Note moyenne
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1405 notes
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Dans le générique il est écrit "un grand merci à tous les figurants" j'ai adoré, ça me donne envie de rester jusqu'à la fin du générique à partir de maintenant!
On passe un bon moment devant ce film. Les acteurs sont formidables.
On passe un bon moment devant ce film. Les acteurs sont formidables.
Je n avais pas beaucoup apprécié le 1 er film de vicent mael cardona, qui s intitulait les magnétiques qui pourtant avait eu un certain succès, mais je n y avait pas été sensible.
Après avoir la bande annonce du roi soleil, j ai été intrigué, et après visionnage de ce dernier, j ai vraiment marché, même mieux au final je trouve qu il a énormément de qualités. De par les interprétations solides notamment et surtout Lucie zhang que j avais découvert dans les olympiades, et le duo de policiers joues par sofiane zermani, et pio marmai.
Un bon thriller, assez pessimiste concernant la nature humaine. Ce bar tabac va être le lieu de ce jeu de massacre pour l spoiler: appat
du spoiler: gain
et va spoiler: transformer
ces spoiler: personnages
en spoiler: bête
spoiler: sauvage
.
Un très bon film
Après avoir la bande annonce du roi soleil, j ai été intrigué, et après visionnage de ce dernier, j ai vraiment marché, même mieux au final je trouve qu il a énormément de qualités. De par les interprétations solides notamment et surtout Lucie zhang que j avais découvert dans les olympiades, et le duo de policiers joues par sofiane zermani, et pio marmai.
Un bon thriller, assez pessimiste concernant la nature humaine. Ce bar tabac va être le lieu de ce jeu de massacre pour l spoiler: appat
du spoiler: gain
et va spoiler: transformer
ces spoiler: personnages
en spoiler: bête
spoiler: sauvage
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Un très bon film
Vu en avant première, un film qui m'avait laissé un petit goût d'inachevé. Peut être est ce du au dispositif scénographique un peu artificiel ou au jeu de bande qui ne m'a pas totalement convaincu. Vous vous ferez votre propre opinion.
Bonjour,
L’intrigue du film, consiste en un huis clos entre 8 personnages. Un ticket de loto gagnant va cristalliser toute l attention, les rêves, les convoitises, les mauvaises décisions pour les personnages de ce petit bar PMU
Les scènes sont montrées plusieurs fois, selon un angle différent et selon un personnage différent a un moment donné de l intrigue. Le film envoie un message fort sur notre rapport à l’argent, au pouvoir, à la manipulation.
Le scénario est très bien écrit, tout s’enchaîne avec fluidité, les scènes se répètent parfois avec des points de vue différents, et ça donne un vrai rythme au film et a notre vision , la tension est constante.
Il y a même quelques touches d’humour bienvenues pour faire respirer tout ça.
Belle surprise a découvrir
L’intrigue du film, consiste en un huis clos entre 8 personnages. Un ticket de loto gagnant va cristalliser toute l attention, les rêves, les convoitises, les mauvaises décisions pour les personnages de ce petit bar PMU
Les scènes sont montrées plusieurs fois, selon un angle différent et selon un personnage différent a un moment donné de l intrigue. Le film envoie un message fort sur notre rapport à l’argent, au pouvoir, à la manipulation.
Le scénario est très bien écrit, tout s’enchaîne avec fluidité, les scènes se répètent parfois avec des points de vue différents, et ça donne un vrai rythme au film et a notre vision , la tension est constante.
Il y a même quelques touches d’humour bienvenues pour faire respirer tout ça.
Belle surprise a découvrir
Dès les premières minutes, le film pose les bases du récit. Un personnage fait toute une analyse de la situation sociale et la place de chacun dans la société. Il énumère les statuts et les rôles des individus. Cette hiérarchie est figé, tout est déjà calculé. Cette séquence est finalement tout l’inverse de ce que propose le film : un enchevêtrement des rôles de chacun des personnages qui ne cesse d’évoluer au fil du récit.
En effet, l’idée originale du film est simple : un homme gagne la somme de 294 millions d’euros au loto, mais décède subitement dans un bar. Ce décès survient lors d’une agression alors que plusieurs témoins assistent à la scène. La trame est donc facilement identifiable : comment les personnages vont-ils réagir et se partager l’argent ?
