Note moyenne
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Il faut saluer les prises de risques dans un monde du cinéma français bien trop prévisible. Vraie proposition de la part du réalisateur/scénariste. les acteurs au top
Je ne comprends pas pourquoi ce film est boudé par les critiques. La construction est originale et efficace. Les choses ne vont jamais comme on aurait imaginé. De rebondissements en rebondissements le réalisateur réussît à nous surprendre, nous stresser et nous faire rire. J’ai vraiment apprécié ce film.
Au tout début du film,
on se demande si on est bien dans la bonne salle.
Puis, une fois le cadre posé, le film installe un certain stress, par une mécanique de mensonges qui, à chaque action, oblige à revoir la perspective. Ces allers-retours et récits multiples finissent toutefois par désorienter, et on cherche à savoir quel est le fin mot de l’histoire.
La séquence du karaoké avec la patronne me semble décalée et le scénario devient alors bancal.
Le film se termine enfin de manière un peu abrupte.
Quoi qu’il en soit, chaque fois qu’un film traite d’un gagnant au loto, cela a tendance à mal se terminer…
On ne s’ennuie pas et, au final, c’est un bon moment de tension !
on se demande si on est bien dans la bonne salle.
Puis, une fois le cadre posé, le film installe un certain stress, par une mécanique de mensonges qui, à chaque action, oblige à revoir la perspective. Ces allers-retours et récits multiples finissent toutefois par désorienter, et on cherche à savoir quel est le fin mot de l’histoire.
La séquence du karaoké avec la patronne me semble décalée et le scénario devient alors bancal.
Le film se termine enfin de manière un peu abrupte.
Quoi qu’il en soit, chaque fois qu’un film traite d’un gagnant au loto, cela a tendance à mal se terminer…
On ne s’ennuie pas et, au final, c’est un bon moment de tension !
Vu à l'AVP la défense avec équipe de film
Très bonne surprise pour le Roi Soleil, après un premier film de Cordonna très réussi.
Un huit-clos prenant avec une fine équipe à laquelle on s'attache plus que rapidement !! Des performances remarquables, en particulier celle de Lucie qui m'a particulièrement plu.
L'histoire est super bien ficelée et laisse le spectateur enquêteur de sa propre vérité.
Très bonne surprise pour le Roi Soleil, après un premier film de Cordonna très réussi.
Un huit-clos prenant avec une fine équipe à laquelle on s'attache plus que rapidement !! Des performances remarquables, en particulier celle de Lucie qui m'a particulièrement plu.
L'histoire est super bien ficelée et laisse le spectateur enquêteur de sa propre vérité.
Ce huis clos est pas mal mais aurait pu mieux faire ....
Les acteurs ont tous un moment ou le zoom se fixe sur eux et le résultat est amusant , cependant on se lasse vite et la fin n'est pas très réussie.
Dans le genre turpitudes pour des gagnants du Loto , l'étude de cractères et l'humour sont beaucoup mieux croqués dans "Heureux Gagnants" qui pour moi reste un must dans le genre !!
Les acteurs ont tous un moment ou le zoom se fixe sur eux et le résultat est amusant , cependant on se lasse vite et la fin n'est pas très réussie.
Dans le genre turpitudes pour des gagnants du Loto , l'étude de cractères et l'humour sont beaucoup mieux croqués dans "Heureux Gagnants" qui pour moi reste un must dans le genre !!
Vincent Maël Cardona signe un Véritable Uppercut Cinématographique a travers ce Thriller Psychologique Machiavélique et Ingénieux dont on ressort totalement ébahis. Mener par une Histoire Ludique et Ingénieuse qui nous tient parfaitement en haleine pendant 1h47 avec son lot de Rebondissements Surprenants qui nous laissent de marbre. Ajoute a tout cela, une Réalisation Virtuose et Malin qui regorge de fantastiques plans séquences qui n'ont rien a envier aux Polars Hollywoodiens tout en transportant par une Bande Originale immersif de Delphine Malaussena qui s’accommode parfaitement au climat Anxiogène et Tendue du long métrage. Ensuite le Casting est Flamboyant sur tous les plans grâce notamment a la performance du formidable Pio Marmai qui excelle avec aisance dans le rôle de Livio un Policier Troublant et Imprévisible qui est pris malgré lui dans un terrible engrenage aux répercussions sans précédant. Autour de lui gravite une poignée fantastiques de Seconds Rôles a l'interprétation au cordeau tels que l’Épatante Comédienne Lucie Zhang qui tire amplement son épingle du jeu dans le rôle de Esmé une Serveuse Discrète et Ambiguë qui est rejointe par l'Impeccable Sofiane Zermani qui nous bluffe par son intensité dans la peau de Reda un Flic Nerveux et Imprévisible en passant également par les prestations de haute volées de Maria de Medeiros,Panayotis Pascot et Joseph Olivennes qui complètent avec maestria cette Distribution remarquable. Enfin le film parvient avec brio a combiner entre Polar et Huit Clos tout en parvenant a nous faire suffoquer a travers des Séquences Déstabilisantes et Nerveuses qui nous laissent une tracé indélébile dans nos mémoires. En Bref, Le Roi Soleil s’avère comme un Ovni instantané du Cinéma Français qui renouvelle avec panache les codes du Polar Noir tout en assurant le génie du prometteur cinéaste Vincent Maël Cardona qui nous conquis par ce Huit Clos Envoutant,Éprouvant et Brillant qui mérite amplement ses louanges publique et critique tout en s'avérant comme une pépite indispensable du Septième Art a découvrir impérativement.
