Nuremberg
Note moyenne
4,1
3222 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

456 critiques spectateurs

5
123 critiques
4
199 critiques
3
85 critiques
2
32 critiques
1
14 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
GyzmoCA
GyzmoCA

295 abonnés 2 582 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 février 2026
Nuremberg choisit un angle aussi malin que glaçant : plutôt que de rejouer le procès comme une fresque judiciaire classique, le film se concentre sur les échanges entre Hermann Göring et son psychiatre, incarné par Rami Malek, face à un Russell Crowe impressionnant de charisme trouble. Ce tête-à-tête devient un véritable champ de bataille psychologique. Le film ne cherche pas à excuser, mais à comprendre les mécanismes mentaux de ceux qui ont porté le nazisme au sommet : rationalisation, déni, cynisme, séduction. Et c’est précisément là que le film dérange intelligemment.

Les images d’archives projetées pendant le procès sont parfois insoutenables, et le film prend le temps de montrer l’impact qu’elles ont eu sur l’audience de l’époque. On comprend alors l’onde de choc morale provoquée par Nuremberg : ce n’est pas seulement un jugement, c’est une confrontation brutale avec ce que l’humain est capable de produire quand l’idéologie écrase la conscience. La mise en scène reste sobre, presque clinique, laissant toute la place aux regards, aux silences, aux mots qui glacent plus qu’ils n’explosent.

Mais Nuremberg ne regarde pas seulement le passé. C’est là sa vraie force. En 2025, certains discours, certains réflexes de domination, de peur instrumentalisée et de désignation de boucs émissaires résonnent dangereusement. Quand on observe l’actualité aux États-Unis, en Russie, ou ailleurs, les propos de Göring — dans sa cellule comme face au tribunal — semblent tristement intemporels. Le message final est limpide et inquiétant : l’humanité ne progresse pas en ligne droite. Elle répète, elle recycle, elle oublie trop vite.

Un grand film, donc. Pas confortable, pas spectaculaire au sens hollywoodien, mais nécessaire. Nuremberg rappelle que se souvenir n’est pas un devoir abstrait : c’est peut-être la dernière digue contre la répétition. Et même si cette digue paraît fragile, le cinéma, ici, fait exactement ce qu’il doit faire : empêcher l’oubli.
APerfectWorld
APerfectWorld

4 abonnés 13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 janvier 2026
Vu en avant-première au Pathé Convention hier soir

NUREMBERG est un film absolument essentiel.
En filmant la confrontation entre le psychiatre Douglas Kelley et Herman Göring, dans un face-à-face troublant, le réalisateur montre que le mal ne se présente pas forcément avec des cornes. Il peut être charmant, sympathique et affable. Et c'est là qu'il est le plus dangereux.
C'est alors à la justice des Hommes de rétablir la vérité. Et c'est sur le terrain du droit que se vainc la barbarie.

Ce que montre NUREMBERG, c'est aussi des images, notamment d'archives, de ce que les Nazis ont commis. Et 80 ans après, elles n'ont rien perdu de leur atrocité. C'est aussi ça la force du cinéma, donner à voir des images qu'il ne faut jamais oublier.
elriad

517 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 décembre 2025
J'ai eu la chance de pouvoir voir ce film au Québec il y a quelques jours et j'en suis ressorti bouleversé. Malgré sa durée, pas une fois on s'ennuie dans la Genèse de ce procès considéré comme le procès du siècle, depuis sa mise en place jusqu'au déroulement et la peine prononcée. Bien sûr pas vraiment de surprise ici pour peu que l'on ai des connaissances en Histoire, mais la qualité de la reconstitution, la distribution parfaite, l'émotion dans le déroulement du procès, tout ici résonne tellement puissamment comme une mise en garde dans l'époque que nous vivons actuellement avec ce conflit aux portes de l'Europe. Le personnage du psychiatre joué par Rami Malek, dont les notes ont servi pour le film, ses liens avec Hermann Goëring sont troublants et mettent mal à l'aise, mais le scénario prend bien soin avant de se vouloir témoignage plus que réquisitoire et de ce fait place le spectateur en témoin. Un film qui devrait à juste titre trouver sa place dans la sélection des Oscar à venir. Mention spéciale à Leo Woodall qui se révèle complètement dans son personnage.
1000gr2Sci
1000gr2Sci

