5007 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
330 critiques spectateurs
5
20 critiques
4
170 critiques
3
111 critiques
2
18 critiques
1
9 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Fryzer
18 abonnés
388 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 21 novembre 2024
Raaaah j’aurai aimé en apprendre beaucoup plus sur la vie de Trump, y’a pas eu de réelles prises de risque je trouve, ça se contente de résumer ce qu’on sait déjà sur le personnage globalement. Au delà de ça, l’œuvre est clairement sauvé par un duo Sebastian Stan et Jeremy Strong vraiment excellent, surtout ce dernier, mais je reconnais que voir la tournure pour Sebastian depuis que je l’ai connu dans Gossip Girl fait plaisir pour lui, il est talentueux. Je suis sur ma faim car ça reste un biopic lisse mais loin d’être mauvais, satisfait mais pas à 100%.
Alors moi j'ai adoré. jeu des d'acteur fabuleux, réalisation ultra dynamique, aucun temps mort on ne s'ennuie pas un instant. Intéressant de voir cette histoire d'ascension d'un type relativement banal avec néanmoins du flair, qui va littéralement se transformer au contact de son avocat qui va le former a devenir une machine de guerre du business, au point que l'élève finira par dépasser le maître. Bien sûr, le portrait dressé n'est pas neutre a la veille d'une élection présidentielle capitale....
The Apprentice n’est pas vraiment un biopic, mais plutôt une plongée dans la relation entre le jeune Trump et son avocat Roy Cohn. Que l’on aime ou pas le personnage, le film se regarde avec intérêt et le temps passe vite. La mise en scène est rythmée, le scénario bien écrit, et surtout, l’interprétation est impeccable. Sebastian Stan et Jeremy Strong, tous deux nommés aux Oscars ce dimanche, livrent des performances remarquables. Un ensemble plaisant et bien construit, qui, si on lit entre les lignes, devient assez effrayant. Une reconstitution fascinante d’un parcours aussi troublant que révélateur.
Œuvre clinquante et incisive aux allures de mockumentaire et à l'esthétique vintage et granuleuse (16mm, puis VHS), ce biopic nous raconte la transformation d'un looser avide de pouvoir en "tueur" arrogant et impitoyable.
Plongée dans les coulisses du capitalisme décadent et prêt à toutes les bassesses pour arriver à son but, le film se divise en 2 chapitres.
Le premier nous dépeint la rencontre de Trump et de Cohn, un avocat sans filtre et au-dessus des lois, qui va le forger à son image et lui apprendre toutes les ficelles, surtout les pires. Un peu à l'image d'un Sith et de son disciple, Cohn lui enseigne 3 règles fondamentales s'il veut devenir le meilleur (Attaquer, attaquer, attaquer / Ne rien avouer, tout nier / Quoi qu'il arrive, ne jamais admettre la défaite, toujours revendiquer la victoire). Ce qui compte à tout prix, c'est de gagner, quitte à faire tomber (en manipulant, en discréditant) toutes celles et ceux qui se mettraient en travers de leur route.
La seconde partie est un effet-miroir à la première, et voit le renversement du maître par son élève. Trump est devenu ce qu'il a rêvé d'être, et s'accapare tous les succès, présents comme passés. Il a tourné le dos à son docteur Frankenstein, à celui qui le considérait comme son "ami". Et il prétend à tout le monde s'être fait tout seul, avoir bâti son empire à la sueur de son front. L'instinct du tueur serait inné chez lui.
Mais l'avait-il vraiment en lui, ou ne serait-il qu'une arnaque que l'on a transformé en machine à faire du fric ? Ce film semble avoir une réponse assez claire à ce sujet.
Dans la lignée d’œuvres comme «Wall Street», «Vice» ou encore la série «Succession», un film plutôt classique dans sa construction, et manquant un peu de nuances dans son écriture (le revers de la médaille de pas mal d'œuvres à charge), tout en étant forcément en-deçà par rapport à ce qu'est Trump dans la réalité. Mais un biopic immersif sans véritable temps mort, et qui peut surtout compter sur les très bonnes incarnations de Jeremy Strong et Sebastian Stan, qui arrive à éviter assez intelligemment le piège du simple mimétisme.
Un moment bien sympathique dans son ensemble, même s'il me marquera moins que la précédente réalisation d'Ali Abbasi, le très bon «Les Nuits de Mashhad».
Une évocation de l'homme d'affaires et futur président dont son mentor, R. Cohn, a contribué à l'ascension. Son réalisateur s'attarde surtout sur cette collaboration, sur les rapports familiaux, sur fond d'histoire de l'Amérique des années 70/80 et d'un NY appuyé de documents d'époque. Le personnage de Trump est un symbole de réussite, (à quel prix!) mais pas humainement intéressant. Aussi, le projet a du mal à passionner. Toutefois, la transformation de S. Stan donne un résultat tout à fait crédible.
