement mal foutues qu'elles donnent l'impression que le monteur a laissé son chat marcher sur le clavier. Le seul véritable moment de joie ? L'apparition des bestioles. Leur design est plutot intéressant et on finit par prendre leur parti : on prie pour qu'elles bouffent rapidement ces protagonistes amorphes afin d'abréger leurs souffrances, et surtout les nôtres.
Un généreux, sans doute pour saluer le travail des graphistes qui sont les seuls à ne pas avoir confondu le plateau de tournage avec une salle d'attente chez le dentiste. Un film à regarder si tu veux tester les limites de ta patience... ou si tu as besoin d'un somnifère visuel avec des monstres sympas en fond.
Le film prend son temps pour déployer un univers et une histoire de prime abord intéressante pour au final ne rien développer... il nous laisse complètement sur notre faim et c'est très déroutant, j'espérais une suite mais apparemment ce n'est pas au programme alors tout ça pour ça ? C'est dommage, je trouve qu'il y avait des idées intéressantes, personnellement j'ai quand même pris du plaisir à suivre cette aventure, j'ai juste été déçue globalement par la tournure du film qui traîne en longueur pour pas grand chose
ClikClakKodiak. De très jolis décors et un super casting pour un film sans aucune saveur, aucun rythme, aucun intérêt. 55 longues minutes avant qu'il ne se passe réellement quelque chose, et la suite n'est pas plus convaincante. Soporifique au mieux
Un survival de monstre classique mais divertissant et les monstres même si ont voit pas énormément sont flippants.
Improbable croisement entre walking dead/last of Us (pour le côté infection des victimes des "créatures"), Starship Troopers (les monstres casseurs et les hybrides) et Sans un bruit (idem), ce film souffre surtout d'un déséquilibre entre les promesses initiales (une lutte contre des monstres issus d'une mystérieuse faille) même si les combats se déroulent de nuit (comme c'est commode !) et une partie ennuyeuse (le refuge sur l'île abandonnée pour le père et sa fille) qui constitue en fait la vraie trame du film. Conséquence : tout n'est que verbiage creux, sans autre enjeu qu'un père qui forme sa fille à la résilience/survie (combat, agriculture, gestion des ressources, piégeage, sens du sacrifice).
Le jeu d'acteur est assez limite, la fin ultra prévisible...sans intérêt...
Le jeu d'acteur est assez limite, la fin ultra prévisible...sans intérêt...
Dommage, dommage parce qu'on passe à côté d'un navet presque potable. Mais non, BEAUCOUP de dialogue vide et sans but, 20 secondes actions et banco ça roule.
À éviter bien évidemment.
À éviter bien évidemment.
bon petit film, plein de bons sentiments. N'apporte pas grand chose au genre 'post apocalyptique'. reste Luke Evans.
Très bonne dystopie qui arrive à nous tenir en haleine sans moyens colossaux. Les « monstres » ne sont pas omniprésents mais apparaissent clairement dans quelques scènes intenses.
Peut-être que le scénario emprunte un ou deux raccourcis mais ils n’ont rien de choquant sur l’ensemble.
Le film est clairement porté par le duo Luke Evans, en père au passé de guerrier mystérieux, et Billie Boulet (Man on Fire), en fille apprentie survivante, qui délivrent une partition très sérieuse.
En tous les cas, le film m’a donné envie d’une suite et d’une préquelle.
A voir sans hésiter.
Peut-être que le scénario emprunte un ou deux raccourcis mais ils n’ont rien de choquant sur l’ensemble.
Le film est clairement porté par le duo Luke Evans, en père au passé de guerrier mystérieux, et Billie Boulet (Man on Fire), en fille apprentie survivante, qui délivrent une partition très sérieuse.
En tous les cas, le film m’a donné envie d’une suite et d’une préquelle.
A voir sans hésiter.
Spoiler: il ne se passe rien!
Spoiler numéro 2: Milla Jovovich ne fait qu'une brève apparition.
Pas d'histoire, pas de monstre, pas d'avancé, fin pathétique ! Du grand Amazon!
La critique la plus réussie sur ce navet est ici:
Spoiler numéro 2: Milla Jovovich ne fait qu'une brève apparition.
Pas d'histoire, pas de monstre, pas d'avancé, fin pathétique ! Du grand Amazon!
La critique la plus réussie sur ce navet est ici:
Pas grandiose, mais pas non plus horrible à regarder. On a juste l'impression de ne pas suivre les bon personnages pendant tout le récit et que l'histoire de l'autre côté de la rive est surment bien plus intéressante
c'est un film de survie, mais il manque beaucoup de rythme, le scénario et du vu une invasion, et la terre et condamnée, mais il se passe pas beaucoup de scéne d'action
Une daube exceptionnelle ! Je n’ai pas les mots
Quel gâchis pour Chris Evans que j’apprécie …
L’histoire de bêtes venues des entrailles de la terre et qui ne transforment que les hommes
Au secours
Quel gâchis pour Chris Evans que j’apprécie …
L’histoire de bêtes venues des entrailles de la terre et qui ne transforment que les hommes
Au secours
Franchement je m’attendais à autres choses. Deux minutes d’action et une intrigue qui est tellement longue
Un film pour dormir
Le pire film que j’ai jamais eu l’occasion de voir
1h30 de vie gâché
Un film pour dormir
Le pire film que j’ai jamais eu l’occasion de voir
1h30 de vie gâché
Un homme et sa fille, isolés sur une île sterile, se preparent loin des combats d’un monde ravagé. WorldBreaker est un huit clos, plutôt intimiste. À l’instar de « Sans un Bruit », il dispose d’une pesanteur et d’un charme centré sur la poésie d’une relation père/fille.
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