23 abonnés 264 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2026
Nuremberg est un de ces rares films historiques qui comprennent que le vrai champ de bataille n’est plus la salle d’audience, mais la cellule où un psychiatre et un criminel de masse se regardent comme dans un miroir sale. Crowe, en Göring, bouffe l’écran : charme obscène, intelligence glacée, l’horreur passe ici par la séduction, pas par les archives qu’on nous ressert depuis 70 ans. Malek, lui, flotte trop souvent, réduit son médecin à un tic nerveux quand il faudrait un gouffre moral, et le film s’en trouve déséquilibré, bancal comme un procès mal instruit. Reste une œuvre inquiétante et nécessaire, qui ose rappeler que les monstres de Nuremberg n’étaient pas des démons… mais des hommes, donc parfaitement reproductibles.
Nathalie PUPIER
Nathalie PUPIER

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 février 2026
Excellent. Je n'ai pas vu les 2h30 passer. Les acteurs sont parfaits. Passionné d'histoire et particulièrement de la seconde guerre mondiale, on découvre la personnalité de Goering à travers ce film et du psychiatre.
Alain75
Alain75

18 abonnés 34 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 janvier 2026
Une reconstitution historique remarquable, un film excellent et des acteurs au top (avec en particulier R. Crowe et R. Malek) ! Des images, très dures, sont là aussi pour nous rappeler combien la solution finale a été plus qu'une horreur et qu'on ne peut la nier. Enfin, on ne peut pas s'empêcher de penser qu'aujourd'hui, certains ressemblent beaucoup à ceux d'hier...
MULETA
MULETA

18 abonnés 62 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 février 2026
Je viens de voir le film Nuremberg. J’y allais en pensant qu’il s’agissait d’un simple biopic sur Goering. J’ai découvert au contraire un mélange de genres autour de ce qui deviendra un événement majeur de l’histoire du monde. Russell Crowe est parfait dans son intervention avant le début du film, où il explique combien jouer cet ignoble personnage l’a bouleversé.

Les images du procès et les extraits documentaires s’insèrent de façon naturelle dans le film. L’approche psychologique est pertinente et nous rappelle que l’être humain est capable du meilleur comme du pire. Cela donne envie de lire le livre du psychologue qui interroge Goering.

La psychologie des autres accusés fait peur, mais celle de Goering incarne véritablement le mal. Sans tomber dans le militantisme, la fin invite à réfléchir sur notre monde et sur la fragilité de nos démocraties. On ne voit pas passer les deux heures trente.
Yves G.

1 845 abonnés 4 018 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 janvier 2026
Le procès de Nuremberg est un incroyable matériau cinématographique. Tout y est. Les trois unités : unité de lieu, unité de temps et unité d’action. L’affrontement manichéen du bien et du mal. Le suspense (sauf pour ceux qui connaissent déjà l’issue du procès) : les vingt-deux inculpés nazis seront-ils condamnés à mort ? seront-ils exécutés ? Des personnages hautes en couleurs : Göring, Hess qui feint l’amnésie, Speer qui feint la contrition, les juges américain, britannique, français et soviétique, le gotha de la presse internationale…

On fêtera cette année le quatre-vingtième anniversaire de ce procès hors norme qui jugea les dirigeants de l’Allemagne nazie et jeta les bases encore fragiles du droit pénal international. Y faire retour en ces temps où l’ordre international est secoué et où la loi du plus fort cherche à supplanter la règle de droit n’est pas une si sotte idée.