Un vrai plaisir de cinéma!
Un film brillant. Un film « à la Coréenne »: noir mais drole, memant entertainment et vrai film d’auteur. Une belle confirmation apres un 1er film réussi mais qui n’a pas eu le succès qu’il méritait.
Un film brillant. Un film « à la Coréenne »: noir mais drole, memant entertainment et vrai film d’auteur. Une belle confirmation apres un 1er film réussi mais qui n’a pas eu le succès qu’il méritait.
J'ai adoré ce film, il y a de l'action, du suspense... La narration est très bien, ont ne s'ennuie pas. Il y a plein de rebondissements. Très bon film de la société de production Easy Tiger Films, StudioCanal... Je recommande absolument.
Un dédale jouissif, destins entremêlés, noirceur et humidité des souterrains… Le Roi Soleil envoûte, dérègle, et captive jusqu’à la dernière note
c'est ce qu on aimerait toujours voir dans le cinéma art et essai : une manière inventive et originale, comme l'est cette mise en image de l ' inconscient de chacun face à l'appât du gain et à la vérité des faits..un huis clos dans un café ou la tentation d'un billet gagnant entraîne des morts
en cascade, et des récits qui se superposent dans la vision de chacun des protagonistes.
Le regard est sans concession, lucide.
en cascade, et des récits qui se superposent dans la vision de chacun des protagonistes.
Le regard est sans concession, lucide.
Une véritable proposition de cinéma comme on en voit trop peu. Les acteurs sont formidables et une très belle mise en scène.
Vu en avant première, un film qui m'avait laissé un petit goût d'inachevé. Peut être est ce du au dispositif scénographique un peu artificiel ou au jeu de bande qui ne m'a pas totalement convaincu. Vous vous ferez votre propre opinion.
Je suis aller voir avant première est franchement c est un film super avec plein d humour
spoiler:
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes : @cinémasansfard
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Le Roi Soleil, bar-PMU coincé à Versailles comme un chewing-gum sous la table d’un banquet. On s’attend à l’or, on récolte du jaune sale. Nappes en papier, chevaux sur écran, café qui a trop vécu. Et là, un mort, un ticket qui vaut plus que la salle entière. La fortune, littéralement, tombée d’une poche. On dirait une blague — ça finit en pacte. Ou en piège.
On se regarde, on se compte. Ils ne sont pas amis, pas ennemis, juste des gens qui partageaient un comptoir. Et soudain, un chiffre avec trop de zéros. L’air se dilate. Quelqu’un chuchote « on s’arrange », comme on dit « rien vu, rien su ». Le mensonge se pose d’abord à plat, discret, puis gonfle, comme une pâte qu’on aurait oubliée. La morale, ici, c’est un élastique : ça tient, jusqu’au claquement.
Cardona filme au ras du verre. Pas d’envolées symphoniques, pas de flic providentiel. Le polar est dissous dans la graisse des doigts, dans le clignotement des néons. Ce n’est pas qui a fait quoi : c’est combien chacun peut supporter. La vérité devient un bricolage collectif. On la polit, on la retaille, on la signe à plusieurs mains. C’est presque beau — si ce n’était pas si laid.
Pio Marmaï avance comme un type qui sait qu’il pourrait dire non, mais que son corps dit oui à sa place. Il a ce magnétisme voyou, mais pas de méchanceté claire. Il flotte. Lucie Zhang regarde, calcule, s’émeut, puis se retire pile avant l’évidence : Esmé fabrique de l’ombre pour tenir debout. Fianso découpe chaque plan d’un regard sec — menace ou protection, on ne sait jamais. María de Medeiros passe comme un fantôme du lieu : mémoire vivante, fragile, presque trop polie pour ce réel-là. Panayotis Pascot s’agrippe à l’ironie, dernier radeau avant le naufrage. Personne n’est irrécupérable. Personne n’est net.
Le bar devient une carte mentale. Là la table des petites trahisons. Là la machine à sous qui avale sans rendre, pédagogie accélérée de la perte. Les portes vitrées ouvrent sur une ville-musée, Versailles carte postale, mais ici on joue au turf pour tenir jusqu’à demain. Cardona ne surligne rien : il laisse au décor le soin d’avoir honte. Les cadres restent légèrement de travers. Une main tremble. Un billet change de poche. On comprend tout sans que personne n’explique.
Le récit avance par micro-variations : on jure, on se ravise, on réécrit les faits. « Et si la vérité n’était qu’un scénario bien ficelé ? » La question devient méthode. On répète, on ajuste la version, comme on prépare une histoire pour l’agent d’assurances. Ici, le mensonge n’est pas spectaculaire : il est pratique, économique, à hauteur de caisse de supermarché. C’est pour ça que ça fait mal.
La lumière n’arrange personne. Trop blanche sur les visages, elle étire la fatigue, révèle la peau mâchée des jours. La nuit ne sauve pas : elle épaissit. Le son, discret, laisse passer les frottements, la rumeur des turfistes, un rire étouffé au mauvais moment. On entend presque les zéros du ticket — ce silence particulier des sommes impossibles.
Il y a du comique, oui, mais piégé. Une réplique qui tombe, une situation trop serrée pour ne pas fissurer, et l’on rit — de nous, évidemment. Cette drôlerie-là ne décharge rien : elle précise le couteau. Jay Roach ? Non. Cardona ne cherche pas la farce : il cherche l’hébétude, ce moment exact où l’on se reconnaît capable. Ça dure une seconde. Ça suffit.
On pourrait dénoncer, moraliser. Le film s’en garde. Il préfère montrer la topographie du glissement. Personne ne se lève pour un grand discours. Les grands discours, ici, se tiennent en dedans, puis se taisent. On compte, on rature, on signe. Parfois on pleure, mais en cachette, au fond, près des toilettes. La dignité a besoin d’angle mort.
Et puis il y a Versailles, dehors, qui fait semblant de ne pas voir. Ce contraste, indexé au titre même, travaille le plan comme un acide lent : Le Roi Soleil en lettres lumineuses au-dessus d’un comptoir triste. Le fastueux réduit à un slogan pour parieurs. On se croirait dans une salle des glaces sans miroir — tout brille, plus rien ne renvoie.
La fin ? Elle n’offre pas de vainqueur, elle pèse. On sort avec l’odeur du café froid, et l’idée très simple, très poisseuse, qu’on aurait peut-être fait pareil. Ou pire. C’est là que le film mord : pas dans la morale, dans le plausible. La fortune n’est pas un miracle, c’est une expérience de chimie : on regarde ce que l’argent fait à la conscience quand on augmente la dose.
Reste un plan, un visage, un ticket — rectangle mince, papier fragile, poids astronomique. On se dit que la vérité tient peut-être là : pas dans ce qui s’est passé, mais dans ce que chacun sera capable de raconter demain sans se trahir. Et si la vérité, finalement, n’était pas un scénario bien ficelé — mais un chœur dissonant, à voix basse, qui répète la même fable jusqu’à y croire ?
On range le vernis avec les verres. On éteint. Le néon du Roi Soleil clignote encore une seconde. Et la salle, vidée, continue de compter.
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Le Roi Soleil, bar-PMU coincé à Versailles comme un chewing-gum sous la table d’un banquet. On s’attend à l’or, on récolte du jaune sale. Nappes en papier, chevaux sur écran, café qui a trop vécu. Et là, un mort, un ticket qui vaut plus que la salle entière. La fortune, littéralement, tombée d’une poche. On dirait une blague — ça finit en pacte. Ou en piège.
On se regarde, on se compte. Ils ne sont pas amis, pas ennemis, juste des gens qui partageaient un comptoir. Et soudain, un chiffre avec trop de zéros. L’air se dilate. Quelqu’un chuchote « on s’arrange », comme on dit « rien vu, rien su ». Le mensonge se pose d’abord à plat, discret, puis gonfle, comme une pâte qu’on aurait oubliée. La morale, ici, c’est un élastique : ça tient, jusqu’au claquement.
Cardona filme au ras du verre. Pas d’envolées symphoniques, pas de flic providentiel. Le polar est dissous dans la graisse des doigts, dans le clignotement des néons. Ce n’est pas qui a fait quoi : c’est combien chacun peut supporter. La vérité devient un bricolage collectif. On la polit, on la retaille, on la signe à plusieurs mains. C’est presque beau — si ce n’était pas si laid.
