Les images ne sont pas toujours passionnantes et la chasse à la baleine peut choquer les âmes sensibles. La réalisation est bonne, le film est un peu lent, de sorte que le suspens s'étale. J'ai bien aimé voir ce que font les hommes de la graisse de baleine. Je n'imaginais pas l'intérêt de la chasse à la baleine avant de voir ce film. La folie de Grégory Peck sonne juste même si je n'étais pas fan de son look, à première vue. Un bon film, pour moi. Même aujourd'hui, malgré les longueurs apparentes. Surtout le finale et le geste du capitaine. Les effets spéciaux datent (Surtout la baleine) mais j'ai bien aimé.
My God... comment ai-je pu détester ce film quand j'étais ado ? J'avais été le voir avec mon école et je m'étais ennuyé à mourir et quand mon chéri m'a proposé de le regarder il y a quelques jours (car il adore les bateaux & les baleines alors ca peut se comprendre) j'ai fait la grimace car je pensait revivre un moment de solitude et en fait j'ai adoré ça mais comme rarement... j'ai adoré l'histoire, le bateau 'Pequod', le personnage d'Achab, sa quete vengeresse... et franchement je n'ai pas vu les deux heures passer... un vrai classique de la littérature adapté en film de manière remarquable... comment ce film n'a t il pas pu gagner d'Oscar ? Mystère et boule de gomme... mais en attendant on a adoré ça ! Youpi...
Moi qui vous écris, il me faut vous dire que je ne suis pas lecteur du tout. J'avais essayé de lire le roman de Melville il y a quelques années, mais devant la longueur du livre (800 pages), j'ai baissé les bras, pour moi, c'était beaucoup trop. C'est pour ça que je vais juger cette oeuvre Hustonienne comme un film n'étant pas une adaptation. Bon, que dire sur ce "Moby Dick" ? La première demie heure est assez laborieuse. Il faut même aller jusqu'à se farcir un sermon interminable d'Orson Welles. En fait, il faut attendre la véritable apparition de Gregory Peck pour que ça se lance. On le voit au début, mais il est filmé de loin et de dos, on ne peut alors parler que de petite apparition. Bon, après, il faut être honnête, même quand Gregory Peck est là, ça n'atteint jamais des sommets. Et pour cause, il faut endurer pas mal de bavardages qui ne font en rien avancer l'histoire. Le caractère blasphématoire du film existe évidemment, mais aujourd'hui, il n'a plus d'impact. Le film a ses tares, mais il reste quand même un divertissement sympa car Huston réussit là où on l'attend. C'est à dire aux moments d'affronter les baleines et évidemment au moment d'affronter la fameuse baleine blanche. Le film peut aussi compter sur un très bon Gregory Peck habité par son rôle.
En adaptant le roman d’Herman Melville, John Huston délaisse Ismaël, lui qui occupait une place centrale dans l’œuvre littéraire en ce qu’il y racontait une partie de son existence, seul rescapé d’un naufrage, au profit du capitaine Achab, figure qui condense toutes les obsessions du cinéaste : soit la lutte aveugle d’un homme contre une entité démoniaque qui cristallise à ses yeux toute l’impuissance de sa condition ; la reverser reviendrait alors à renverser l’ordre naturel et à imposer sa loi. Achab apparaît sous les traits d’un prêcheur aveuglé par sa quête de vengeance et prêt à emporter dans sa folie l’entièreté de son équipage en attisant sa cupidité par l’intermédiaire d’une pièce d’or – souvenons-nous de l’avidité qui animait l’aventurier Dobbs dans The Treasure of the Sierra Madre (1948). Personne ne parvient à lui faire entendre raison, ce qui n’est pas sans anticiper le jeune Hazel de Wise Blood (1979). Le conflit, chez John Huston, extériorise toujours la lutte intestine entre une aspiration haute et une extraction basse, entre un désir d’immortalité et l’incapacité à dépasser sa propre mortalité sinon par les histoires que l’on laisse – d’où l’omniprésence d’Ismaël, moins regardé comme un protagoniste à part entière que comme un témoin dont la voix off offre à Huston l’occasion d’une exégèse des symboles portées par sa fiction. Aussi le long métrage est-il scindé en deux parties inégales, la première, assez pénible, mettant en place les éléments constitutifs de la seconde, brillamment réalisée et interprétée, qui orchestre le choc des éléments et des croyances. Les effets spéciaux demeurent aujourd’hui impressionnants et redoublent par le grand spectacle les enjeux bibliques et intimes.
