Nuremberg
Note moyenne
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458 critiques spectateurs

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22sur20 | Alex
22sur20 | Alex

108 abonnés 335 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 février 2026
NUREMBERG : 18/20

Nuremberg nous plonge au cœur du plus grand procès de l’Histoire, en mettant sur la table tous les enjeux politiques et sociaux, à travers le prisme psychologique et médical d’un médecin.

Rares sont les films d’une telle intensité qui m’ont autant cloué à mon siège et noué l’estomac.

Dans ce film, les performances d’acteurs sont magistrales. Russell Crowe est méconnaissable et complètement habité par son personnage, tandis que Rami Malek, avec qui j’ai plus de mal en temps normal, est ici également parfait.

Les acteurs secondaires s’en sortent très bien eux aussi, ce qui renforce encore davantage l’immersion.

Le déroulé des événements est écrit d’une main de maître et instaure une ambiance folle. Presque insidieux, le film fait tout pour créer une relation particulière avec ce démon, Hermann, envers qui s’engage un combat loin d’être gagné d’avance, mais dans lequel le médecin use de tous les stratagèmes possibles pour parvenir à ses fins.

Le film parvient à nous faire sentir à la fois acteurs et spectateurs des événements.

Le point culminant du film est évidemment le procès, et j’ai trouvé la réalisation spectaculaire, à m’en mettre la chair de poule.

J’avais l’impression d’y être, et voir défiler toutes ces horreurs à l’écran m’a clairement donné mal au ventre et foutu les larmes aux yeux. La tension est palpable et crescendo, le rythme est parfait, vraiment c’était intense !

NUREMBERG impressionne par sa réalisation impeccable et sa gestion du rythme quasi chirurgicale. Tout est extrêmement maîtrisé et sublimé par des jeux d’acteurs quasi parfaits, pour une expérience immersive rarement vue au cinéma, tout en offrant une piqûre de rappel nécessaire sur une époque à ne jamais oublier.

Plus de notes sur insta : 22sur20
Frederic Ruault
Frederic Ruault

1 abonné 31 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 février 2026
Ce n'est pas un Grand Film, il n'y a pas de performance d'acteur magistrale, il ne deviendra pas un film culte, mais cette oeuvre basée sur les faits et la réalité de la fin de la seconde guerre mondiale nous fait découvrir une partie de notre histoire mondiale mal connue, non étudiée à l'école, et qui ne manquera pas de nous faire remarquer que certains de nos dirigeants actuels, qui se comportent comme des dictateurs, n'ont toujours pas appris de notre passé et continuent à ce comporter comme si la vie humaine n'avait pas d'importance.

