Le Roi Soleil
Note moyenne
2,9
1266 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

197 critiques spectateurs

5
25 critiques
4
49 critiques
3
66 critiques
2
36 critiques
1
12 critiques
0
9 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Jessica PAN
Jessica PAN

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 août 2025
Je suis aller voir avant première est franchement c est un film super avec plein d humour spoiler:
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 août 2025
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes : @cinémasansfard
 Et s'abonner à cette chaîne Youtube où je publie régulièrement ces articles, pour n'en rater aucun !

Le Roi Soleil, bar-PMU coincé à Versailles comme un chewing-gum sous la table d’un banquet. On s’attend à l’or, on récolte du jaune sale. Nappes en papier, chevaux sur écran, café qui a trop vécu. Et là, un mort, un ticket qui vaut plus que la salle entière. La fortune, littéralement, tombée d’une poche. On dirait une blague — ça finit en pacte. Ou en piège.

On se regarde, on se compte. Ils ne sont pas amis, pas ennemis, juste des gens qui partageaient un comptoir. Et soudain, un chiffre avec trop de zéros. L’air se dilate. Quelqu’un chuchote « on s’arrange », comme on dit « rien vu, rien su ». Le mensonge se pose d’abord à plat, discret, puis gonfle, comme une pâte qu’on aurait oubliée. La morale, ici, c’est un élastique : ça tient, jusqu’au claquement.

Cardona filme au ras du verre. Pas d’envolées symphoniques, pas de flic providentiel. Le polar est dissous dans la graisse des doigts, dans le clignotement des néons. Ce n’est pas qui a fait quoi : c’est combien chacun peut supporter. La vérité devient un bricolage collectif. On la polit, on la retaille, on la signe à plusieurs mains. C’est presque beau — si ce n’était pas si laid.

Pio Marmaï avance comme un type qui sait qu’il pourrait dire non, mais que son corps dit oui à sa place. Il a ce magnétisme voyou, mais pas de méchanceté claire. Il flotte. Lucie Zhang regarde, calcule, s’émeut, puis se retire pile avant l’évidence : Esmé fabrique de l’ombre pour tenir debout. Fianso découpe chaque plan d’un regard sec — menace ou protection, on ne sait jamais. María de Medeiros passe comme un fantôme du lieu : mémoire vivante, fragile, presque trop polie pour ce réel-là. Panayotis Pascot s’agrippe à l’ironie, dernier radeau avant le naufrage. Personne n’est irrécupérable. Personne n’est net.

Le bar devient une carte mentale. Là la table des petites trahisons. Là la machine à sous qui avale sans rendre, pédagogie accélérée de la perte. Les portes vitrées ouvrent sur une ville-musée, Versailles carte postale, mais ici on joue au turf pour tenir jusqu’à demain. Cardona ne surligne rien : il laisse au décor le soin d’avoir honte. Les cadres restent légèrement de travers. Une main tremble. Un billet change de poche. On comprend tout sans que personne n’explique.

Le récit avance par micro-variations : on jure, on se ravise, on réécrit les faits. « Et si la vérité n’était qu’un scénario bien ficelé ? » La question devient méthode. On répète, on ajuste la version, comme on prépare une histoire pour l’agent d’assurances. Ici, le mensonge n’est pas spectaculaire : il est pratique, économique, à hauteur de caisse de supermarché. C’est pour ça que ça fait mal.

La lumière n’arrange personne. Trop blanche sur les visages, elle étire la fatigue, révèle la peau mâchée des jours. La nuit ne sauve pas : elle épaissit. Le son, discret, laisse passer les frottements, la rumeur des turfistes, un rire étouffé au mauvais moment. On entend presque les zéros du ticket — ce silence particulier des sommes impossibles.

Il y a du comique, oui, mais piégé. Une réplique qui tombe, une situation trop serrée pour ne pas fissurer, et l’on rit — de nous, évidemment. Cette drôlerie-là ne décharge rien : elle précise le couteau. Jay Roach ? Non. Cardona ne cherche pas la farce : il cherche l’hébétude, ce moment exact où l’on se reconnaît capable. Ça dure une seconde. Ça suffit.

