On est sortis de la salle au bout d’une 1/2 h. Tout est moche, le décor, sombre, la façon de filmer, l’histoire en boucle. Trop déprimant tout ça, allez hop, on est allés voir ailleurs
Surpris de voir que ce film n'est pas mieux noté. Surpris car j'ai beaucoup aimé (hormis la "deuxième" scène d'ouverture où le mec fait un long discours sur les différentes couches sociales de la pyramide : c'est un peu rasoir et je ne comprends pas l'utilité). L'histoire est prenante : on a sans cesse des rebondissements, et jusqu'à la fin on se demande comment cela va finir. Il y a aussi des scènes qui m'ont bien fait rire tant c'était dramatique / incongru (notamment la mort pathétique de Reda qui s'électrocute en voulant remonter le store mécanique). Puis je trouve que ça a été très bien réalisé, avec les retours en arrière / les scènes fictives qui permettent de visualiser les différentes hypothèses de ce que l'on prévoit de raconter aux policiers. Enfin ça montre bien comment des gens "ordinaires" peuvent se transformer quand une telle quantité d'argent est en jeux. Bref ce huis clos était fort sympathique et je le conseille vivement. Vive le Roi Soleil.
Une formidable introduction très originale. Une idée de départ intéressante. Malheureusement le rythme n'est pas tenu. On se perd dans les rebondissements. Certaines scènes sont inutiles comme l'appel du gagnant du billet à sa fille, qui n'apparaît jamais par la suite. Ou comme d'autres scènes avec un agresseur différents ou le cas où c'est la serveuse qui possède le bon ticket. La fin aussi laisse perplexe comme si les scénaristes avaient un point de départ original mais, comme souvent dans ce genre de situation, ne savaient plus quoi en faire.
PS : on pourra s'amuser de la sortie d'un film en période de rentrée des classes avec (Pio) "Marmaille"
Le réalisateur Vincent Maël Cardona nous propose avec « Le Roi Soleil » un huis clos qui ressemble autant à un exercice de style qu’à un jeu de massacre. Dans sa forme le film ne manque ni d’idée, ni d’audace. J’en veux pour preuve le pré-générique, déroutant et presque incongru, ou bien le cours accéléré de sociologue historique que trader Erwan débite à son stagiaire, au milieu des dorures de Versailles. Ce discours (pas nécessairement dénué d’intérêt) spoiler: en dira finalement long que ce qui adviendra ensuite. Le montage inventif du film est son principal atout. Les scènes sont montrées plusieurs fois, selon un angle différent, selon un personnage différent, parfois les détails diffèrent, spoiler: parfois c’est une scène imaginée, parfois c’est un flash back qui ne dis pas son nom, une autre fois c’est un futur hypothétique, pas forcément facile de s’y retrouver pour le spectateur qui s’attendait à un récit plus linéaire. Mais pas d’inquiétude, même si cela parait confus de prime abord, on finit très bien par comprendre qui fait quoi et qui décide quoi. Il y a malgré tout quelques soucis, d’abord le film est trop long d’au moins un bon quart d’heure et il y a des scènes inutiles (le karaoké) dont on ne comprend pas bien ce qu’elles apportent à l’intrigue. L’intrigue justement, consiste en un huis clos à plus ou moins 8 personnages. Un ticket de loto gagnant (on tourne presque 250 millions d’euros) va cristalliser tous les affects, les convoitises, les mauvaises décisions et un bon paquet de péchés capitaux des personnages de ce petit bar PMU. Difficile d’en dire plus sans trop en dire, spoiler: mais dans ce petit monde clos, aucun (à part l’heureux gagnant monsieur Kantz) ne résistera à l’appât du gain, à un niveau ou un autre. Au début tout le monde était heureux pour le petit monsieur, mais il a suffit qu’un seul ait un geste mal intentionné pour que les choses dérapent. Il suffirait de pas grand-chose pour que les vraies personnalités de ces gens a priori tout à fait normaux se révèlent, dans toute leur noirceur. C’est le moteur du film, démontrer que si les évènements s’y prêtent, tout le monde peut devenir un être parfaitement amoral. C’est une spirale de mauvaises décisions, d’improvisation et de mauvais sentiment qui va entrainer tout ce petit monde vers une fin que l’on a deviné d’emblée. Le film se termine par une image qu’on a déjà vue au début, il suffit d’être un peu attentif. Ce scénario, que l’on peut trouver parfois excessif, grand guignolesque ou tiré par les cheveux sur l’enchainement des situations, n’est malgré tout pas dénué de pertinence, notamment sur l’écriture des personnages. Les deux policiers, très bien incarnés par Pio Marmaï (flic à la limite de la rupture déjà avant les évènements) et Sofiane Zermani (son acolyte qui visiblement lui sert de béquille) devraient se montrer exemplaires, spoiler: mais plus que l’appât du gain c’est la trouille d’avoir des ennuis qui les motivera… à se créer encore plus d’ennuis . Abel l’interne en médecine (Panayotis Pascot, malheureusement sous employé ici) spoiler: ne prend pas la mesure des évènements du point de vue médical alors qu’il est le mieux placé pour cela. Nico (Xianzeng Pan) et Esmé sa serveuse (Lucie Zhang, épatante) semblent tiraillés entre les millions et leur morale spoiler: (lui un peu plus qu’elle quand même !) , mais la palme revient à la propriétaire du bar PMU, madame Picon Lafayette. Incarnée parfaitement par Maria de Medeiros , spoiler: cette dame bien mise, probablement déjà fort riche, qui se fait payer ses loyers en liquide et regarde Nico avec une condescendance teinté de racisme, est la preuve que l’argent malhonnête appelle l’argent malhonnête. Personne n’en sortira gagnant, la morale est sauve car au final, le ticket gagnant mal acquis ne profitera à personne et c’est la seule fin qui convenait. « Le Roi Soleil » est un film audacieux dans sa forme et sa construction, qui ne manque pas d’originalité ou de pertinence mais qui peut dérouter le spectateur ou même le mettre mal à l’aise. Si la violence ne nous ai jamais montré frontalement, l’amoralité dont font preuve presque tous les protagonistes peut quand même laisser songeur.