Mon premier film avec de vrais acteurs, aussi loin que je m'en souvienne. Et en plus d'être un formidable souvenir d'enfance, le film de John Huston, coécrit avec le romancier Ray Bradbury, est surtout un chef-d'oeuvre du cinéma d'aventures passionnant de bout en bout, aux images et aux décors superbes, avec une musique inoubliable et des acteurs hors du commun. Ce film contient une puissance rare et on ne peut que se laisser emporter par cette formidable odyssée où un homme, le Capitaine Achab, est prêt à tout pour se venger de Moby Dick, un cachalot gigantesque qui l'a mutilé. Grand film d'uné époque où Hollywood faisait le plus grand cinéma du monde, Moby Dick est un chef-d'oeuvre marquant qui traverse les âges sans rien perdre de sa superbe.
¡Baleine Blanche! Balèze soit Moby Dick jusqu’à obstiné aussi d’arrache-pied, oups pour la jambe en bois bancale du Captain Achab Commandant Gregory Peck bien la barbe vous change le charisme !..... dans ce film adapté de la littérature du siècle industrielle jeune état. Sauvage liberté nature océanique pour étudiants synthèses dissertations thèses soutiens d’Harvard diplôme, ho hisse haut les voiles moussaillons matelots marins pêcheurs chasseurs harponneurs aventuriers : l’odyssée baleinière insulaire flottante dessert flan......!
Écoutons les prêches bigots du pasteur Quaker flocon d’avoine céréale blé communauté autarcie Gospel, le Père Orson Welles dans toute la mise en scène au temple église culte protestant nouveau testament bible sacrement écriture.
Le film est trop lent et monotone. Aucune histoire parallèle en dehors de la chasse à la baleine, du coup on se lasse à force. J'imagine que les effets spéciaux étaient assez difficiles pour l'époque du coup ça perd beaucoup en émotions.
Une bonne adaptation de ce super classique de la littérature ! Pour compenser la qualité du cachalot, qui ne se montre convaincant qu'à la fin, et encore Herman Melville l'imaginait plus gros encore, le choix est fait pour susciter la peur de se concentrer sur les descriptions faites par les marins du monstre et l'excellentes interprétation de George Peck qui se révèle un capitaine Achab réellement habité par son obsession de vengeance. Malgré des péripéties un peu rapides entre de longs dialogues et des effets spéciaux datés, il faut avouer que cette adaptation est satisfaisante. En effet c'est bien filmé, la voix off du narrateur est éloquente, reprenant de beaux passages du roman de manière judicieuse, voulant dire l'essentiel en deux heures. La musique de Philip Sainton, qui trouvera ici sa seule composition pour un film, donne un souffle épique et dramatique. Le prêche d'Orson Welles est une scène intéressante pour introduire le voyage.
Tout le sel du roman de Melville venait de l'humour et des digressions. Le film de Huston a fait l'impasse sur les deux. Acteurs, réalisateur et scénariste ont préféré tenter d'entretenir un souffle épique sur tout le film. Mais sans résultat : le soufflé retombe sans arrêt, les effets spéciaux ne suivent pas, et les personnages du film restent infiniment plus plats que ceux du livre. À voir si on s'intéresse à l'histoire du cinéma ; j'ai eu l'occasion de regarder des documentaires sur la chasse à la baleine plus passionnants que "Moby Dick".
LE BATEAU IVRE. Une histoire d'amour, vague à l'âme, entre la poussée d'Archimède et la métaphysique. Plus l'amer est haut et plus la chasse à la pêche m'ennuie. Le dernier souffle d'un capitaine, la pitié est souffrance. Long John Silver se souvient.
Je n'ai pas encore lu le mythique roman d'Herman Merville, n'en n'ayant pas encore eu le courage l'oeuvre paraissant imposante. Mais même sans cela, on ne peut que conclure que le réalisateur John Huston a réalisé une oeuvre cinématographique ambitieuse qui mélange plutôt bien film d'aventure, film de vengeance, film mystique voir même pour une séquence à l'approche du final film fantastique. Ambitieuse dans les genres, dans les thématiques aussi, notamment sur celui du blasphème, ainsi que sur le plan visuel avec une photographie au ton sépia et des effets spéciaux qui fonctionnent encore parfaitement aujourd'hui. L'ensemble souffre de quelques longueurs, l'interprétation de Gregory Peck dans le rôle du Capitaine Achab est bonne mais manque de quelque chose de vraiment spectaculaire, mais ces défauts sont largement compensés par les qualités. A noter une remarquable séquence de sermon portée par un Orson Welles grandiose, c'est peut-être même la meilleure scène de tout le film.