À partir d’une intrigue plutôt simple, le réalisateur se démarque par son montage. Cet aspect technique est le grand atout du film. Il est intelligent et nous guide continuellement, créant un rythme où l’on s’amuse à chercher la petite imperfection dans la mise en scène, mais qui n’arrive pourtant jamais. Le réalisateur parvient à maintenir une cohérence solide dans cette histoire entièrement construite, presque artificielle au départ, mais qui s’articule autour de cette réalité que construisent les personnages eux-mêmes.
Comme au loto, quand on joue, on veut gagner, alors on invente un scénario, on adapte la réalité.
Le Roi Soleil est un film qui joue avec son spectateur autant que ses personnages jouent entre eux.
En effet, l’idée originale du film est simple : un homme gagne la somme de 294 millions d’euros au loto, mais décède subitement dans un bar. Ce décès survient lors d’une agression alors que plusieurs témoins assistent à la scène. La trame est donc facilement identifiable : comment les personnages vont-ils réagir et se partager l’argent ?
À partir d’une intrigue plutôt simple, le réalisateur se démarque par son montage. Cet aspect technique est le grand atout du film. Il est intelligent et nous guide continuellement, créant un rythme où l’on s’amuse à chercher la petite imperfection dans la mise en scène, mais qui n’arrive pourtant jamais. Le réalisateur parvient à maintenir une cohérence solide dans cette histoire entièrement construite, presque artificielle au départ, mais qui s’articule autour de cette réalité que construisent les personnages eux-mêmes.
Comme au loto, quand on joue, on veut gagner, alors on invente un scénario, on adapte la réalité.
Le Roi Soleil est un film qui joue avec son spectateur autant que ses personnages jouent entre eux.
Farce noire et… confuse
En 2021, j’avais beaucoup aimé Les magnétiques de Vincent Maël Cardona. Un film très original. Ces nouvelles 107 minutes ne manquent pas, elles non plus, d’originalité. Hélas, ça s’arrête là pour les compliments. Un homme est mort au Roi Soleil, un bar-pmu à Versailles. Il laisse un ticket de loto gagnant de plusieurs millions d’euros. En s’arrangeant un peu avec la réalité et leur conscience, les témoins du drame pourraient repartir avec l’argent... Et si la vérité n'était qu'un scénario bien ficelé ? Exercice de style pas toujours bien maîtrisé, pendant lequel on compte les cadavres, on s’ennuie un peu et on ne comprend pas grand-chose… A trop vouloir faire original, le cinéaste nous perd en route. Dommage…
Le film n'arrive jamais à clairement choisir son ton. D’abord ludique il se perd rapidement dans un jeu de massacre déplaisant et parfois grotesque. La multiplication des récits, finit par désorienter quelque peu le spectateur moyen que je suis. Autre reproche le film est laid et ce « roi soleil » n’est vraiment pas lumineux. En plus, cerise sur le gâteau – dont la date de péremption me paraît un tantinet dépassée – tous les personnages sont pitoyables, ce qui nuit quelque peu à l’empathie qu’on pourrait ressentir. Une fois posé le fait que les deux premières scènes du film sont pour le moins hors sujet et donc sans intérêt, il reste peu de choses à sauver d’un film intrigant mais qui m’a déçu car, je ne peux m’empêcher de penser qu’autour du thème éternel de l’argent qui conditionne intégralement notre rapport aux autres et au monde, il y avait mieux à faire. A bien y réfléchir, le film Heureux gagnants de 2024, osait plus dans le trash et le politiquement incorrect.
Pourtant, le casting vaut le détour. Pio Marmaï, Lucie Zhang, Sofiane Zermani, Joseph Olivennes, Panayotis Pascot, Nemo Schiffman et la revenante Maria de Medeiros, s’agitent beaucoup, parfois en vain, dans ce huis clos où le décor du bar-tabac-PMU, évolue avec les personnages.. La salle principale est une version stéréotypée du PMU, la cuisine évoque le cinéma asiatique, la cave rappelle l’esthétique de l’horreur américaine des années 70, et l’arrière-salle, sans murs mais avec des rideaux noirs, devient un espace baroque de fiction pure. La fable amère et cruelle est loin de convaincre totalement et le soleil peine à nous éblouir.