On pourrait dénoncer, moraliser. Le film s’en garde. Il préfère montrer la topographie du glissement. Personne ne se lève pour un grand discours. Les grands discours, ici, se tiennent en dedans, puis se taisent. On compte, on rature, on signe. Parfois on pleure, mais en cachette, au fond, près des toilettes. La dignité a besoin d’angle mort.

Et puis il y a Versailles, dehors, qui fait semblant de ne pas voir. Ce contraste, indexé au titre même, travaille le plan comme un acide lent : Le Roi Soleil en lettres lumineuses au-dessus d’un comptoir triste. Le fastueux réduit à un slogan pour parieurs. On se croirait dans une salle des glaces sans miroir — tout brille, plus rien ne renvoie.

La fin ? Elle n’offre pas de vainqueur, elle pèse. On sort avec l’odeur du café froid, et l’idée très simple, très poisseuse, qu’on aurait peut-être fait pareil. Ou pire. C’est là que le film mord : pas dans la morale, dans le plausible. La fortune n’est pas un miracle, c’est une expérience de chimie : on regarde ce que l’argent fait à la conscience quand on augmente la dose.

Reste un plan, un visage, un ticket — rectangle mince, papier fragile, poids astronomique. On se dit que la vérité tient peut-être là : pas dans ce qui s’est passé, mais dans ce que chacun sera capable de raconter demain sans se trahir. Et si la vérité, finalement, n’était pas un scénario bien ficelé — mais un chœur dissonant, à voix basse, qui répète la même fable jusqu’à y croire ?

On range le vernis avec les verres. On éteint. Le néon du Roi Soleil clignote encore une seconde. Et la salle, vidée, continue de compter.
Lucie
Lucie

3 abonnés 67 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 août 2025
Vu en avant-première. Un bijou de créativité tant dans la réalisation, dans le scénario que le jeu des acteurs. Surprise à chaque plan, à chaque instant et émotion. Le jeu nous plonge dans tout ce qu'il y a de plus humain et nous invite à nous interroger sur notre rapport au gain, à la réussite, au loto. Tout est une question de responsabilité. Un film qui malgré un scénario qui pourrait sembler tout tracé nous surprend, positivement. A voir.
Emma
Emma

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 août 2025
Un magnifique huis clos, porté par un casting sans faute et un scénario haletant ! Vu en avant-première à Toulouse, on a encore le coeur qui bat en sortant !
Kaelis Robert
Kaelis Robert

5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 juillet 2025
J'ai le film en avant-première au festival du cinéma d'Arles.
Il s'agit d'un presque huis-clos dans un bar-tabac ou une succession d'évènements mènent un groupe à la débâcle. Un film de genre bien maitrisé, avec un travail de l'image notamment remarquable sur la pénombre et les atmosphères (dans un décor de bar-tabac pourtant... c'est très visuel et réussi). Les acteurs sont vraiment au niveau, avec quelques rôles un tout petit peu en dessous de l'intensité, mais très honorables. L'analyse de la société et l'enchainement dramatique des évènements sert le sujet, avec une narration parfois étonnante. On est dans un sorte de fable sordide et ironique sur la société et les comportements humains.

Seules quelques lourdeurs sur le propos m'ont sorti du film (léger spoiler) : spoiler: l'introduction façon film d'époque qui rabâche un message déjà clair dans la suite du film sur le pouvoir de l'argent, la réplique "nous sommes des marionnettes dans un décor" et quelques autres détails... D'accord mais quand l'image et les situations l'exprimaient déjà avec finesse pourquoi en rajouter, c'est trop bavard. Bonus : le ton tragi-comique des morts avec un humour noir qui touchera certains, les passages secrets absurdes qui reviennent dans le lieu et soulignent le coté fable de la fontaine avec un décor labyrinthique qui piège les personnage dans l'intrigue, une sorte de sans issue tragique assez drôle.
Lacrevette13
Lacrevette13

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 juillet 2025
Vu hier en avant première a Arles. Film passionnant en huis clos avec un scénario dense, amusant et très bien construit. Entre Délicatessen et Parasite.
Ranjith
Ranjith

12 abonnés 122 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juin 2025
Je ne m’attendais pas à grand-chose, et j’ai été complètement embarqué. Fianso, que je connaissais seulement pour sa musique, m’a bluffé. Il est puissant, juste, habité. Il porte le film avec une intensité rare, et franchement, je ne l’avais pas vu venir à ce niveau-là.