The Apprentice est un film correct, bien interprété, mais souffrant d'un vrai souci de scénario. Le film s'épuise un peu dans cette ascension d'un Trump soutenu par un avocat douteux. C'est trop linéaire, et souvent trop artificiel. Les clins d’œil au présent de ce business man qui ne se destinait pas à la politique sont trop appuyés. Et les scènes cherchant à caractériser ses travers sont amenées trop frontalement. De plus, on peine à croire que l'actuel candidat à la présidentielle américaine qui démontre depuis 8 ans une vanité qui relève très nettement de la folie pure et simple n'était qu'un timide garçon qui n'osait même pas boire une vodka dans un bar. Ce genre de délire autocentré se ressent généralement dès l'enfance, non ? De même pour ses frasques sexuelles qui semblent ici totalement minimisées. Enfin, un malaise persiste dans la vision de ce film en ce mois d'octobre 2024, car ce gentil roman d'apprentissage, un peu pittoresque, traite d'un homme complètement dément et déséquilibré qui risque de gagner la prochaine élection américaine et/ou tous nous envoyer dans le chaos de sa guerre civile ou de conflits injustes disséminés à l'échelle mondiale. Dans ce contexte, on a du mal à apprécier tranquillement ce récit trop lisse et trop propré, tant ce qui nous attend peut-être est effrayant.
Trump et son univers impitoyable. Un film plus qu’intéressant avec des acteurs convaincants et une très bonne mise en scène . Comme il est impossible de vérifier la véracité de certains passages, on peut imaginer le parti pris à charge du réalisateur. Une ambiance de l’époque bien reconstituée aussi, À voir surtout qu’il a été réélu, cela donnant une dimension supplémentaire à l’ensemble
Un excellent biopic sur Donald Trump qui prend le parti d éviter la caricature; le personnage étant tellement en dehors des limites que la caricature est inutile, pour ne pas dire impossible. En revanche le fait se concentrer sur ses débuts dans les affaires et l idée de faire de la relation avec son avocat une métaphore du docteur Frankenstein et de sa créature sont excellentes. La plongée dans le New York en crise de la fin des années 70 et l arrivée de la grossièreté et du mauvais goût des années fric se fait dans une reconstitution remarquable. L interprétation est elle aussi formidable, évite là aussi la caricature et dresse un portrait à la fois effrayant et juste. Pour moi une pure réussite, un film bien construit peut être trop nuancé pour la période actuelle, qui aurait mérité bien mieux que son échec au box office.
"The Apprentice" assez bien noté par la critique, en compétition cette année au festival de Cannes (sélection officielle) est un drame historique pertinent. En effet, le réalisateur Ali Abbasi livre aux spectateurs un "faux biopic" retraçant l'ascension de Donald Trump entre les années 1970-1980 dans un récit précis et parfois choc, avec une atmosphère et une reconstitution de qualité ainsi qu'un duo d'acteurs qui fonctionne parfaitement à l'écran (Sebastian Stan et Jeremy Strong).
On sent dans le scénario (signé Gabriel Sherman, journaliste politique) une volonté d’être le plus factuel et le plus sobre possible. En matière d’expression de l’arrivisme et de la vulgarité de Donald Trump dans ses jeunes années, le film est sans doute en deçà de la réalité. Et c’est probablement mieux ainsi, pour rester crédible sans tomber dans la farce. En focalisant sur la relation entre Trump et son mentor, Roy Cohn, le film donne intelligemment à comprendre l’homme politique d’aujourd’hui, à partir de son ascension en tant qu’entrepreneur et homme d’affaires. Mais pas que : il donne aussi à comprendre son patriotisme, son rapport à l’autorité, à la vérité, aux femmes, aux maladies contagieuses… Dans ce roman d’apprentissage, c’est la figure du maître à penser et à agir, Roy Cohn, qui est la plus intéressante. Cet avocat fut le conseiller juridique du sénateur anticommuniste McCarthy (ce n’est pas dit dans le film) et l’ardent promoteur de la condamnation à mort des époux Rosenberg (c’est dit dans le film). Maniant offensivement et cyniquement le mensonge, le chantage et la corruption, il a fait d’un jeune entrepreneur un peu tendre un véritable golden boy, symbole d’un capitalisme tout puissant, sans foi ni loi. Une incarnation aussi du rêve américain dans ce qu’il peut avoir de plus opportuniste et démesuré. Les interprétations de Sebastian Stan (Trump) et de Jeremy Strong (Cohn) sont convaincantes. La reconstitution des années 1970 (décors, costumes, coiffures, formats et textures d’images) est soignée. La réalisation et la narration s’avèrent incisives et bien rythmées, à défaut d’être originales. L’ensemble n’atteint peut-être pas des sommets, cinématographiquement parlant, mais donne corps efficacement à un travail biographique à la fois pertinent et édifiant.