Melville, Kipling, Conrad, London , tels sont les héros de Huston. Pas étonnant dès lors qu’il ait pensé à adapter le célèbre roman de Melville. Comme Huston, Melville était un baroudeur qui nourrissait son oeuvre de ses expériences vécues. L’histoire de ce marin obsédé par la recherche d’une baleine blanche qu’il n’a jamais pu capturer et qui au passage lui aura pris une jambe est symptomatique des obsessions d’Huston qui n’aime rien mieux que mettre en scène l’homme face à des rêves ou des défis impossibles. Mais dans un deuxième temps on peut voir aussi la dénonciation de l’entêtement de l’homme qui ne désarme jamais à rien préférant sacrifier ses semblables plutôt que de renoncer à sa folle utopie ou sa soif de pouvoir. Dans d’autres décors “L’homme qui voulut être roi” , “ Le trésor de la Sierra Madre” ou “Juge et Hors-la-loi” ne disent pas autre chose. Le film revêt par moment un côté documentaire où l’on sent Huston soucieux de nous montrer les conditions terribles qui étaient faites aux baleiniers du XIXème et du début du XXème siècle. Le capitaine Achab joué par un Gregory Peck habité quoique peu formaté pour le rôle apparaît très tard dans le film ne prenant vie que lorsque la course à Moby Dick s'engage. Les scènes de pêche par gros temps sont particulièrement réussies malgré les moyens de trucage limités de l’époque. La scène finale ou Achab est attaché sur les flancs du cétacé, est particulièrement impressionnante et résume la vacuité de la vie de cet homme que l’on peut résumer à un orgasme où le plaisir fugace n’atteint pas la fièvre de l’attente. Une réussite qui aurait mérité une revisite par un cinéaste inspiré tel Peter Weir.
J’ai lu le roman avant de voir le film et le travail d’adaptation est assez fortiche!!! En effet, le récit est composé à 80% de données scientifiques sur la baleine, son squelette, sa composition, la chasse, les techniques etc…. Malgré tout, c’est un livre passionnant et qui nous happe. Ici toutes les scènes de chasse sont décrites et le huis-clos obligé est très bien rendu. Le capitaine aussi. Sa folie qui va au-delà des conventions et qui emmène les hommes comme une épopée héroïque à laquelle on ne peut échapper. Le rythme du film est plutôt doux et on n’est pas dans l’action mais on respecte une sorte de circonspection qui est l’apanage du libre de Melville. Beau film et plutôt fidèle au livre.
Le projet avait de la gueule. L'adaptation la plus célèbre d'un roman non moins célèbre de Herman Melville. Tournée par un réalisateur prestigieux et avec de bonnes têtes. Néanmoins, je m'aperçois avant mon visionnage que mes éclaireurs semblent se scinder en deux camps : ceux qui ont adoré, et ceux qui n'ont pas trop apprécié. Malheureusement je vais me ranger dans la deuxième catégorie. La thématique du film, sur l'obsession, est toujours intéressante et universelle. Mais le récit est lui très mou. Il faut attendre un bon moment avant qu'il ne se passe réellement quelque chose. La faute au protagoniste Ishmael qui, il faut le dire, ne sert pas beaucoup à l'histoire. On me dira "mais c'est le narrateur", sauf que bon nombres de scènes se déroulent sans lui ! "Moby Dick", c'est aussi un film très bavard. Des tirades pompeuses, des passages en voix-off (les affres d'une adaptation littéraire ?), tout cela aurait pu être écourté. Heureusement, l'accent "marin" (vocabulaire et diction façon 19ème) donne de la couleur. De même que les bonnes têtes embauchées. Par contre je serai plus réservé sur la prestation de Gregory Peck, qui en fait des caisses en capitaine Ahab taciturne et obsédé. On le croirait sorti d'un dessin animé. Sur la forme, il y a quand même des moyens. Des scènes tournées en mer. Des passages de chasse à la baleine assez crédible... pour cause, l'équipe technique a filmé de vrais chasseurs de baleine exécutant leur proie ! Un procédé évidemment inacceptable de nos jours, mais qui a le mérite de rendre crédible l'entreprise. Il y a aussi une photographie qui joue sur diverses teintes de couleur. D'abord sur terre avec ce ton ocre. Puis en mer, avec ce ton gris/bleu. Ca ne marche pas toujours, notamment avec les fonds en arrière-plans. Mais ça donne une identité au film. A l'arrivée, je ne suis pas trop convaincu par cette adaptation qui aurait mérité une histoire plus rigoureuse.
Une adaptation qui souffre de quelques longueurs et d’effets spéciaux datés mais qui fascine par la folie obsessionnelle d’un homme dans sa quête de vengeance, interprété par un Gregory Peck habité. 2,75