Le film envoie un message fort sur notre rapport à l’argent, au pouvoir, à la manipulation. Le scénario est hyper bien foutu, tout s’enchaîne avec fluidité, les scènes se répètent parfois avec des points de vue différents, et ça donne un vrai rythme, une tension constante. J’ai adoré cette façon de jouer avec la narration.

Visuellement, c’est très soigné, on sent que chaque plan a été pensé. La mise en scène raconte autant que les dialogues. Et la bande-son, quelle surprise. Les morceaux arrivent sans prévenir, mais tombent toujours juste. Ça colle parfaitement aux moments de tension ou de rupture.

L’ambiance générale, très huis clos, est bien maîtrisée aussi. On sent le poids de chaque silence, chaque regard. Et il y a même quelques touches d’humour bienvenues pour faire respirer tout ça.

Le seul truc, c’est que malgré toutes ses qualités, je ne suis pas sûr qu’il me reste en tête longtemps. Il manque peut-être ce petit truc en plus qui le rendrait vraiment inoubliable. Mais sur le moment, c’est un film fort, percutant, et je lui souhaite tout le succès qu’il mérite à sa sortie le 27 août.
caramel2017
caramel2017

20 abonnés 148 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 septembre 2025
Iexcellent film ! Découvert en avant première suite aux recommandations d’amis qui ont vu le film au festival de Cannes : réellement surpris. Excelllent postulat de base, excellent déroulement, excellents acteurs ! Mention spéciale à Nico, le patron du PMU non comédien mais tellement naturel et juste dans son rôle de buraliste. Bravo à la mise en scène (best shot : la cuillère !) vraiment, la surprise de l’année, pio et Fianso confirment et quel regal de revoir l’icône Maria de Medeiros ! Bravo à ce réalisateur naissant et prometteur ! Big up à cet OVNI cinématographique
Chris G
Chris G

41 abonnés 67 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 mai 2025
Une ouverture relativement prometeuse, et puis… un petit jeu cluedo en huit clos d’une vacuité consternante
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 647 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mai 2025
Présenté en séance de minuit au Festival de Cannes 2025, "Le Roi Soleil" est un huis clos tendu, où la tension monte dans un bar-PMU suite à la découverte d'un ticket de loto gagnant laissé par un vieil homme. Le film est réaliste et capture l'ambiance d'un bar de banlieue parisienne. Mais rapidement, il glisse vers une fable morale, où les personnages, confrontés à la tentation de l'argent facile, révèlent leurs véritables natures. Pio Marmaï, Lucie Zhang et Sofiane Zermani, livre des performances solides, incarnant des personnages pris dans un engrenage de mensonges et de trahisons. Chaque personnage, en croyant pouvoir tirer son épingle du jeu, déclenche une réaction en chaîne inattendue, où le comique de situation côtoie une violence sourde.
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mai 2025
Une fois posé le fait que le préambule et la conclusion du film sont quelque peu hors sujet, hormis le fait qu'ils se déroulent au château de Versailles, il faut bien accorder au deuxième long métrage de Vincent Maël Cardona un certain savoir faire pour nous entraîner dans son sillage ludique, où toute histoire possède des versions dissemblables, quitte à rejouer les scènes dans un espace-temps qui balbutie. Et vices et Versailles, donc, dans ce huis-clos à l'intérieur d'un bar-tabac de la cité royale. Certains cinéphiles se souviendront peut-être du délicieux Antoine et Antoinette de Jacques Becker où un billet de loterie jouait un rôle d'importance mais Le Roi Soleil n'en est pas le remake, évidemment, plutôt une farce noire avec des cadavres pas toujours exquis à comptabiliser. La maîtrise n'est pas totale, c'est certain, dans cette histoire à tiroirs mais aucun ennui ne s'en dégage non plus, alors qu'il s'agit bien d'un exercice de style dans lequel d'ailleurs aucun rôle n'est véritablement mis en avant. On y trouve un Pio Marmaï plutôt sobre et une Maria de Medeiros très drôle, entre autres, dans cet exercice collectif où chacun a sa minute de gloire, si l'on ose dire. Pas mal, mais aurait pu mieux faire a t-on envie de pérorer, en regrettant peut-être qu'il n'y ait pas eu davantage d'audace dans l'écriture du scénario.
Shawn777