Une perfide mécanique irréprochable sur le fond. Sur la forme, on n'en aurait souhaité encore davantage. Ce qui rend ce récit solide tel un bloc. Après la désaffiliation de ses pères, la suite en aurait été que plus exquise, malheureusement on la connait déjà que trop bien. Sebastian Stan est saisissant.
Je connaissais, comme tout le monde, Donald Trump, l’homme politique et l’homme des affaires, l’optimisateur fiscal borderline, l’homme des conquêtes sexuelles et de leur rétribution, l’hommes des mensonges aussi. On découvre ici son ascension et l’apprentissage de ses méthodes et les 3 fameuses règles : attaquer, nier les faits et se déclarer vainqueur même dans les défaites. Vous l’aurez compris, chez lui, peu importe les moyens, seul compte le résultat. Il a été à bonne école et il a dépassé son maître et mentor, Roy Cohn, qui voit sa créature lui échapper et se détourner de lui. « The Apprentice », c’est avant tout un superbe casting, Sebastian Stan et Jeremy Strong en tête, et un film monté avec des capitaux canadiens, danois et irlandais mais aucun producteur américain n’y a participé. De même qu’une fois produit, le film a du mal à être distribué aux USA. Est-ce un signe de ce que l’on peut faire ou non aux USA, le pays du capitalisme et de la liberté d’entreprendre ?
En sélection officielle au dernier festival de Cannes, le long-métrage d’Ali Abassi n’a pas fait grand bruit, repartant bredouille de la Croisette. Pourtant, le film a de nombreuses qualités à faire valoir. D’abord, par le portrait qu’il dresse de Donald Trump, sans concession, d’un homme prêt à tout pour devenir quelqu’un, dans un pays où la réussite économique est érigée en valeur première, et permet toutes les outrances. Le récit ne s’intéresse qu’à une courte période de la vie de Trump, mais il s’agit de celle qui l’a fait devenir ce qu’il est aujourd’hui. Et, évidemment, en toile de fond, on projette les faits et gestes de ce jeune arriviste sur ce qu’il est devenu, ces dernières années, en tant que président des États-Unis. Mais, ce qui étonne dans le film d’Abassi, c’est la découverte de son mentor, l’avocat Roy Cohn, qui est présenté comme l’homme qui a totalement façonné l’homme d’affaire et futur président. L’interprétation faite par Jeremy Strong de ce personnage hors du commun est absolument démente. Il s’agit d’une des prestations les plus virtuose vue cette année sur grand écran. Mais peut-être que l’acteur sera oublié des prochains Oscars, au vu du sujet ultra politique et polémique du long-métrage. En tout cas, il vole presque la vedette à Sebastian Stan, qui réalise une prestation également très convaincante, puisqu’il incarne Trump avec un mimétisme saisissant. Avec ces deux prestations remarquables, un récit haletant et une mise en scène enfiévrée, Ali Abassi nous propose une plongée glaçante dans les origines de la lente dérive démocratique américaine.
Quatrième long-métrage du réalisateur danois d’origine iranienne Ali Abbasi, auteur du fascinant (et très différent) Border en 2019, The apprentice nous plonge dans les années d’apprentissage d’un certain Donald Trump, héritier de l’empire immobilier de son père, à partir du début des années 70. Le film se concentre plus précisément sur la relation avec son mentor, Roy Cohn, avocat célèbre pour avoir envoyé sur la chaise électrique les époux Rosenberg dans les années 50. Homme violent et cynique, homosexuel non-assumé qui mourra du Sida, Cohn est ici montré comme prodiguant des leçons de brutalité et d’immoralité à un Trump opportuniste et presque sympathique. Mais à force de trahison, de bluff et de magouilles en tous genres, l’élève va rapidement dépasser le maître. Porté par des acteurs convaincants (Sebastian Stan et Jeremy Strong), ce film percutant et instructif donne parfois l’impression d’être plus sur la retenue que le show permanent que nous offre son personnage principal dans la vraie vie, dont les frasques dépassent souvent ce que pourrait imaginer la fiction. Peut-être pour ne pas trop mettre en avant un Donald Trump dont le talent consiste surtout à avoir su constituer une mythologie personnelle autour de sa petite personne.