Ce film est un véritable jeu de massacre au propre comme au figuré. Il s'agit bien entendu d'encaisser le ticket gagnant de la victime. Sauf que il faut que les alibis tiennent ! S'en suivent une cascade de scénarios aussi improbables, les uns que les autres C'est assez jouissif, au fur et à mesure que la journée avance. Le dernier coup de théâtre intervient quand la propriétaire se pointe pour encaisser le loyer du "Roi Soleil". Une scène irréaliste ! Ici l'Honnêteté est la ligne directrice, un peu comme "Last Stop To Yuma"...
Une proposition audacieuse et surprenante ! Une vraie tentative d’auteur qui convoque Lynch, Hitchcock, Nolan et le plus confidentiel Alex van Warmerdam ! Quelques choix étonnants et une incertitude sur la véritable tonalité brouille l’ensemble, mais c’est une proposition à défendre !
Excellent ! Film remarquable par sa mise en scène et son scénario déjanté ! Le casting est réussi. Une superbe mise en abîme du monde du cinéma également. Je le conseille vivement !
Ça part très fort, on se croit arrivé dans un film de Pierre Schoeller… Et puis non. Nib. l'illusion d'un film qui va laisser une trace dans ma mémoire a tout de même duré quelques dizaines de minutes, mais le scénario a soudain cessé de s'intéresser à ses personnages, et à la situation, pour ne plus s'intéresser qu'à lui-même! Coquin de scénario narcissique et vaniteux, va! Il était là, à se pavaner, à se regarder dans le miroir de mes yeux, à se dire à lui-même: "mazette! que je suis beau! Que je rebondis bien… Et souvent! Qu'est-ce qu'on va m'étudier, plus tard, dans les écoles de scénarios! Ouh-là! Je suis chaud comme un fer à friser, moi!"… Si bien que pendant ce temps-là, les personnages laissés en roue libre se sont mis à faire n'importe quoi, et que ce qui s'annonçait comme un pamphlet un peu philosophique et un peu relevé, est devenu une espèce de petite boutique des horreurs, un Grand Guignol sans intérêt et à la chute complètement ratatinée… Dommage parce que c'est rudement bien filmé, cadré, musiqué, tout ça. Comme "Les magnétiques"… Fera mieux la prochaine fois.
Je crois que j’ai aimé. Oui j’ai aimé. C’est délirant, c’est perché mais j’ai aimé. J’ai aimé le rythme, j’ai aimé les acteurs. La fin est un peu décevante au vu du déroulé du film, j’aurais aimé un truc rocambolesque jusqu’au bout mais j’ai envie que les gens aille le voir alors je vous dirais seulement que j’ai aimé.
Un véritable chef d’œuvre je me suis régalé et quel histoire!!! quel casting !!! Sofiane Zermani a un véritable talent ce film est digne des grand films us 2h de pur plaisir !!!
Le concept, le scénario et le casting ont tout pour nous captiver, malheureusement le film souffre des 2 défauts majeurs : un vrai manque de rythme et une DA très discutable. L’image est baignée d’un flou et d’une pénombre qui lissent tout et dont l’intérêt me semble très discutable.
Un film d'une violence extrême qui peut s'apparenter à un Cluedo mal ficelé. Des personnages qui sont des pions avec une attitude (leader, temoin, fautif, nerveux...) tout cela par cupidité. Et une fin si l'on peut appeler cela une déception ! Quel ennui ! Quelle lutte pour aller au bout de ce navet !
Agréablement surprise par ce film. Je l’avais vu en sélection à Cannes lors de ma venue au festival mais je n’avais pas été le voir. Il y a un côté burlesque et absurde presque à la Dupieux dans la manière dont est traité le sujet et dont les protagonistes s’empêtrent dans l’histoire. Le travail des plans de reconstitution des différentes versions du scénario raconté est déstabilisant au départ quand on ne comprend pas encore très bien ce qu’il se passe, puis on trouve ça ingénieux et original. On passe un bon moment et on est bien pris dans l’intrigue, c’est drôle mais pas hilarant.
Excellent film. Bons acteurs, rythme, originalité( dans les personnages, l' histoire, la façon de filmer et de raconter) surprises, pistes de réflexion philosophique... un cocktail détonnant: Gé-nial! J'ai rarement été aussi scotchée à mon siège depuis certains Mission impossible ( je parle des meilleurs!)...Franchement je ne comprends pas la note actuelle: spectateurs" Moi je l ai préféré largement à Parasites, primé à Cannes... Je lui aurais personnellement décerné palme d'or ou césars cette année! Je suis fan de ces realissteurs/ scénaristes et acteurs d honorer ainsi le cinéma français.