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Hector de Troie
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3,0
Publiée le 30 août 2026
Une adaptation assez directe du roman de Melville, qui prend malheureusement peu le temps d’introduire ses personnages et qui laisse de côté une grande partie de la complexité du livre. Ismaël raconte l’histoire, Starbuck est l’un des officiers, un homme protestant et raisonnable, tandis qu’Ahab apparaît comme un capitaine totalement possédé par sa vengeance contre Moby Dick.
Gregory Peck rend plutôt bien cette folie. Ahab a quelque chose d’un inquisiteur, avec son regard fixe et cette obsession qui finit par contaminer tout l’équipage. La pièce d’or clouée au mât, promise au premier qui apercevra la baleine, résume bien cette emprise : tous les hommes finissent par entrer dans sa quête.
Il y a pourtant de très belles scènes. L’attente interminable de Moby Dick lorsque le vent tombe est superbe, tout comme les feux de Saint-Elme qui font briller les armes. Le film est également très marqué par le protestantisme et par la figure biblique de Jonas, ce qui donne à l’affrontement avec la baleine une dimension presque mythologique.
J’ai aussi trouvé intéressante l’évolution de Starbuck. Il s’oppose à Ahab pendant une grande partie du voyage, mais finit malgré tout par être entraîné dans sa folie et participe à l’affrontement final. Comme dans le roman, l’obsession d’Ahab finit par absorber tout le monde.
Cela reste cependant beaucoup moins riche que Melville. Le film est sympathique et possède une vraie atmosphère, mais il simplifie énormément un livre qui est beaucoup plus religieux, philosophique et foisonnant.
Un bon film d’aventure, avec quelques très beaux moments et un Achab convaincant, mais une adaptation qui reste très loin de la démesure du roman. 3/5.
Classique du cinéma et adaptation d’un classique de la littérature.
Malheureusement la mise en scène a clairement vieilli et nombreuses incohérences sont présentes. Mais la dernière partie du film rattrape un peu le truc, même si on aurait aimé voir la dualité entre le capitaine et son équipage développée.
Une adaptation qui souffre de quelques longueurs et d’effets spéciaux datés mais qui fascine par la folie obsessionnelle d’un homme dans sa quête de vengeance, interprété par un Gregory Peck habité. 2,75
Le poids des années n aura quasiment pas gâté cette spectaculaire adaptation de Moby Dick. Retranscrivant bien ce grand récit sur l obsession on y découvre un Gregory Peck terrifiant en capitaine Achab. On trouve aussi une reconstitution dure mais crédible du monde des baleiniers et avec l œil d aujourd hui une métaphore intéressante de l homme qui cause sa perte en croyant dominer la nature.
Film (fidèle au roman) qui montre la vie (très rude) des chasseurs de baleine au XIXe siècle. À l'époque, les voiliers sillonnaient les mers et lorsqu'on tombait sur une ou des baleines, on mettait de simples canots à l'eau pour les poursuivre et les harponner. Les scènes de tempête et de chasse sont incroyables de réalisme. Gregory Peck, que j'aime beaucoup, n'est pas vraiment crédible en capitaine Achab car trop policé et gentil, dommage. Le récit des baleines soi-disant tueuses d'humains a bien évidemment fait long feu depuis le XIXe siècle, quand on sait qu'elles ont été au bord de l'extinction, tout ça pour en faire de l'huile et éclairer les maisons...
En premier lieu et avant l'embarquement sur le bateau du capitaine Achab, John Huston décrit une communauté de pêcheurs et cette représentation a les accents d'un sobre hommage à des hommes, à des familles, marqués par le labeur et les dangers de la mer. Tout au long du film, au cœur de l'action et du drame, Huston intercale de ces scènes réalistes, quasi documentaires, sur le travail à bord d'une baleinière. Cet aspect subalterne du film montre surtout la volonté du cinéaste de ne pas tomber dans les artifices romanesques courants des drames maritimes, introduits le plus souvent par la promiscuité et les antagonismes à bord. Le roman d'Herman Melville relate l'étonnant combat que persiste à vouloir mener le charismatique et inquiétant Achab contre la fameuse baleine blanche. Achab, revanchard et haineux, marqué dans sa chair et dans son esprit, n'a plus que l'obsession démente de poursuivre Moby Dick, de la vaincre, dans un combat qualifié de blasphématoire. Car le film prend vite une dimension ouvertement mystique, singulière et troublante, où il apparait que l'ambition du présomptueux Achab est d'affronter la puissance divine, dont Moby Dick est l'incarnation ou l'instrument. L'action, périlleuse, est constamment portée par ce mysticisme, par l'obsession d'Achab et par la belle composition hallucinée de Gregory Peck. Et, en dépit de trucages simples -la maquette de la baleine blanche- le film est spectaculaire.
un film qui ne laisse aucune autre place que l'interprétation magistrale de Gregory Peck. Pas de cause écologique à l'époque , mais un film d'aventure jusqu'au boutiste . A redécouvrir.
Cette adaptation du roman éponyme de Melville réalisée par John Huston tente de préserver le souffle lyrique de l’œuvre originale mais ne réussit que partiellement. En effet, l’atmosphère mortifère à bord du baleinier est bien représentée ainsi que la folie gagnant peu à peu son équipage sur l’impulsion de son capitaine obsédé par sa vengeance à l’encontre du cachalot. Néanmoins la réalisation souffre de lacunes techniques propres à son époque et ne permet pas de restituer toute la grande de l’affrontement entre l’animal et le navire le poursuivant inlassablement. Pour autant, porté par la composition hallucinée de Grégory Peck en Capitaine Achab, ce « Moby Dick » est une œuvre à découvrir.