805 abonnés 3 935 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mai 2025
Non, il ne s'agit pas d'un film sur Louis XIV mais d'une comédie noire grinçante, sous-genre que trop rare dans le paysage cinématographique français pour être souligné. C'est donc tout naturellement que je me suis tourné vers ce film réalisé par Vincent Maël Cardona et le résultat est là ! Dans un bar PMU un peu miteux, un vieil homme gagne plusieurs millions au loto. Mais arrive au même moment un client qui braque le vieil homme et fini par le tuer accidentellement. Les policiers sur place ainsi que le patron du bar et son employée tentent alors d'inventer une histoire qui tienne la route mais qui restera vivant ? Un peu de "Pour 100 briques, t'as plus rien !", un peu de "Heureux Gagnants" et nous voilà devant un huis-clos quelques-fois sanglant, quelques-fois dramatique mais surtout comique ! Le film a de plus la bonne idée de mettre en scène les différentes histoires que veulent raconter les personnages aux autorités. C'est-à-dire qu'à chaque changement de plan, un nouveau mensonge s'impose, nouveau mensonge mis en scène une nouvelle fois de manière assez grinçante. D'autant plus que le film n'est jamais moralisateur envers les personnages, même si l'histoire prend une direction plutôt mouvementée mais surtout cynique, il ne vient jamais "punir" ses personnages, ce sont des punitions qu'ils s'infligent eux-mêmes en prenant des décisions toutes plus incohérentes les unes que les autres. D'ailleurs, on s'amuse évidemment de ces personnages plus qu'on ne les plain. Mais malgré ses très bonnes idées, le film a quelques-fois du mal à décoller, on sent par exemple que certaines scènes ou idées auraient pu avoir beaucoup plus de potentiel si le réalisateur/scénariste avait poussé les curseurs encore un peu plus loin. "Le Roi Soleil" est donc dans l'ensemble une très bonne comédie même si j'aurai aimé qu'elle aille, par moments, un peu plus dans son délire.
Naughty Doc

1 041 abonnés 530 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mai 2025
Savoureux petit jeu de massacre que ce film, où divers personnes se retrouvant dans un PMU aux aurores vont devoir trouver une dolution après que le gagnant d'un ticket de loterie se fasse tuer par inadvertance. Un huis-clos au rythme bien géré, avec un cast réussi (en particulier Lucie Zhang et Pio Marmaï) et qui offre en plus un petit commentaire social sur la lutte des classes qui entre en adéquation avec le propos du film.
On est pas sur un niveau Tarantinesque ni sur une claque de mise en scène, mais voilà un film-concept qui ne dévie pas de sa ligne directrice
Polette20222718
Polette20222718

8 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2025
Film plein de surprise, du début à la fin. L’histoire se déroule à Versailles, avec en son cœur la question : tu fais quoi si tu gagnes à loto ? Pio Marmaï excelle.
Lucas BMA
Lucas BMA

2 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mai 2025
Vu en séance de Minuit au festival de Cannes.
Quand tout se joue autour d'un ticket de loto... Le début est assez perturbant, mais on rentre vite dans l'histoire
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse