Nuremberg
Note moyenne
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464 critiques spectateurs

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FaRem

10 595 abonnés 11 634 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 décembre 2025
« Le monde doit savoir ce qu'ont fait ces hommes. » Alors qu'Hitler est tombé, c'est une autre guerre qui commence pour les alliés qui doivent décider du sort des autres dirigeants nazis. Alors que les fusiller serait l'option la plus facile, le juge Robert Houghwout Jackson décide de les traduire en justice pour ne pas en faire des martyrs. Un cauchemar logistique, car ils doivent se montrer convaincants dans leurs arguments et éviter de leur donner une plateforme. James Vanderbilt revient donc sur le procès de Nuremberg, mais surtout sur les coulisses avec notamment le travail du psychiatre Douglas Kelley pour cerner, comprendre et piéger Hermann Göring. Leurs nombreux échanges, au cours desquels on se demande parfois qui psychanalyse qui, sont fascinants. Russell Crowe est remarquable dans la peau du Reichsstatthalter, mais Rami Malek n'est pas en reste. L'ensemble du casting transforme d'ailleurs un scénario convenu en quelque chose d'engageant et d'humain. Le message du film est d'ailleurs intéressant puisqu'il montre que ces atrocités ont été orchestrées et commises par des gens comme les autres et que tout a commencé par de simples lois... En somme, un bon et solide film qui aurait quand même gagné à s'attarder un peu plus sur le procès.
selenie

7 460 abonnés 6 690 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 janvier 2026
Précisons que les psychiatres Douglas Kelley et Gustave Gilbert étaient ni chefs de leur service ni leader ou autre ni seuls dans leur unité mais plusieurs autres psychiatres effectuaient le même travail et, en cela, nous conseillons vivement le livre "Les Entretiens de Nuremberg" (2009) d'après les notes du psychiatre Leon Goldensohn... Cette précision est une nécessité car le film sous-entend voir affirme des choses fausses ou erronées. Cliquez pour en savoir plus !... Néanmoins, malgré ces détails on salue le travail sur la reconstitution historique dans son ensemble, notamment le tribunal et la ville en ruine. Le scénario est précis mais jamais surexplicatif, notamment dans les coulisses qui explique les soucis géo-politico-judiciaire sur la mise en place d'un tel procès, ou non d'ailleurs. Le film est assez classique, pas de choses surprenantes outre mesure et n'est marqué que par deux séquences, les 6 minutes du documentaire "Nazi Concentration Camps" tourné à la libération des camps, puis le face à face entre Göring/Crowe et le procureur Robert Jackson/Shannon qui démontre une intelligence perverse mais supérieure du Reichmarshall sur le procureur. Un film à voir et à conseiller.
Site : Selenie
ferdinand75

728 abonnés 4 495 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 février 2026
Un film très puissant , très important qui arrive à aborder le sujet si délicat que celui des dignitaires du régime nazi , d’une manière juste, équilibrée et captivante .
On est dans l’esprit, du docu-fiction historique, comme l’était déjà le très réussi, « La Chute » qui arrivait à traiter des derniers jours du Fuhrer à Berlin.
Les deux films doivent beaucoup à l’interprétation de l’acteur principal , jouant « le méchant » , « le monstre », et qui arrivent à le jouer tout en gardant une subtilité, et en leur laissant un semblant d’humanité,
C’était déjà le cas avec le remarquable Bruno Ganz et c’est aussi le cas ici avec Russel Crowe , qui joue incroyablement juste , métamorphosé en obèse adipeux, mais très « smart » , qui arrive à retourner ses interlocuteurs et en premier lieu ce jeune psychiatre qui sera vite dépassé par l’esprit machiavélique mais plein de rhétorique de Goering .
Puis ce sera le tour du juge américain,
Le scénario est très bien construit mêlant les passages et références historiques et les analyses psychologiques de personnalité. C’est un régal, c’est très fluide et en même temps très émouvant.
Les archives d’actualité sur les camps , sont très bien insérées , très dures, éprouvantes mais nécessaires pour bien comprendre le sens de l’histoire.
Tout le dilemme réside bien sûr dans l’analyse de la psychologie de ces leaders nazis . Pout -on les considérer comme des hommes normaux. Comment situer la frontière entre le bien et de mal ?
Cet exemple vertueux du procès de Nuremberg, a-t-il vraiment porté ces fruits. A- t -il aidé et servi d’exemple pour les générations futures et permettre d’éviter le pire ? « La fin de l’histoire » comme l’a suggéré un philosophe. Mais avec l’actualité contemporaine on voit bien que ce ne n’est pas le cas.
Donc le film extrêmement intelligent nous permet une approche rationnelle mais aussi irrationnelle (. le test de Rorschach) de toutes ces thématiques passionnantes.
PLR
PLR