La soif de pouvoir, l'appétit de la vengeance, font faire à l'être humain les plus grandes atrocités et malheureusement les exemples négatifs de notre passé déjà lourd ne servent toujours pas d'exemple pour nous empêcher de recommencer...
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 831 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 février 2026
James Vanderbuilt a pris en main un projet aussi ambitieux que risqué, proposer un film sur le procès de Nuremberg aujourd’hui, en 2026, dans le monde tel qu’il est. A qui s’adresse ce film, c’est la première question que l’on peut légitimement se poser : au peuple américain de 2026 ou aux enfants du monde d’aujourd’hui qui, tant d’années après la Guerre, ne savent pas grand-chose de l’Histoire ? « Nuremberg » est un film dont j’aurais tant aimé dire du bien, mais j‘en ressors en réalité décontenancée. Il y a tant de choses, de petites ou de grandes choses, qui me dérangent dans ce film à la réalisation scolaire et aux touches d’humour malvenues. Une musique qui souligne les effets alors que ce n’est pas nécessaire (Dieu merci pas dans les moments les plus délicats, encore heureux), une durée trop longue, des dialogues qui parfois frise la naïveté (la fait d’avoir vu ce film en VF n’aide surement pas), et quelques touches de faux suspens un peu ridicules. On sait comment les choses se sont terminées à Nuremberg, à moins d’être un inculte notoire. Reste une reconstitution plutôt réussie de l’Allemagne dévastée, une utilisation parcimonieuse mais intéressantes des images d’archives, ou de fausses images d’archives reconstituées, c’est désormais délicats de distinguer. On va évidemment mettre au crédit de ce film le casting de haute volée qui le compose, Michael Shannon ou Rami Malek faisant tout leur possible pour composer des personnages avec une vraie épaisseur. Shannon y parvient assez bien, Rami Malek un peu moins mais c’est parce qu’il doit donner la réplique à bien plus fort que lui. Russel Crowe a accepté d’incarner Hermann Göring, d’abord physiquement en prenant du poids spoiler: et ensuite dans toute la duplicité de ce personnage historique insondable. La vraie performance de ce film, c’est lui. Tour à tour charmeur, délicat, drôle à la répartie qui fuse, manipulateur, inquiétant, il nous offre un nazi comme rarement on les a décrit au cinéma, hyper complexe. Il met horriblement mal à l’aise et c’est normal, même si jamais on ne perd de vue que ce père aimant, cet amateur de bonne chair, ce fin connaisseur de l’art est d’abord un criminel sans scrupule qui ne regrette rien, tout à fait capable de nier les évidences pour soigner son narcissisme.
Crowe est incroyable, et je me demande comment il a pu sortir d’un tel rôle intact ! Le problème de « Nuremberg » ne se situe pas seulement dans sa forme hollywoodienne et scolaire, son scénario pose sérieusement question. Il y a deux axes traités dans ce film, l’axe juridique (de loin le plus intéressant) et l’axe psychiatrique, le second prenant un peu trop le pas sur le premier à mon gout. Tout l’aspect juridique est intéressant et, pour le coup, pose des questions fort pertinentes : comment créer un précédent judiciaire de toute pièce, quelle légitimité pour des procureurs américains de juger des criminels n’ayant jamais agit sur leur sol ? Le film pose ses questions en éludant totalement la Blitzkrieg, l’occupation de l’Europe, l’invasion de l’URSS. D’ailleurs, on n’entendra que les américains (et un tout petit peu les Britanniques) et jamais les russes ou les français. Et l’on évoquera que les déportés juifs, on ne prononce ni les mots de « Résistance » ou« Handicapés Mentaux », les Roms, les tziganes, le opposants, les slaves, les communistes se sont évoqués qu’au détour d’une phrase, la Shoah par balle est éludée, les (innombrables) crimes de Guerre dans les pays occupés également. Il est vrai qu’en 1946, on découvre à peine des camps d’exterminations, mais un film de 2026 qui s’appelle « Nuremberg » aurait dû être un peu plus écrit. Quitte à être scolaire dans la forme, il aurait été de bon ton de l’être un peu plus sur le fond ! Il y avait plus de 20 personnes dans le box en plus de Göring il y avait entre autres Albert Speer, Joachim Von Ribbentrop, Rudolf Hess. Pourquoi avoir tant déséquilibré le scénario entre Göring et les autres dont certains ne sont même pas nommés ? L’aspect psychologique étudié ici, bien connu désormais sous l’appellation de la « banalité du mal » met forcément mal à l’aise, et c’est heureux. Voir un psychiatre américain « sympathiser » avec Göring et sa famille m’a plongé dans la perplexité. Dénoncer la banalité du Mal est louable, évidemment, mais la démonstration est fragile, et incomplète, pas assez convaincante. Il n’y a finalement que dans la toute dernière scène que le propos s’éclairci pour devenir limpide, c’est tardif. En revanche, cette dernière scène est à méditer d’urgence. « Nuremberg » ne peut satisfaire qu’un public totalement ignorant de ce que fut le nazisme et l’Histoire, ce n’est pas mon cas. C’est un film déconcertant et une impardonnable occasion manquée.
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2026
On avait déjà frémi en 2023 pour le film « La Conférence » de Matti Geschonneck qui rappelait le moment précis, en1942, où les Nazis ont engagé la « solution finale » à savoir l’assassinat de 6 millions de Juifs. L’émotion s’accroît encore aujourd’hui. On revient en effet sur ce sombre épisode de l’histoire de l’humanité avec « Nuremberg », évocation du procès d’une poignée de coupables, à la fin de la guerre. Les vainqueurs de la deuxième guerre mondiale (USA, Grande-Bretagne, URSS et France) décident pour la première fois de juger des criminels de guerre, auteurs d’un génocide). Tout est à inventer, de la nomination des juges aux règles à respecter, pour établir un jugement respectueux du droit.
Le film ne se perd pas dans les méandres juridiques - et c’est tant mieux - mais se concentre sur les relations entre un psychiatre américain affecté à l’établissement des profils psychologiques des accusés avec le principal d’entre eux, le maréchal Goering, numéro 2 du régime nazi.
Le film se concentre avec pertinence sur quelques uns des protagonistes, évitant un éparpillement qui aurait pu être plus didactique mais qui aurait sans doute dilué l’émotion du spectateur et allongé la durée du film au delà de ses capacités d’attention. Les deux acteurs principaux, Russel Crowe et Rami Malek jouent une partition crédible sinon véridique de relation de domination, voire d’attirance presqu’amicale entre l’accusé doté d’un charisme à la hauteur de sa suffisance et le médecin fasciné par son sujet.
Si l’on doit faire un reproche à ce film, c’est l’habituel complexe hollywoodien de se focaliser sur la partie américaine - même si la prépondérance des US a été déterminante pour l’issue du conflit - et de réduire à la portion congrue le rôle des autres pays alliés. Aussi, un rôle féminin dont on ne voit pas trop ce qu’il apporte, sinon un respect des quotas ?
En revanche les images de l’ouverture des camps de concentration - épisode authentique du procès -, de même que le monologue de l’interprète affecté à la traduction de l’allemand à l’américain constituent des séquences mémorables de ce film qu’il est indispensable d’aller voir. Interprétation qui fera sans doute frémir le jury des Oscars.
Daniele Le Jalle
Daniele Le Jalle

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 février 2026
On connaît l’histoire et cependant ce film captive! Le diffuser, puis en discuter, dans les lycées pour surtout ne pas oublier …
Nadine Quitschula
Nadine Quitschula

1 abonné 9 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 février 2026
Un film a voir absolument qualité du jeu et du scénario..un bon avertissement sur la situation internationale actuelle..
Patricia F.
Patricia F.

1 abonné 50 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 février 2026
Magnifique. Ce film nous montre où la haine de l'autre peut conduire à travers ce procès historique. Les images filmées dans les camps au moment de leur libération avaient été projeté durant le procès. Le réalisateur a choisi de diffuser ces mêmes films et les images sont dures à regarder. J'aime beaucoup le rôle tenu par le jeune traducteur du psychiatre parce que les paroles qu'il prononce font sens. Les nazis sont des hommes comme les autres et ils ont pu aller aussi loin de l'horreur car on a laissé faire. Et aussi celles du psychiatre pour qui tout cela peut recommencer, il suffit de donner le pouvoir à quelqu'un qui anime, qui réveille la haine. Les acteurs sont là encore excellents mais c'est un casting en or. Je trouve que tous les collégiens et lycéens devraient voir ce film car la mémoire c'est la seule chose qui peut peut-être faire que l'histoire ne se répète pas.
illusionperdue
illusionperdue

3 abonnés 180 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 février 2026
A pour lui la force de l'histoire, son travail de mémoire, et la relation entre le psychiatre et le numéro 2 des nazis, qui se lanceront dans une partie d'échecs où la notion d'amitié, de confiance, de manipulation et de trahison en seront les pions principaux.

C'est dans ce contexte de fragilité, et de volonté de justice, que se forme ce procès international et unique en son genre, qui jouera sur toute l'ambiguïté des procédures, des mots, et de l'interprétation des règles et des lois, rendant assez familières toutes ces failles judiciaires, et devenant de nouvelles opportunités pour les coupables. Mais la véritable puissance du film se révèle par sa dimension contemporaine, à la fois par des pays unis pour apporter la vérité sur ces abominations, et qui seraient aujourd'hui tout à fait prêts à faire exactement la même chose, et à la fois par l'humanisation apportée à ces accusés, dont on découvre les atrocités, interrogeant les rouages qui les ont animés, en découvrant qu'il n'y a pas d'erreur dans les récurrences, et dans les répétitions du mal à travers le temps.

D'un autre côté, le film cherche à lorgner vers de l'épique et du tragique, mais ne parvient pas suffisamment à construire la psychologie de son duo principal, et malgré un excellent contraste entre psychique et physique, il y a un manque de lisibilité émotionnelle et temporelle dans leur progression l'un envers l'autre. On pourra aussi noter quelques longueurs, qui auraient pu servir à mieux approfondir certains aspects, certains personnages secondaires, se limitant à des dualités qui ne sont elles-mêmes pas assez abouties, ciblant de plus, principalement l'Amérique, oubliant un peu cet aspect international.
Louka Ganne
Louka Ganne

