Film sympathique sue The Apprentice, nous montrant l'ascension du jeune Donald Trump (un excellent Sebastian Stan) sous l'aile de l'entrepreneur Roy Cohn (Jeremy Strong qui vole la vedette à chaque apparition).
On pense à Vice, Succession ou Wall Street (en version beaucoup plus light), tandis qu'Abbasi filme son récit avec une facture visuelle semblant parfois émuler un métrage sorti au début des 90's (ère MTV).
C'est fun et parfois acide, mais finalement assez schématique et attendu dans son programme. Ce qui est bien dommage car le casting est encore une fois excellent (Stan qui se mue peu à peu en Trump en maîtrisant ses mimiques, ou Maria Balakova en Ivanka), malgré des personnages sans aucune subtilité (on comprend que Donald poursuit en justice les producteurs devant toutes les s*loperies qu'il y fait).
e film reflète tout ce qu'on peut détester chez une personne ego surdimensionné, capacité à écraser autrui sans remord, mentir avec aplomb et exploiter ceux qui l'entourent pour arriver à ses fins. Voilà ce que nous montre ce film sur ce triste personnage et qui malgré tout arrive à ses fins et fut président et peut être de nouveau...Tout est détestable chez ce personnage et on ne peut que le détester au vu de ce qu'il à été capable de faire (et fait encore). Mais les gens voient aussi un mec qui a sa propre tour et qui est milliardaire...donc sa réussite. Stan est étonnant en Trump avec sa façon de refaire les mimiques ou gestes et Strong en maître qui lui à tout appris est juste nickel. Excellent film en tous cas. NOTE : 8/10
"L’ascension de Donald Trump n’est plus une fiction jusqu’à aujourd’hui. Ali Abbasi s’est emparé de l’une des figures américaines les plus controversées. Avant même que l’on s’attarde sur la présidence du « guerrier solitaire », The Apprentice nous donne à voir comment un homme aussi peu confiant et charismatique s’est bâti un empire financier conséquent."
"En changeant le décor de la société iranienne, plutôt à l’aise pour encourager le féminicide (Les Nuits de Mashhad), contre celui des soirées privées et des buildings new-yorkais avec The Apprentice, Abbasi attire notre attention sur le pacte faustien entre un jeune promoteur immobilier et un avocat rompu au jeu de pouvoir. Cette alliance imprévue révèle ainsi la déliquescence d’une nation dont le trône est maudit par des moments d’égarement ou de cupidité. Richard Nixon fut le premier à passer sur l’échafaud médiatique. Et les suivants s’en sont servi comme martyr afin de ne pas répéter la tragédie. Mais peut-on vraiment échapper aux lois immuables du pouvoir ?"
"De cette relation, on y discerne les prémisses d’une émission de téléréalité, nommée The Apprentice, où plusieurs candidats tentaient d’arracher une place précieuse dans l’entreprise de Trump. La célèbre sentence éliminatoire « You’re fired ! » (« Vous êtes viré ! ») provient de ce concept phare de NBC entre 2004 et 2015. L’importance de cette émission a également été traitée dans une série documentaire pour Netflix, Trump : Un rêve américain (2018), car elle démontre que ce processus dépasse le stade du divertissement et qu’il est encore possible de régner sur une Amérique anti-communiste. Il est tout de même navrant que le cinéaste ne cherche pas à dépasser la caricature de Trump ou à sortir du format à sketches qui casse un peu le rythme."
Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné."L’ascension de Donald Trump n’est plus une fiction jusqu’à aujourd’hui. Ali Abbasi s’est emparé de l’une des figures américaines les plus controversées. Avant même que l’on s’attarde sur la présidence du « guerrier solitaire », The Apprentice nous donne à voir comment un homme aussi peu confiant et charismatique s’est bâti un empire financier conséquent."
"En changeant le décor de la société iranienne, plutôt à l’aise pour encourager le féminicide (Les Nuits de Mashhad), contre celui des soirées privées et des buildings new-yorkais avec The Apprentice, Abbasi attire notre attention sur le pacte faustien entre un jeune promoteur immobilier et un avocat rompu au jeu de pouvoir. Cette alliance imprévue révèle ainsi la déliquescence d’une nation dont le trône est maudit par des moments d’égarement ou de cupidité. Richard Nixon fut le premier à passer sur l’échafaud médiatique. Et les suivants s’en sont servi comme martyr afin de ne pas répéter la tragédie. Mais peut-on vraiment échapper aux lois immuables du pouvoir ?"
"De cette relation, on y discerne les prémisses d’une émission de téléréalité, nommée The Apprentice, où plusieurs candidats tentaient d’arracher une place précieuse dans l’entreprise de Trump. La célèbre sentence éliminatoire « You’re fired ! » (« Vous êtes viré ! ») provient de ce concept phare de NBC entre 2004 et 2015. L’importance de cette émission a également été traitée dans une série documentaire pour Netflix, Trump : Un rêve américain (2018), car elle démontre que ce processus dépasse le stade du divertissement et qu’il est encore possible de régner sur une Amérique anti-communiste. Il est tout de même navrant que le cinéaste ne cherche pas à dépasser la caricature de Trump ou à sortir du format à sketches qui casse un peu le rythme."
Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Un film politique ou plutôt une "FICTION" à charge contre Trump !!! vu au festival de Cannes ... ce soit disant " Biopic" (au demeurant bien filmé et rondement mené par l'equipe d'Abbasi) est rempli de contre vérités... une fiction qui mélange la réalité et les intox ... Ainsi tout au long du film des scenes fantasmagoriques ( d'ailleurs jugées et contredites par la justice ... ) sont presentées comme des verités... Son comportement avec les femmes et une scene de viol sur sa femme ont fait polemique dans la presse Americaine ... il en ressort malgré tout un jeu d'acteurs seduisants qui meritent d'être là ... Ce film produit et realisé par des militants démocrates que l'on ne présente plus mérite une étoile et demie pour la prestation de Jeremy Strong ...
BON film sur D. TRUMP , l'ascension de cet individu sans scrupules et sans état d'àmes , cela est assez glaçant et tellement vrai et toujours d'actualité.
Make America great again... L'ascension fulgurante de Donald Trump, à la tête d'un empire et prêt à tout pour réaliser ses projets. Les acteurs et le réalisateur assurent, mais j'ai trouvé la BO inadaptée. Un peu trop long à mon goût, et l'image qui y est donnée des femmes est déplorable.
Belle démonstration de la manière dont Trump s’est hissé au pouvoir aider pas son avocat Roy Cohn avec ses 3 règles d or :” attaquer toujours, ne jamais rien avoir, toujours faire comme si on avait gagné “
Bon, voilà une fois de plus un film américain (ou, plutôt, un faux film américain puisque canado/danois/irlandais et réalisé par un danois d'origine iranienne) à côté duquel je passe en ne ressentant pas grand chose sauf de l'ennui. Divers problèmes nuisent à ce film, les principaux étant que le choix n'est jamais fait entre satire et réalisme, que l'image est toujours très laide et qu'on doit se "farcir" de la "musique" disco pendant 2 heures. Seul point positif : l'interprétation est plutôt réussie. Par contre, je doute malheureusement que ce film (qui va finir par sortir aux Etats-Unis malgré les efforts trumpistes pour empêcher sa sortie) puisse avoir une influence quelconque sur l'élection.
Je n’ai aimé ni le scénario ni la photo. Le personnage de l’avocat aurait pu être mieux exploité et on n’apprend rien sur Donald trump qu’on n’aurait pas déjà lu dans la presse people. Bref, passez votre chemin.
Le biopic sur Donald Trump est remarquablement bien incarné par l'acteur principal, Sebastian STAN, qui réussit à capturer l'essence du personnage avec une grande justesse. De plus, le rythme du film est bien maîtrisé, rendant l'histoire captivante du début à la fin.
Du grand cinéma dans ce portrait parfait et intéressant ! Trump et son ascension sans aucune censure, juste génial ! Pas de chichi ou de faux-semblant, un vrai fil cash et filmé à l’ancienne avec un portrait où on voit ses qualités et ses defaults, sa folie des grandeur, sa décadence, sa débilité et sa cruauté pour les gens sans aucune limite, et ça fait du bien à voir ! Un très bon film avec une super bande son. Je reste juste sur ma faim, car j’aurai préféré une fin où on le voit président comme la relation qu’il a avec sa femme aujourd’hui..
The Apprentice confirme la médiocrité du cinéma d’Ali Abbasi, réalisateur du surestimé Gräns (2018) et de Ankabut-e moqaddas (2022) où s’observait déjà une complaisance dans le filmage de la monstruosité humaine. Il s’agit cette fois de retranscrire l’ascension politique de Donald Trump sous l’influence de son mentor, Roy Cohn, un avocat d’affaires : le récit d’apprentissage, qui repose sur plusieurs règles d’abord explicitées puis mises en application telles que l’attaque comme stratégie d’approche ou la négation de toute vérité qui pourrait s’avérer incommodante, prétend disséquer le futur président des États-Unis et prend la peine, pour cela, d’ouvrir son corps sans pourtant accéder à son âme, moins encore à ses ambiguïtés morales. Le style caméra à l’épaule confère à l’ensemble des airs de faux documentaire auquel se heurtent des partis pris clinquants – montage agressif à la manière d’un clip, musique omniprésente – si bien que la démarche du réalisateur devient progressivement imprécise, sinon incohérente. Celui-ci cède, une fois de plus, aux reflets de son personnage idolâtré alors que le discours de fond exige, lui, sa démystification. La seule idée pertinente consiste à représenter Trump comme un consommateur avide de conseils, de passe-droits et de pouvoir : son supérieur symbolique, ledit Roy Cohn, se voit spoiler: dévoré de l’intérieur à la fois par la maladie mais également par son élève . Voilà donc une production superficielle et trop longue qui s’empare d’une figure monstrueuse dans l’unique but de tirer profit de son aura médiatique.
La performance de STAN en Donald TRUMP apprenti dans les années REAGAN est bluffante ! Et nous découvrons l’existence de son avocat mentor qui lui a appris le monde des affaires sans morale. C’est un film pour les anti-TRUMP, à charge, mais il n’est pas facile de déceler la vérité des fausses infos. On gardera le sentiment que 80 % relève du biopic. L’image est vintage et c’est dommage car non nécessaire. Le parti pris ne contribuera pas à rendre sympathique le personnage… Il fallait oser !