James Vanderbilt choisit de le faire via un personnage au rôle bien particulier : Douglas Kelley, le psychiatre de l’armée américaine, chargé de s’assurer de la santé mentale des inculpés, de prévenir d’éventuels suicides voire de mener des études pour rechercher si l’inclinaison au Mal de ses dirigeants ne trouvait pas sa source dans une quelconque tare physique. La suite de sa vie après Nuremberg et les conditions de sa mort sont brièvement évoqués dans le dernier plan du film et auraient mérité de plus amples développements.

Hélas ce parti pris s’avère vite mauvais. La faute en revient largement à Rami Malek qui joue son personnage avec un demi-sourire figé et une insupportable énergie rebondissante. Le film tourne au face-à-face psychologique, façon "Le Silence des agneaux", entre un prisonnier manipulateur et l’auxiliaire de justice novice qui menace de tomber dans ses rets. Face à lui se dresse Hermann Göring. Russell Crowe, dont les rares apparitions dans de mauvais blockbusters hollywoodiens servent probablement à payer ses impôts et ses pensions alimentaires, y est impressionnant, tour à tour matois, séducteur et carnassier. Un troisième personnage s’invite à ce duel : le procureur américain Robert Jackson, interprété par Michael Shannon, dont le rôle est de mener l’accusation.

Le problème de ce parti-pris n’est pas tant de travestir les faits. On serait bien en peine de prendre "Nuremberg" en flagrant délit d’erreur historique. Il est de réduire l’histoire à un affrontement entre trois hommes et d’en psychologiser l’enjeu. Il est aussi de faire du génocide et de son dévoilement le seul enjeu de ce procès alors qu’il y en eut beaucoup d’autres, à commencer par la méfiance grandissante entre les Alliés d’hier, complètement passée sous silence dans le film.
Cinévore24

446 abonnés 939 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 février 2026
"Tout a commencé par des lois, ici même, en 1935. Cette guerre doit se terminer au tribunal."

L'un des procès les plus importants du 20e siècle traité à la sauce Hollywoodienne.

Pour son second long-métrage, le réalisateur James Vanderbilt (également scénariste de films tels que «Zodiac», «The Amazing Spider-Man», ou encore les derniers «Scream») adapte l'ouvrage «Le Nazi et le Psychiatre» de l'historien Jack El-Hai et met au centre de sa narration le face-à-face, ambigu et psychologique, entre le psychiatre Douglas Kelley (chargé d'évaluer la santé mentale des accusés de Nuremberg) et le "Reichsmarschall" Hermann Göring, ancien bras droit d'Hitler.

Ce dernier est interprété avec conviction par Russell Crowe et son physique imposant, faisant ressortir avec un certain talent (et le vrai-faux accent allemand qui va avec) le côté manipulateur et totalement dévoué à la vision de son Führer de ce très haut dirigeant du IIIe Reich.
En face de lui, le pourtant talentueux Rami Malek a un peu plus de mal à exister face à ce "monstre humain" et semble par moments en surjeu pour se hisser au niveau de Crowe.

Une partie d'échecs se déroulant dans un environnement carcéral où chacun veut rentrer dans la tête de l'autre, et de laquelle chacun sortira à la fois perdant et vainqueur. Deux hommes que tout semble opposer, mais dont les existences se concluront de la même manière.

Le film, même s'il pose des questions intéressantes sur la notion de fascisme et de justice, s'avère assez académique et attendu dans son déroulé, et manque d'une véritable incarnation dans sa réalisation (où l'on sent un peu trop le côté tournage en studio), hormis quand la réalité vient s'y immiscer, à travers la projection glaçante d'images d'archives des camps de la mort.

Pour une entrée en matière sur les procès de Nuremberg, ce film de 2h30 se laisse regarder, plutôt efficace et didactique.
Mais si vous voulez en savoir plus, mieux vaut vous tourner vers le documentaire «De Nuremberg à Nuremberg» de Frédéric Rossif et le film «Jugement à Nuremberg» de Stanley Kramer, qui approfondissent davantage le sujet et les questionnements, juridiques et humains, qui l'entourent.
tony guez
tony guez

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 janvier 2026
Grandiose.
Une reconstitution du procès, comme si vous le viviez de l'intérieur. Il nous montre que le mal n'a pas forcément des cornes et des dents pointues.
Et ce que la haine peut engendrer .
Un jeu d'acteur formidable
Patrick Martin
Patrick Martin

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 janvier 2026
Magistrale performance de Russel Crowe et Rami Malek. Cette période de l’histoire qui prend un curieux écho dans l’actualité actuelle ce dont le film se joue de manière très assumée.
V. F.
V. F.