559 abonnés 1 785 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 janvier 2026
Sujet ô combien prenant et interrogeant pour le spectateur d’aujourd’hui, pris à témoin et rappelé à son Devoir de Mémoire. Une reconstitution historique avec quelques images d’archives distillées au bon moment pour renforcer le propos. C’est long (2 heures et 28 minutes) mais sur un rythme soutenu, sans passage à vide, sans moments moins intenses ou essentiels. Le face à face d’un psychiatre avec le bras droit d’Hitler appelé à rendre compte des crimes du régime nazi au procès de Nuremberg. Essayer de comprendre (avant de juger et pour pouvoir juger) comment les horreurs, les crimes, le génocide, l’extermination... tout cela a été possible. Ainsi que discerner comment cela a pu être décidé, encadré et concerté en conscience et au nom de quelles raisons profondes, relevant potentiellement autant du mental que de l’idéologie mortifère. Objectif des 4 nations jugeant ces crimes de guerre, contre la paix et crime contre l’humanité – complot aussi dans les chefs d’accusation, ce terme étant faible et même dérisoire dans le contexte – faire savoir au Monde qu’il ne peut y avoir d’impunité des acteurs responsables de ces tragédies sauf à permettre que tout cela ne se reproduise un jour. La reconstitution sera l’occasion (ou le prétexte), au gré des dialogues, de quelques messages subliminaux pour les temps d’aujourd’hui. Car oui, chacun sait, chacun se doute, que tout cela est susceptible de se reproduire si ce n’est déjà fait. Un film essentiel.
vidalger