En 2021, j’avais beaucoup aimé Les magnétiques de Vincent Maël Cardona. Un film très original. Ces nouvelles 107 minutes ne manquent pas, elles non plus, d’originalité. Hélas, ça s’arrête là pour les compliments. Un homme est mort au Roi Soleil, un bar-pmu à Versailles. Il laisse un ticket de loto gagnant de plusieurs millions d’euros. En s’arrangeant un peu avec la réalité et leur conscience, les témoins du drame pourraient repartir avec l’argent... Et si la vérité n'était qu'un scénario bien ficelé ? Exercice de style pas toujours bien maîtrisé, pendant lequel on compte les cadavres, on s’ennuie un peu et on ne comprend pas grand-chose… A trop vouloir faire original, le cinéaste nous perd en route. Dommage…
Le film n'arrive jamais à clairement choisir son ton. D’abord ludique il se perd rapidement dans un jeu de massacre déplaisant et parfois grotesque. La multiplication des récits, finit par désorienter quelque peu le spectateur moyen que je suis. Autre reproche le film est laid et ce « roi soleil » n’est vraiment pas lumineux. En plus, cerise sur le gâteau – dont la date de péremption me paraît un tantinet dépassée – tous les personnages sont pitoyables, ce qui nuit quelque peu à l’empathie qu’on pourrait ressentir. Une fois posé le fait que les deux premières scènes du film sont pour le moins hors sujet et donc sans intérêt, il reste peu de choses à sauver d’un film intrigant mais qui m’a déçu car, je ne peux m’empêcher de penser qu’autour du thème éternel de l’argent qui conditionne intégralement notre rapport aux autres et au monde, il y avait mieux à faire. A bien y réfléchir, le film Heureux gagnants de 2024, osait plus dans le trash et le politiquement incorrect.
Pourtant, le casting vaut le détour. Pio Marmaï, Lucie Zhang, Sofiane Zermani, Joseph Olivennes, Panayotis Pascot, Nemo Schiffman et la revenante Maria de Medeiros, s’agitent beaucoup, parfois en vain, dans ce huis clos où le décor du bar-tabac-PMU, évolue avec les personnages.. La salle principale est une version stéréotypée du PMU, la cuisine évoque le cinéma asiatique, la cave rappelle l’esthétique de l’horreur américaine des années 70, et l’arrière-salle, sans murs mais avec des rideaux noirs, devient un espace baroque de fiction pure. La fable amère et cruelle est loin de convaincre totalement et le soleil peine à nous éblouir.
Le scénario est très original avec des mécanisme intéressant mais il y a quand même pas mal d’incohérence et de semi-discours sur le capitalisme la philosophie qui s’arrête trop tôt c’est dommage, mais le film fonctionne et l’ambiance aussi
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes : @cinémasansfard
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Le Roi Soleil, bar-PMU coincé à Versailles comme un chewing-gum sous la table d’un banquet. On s’attend à l’or, on récolte du jaune sale. Nappes en papier, chevaux sur écran, café qui a trop vécu. Et là, un mort, un ticket qui vaut plus que la salle entière. La fortune, littéralement, tombée d’une poche. On dirait une blague — ça finit en pacte. Ou en piège.
On se regarde, on se compte. Ils ne sont pas amis, pas ennemis, juste des gens qui partageaient un comptoir. Et soudain, un chiffre avec trop de zéros. L’air se dilate. Quelqu’un chuchote « on s’arrange », comme on dit « rien vu, rien su ». Le mensonge se pose d’abord à plat, discret, puis gonfle, comme une pâte qu’on aurait oubliée. La morale, ici, c’est un élastique : ça tient, jusqu’au claquement.
Cardona filme au ras du verre. Pas d’envolées symphoniques, pas de flic providentiel. Le polar est dissous dans la graisse des doigts, dans le clignotement des néons. Ce n’est pas qui a fait quoi : c’est combien chacun peut supporter. La vérité devient un bricolage collectif. On la polit, on la retaille, on la signe à plusieurs mains. C’est presque beau — si ce n’était pas si laid.