Le projet avait de la gueule. L'adaptation la plus célèbre d'un roman non moins célèbre de Herman Melville. Tournée par un réalisateur prestigieux et avec de bonnes têtes. Néanmoins, je m'aperçois avant mon visionnage que mes éclaireurs semblent se scinder en deux camps : ceux qui ont adoré, et ceux qui n'ont pas trop apprécié. Malheureusement je vais me ranger dans la deuxième catégorie. La thématique du film, sur l'obsession, est toujours intéressante et universelle. Mais le récit est lui très mou. Il faut attendre un bon moment avant qu'il ne se passe réellement quelque chose. La faute au protagoniste Ishmael qui, il faut le dire, ne sert pas beaucoup à l'histoire. On me dira "mais c'est le narrateur", sauf que bon nombres de scènes se déroulent sans lui ! "Moby Dick", c'est aussi un film très bavard. Des tirades pompeuses, des passages en voix-off (les affres d'une adaptation littéraire ?), tout cela aurait pu être écourté. Heureusement, l'accent "marin" (vocabulaire et diction façon 19ème) donne de la couleur. De même que les bonnes têtes embauchées. Par contre je serai plus réservé sur la prestation de Gregory Peck, qui en fait des caisses en capitaine Ahab taciturne et obsédé. On le croirait sorti d'un dessin animé. Sur la forme, il y a quand même des moyens. Des scènes tournées en mer. Des passages de chasse à la baleine assez crédible... pour cause, l'équipe technique a filmé de vrais chasseurs de baleine exécutant leur proie ! Un procédé évidemment inacceptable de nos jours, mais qui a le mérite de rendre crédible l'entreprise. Il y a aussi une photographie qui joue sur diverses teintes de couleur. D'abord sur terre avec ce ton ocre. Puis en mer, avec ce ton gris/bleu. Ca ne marche pas toujours, notamment avec les fonds en arrière-plans. Mais ça donne une identité au film. A l'arrivée, je ne suis pas trop convaincu par cette adaptation qui aurait mérité une histoire plus rigoureuse.
Une bonne adaptation de ce super classique de la littérature ! Pour compenser la qualité du cachalot, qui ne se montre convaincant qu'à la fin, et encore Herman Melville l'imaginait plus gros encore, le choix est fait pour susciter la peur de se concentrer sur les descriptions faites par les marins du monstre et l'excellentes interprétation de George Peck qui se révèle un capitaine Achab réellement habité par son obsession de vengeance. Malgré des péripéties un peu rapides entre de longs dialogues et des effets spéciaux datés, il faut avouer que cette adaptation est satisfaisante. En effet c'est bien filmé, la voix off du narrateur est éloquente, reprenant de beaux passages du roman de manière judicieuse, voulant dire l'essentiel en deux heures. La musique de Philip Sainton, qui trouvera ici sa seule composition pour un film, donne un souffle épique et dramatique. Le prêche d'Orson Welles est une scène intéressante pour introduire le voyage.
J’ai lu le roman avant de voir le film et le travail d’adaptation est assez fortiche!!! En effet, le récit est composé à 80% de données scientifiques sur la baleine, son squelette, sa composition, la chasse, les techniques etc…. Malgré tout, c’est un livre passionnant et qui nous happe. Ici toutes les scènes de chasse sont décrites et le huis-clos obligé est très bien rendu. Le capitaine aussi. Sa folie qui va au-delà des conventions et qui emmène les hommes comme une épopée héroïque à laquelle on ne peut échapper. Le rythme du film est plutôt doux et on n’est pas dans l’action mais on respecte une sorte de circonspection qui est l’apanage du libre de Melville. Beau film et plutôt fidèle au livre.
Pas un très bon film. Les décors sont plutôt bons pour l’époque. Dès le début, la taverne dans un temps de pluie et orage crée l’ambiance. Les tons sombres et marrons de la photographie sont appropriés. Mais l’ensemble de la mise en scène est trop raide. Il manque un souffle épique réel. Par exemple le film est parsemé d’une voix off assez poétique et riche tirée du texte de Herman Melville, mais elle n’entre pas en résonance avec l’image et est comme plaquée dessus sans lien avec le reste.
LE BATEAU IVRE. Une histoire d'amour, vague à l'âme, entre la poussée d'Archimède et la métaphysique. Plus l'amer est haut et plus la chasse à la pêche m'ennuie. Le dernier souffle d'un capitaine, la pitié est souffrance. Long John Silver se souvient.
My God... comment ai-je pu détester ce film quand j'étais ado ? J'avais été le voir avec mon école et je m'étais ennuyé à mourir et quand mon chéri m'a proposé de le regarder il y a quelques jours (car il adore les bateaux & les baleines alors ca peut se comprendre) j'ai fait la grimace car je pensait revivre un moment de solitude et en fait j'ai adoré ça mais comme rarement... j'ai adoré l'histoire, le bateau 'Pequod', le personnage d'Achab, sa quete vengeresse... et franchement je n'ai pas vu les deux heures passer... un vrai classique de la littérature adapté en film de manière remarquable... comment ce film n'a t il pas pu gagner d'Oscar ? Mystère et boule de gomme... mais en attendant on a adoré ça ! Youpi...