378 abonnés 1 314 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2026
On avait déjà frémi en 2023 pour le film « La Conférence » de Matti Geschonneck qui rappelait le moment précis, en1942, où les Nazis ont engagé la « solution finale » à savoir l’assassinat de 6 millions de Juifs. L’émotion s’accroît encore aujourd’hui. On revient en effet sur ce sombre épisode de l’histoire de l’humanité avec « Nuremberg », évocation du procès d’une poignée de coupables, à la fin de la guerre. Les vainqueurs de la deuxième guerre mondiale (USA, Grande-Bretagne, URSS et France) décident pour la première fois de juger des criminels de guerre, auteurs d’un génocide). Tout est à inventer, de la nomination des juges aux règles à respecter, pour établir un jugement respectueux du droit.
Le film ne se perd pas dans les méandres juridiques - et c’est tant mieux - mais se concentre sur les relations entre un psychiatre américain affecté à l’établissement des profils psychologiques des accusés avec le principal d’entre eux, le maréchal Goering, numéro 2 du régime nazi.
Le film se concentre avec pertinence sur quelques uns des protagonistes, évitant un éparpillement qui aurait pu être plus didactique mais qui aurait sans doute dilué l’émotion du spectateur et allongé la durée du film au delà de ses capacités d’attention. Les deux acteurs principaux, Russel Crowe et Rami Malek jouent une partition crédible sinon véridique de relation de domination, voire d’attirance presqu’amicale entre l’accusé doté d’un charisme à la hauteur de sa suffisance et le médecin fasciné par son sujet.
Si l’on doit faire un reproche à ce film, c’est l’habituel complexe hollywoodien de se focaliser sur la partie américaine - même si la prépondérance des US a été déterminante pour l’issue du conflit - et de réduire à la portion congrue le rôle des autres pays alliés. Aussi, un rôle féminin dont on ne voit pas trop ce qu’il apporte, sinon un respect des quotas ?
En revanche les images de l’ouverture des camps de concentration - épisode authentique du procès -, de même que le monologue de l’interprète affecté à la traduction de l’allemand à l’américain constituent des séquences mémorables de ce film qu’il est indispensable d’aller voir. Interprétation qui fera sans doute frémir le jury des Oscars.
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 835 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 février 2026
James Vanderbuilt a pris en main un projet aussi ambitieux que risqué, proposer un film sur le procès de Nuremberg aujourd’hui, en 2026, dans le monde tel qu’il est. A qui s’adresse ce film, c’est la première question que l’on peut légitimement se poser : au peuple américain de 2026 ou aux enfants du monde d’aujourd’hui qui, tant d’années après la Guerre, ne savent pas grand-chose de l’Histoire ? « Nuremberg » est un film dont j’aurais tant aimé dire du bien, mais j‘en ressors en réalité décontenancée. Il y a tant de choses, de petites ou de grandes choses, qui me dérangent dans ce film à la réalisation scolaire et aux touches d’humour malvenues. Une musique qui souligne les effets alors que ce n’est pas nécessaire (Dieu merci pas dans les moments les plus délicats, encore heureux), une durée trop longue, des dialogues qui parfois frise la naïveté (la fait d’avoir vu ce film en VF n’aide surement pas), et quelques touches de faux suspens un peu ridicules. On sait comment les choses se sont terminées à Nuremberg, à moins d’être un inculte notoire. Reste une reconstitution plutôt réussie de l’Allemagne dévastée, une utilisation parcimonieuse mais intéressantes des images d’archives, ou de fausses images d’archives reconstituées, c’est désormais délicats de distinguer. On va évidemment mettre au crédit de ce film le casting de haute volée qui le compose, Michael Shannon ou Rami Malek faisant tout leur possible pour composer des personnages avec une vraie épaisseur. Shannon y parvient assez bien, Rami Malek un peu moins mais c’est parce qu’il doit donner la réplique à bien plus fort que lui. Russel Crowe a accepté d’incarner Hermann Göring, d’abord physiquement en prenant du poids spoiler: et ensuite dans toute la duplicité de ce personnage historique insondable. La vraie performance de ce film, c’est lui. Tour à tour charmeur, délicat, drôle à la répartie qui fuse, manipulateur, inquiétant, il nous offre un nazi comme rarement on les a décrit au cinéma, hyper complexe. Il met horriblement mal à l’aise et c’est normal, même si jamais on ne perd de vue que ce père aimant, cet amateur de bonne chair, ce fin connaisseur de l’art est d’abord un criminel sans scrupule qui ne regrette rien, tout à fait capable de nier les évidences pour soigner son narcissisme.
Crowe est incroyable, et je me demande comment il a pu sortir d’un tel rôle intact ! Le problème de « Nuremberg » ne se situe pas seulement dans sa forme hollywoodienne et scolaire, son scénario pose sérieusement question. Il y a deux axes traités dans ce film, l’axe juridique (de loin le plus intéressant) et l’axe psychiatrique, le second prenant un peu trop le pas sur le premier à mon gout. Tout l’aspect juridique est intéressant et, pour le coup, pose des questions fort pertinentes : comment créer un précédent judiciaire de toute pièce, quelle légitimité pour des procureurs américains de juger des criminels n’ayant jamais agit sur leur sol ? Le film pose ses questions en éludant totalement la Blitzkrieg, l’occupation de l’Europe, l’invasion de l’URSS. D’ailleurs, on n’entendra que les américains (et un tout petit peu les Britanniques) et jamais les russes ou les français. Et l’on évoquera que les déportés juifs, on ne prononce ni les mots de « Résistance » ou« Handicapés Mentaux », les Roms, les tziganes, le opposants, les slaves, les communistes se sont évoqués qu’au détour d’une phrase, la Shoah par balle est éludée, les (innombrables) crimes de Guerre dans les pays occupés également. Il est vrai qu’en 1946, on découvre à peine des camps d’exterminations, mais un film de 2026 qui s’appelle « Nuremberg » aurait dû être un peu plus écrit. Quitte à être scolaire dans la forme, il aurait été de bon ton de l’être un peu plus sur le fond ! Il y avait plus de 20 personnes dans le box en plus de Göring il y avait entre autres Albert Speer, Joachim Von Ribbentrop, Rudolf Hess. Pourquoi avoir tant déséquilibré le scénario entre Göring et les autres dont certains ne sont même pas nommés ? L’aspect psychologique étudié ici, bien connu désormais sous l’appellation de la « banalité du mal » met forcément mal à l’aise, et c’est heureux. Voir un psychiatre américain « sympathiser » avec Göring et sa famille m’a plongé dans la perplexité. Dénoncer la banalité du Mal est louable, évidemment, mais la démonstration est fragile, et incomplète, pas assez convaincante. Il n’y a finalement que dans la toute dernière scène que le propos s’éclairci pour devenir limpide, c’est tardif. En revanche, cette dernière scène est à méditer d’urgence. « Nuremberg » ne peut satisfaire qu’un public totalement ignorant de ce que fut le nazisme et l’Histoire, ce n’est pas mon cas. C’est un film déconcertant et une impardonnable occasion manquée.
Math719
Math719