Pio Marmaï avance comme un type qui sait qu’il pourrait dire non, mais que son corps dit oui à sa place. Il a ce magnétisme voyou, mais pas de méchanceté claire. Il flotte. Lucie Zhang regarde, calcule, s’émeut, puis se retire pile avant l’évidence : Esmé fabrique de l’ombre pour tenir debout. Fianso découpe chaque plan d’un regard sec — menace ou protection, on ne sait jamais. María de Medeiros passe comme un fantôme du lieu : mémoire vivante, fragile, presque trop polie pour ce réel-là. Panayotis Pascot s’agrippe à l’ironie, dernier radeau avant le naufrage. Personne n’est irrécupérable. Personne n’est net.
Le bar devient une carte mentale. Là la table des petites trahisons. Là la machine à sous qui avale sans rendre, pédagogie accélérée de la perte. Les portes vitrées ouvrent sur une ville-musée, Versailles carte postale, mais ici on joue au turf pour tenir jusqu’à demain. Cardona ne surligne rien : il laisse au décor le soin d’avoir honte. Les cadres restent légèrement de travers. Une main tremble. Un billet change de poche. On comprend tout sans que personne n’explique.
Le récit avance par micro-variations : on jure, on se ravise, on réécrit les faits. « Et si la vérité n’était qu’un scénario bien ficelé ? » La question devient méthode. On répète, on ajuste la version, comme on prépare une histoire pour l’agent d’assurances. Ici, le mensonge n’est pas spectaculaire : il est pratique, économique, à hauteur de caisse de supermarché. C’est pour ça que ça fait mal.
La lumière n’arrange personne. Trop blanche sur les visages, elle étire la fatigue, révèle la peau mâchée des jours. La nuit ne sauve pas : elle épaissit. Le son, discret, laisse passer les frottements, la rumeur des turfistes, un rire étouffé au mauvais moment. On entend presque les zéros du ticket — ce silence particulier des sommes impossibles.
Il y a du comique, oui, mais piégé. Une réplique qui tombe, une situation trop serrée pour ne pas fissurer, et l’on rit — de nous, évidemment. Cette drôlerie-là ne décharge rien : elle précise le couteau. Jay Roach ? Non. Cardona ne cherche pas la farce : il cherche l’hébétude, ce moment exact où l’on se reconnaît capable. Ça dure une seconde. Ça suffit.
On pourrait dénoncer, moraliser. Le film s’en garde. Il préfère montrer la topographie du glissement. Personne ne se lève pour un grand discours. Les grands discours, ici, se tiennent en dedans, puis se taisent. On compte, on rature, on signe. Parfois on pleure, mais en cachette, au fond, près des toilettes. La dignité a besoin d’angle mort.
Et puis il y a Versailles, dehors, qui fait semblant de ne pas voir. Ce contraste, indexé au titre même, travaille le plan comme un acide lent : Le Roi Soleil en lettres lumineuses au-dessus d’un comptoir triste. Le fastueux réduit à un slogan pour parieurs. On se croirait dans une salle des glaces sans miroir — tout brille, plus rien ne renvoie.
La fin ? Elle n’offre pas de vainqueur, elle pèse. On sort avec l’odeur du café froid, et l’idée très simple, très poisseuse, qu’on aurait peut-être fait pareil. Ou pire. C’est là que le film mord : pas dans la morale, dans le plausible. La fortune n’est pas un miracle, c’est une expérience de chimie : on regarde ce que l’argent fait à la conscience quand on augmente la dose.
Reste un plan, un visage, un ticket — rectangle mince, papier fragile, poids astronomique. On se dit que la vérité tient peut-être là : pas dans ce qui s’est passé, mais dans ce que chacun sera capable de raconter demain sans se trahir. Et si la vérité, finalement, n’était pas un scénario bien ficelé — mais un chœur dissonant, à voix basse, qui répète la même fable jusqu’à y croire ?
On range le vernis avec les verres. On éteint. Le néon du Roi Soleil clignote encore une seconde. Et la salle, vidée, continue de compter.
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Le Roi Soleil, bar-PMU coincé à Versailles comme un chewing-gum sous la table d’un banquet. On s’attend à l’or, on récolte du jaune sale. Nappes en papier, chevaux sur écran, café qui a trop vécu. Et là, un mort, un ticket qui vaut plus que la salle entière. La fortune, littéralement, tombée d’une poche. On dirait une blague — ça finit en pacte. Ou en piège.
On se regarde, on se compte. Ils ne sont pas amis, pas ennemis, juste des gens qui partageaient un comptoir. Et soudain, un chiffre avec trop de zéros. L’air se dilate. Quelqu’un chuchote « on s’arrange », comme on dit « rien vu, rien su ». Le mensonge se pose d’abord à plat, discret, puis gonfle, comme une pâte qu’on aurait oubliée. La morale, ici, c’est un élastique : ça tient, jusqu’au claquement.
Cardona filme au ras du verre. Pas d’envolées symphoniques, pas de flic providentiel. Le polar est dissous dans la graisse des doigts, dans le clignotement des néons. Ce n’est pas qui a fait quoi : c’est combien chacun peut supporter. La vérité devient un bricolage collectif. On la polit, on la retaille, on la signe à plusieurs mains. C’est presque beau — si ce n’était pas si laid.
Pio Marmaï avance comme un type qui sait qu’il pourrait dire non, mais que son corps dit oui à sa place. Il a ce magnétisme voyou, mais pas de méchanceté claire. Il flotte. Lucie Zhang regarde, calcule, s’émeut, puis se retire pile avant l’évidence : Esmé fabrique de l’ombre pour tenir debout. Fianso découpe chaque plan d’un regard sec — menace ou protection, on ne sait jamais. María de Medeiros passe comme un fantôme du lieu : mémoire vivante, fragile, presque trop polie pour ce réel-là. Panayotis Pascot s’agrippe à l’ironie, dernier radeau avant le naufrage. Personne n’est irrécupérable. Personne n’est net.
Le bar devient une carte mentale. Là la table des petites trahisons. Là la machine à sous qui avale sans rendre, pédagogie accélérée de la perte. Les portes vitrées ouvrent sur une ville-musée, Versailles carte postale, mais ici on joue au turf pour tenir jusqu’à demain. Cardona ne surligne rien : il laisse au décor le soin d’avoir honte. Les cadres restent légèrement de travers. Une main tremble. Un billet change de poche. On comprend tout sans que personne n’explique.
Le récit avance par micro-variations : on jure, on se ravise, on réécrit les faits. « Et si la vérité n’était qu’un scénario bien ficelé ? » La question devient méthode. On répète, on ajuste la version, comme on prépare une histoire pour l’agent d’assurances. Ici, le mensonge n’est pas spectaculaire : il est pratique, économique, à hauteur de caisse de supermarché. C’est pour ça que ça fait mal.
La lumière n’arrange personne. Trop blanche sur les visages, elle étire la fatigue, révèle la peau mâchée des jours. La nuit ne sauve pas : elle épaissit. Le son, discret, laisse passer les frottements, la rumeur des turfistes, un rire étouffé au mauvais moment. On entend presque les zéros du ticket — ce silence particulier des sommes impossibles.
Il y a du comique, oui, mais piégé. Une réplique qui tombe, une situation trop serrée pour ne pas fissurer, et l’on rit — de nous, évidemment. Cette drôlerie-là ne décharge rien : elle précise le couteau. Jay Roach ? Non. Cardona ne cherche pas la farce : il cherche l’hébétude, ce moment exact où l’on se reconnaît capable. Ça dure une seconde. Ça suffit.
On pourrait dénoncer, moraliser. Le film s’en garde. Il préfère montrer la topographie du glissement. Personne ne se lève pour un grand discours. Les grands discours, ici, se tiennent en dedans, puis se taisent. On compte, on rature, on signe. Parfois on pleure, mais en cachette, au fond, près des toilettes. La dignité a besoin d’angle mort.