2 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 février 2026
Un film qui transcrit avec justesse un des procès les plus attendus et les plus suivi internationalement dans les années 50, le jeu de Russel Crowe tout simplement excellent nous rappelle que derrière chaque monstre les plus horribles de l’histoire, se cache une humanité. Un très bon film malgré quelques petites longueurs que l’on oublie rapidement grâce a l’importance que donne ce film à ce procès qui aurait pu se terminer avec un renouveau du parti nazi.
gilles isabelle
gilles isabelle

10 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2026
Un rappel précieux sur un monument d’histoire à ne jamais oublier . Les acteurs principaux sont remarquables avec une mention tte spéciale pour Russel Crowe qui est juste époustouflant . La réal est classique mais efficace et plutôt pédagogique . À voir
Le Tigre
Le Tigre

23 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2026
Exercice périlleux que de traiter un moment d’histoire aussi important que le procès de Nuremberg. D’ailleurs au regard des critiques presses, le film semble se prendre les pieds dans le tapis, pourtant je trouve au contraire qu’il s’en tire très bien.
D’une part il résume et vulgarise assez bien toute la complexité de ce procès, dans ce qu’il représente non seulement vis-à-vis des dignitaires nazis, mais aussi de l’importance qu’il revêt à l’échelle mondiale. Bien entendu il y a certains des raccourcis et des simplifications, mais c’est un mal nécessaire pour tenir dans un format film. Ce Nuremberg maîtrise suffisamment le sujet et son propos pour donner un ton se situant à mi chemin entre le documentaire et le thriller judiciaire.

La bonne idée de ce film est d’ailleurs de mettre au cœur de son histoire deux personnes et le procès en toile de fond. En s’attardant sur le duo Göring-Kelley, le film donne une dimension beaucoup plus intimiste au procès et c’est ce qui va lui donner toute sa force, mettre la focale sur la grande histoire, mais surtout les hommes (en l’occurrence ici l’homme) qui la font. En mettant Göring au cœur de son propos, Vanderbilt (qui s’inspire du roman de Jack El-Hai) réussi à faire passer ce qui est le message le plus important et le plus puissant de son film, le mal absolu prend bien souvent la forme de monsieur tout le monde, jaillit d’hommes ordinaires, qui peuvent même paraître sympathiques. Car par moment on en vient effectivement à presque éprouver de la sympathie pour le Reichsmarschall, avant que l’on se fasse rattraper par l’horreur glaçante de la réalité, dans un moment clé que le film arrive parfaitement à porter à l'écran, ce qui est un tour de force tant l’importance de cette scène est le point clé du film. En nous faisant adopter le point de vue du spectateur de l’époque (et pas celui d’aujourd’hui qui connaît toute l’histoire), le film en devient plus fort et plus prenant à la fois et c’est là son plus gros atout. Et l’interprétation de Russel Crowe n’y est pas étrangère, l’acteur particulièrement inspiré y trouve ici son plus grand rôle, aux côté d’un Rami Malek également très bon pour lui donner la réplique.

Didactique sans être scolaire, suffisamment romancé pour instaurer de la tension, sans s’écarter trop des faits, Nuremberg réussi un joli numéro d’équilibriste et surtout fait clairement écho à l’actualité, comme un avertissement nécessaire pour garder sa conscience éveillé.
Maelou2023
Maelou2023

24 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 février 2026
Le côté historique de ce procès hors norme a été un peu remisé en deuxième plan pour plutôt relater la relation ambiguë entre le psychiatre et Goering. Du coup l'histoire se traîne un peu et devient un tantinet ennuyeuse. On aurait pu croire un sursaut quand arrive enfin le procès mais non. Celui-ci est survolé et manque de piquant.
Bref un peu déçu par le résultat final.
Laurent A.
Laurent A.

59 abonnés 470 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2026
Le film a le mérite de montrer un épisode méconnu de ce procès retentissant dans notre histoire contemporaine, celui de la relation entre le médecin psychiatre américain Douglas Kelley et Hermann Goebbels. Il montre aussi clairement la motivation de ce procès, pourquoi il a fallu combattre le régime nazi par un procès et des arguments juridiques, comment ce régime était né aussi reposant sur un socle parfaitement légal, comment l'église a pu aussi en paraître complice... Le suspense et les questionnements sont omniprésents et le film vaut moins par les horreurs qui sont montrées (et que l'on connait déjà) que par le fil de sa narration. Le sort de l'interprète américain/allemand est la surprise de ce film, une surprise qui prend au cœur et au tripes. L'ensemble est bien pensé et malgré la longueur du film on a l'impression de se replonger dans l'histoire pour tenter d'en comprendre le sens et aussi ce qui a formé la trame de notre monde contemporain. Un grand moment de cinéma, instructif et poignant.
Jean-marc B.
Jean-marc B.

