J'ai pu voir le film car la sortie Danoise était plus tôt dans l'année. Super film: de scènes très fortes et le sujet est très fort et intéressant. Cependant, on peut regretter un scénario et une réalisation plutôt "basique" pour un film hollywoodien.
Ouaip. Crowe nous la joue à la Gabin, Malek a un physique de Freak. On nous rajoute en cerise prime une mini histoire sentimentale qui n'a strictement aucun intérêt. Fallait couper, rendre le film plus digeste et moins mal au dos. Et pour ce prix, éviter des scènes ridicules. J'explique, ça ne spoile pas: Le but du psy, c'est de câliner Goering, lui tirer les vers du nez sur sa défense, et surtout l'empêcher de se suicider avant le procès. On vient lui dire: "Help, il convulse, il est en train de mourir!!". Alors le freak il court très très vite, il voit l'autre par terre yeux révulsés et bave aux lèvres, très fort, diagnostique: "C'est un infarctus, vite de l'aspirine", cinq secondes après il a les comprimés. Il essaye de les mettre dans la bouche de Crowe-Goering qui dodeline, faisant comprendre qu'il craint d'être empoisonné: "Mais non, j'en prend moi-même". il le fait. Puis il force des comprimés dans la bouche de l'autre. Et là, miracle, notre Goering se réveille comme Blanche-Neige qui a craché sa pomme, oooh dit le public. Vive l'aspirine (invention Allemande). Ailleurs, le Freak va visiter la femme de Goering et leur fille en résidence dans une maison moche. Il est pris de sympathie, c'est un gentil psy. Alors il retourne les voir, sans prévenir, pas de téléphone. Il frappe, elle ouvre, maquillée et habillée pour un nuit à l'opéra, collier de perles inclus. Totalement invraisemblable et porte une délicieuse robe verte qui vire au rouge quand elle est de dos pour servir le thé. Enfin, trouver pour défendre le film l'alibi de la pédagogie, c'est prendre le spectateur payant pour un inculte. Vu la quantité de cheveux bleus dans la salle, ils savaient déjà.
Pour moi ce film aurait gagné en intensité en ôtant la musique tonitruante, qui se veut suppléer une mise en scène académique à l’américaine. Petit détail, tout le monde porte des vêtements neufs et repassés… Cela retire de la cohérence.
Vision américaine de l’histoire avec sa grandiloquence et son manque de finesse habituels. Difficile de faire du grand spectacle sur un sujet aussi difficile.
Contrairement à ce que prétend le film à ses débuts, les quatre pays alliés se sont mis d'accord avant la capitulation totale du Reich de juger les responsables politiques et militaires; L'Union Sovietique voulait décapiter l'armée allemande et exécuter officiers et responsables nazis. Les alliés occidentaux ont protesté et voulaient une cour de justice internationale. Malgré ce début de film distordu, Nuremberg est un chef d'oeuvre fait du choc des idées, des hommes, des armées. Un Maréchal de l'air et vice chancelier, mais aussi le sucesseur d'Hitler, son porte parole, son ministre de l'économie, son propagandiste, etc ... 22 dignitaires du iiième Reich dans le box des accusés et une justice tasnparente. L'antagonisme entre le psychiatre US et Hermann Goering est à la base de ce film, basé sur des éléléments authentiques et magnifiquement mis en scene. Du grand art, rien de sensationnel, mais le choc de deux civilisations : l'américaine incarnant les vertus de la démocratie et le fascisme européen né du nationalisme et des theories modernes de propagande, de la maitrise de techniques modernes. Russel Crowe livre ici le role le plus difficile de sa carrière, un maréchal éloquent, un homme séduisant, un ambitieux imPlacable, Rami Malek unpsychiatre tenace et attachant, Michael Shannon un procureur intégre et lucide, Lotte Verbeek une Emma Goering émouvante. A voir absolument.
très bon film avec de très bon acteur j'ai bien aimé le film mais j'ai bémol à faire sur se film je trouve que il y a beaucoup de scènes sur 2H30 et donc t'a l'impression qu'il dure beaucoup plus longtemps du coup trop long le film mais excellent film tout de même
Qui est le film ? Nuremberg se présente comme un film grave. Ostensiblement grave. Un film de procès, de conscience, de responsabilité, posé sur l’un des points de compression moraux les plus violents du XXᵉ siècle. Autant dire un moment déjà labouré jusqu’à l’épuisement, saturé de récits, d'analyses, de visages, et de représentations. James Vanderbilt, jusque-là scénariste inégal, décide pourtant d’y entrer à son tour, caméra au poing, avec la conviction de celui qui croit encore pouvoir dire quelque chose là où tout semble déjà raconté.
Par quels moyens ? Nuremberg voudrait être plusieurs films à la fois : un film de procès, un film de duel intellectuel, une réflexion sur la naissance du droit international, une réflexion sur la monstruosité banale, un drame intime. Aucun de ces films ne tient véritablement la route. L'axe annoncé (la justice internationale comme construction fragile née d’un rapport de forces) se dissout dans une accumulation de pistes mal assumées.
C’est d’autant plus regrettable que le film aurait pu devenir passionnant là où il recule systématiquement : par exemple dans la définition même du crime contre l’humanité (notion fondamentalement ambivalente dès lors qu’elle est formulée par une puissance comme l’Amérique). Les débats sont aplatis, les contradictions rapidement neutralisées, les zones grises évitées.
Le traitement de Göring concentre cette ambiguïté. Russell Crowe compose un affable, cultivé, charismatique. L’humanité accordée au nazi n’est pas en soi un problème. Elle peut même être nécessaire. Le vrai scandale moral tient à l’absence de contrepartie. Le film lui offre l’intelligence, l’humour, la maîtrise du langage, et ne répond à cette séduction que par une solution indigne : dix minutes d’images frontales projetées sur un vidéoprojecteur, comme un rattrapage didactique tardif, censé équilibrer ce qui a été offert auparavant, comme si montrer suffisait à penser.
Face à Göring, Rami Malek, livre une prestation affectée, appuyée, empêchant toute complexité réelle. La psychiatrie, au lieu d’ouvrir un véritable champ de tension éthique, n’est qu’un dispositif scénaristique commode. Kelley est naïf, capitaliste puis désillusionné, selon un arc attendu, sans aspérité ni contradiction profonde.
À cela s’ajoute une américanisation du moment historique. Le film recompose Nuremberg comme un récit de fondation morale américaine, là où il aurait fallu accepter la part d’impureté, de calcul, de domination politique. Cette simplification atteint son paroxysme dans la multiplication d’arcs narratifs inutiles. La femme et l’enfant du haut gradé nazi, par exemple, sont d’une nullité confondante. Personnages fantomatiques, écrits sans nécessité, ils n’apportent rien sinon un supplément de pathos mal placé (tout comme les exécutions finales).
Quelle lecture en tirer ? Au final, Nuremberg est un film profondément raté : confus dans ses intentions, paresseux dans sa mise en scène, moralement bancal dans ce qu’il croit analyser et idéologiquement aveugle. Un film qui parle beaucoup, pense peu, et pourtant (contre toute attente) j’ai passé un bon moment. Sans doute parce que le film fonctionne malgré lui comme un objet de spectacle, porté par quelques acteurs, des sujets qui incubent des réflexions involontaires. Ce n’est pas une réussite. C’est un divertissement coupable. Mais il faut reconnaître au film ce mérite paradoxal : même mauvais, il sait encore captiver.
Une œuvre de mémoire très fidèle aux faits historiques. Un film solide, sérieux et marquant. Russell Crowe - impérial, impressionnant, dérangeant - incarne un Göring à la fois charismatique, délirant et terrifiant dans sa banalité., Michael Shannon, impeccable de gravité et Rami Malek magnifique comme toujours. Le film repose beaucoup sur eux, et ça fonctionne. J’ai beaucoup aimé.
Un bon film , par contre quand spoiler: Douglas Kelley Revient après s'être fait virer il revient tranquillement sans être inquiété par les gardiens dans le bureau du procureur s'est un peu osé
NUREMBERG nous plonge au cœur du procès historique intenté par les Alliés après la chute du régime nazi en 1945. Le psychiatre américain Douglas Kelley est chargé d’évaluer la santé mentale des hauts dignitaires nazis afin de déterminer s’ils sont aptes à être jugés pour leurs crimes de guerre. Mais face à Hermann Göring, bras droit d’Hitler et manipulateur hors pair, Kelley se retrouve pris dans une bataille psychologique aussi fascinante que terrifiante.
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3,5
Publiée le 27 mars 2026
L'intrigue principale porte avant tout sur Hermann Göring et la « relation » qu'il tisse avec le psychiatre Douglas Kelley, et sur la façon dont ce dernier prend conscience de l'ètendue du Mal dont l'ancien « bras droit » d'Hitler est capable [...] Un rècit solidement charpentè! Rien n'y manque! Terrain connu si on connaît le procès èponyme et ses consèquences car James Vanderbilt aime les relations ambiguës, les joutes troublantes et les duels psychologiques qui nous tiennent en haleine jusqu'au clap de fin! A ce titre, les performances de Rami Malek et Russell Crowe mèritent d'être saluèes, sans doute parce qu'elles amènent des instants d'une intensitè captivante! Saluons ègalement la prestation remarquèe de Leo Woodall dans le rôle du sergent traducteur, en particulier pour son monologue bouleversant! D'autant plus que "Nuremberg" (2026) qui est tout sauf une histoire ordinaire du bien contre le mal, jouit d'une reconstitution assez impressionnante! Ce n'est pas un chef d'oeuvre, mais ça mèrite vraiment le coup d'oeil! Les films procès de ce type se font rares sur les ècrans et c'est bien dommage car ces histoires vraies extrêmement complexes fournissent toujours de fascinants moments de cinèma, apportant au passage un èclairage original et nècessaire...
Un film passionnant concernant la préparation du procès de Nuremberg ainsi que la relation entre Hermann Göring et le psychiatre Douglas Kelley. On a beau connaître cette partie de l'histoire, on en apprend encore davantage et le rapport psychologique entre ces deux hommes est très intéressant. Russell Crowe et Rami Malek sont convaincants dans leurs rôles, sans oublier le reste du casting. Alimenté d'images d'archives insoutenables, « Nuremberg » captive et reste un film nécessaire de mémoire. Mon blog : cinephile critique