Et puis il y a Versailles, dehors, qui fait semblant de ne pas voir. Ce contraste, indexé au titre même, travaille le plan comme un acide lent : Le Roi Soleil en lettres lumineuses au-dessus d’un comptoir triste. Le fastueux réduit à un slogan pour parieurs. On se croirait dans une salle des glaces sans miroir — tout brille, plus rien ne renvoie.
La fin ? Elle n’offre pas de vainqueur, elle pèse. On sort avec l’odeur du café froid, et l’idée très simple, très poisseuse, qu’on aurait peut-être fait pareil. Ou pire. C’est là que le film mord : pas dans la morale, dans le plausible. La fortune n’est pas un miracle, c’est une expérience de chimie : on regarde ce que l’argent fait à la conscience quand on augmente la dose.
Reste un plan, un visage, un ticket — rectangle mince, papier fragile, poids astronomique. On se dit que la vérité tient peut-être là : pas dans ce qui s’est passé, mais dans ce que chacun sera capable de raconter demain sans se trahir. Et si la vérité, finalement, n’était pas un scénario bien ficelé — mais un chœur dissonant, à voix basse, qui répète la même fable jusqu’à y croire ?
On range le vernis avec les verres. On éteint. Le néon du Roi Soleil clignote encore une seconde. Et la salle, vidée, continue de compter.
Il faut saluer les prises de risques dans un monde du cinéma français bien trop prévisible. Vraie proposition de la part du réalisateur/scénariste. les acteurs au top
Sur les schémas connus du huis clos criminel et de la comédie policière, voilà un film qui apporte de nombreux ingrédients originaux, à commencer par le lieu, un café sombre de Versailles, près de la cathédrale. Une séquence inaugurale pataude au château fait craindre le pire, mais la suite est plus convaincante. On retiendra en particulier un enchaînement des scènes assez original et onirique qui nécessite de rester attentif, et une réjouissante variété d’acteurs, au sein de laquelle Pio Marmaï tient fermement son rôle de vedette. Dans le genre, ce film vaut le détour.
Un film assez bizarrement construit mais c’est ça qui fait son charme. J’ai beaucoup apprécié l’ambiance proposée, le casting tient bien la route, je n’ai en revanche pas trop compris le titre choisi et la thématique qui gravite autour. 13,5/20
Bien embarrassée pour noter ce film car si je trouve le scénario original, intelligent, sensible, la forme devient lassante dans la seconde partie. Trop de sang aussi, et vraiment pas assez de personnages féminins. On rit parfois, mais au fond c'est super sombre.
Huit clos qui commençait plutôt bien mais devient vite confus et on se perd dans les différentes situations. Dommage !
Excellent film. Bons acteurs, rythme, originalité( dans les personnages, l' histoire, la façon de filmer et de raconter) surprises, pistes de réflexion philosophique... un cocktail détonnant: Gé-nial!
J'ai rarement été aussi scotchée à mon siège depuis certains Mission impossible ( je parle des meilleurs!)...Franchement je ne comprends pas la note actuelle: spectateurs"
Moi je l ai préféré largement à Parasites, primé à Cannes...
Je lui aurais personnellement décerné palme d'or ou césars cette année!
Je suis fan de ces realissteurs/ scénaristes et acteurs d honorer ainsi le cinéma français.
J'ai rarement été aussi scotchée à mon siège depuis certains Mission impossible ( je parle des meilleurs!)...Franchement je ne comprends pas la note actuelle: spectateurs"
Moi je l ai préféré largement à Parasites, primé à Cannes...
Je lui aurais personnellement décerné palme d'or ou césars cette année!
Je suis fan de ces realissteurs/ scénaristes et acteurs d honorer ainsi le cinéma français.
le début était prometteur bien que le sujet est mainte fois été filmé. . l appât du gain rend t il fou ?une fois que j ai compris
qu il y avait des flashback je suis rentrée petit a petit dans l histoire. mais je me suis très vite ennuyé. tout cela dans un huis clos cela devient vraiment épétitif..
qu il y avait des flashback je suis rentrée petit a petit dans l histoire. mais je me suis très vite ennuyé. tout cela dans un huis clos cela devient vraiment épétitif..
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