16 abonnés 270 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 février 2026
Un film coup de poing, une claque qui laissera son empreinte sur le 7eme art.
On est happé par ce film qui retrace le plus grand procès militaire de l'histoire.
Un casting merveilleux avec une mention spéciale pour le quatuor Crowe/Malek/Shannon/Woodall.
Goring interprété par Russell Crowe dévoile sa personnalité de pervers narcissique et cynique. Un film magnifiquement mis en scène.
Le face à face Crowe/Malek est prenant, haletant, mémorable. Ce film est un best.
Diabloxrt
Diabloxrt

80 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2026
Traitant du fameux procès ayant rendu publiques les horreurs de la Seconde Guerre mondiale, "Nuremberg" apporte pourtant un point de vue différent à ce que l'on aurait pu imaginer. Au lieu d'être un simple film de procès, le long-métrage va bien plus nous faire entrer dans l'intimité du principal condamné : Hermann Göring. Par l'intermédiaire du personnage de Douglas, le projet est donc bien plus une histoire à double tranchant : tenté de comprendre la philosophie de ces personnes pour la retourner contre eux au procès. Sur le papier, cette idée m'a tout de suite plu. Et dans les faits, le résultat est vraiment à la hauteur. Déjà, car le fameux Hermann Göring en impose beaucoup. Interprété par un immense Russell Crowe, l'homme nous questionne et nous impressionne. Sa prestation est clairement la plus marquante du film, et elle donne beaucoup de poids à l'ensemble. Face à lui, on pourrait se dire que Rami Malek va faire pâle figure, et ce ne serait pas complètement une mauvaise chose de le penser. Maintenant, je le trouve quand même très en jambe, dans un registre assez intéressant. S'il joue effectivement comme à son habitude au début, son évolution sera différente. Et pour cela, il est impossible de ne pas citer ce que le film réussit parfaitement à faire, à savoir la gestion de l'ambiance. Si le début du film laisse planer un sentiment assez calme, profitant à la bonne compréhension des enjeux, le début du procès marque clairement un tournant. Face à cela, nous ressentons la même émotion qui a dû être vécue à l'époque. Comme tout le monde, nous découvrons enfin l'horreur de la guerre, nous apprenons l'atrocité de tout ce qu'il s'est passé dans une scène franchement difficile à regarder. Nous tombons donc dans un aspect plus sombre, où les rapports vont changer. Et c'est en cela que le personnage de Douglas est intéressant et que l'interprétation de Rami Malek est intéressante. S'il n'avait eu que des échos de cela et qu'il tentait donc de sympathiser avec l'ennemi, son regard changeant sur les choses après la découverte de l'horreur est marquant. Pour moi, il n'y avait pas de meilleure idée pour illustrer l'état de choc important qu'a dû ressentir le monde en découvrant tout cela. Alors, bien aidé par un montage très efficace et une reconstitution d'époque aboutie, il est difficile de ne pas se sentir pris par ce projet. Et cela, jusqu'aux dernières séquences, celles-ci étant glaçantes, mais nécessaires. Pourtant, il y a quand un point qui m'empêche de vraiment considérer ce film comme une véritable réussite. Dans la globalité de cela, le film tente également d'aborder la thématique de l'après, que le monde ne pourra pas reproduire ces agissements. Clairement, on y sent une pointe d'ironie, spoiler: notamment dans une dernière séquence où Douglas s'en prend au monde américain.
Malheureusement, je trouve que cette idée est un peu sous-exploitée. Si l'objectif était vraiment de montrer que ces horreurs n'ont rien changé au monde et que d'autres de ce type continuent encore, il aurait fallu insister un peu plus dessus. Ici, c'est comme si des séquences qui développent cela avaient été oubliées, ce qui laisse vraiment un vide en ce qui concerne ce sujet. L'expérience n'était donc pas un sans-faute, mais elle fut extrêmement efficace. Le film a parfaitement su retranscrire ce qu'il voulait, et c'est une immense réussite. Pour conclure, un long-métrage important.
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