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 janvier 2026
Lecteur assidu d'AlloCiné depuis ma tendre adolescence, j'ai passé des heures à décortiquer les avis lors des avant-premières auxquelles je n'avais pu assister, ou à écouter les bandes originales en amont des sorties. Ainsi, voyez ma critique comme un remerciement aux passionnés de cinéma – que je suis devenu – et surtout un grand merci à Michel (et à Michel). C'est donc avec une certaine émotion que je me lance aujourd'hui pour inaugurer la page de ce film événement : Nuremberg.
J'ai eu la chance de découvrir le film en avance de phase lors de sa sortie aux États-Unis. L'attente est immense, et elle est justifiée. Mais pour moi, l'expérience a dépassé le cadre de la salle obscure. Elle s'est transformée en une véritable quête numérique. Intrigué par le livre source du psychiatre Douglas M. Kelley (22 Cells in Nuremberg), introuvable ou hors de prix, je me suis lancé dans des fouilles archéo-numériques. Résultat ? J'ai exhumé une capsule temporelle de 5 Go issue des archives du musée de l'Holocauste : les scans des brouillons originaux de 1946, annotés à la main. J'ai décidé d'héberger ces archives pour les rendre accessibles au monde entier, de Londres à Singapour. Pourquoi je vous raconte ça ?
Parce que c'est exactement ce que le film retranscrit avec brio : l'Histoire brute, non polie. Nuremberg n'est pas qu'un décor de cinéma, c'est le moment de bascule du droit international, l'instant où la notion de "crime contre l'humanité" a pris corps et où la responsabilité individuelle a primé sur la fonction officielle.
Le film nous plonge dans ce huis clos étouffant. Ce n'est pas un film de guerre, c'est un thriller "médico-légal" dans la psyché des accusés. Le face-à-face est titanesque : Rami Malek (dans le rôle du psychiatre Kelley) et Russell Crowe (glaçant en Hermann Göring) livrent une partition d'une intensité folle. Crowe incarne le mal non pas comme un monstre de caricature, mais avec une humanité complexe et terrifiante qui rend le propos d'autant plus percutant.
C'est un film majeur, porté par une réalisation clinique qui nous rappelle que derrière les monstres, il y a des hommes qu'il a fallu comprendre pour mieux les juger. Si le film vous intéresse, à vos agendas pour sa sortie le 28 janvier 2026. Et pour les plus curieux, la réalité des archives mérite d'être consultée après le visionnage ; la mémoire est sauve, et le cinéma y contribue magistralement.
Nico F
Nico F

253 abonnés 777 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 janvier 2026
Magistral ! Une claque en pleine tête ... de la part le justesse des acteurs et de la dureté des personnages et de certaines images . Russell Crowe est exceptionnel .. comme les autres . A voir absolument
Pilie
Pilie

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 janvier 2026
Nuremberg: drame historique poignant et puissant,
Ce film retrace la confrontation entre le Psychiatre nommé pour s'assurer de la santé mentale des criminels Nazis, Kelly et Goering,
Au delà de cette confrontation, on voit aussi tout se qui a pu se jouer aussi, dans l'ombre autours de ce procès...

Mention spéciale pour Russel Crowe génialissime dans ce rôle de Goering....
Mathieu PIRAT
Mathieu PIRAT

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 janvier 2026
Film vu en avant-première. Heurtant et captivant. Quelques scènes assez dures comme on peut s'attendre avec un film de ce type. Le film donne surtout une meilleure idée de la personne qu'était spoiler: Hermann Göring
. Un must en ce début d'année!
Les meilleurs films de tous les temps