229 abonnés 898 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2026
Un grand film historique, porté par des performances quasi parfaites de Russell Crowe et Rami Malek. Les 2 h 30 défilent sans qu’on les voie passer : le récit est tour à tour émouvant, parfois éprouvant, mais surtout palpitant et brillamment mené. On vit un excellent moment de cinéma, happé par chaque minute de ce long métrage.
Quelques interrogations subsistent néanmoins à l’issue de la projection.
Régine T
Régine T

30 abonnés 88 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 janvier 2026
Film sublime. Duo Göring/Douglas Kelley époustouflant. Procès de Nuremberg qui tient le spectateur en haleine. spoiler: Dommage que Göring ait gagné sur tous les plans
Emmanuel d
Emmanuel d

29 abonnés 140 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 janvier 2026
Excellente reconstitution de ce procès historique dans lequel Russel Crowe en Goering offre une performance époustouflante.
À voir absolument
Touka Speed
Touka Speed

24 abonnés 243 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 janvier 2026
Il y a de nombreuses années j ai vu le jugement de Nuremberg la version avec spencer Tracy. J avais dès lors été très impressionnée et perturbée par l histoire. Quand j ai su que celui ci sortait il m était inconcevable de ne pas le voir. Quel choc encore et même si on connait l histoire. Ce film est indispensable et de plus extraordinairement bien joué. Russell Crowe crêve l écran dans son rôle et malek découvert dans le rôle du magnifique Freddie Mercury est super. Ce film mérite un oscar au moins.
Bastien E.
Bastien E.

8 abonnés 48 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 janvier 2026
J'ai un avis très mitigé sur ce film, beaucoup trop americain, on ne s'ennuie pas mais cette histoire aurait mérité un film plus sobre.
Tous les effets dramatiques sont archi appuyés.
Russel Crowe et Michael Shannon sont très bons mais Rami Malek en fait des caisses dans le rôle principal et a une relation très ambiguë avec Hermann Goering (Russel Crowe).
Le film aurait gagné à plus montrer le procès et moins les faces à faces Rami Malek-Russel Crowe qui n'apporte pas grand chose à l'intrigue.
Bref ça se laisse regarder mais ce film ne restera pas dans les annales.
Michel C.

370 abonnés 1 813 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 février 2026
Ce film qui nous replonge 80 années plus tôt, dans un procès de la « Barbarie » du Nazisme, est une œuvre monumentale, que nous devrions tous voir. A base d’ une documentation étoffée, à partir des travaux de l' historien américain, Jack El-Haides, et des archives du psychiatre Douglas Kelley, qui a été en charge d’ évaluer la « santé mentale » des 22 accusés de ce célèbre procès de 1945, qui dura un an, le réalisateur James Vanderbilt ( « Truth : Le Prix de la Vérité » ), nous propose une série d’ entretiens en tête à tête qu’ il a pu mener, et notamment avec Hermann Göring, juste….glaçant ! Les interprètes de ces deux figures, Russell Crowe pour H. Göring et Rami Malek pour Douglas Kelley sont des « monstres » du cinéma, magistralement habités dans leurs rôles, que ce soit l’ horreur et le cynisme revendiqué de l’ un, et l’ attraction psychiatrique du cas, pour l’ autre. Quelle performance de ces deux acteurs, Russell Crowe notamment pour endosser si brillamment au moins, le physique du personnage, et pour le second, une ténacité à creuser le cas médical assez démoniaque, en utilisant à merveille son faciès peu commun. Quelle force se dégage de ces regards en face à face, et les silence du montage tentant de percer la carapace assumée. En devoir de mémoire, quelques extraits du montage de 6 minutes qui a réellement été passé lors du procès, font pour le moins frémir, et bien sur probablement, approcher seulement des actes abominables faisant partie de la « solution finale », assomment définitivement le spectateur. Dommage que certains accusés se soient soustraits à l’ exécution de la sentence, et notamment H. Göring la nuit même avec du cyanure ( ?) Les décors sont rigoureux, et la reconstitution du procès à l’ échelle. L’ Histoire nous apprend beaucoup, et malgré cela, que se passe-t-il dans notre monde dit « civilisé » d’ aujourd’hui ?...... « Ne jamais oublier »…..!!**
tisma

359 abonnés 2 327 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mars 2026
Un film fort, puissant pas les mots et les dialogues, mais qui par moment devient plus leger par la volonté de vouloir faire une mise en scène au style Hollywoodien et qui perd la profondeur du sujet. Ça reste important !
garnierix

306 abonnés 600 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 janvier 2026
Le titre est l'accroche du film (le fameux procès). Les deux rôles stars aussi (Russell Crowe et Rami Malek). Sans eux, serait-on allé voir "Le Nazi et Le Psychiatre" (du bouquin de 2013) ? Peut-être pas plus que les lecteurs de l'époque n'ont lu "22 Cells in Nuremberg" (le livre du psy de 1947) - il paraît qu'il n'en eu aucun.

Ce film raconte moins le procès de Nuremberg que ce qui l'a démarré et ce qui l'a fini (sauf les images insoutenables de l'extermination qui ont été projetées au cours du procès pour la première fois). Plus, évidemment, ce qui est l'essentiel du film : les rapports entre Göring et ce psy dont le nom est inconnu de la planète entière (ainsi que l'avait prédit Göring lui-même). Rapport qu'on peine vraiment à croire, et ça c'est dommage... -Est-ce du fait que ces acteurs en font trop ? Autant Malek avec son look de dessin animé que Crowe avec celui de malin raffiné (genre tueur en série intelligent et sympa).

En fait, il n'y en a que pour eux deux dans ce film : les 22 autres, bof, on ne capte que leur genre clown. De ce fait, ça reste un film étrange. On sent qu'on n'a pas trop traité l'essentiel. Il aurait été fructueux de centrer davantage sur le psychiatre, dont on a une idée du devenir juste au moment du générique de fin, et dont on ne peut pas s'empêcher de penser qu'il est très lié à la rencontre avec Göring (mais ce serait un autre film !).

Il reste néanmoins que ce film-là insiste bien sur l'aspect modèle judiciaire que le procès doit donner au monde pour l'avenir. D'une part. Et d'autre part, sur le fait (incomplétement démontré par le film) que n'importe quel humain peut devenir un monstre (en grattant la carapace du monstre, on retrouve le bon humain).
Paul B
Paul B

91 abonnés 1 567 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 janvier 2026
Un grand film. Les acteurs sont doués, la retranscription est fidèle à la réalité, le thème de la cruauté et de la psyché sont abordés de façon très juste...

Il marquera l'histoire, indubitablement.
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