Pio Marmaï avance comme un type qui sait qu’il pourrait dire non, mais que son corps dit oui à sa place. Il a ce magnétisme voyou, mais pas de méchanceté claire. Il flotte. Lucie Zhang regarde, calcule, s’émeut, puis se retire pile avant l’évidence : Esmé fabrique de l’ombre pour tenir debout. Fianso découpe chaque plan d’un regard sec — menace ou protection, on ne sait jamais. María de Medeiros passe comme un fantôme du lieu : mémoire vivante, fragile, presque trop polie pour ce réel-là. Panayotis Pascot s’agrippe à l’ironie, dernier radeau avant le naufrage. Personne n’est irrécupérable. Personne n’est net.
Le bar devient une carte mentale. Là la table des petites trahisons. Là la machine à sous qui avale sans rendre, pédagogie accélérée de la perte. Les portes vitrées ouvrent sur une ville-musée, Versailles carte postale, mais ici on joue au turf pour tenir jusqu’à demain. Cardona ne surligne rien : il laisse au décor le soin d’avoir honte. Les cadres restent légèrement de travers. Une main tremble. Un billet change de poche. On comprend tout sans que personne n’explique.
Le récit avance par micro-variations : on jure, on se ravise, on réécrit les faits. « Et si la vérité n’était qu’un scénario bien ficelé ? » La question devient méthode. On répète, on ajuste la version, comme on prépare une histoire pour l’agent d’assurances. Ici, le mensonge n’est pas spectaculaire : il est pratique, économique, à hauteur de caisse de supermarché. C’est pour ça que ça fait mal.
La lumière n’arrange personne. Trop blanche sur les visages, elle étire la fatigue, révèle la peau mâchée des jours. La nuit ne sauve pas : elle épaissit. Le son, discret, laisse passer les frottements, la rumeur des turfistes, un rire étouffé au mauvais moment. On entend presque les zéros du ticket — ce silence particulier des sommes impossibles.
Il y a du comique, oui, mais piégé. Une réplique qui tombe, une situation trop serrée pour ne pas fissurer, et l’on rit — de nous, évidemment. Cette drôlerie-là ne décharge rien : elle précise le couteau. Jay Roach ? Non. Cardona ne cherche pas la farce : il cherche l’hébétude, ce moment exact où l’on se reconnaît capable. Ça dure une seconde. Ça suffit.
On pourrait dénoncer, moraliser. Le film s’en garde. Il préfère montrer la topographie du glissement. Personne ne se lève pour un grand discours. Les grands discours, ici, se tiennent en dedans, puis se taisent. On compte, on rature, on signe. Parfois on pleure, mais en cachette, au fond, près des toilettes. La dignité a besoin d’angle mort.
Et puis il y a Versailles, dehors, qui fait semblant de ne pas voir. Ce contraste, indexé au titre même, travaille le plan comme un acide lent : Le Roi Soleil en lettres lumineuses au-dessus d’un comptoir triste. Le fastueux réduit à un slogan pour parieurs. On se croirait dans une salle des glaces sans miroir — tout brille, plus rien ne renvoie.
La fin ? Elle n’offre pas de vainqueur, elle pèse. On sort avec l’odeur du café froid, et l’idée très simple, très poisseuse, qu’on aurait peut-être fait pareil. Ou pire. C’est là que le film mord : pas dans la morale, dans le plausible. La fortune n’est pas un miracle, c’est une expérience de chimie : on regarde ce que l’argent fait à la conscience quand on augmente la dose.
Reste un plan, un visage, un ticket — rectangle mince, papier fragile, poids astronomique. On se dit que la vérité tient peut-être là : pas dans ce qui s’est passé, mais dans ce que chacun sera capable de raconter demain sans se trahir. Et si la vérité, finalement, n’était pas un scénario bien ficelé — mais un chœur dissonant, à voix basse, qui répète la même fable jusqu’à y croire ?
On range le vernis avec les verres. On éteint. Le néon du Roi Soleil clignote encore une seconde. Et la salle, vidée, continue de compter.
Vu en avant-première. Un bijou de créativité tant dans la réalisation, dans le scénario que le jeu des acteurs. Surprise à chaque plan, à chaque instant et émotion. Le jeu nous plonge dans tout ce qu'il y a de plus humain et nous invite à nous interroger sur notre rapport au gain, à la réussite, au loto. Tout est une question de responsabilité. Un film qui malgré un scénario qui pourrait sembler tout tracé nous surprend, positivement. A voir.
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