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Shana
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4,0
Publiée le 20 février 2026
Film impressionnant de précision et d'envolés lyriques, en tous cas c'est comme ça que je l'ai ressenti, sans doute c'est cette précision historique et la rigueur de la mise en scène qui créent cette sensation de voir l'histoire avec un grand H se dérouler sous nos yeux. Chapeau.
Un film basé sur un aspect de la guerre que l'on voit rarement à l'écran et encore moins aussi bien scénarisé, à savoir la psychologie des grands criminels. On assiste à tout un travail psychologique et psychiatrique sur fond de tentative de manipulation. C’est bluffant et incroyablement bien joué !
Avec un sujet aussi passionnant que le procès de Nuremberg, le réalisateur américain James Vanderbilt était attendu au tournant. L’angle choisi, à savoir raconter l’évènement par le prisme de l’expert psychiatre ayant étudié les accusés, était une idée plutôt judicieuse. En effet, confronter le spectateur à ceux identifiés comme porteurs de valeurs morales abjectes aurait dû être la grande force du long-métrage. Mais quelques intrigues secondaires accessoires, et un Rami Malek très décevant, ne permettent pas au film de susciter les émotions que celui-ci aurait dû logiquement transmettre. La description du psychisme des hauts gradés nazis aurait dû être le cœur du récit, mais l’acteur américain offre une prestation très dilettante. Son personnage est plus intéressé par ses rencontres avec la famille de Göring ou par la rédaction d’un futur ouvrage sur les criminels nazis. Trop souvent hors sujet, le long-métrage s’avère donc particulièrement frustrant. D’autant plus que les reconstitutions du procès sont plutôt convaincantes, notamment la séquence puissance dans laquelle est projetée aux accusés le film des exactions dans les camps. La confrontation entre le procureur, incarné par Michael Shannon, et Hermann Göring s’avère elle assez captivante. Et c’est surtout la prestation impeccable de Russel Crowe dans ce rôle assez incroyable, et totalement à contre-emploi, qui sauve en grande partie le long-métrage. L’acteur néo-zélandais nous offre une incarnation assez glaçante et terriblement pertinente de l’ogre nazi.
Je craignais deux choses en allant voir ce film: un énième opus sur le célèbre procès que j'ai déjà vu en archives ( et qui ne m'apporterait pas grand chose de nouveau) et une approche psychologique du nazisme qui tente de "l'humaniser"(inacceptable!). Or le film évite ces deux écueils. En se centrant sur le personnage, parfaitement incarné par un Russel Crow impérial, sur la naïveté d'un psy qui se passionne pour ce sujet d'exception, le cinéaste nous donne une leçon essentielle et tout à fait d'actualité : le Mal peut se présenter masqué sous des apparences avenantes et susciter l'empathie. Il faut toute la vigilance d'une moralité intransigeante pour ne pas se laisser piéger. Le psy paiera cher d'avoir approché le vertige où nous plonge éternellement cette question: comment un tel crime à t'il pu se produire? Comment des hommes ont ils pu le commettre? Comment un homme qui aime sa femme, son enfant, peut il faire cohabiter en lui cette tendresse et une monstruosité sans borne? Des pistes sont données : l'orgueil national, l'orgueil tout court et le sentiment de toute puissance, mais cela suffit il à résoudre l'énigme? C'est à ce questionnement intemporel que nous convoque ce film très judicieusement.
Ne pensant pas que le film serait autant axé sur Goering, j'ai été agréablement surpris d'avoir accès à une nouvelle approche de l'après seconde guerre mondiale. L'idée d'un film sur Nuremberg est déjà bonne, mais le concentrer quasi exclusivement sur un criminel nazi et son psychiatre est très original. C'est bien plus prenant. Alors ce n'est pas un documentaire, et c'est encore mieux, car le film se complète parfaitement avec le reportage d'Arte en deux épisodes, qui sont vraiment parfaits. Le psychiatre militaire, l'enjeu que représente le procès, les tensions politiques et finalement spoiler: le triomphe du droit, du rationnel sont bien mis en avant. spoiler: Le faux suspens en revanche sur l'interrogatoire de Goering est, à mon goût, vraiment inutile si ce n'est pour relancer un peu le film.
La dernière scène ainsi que les écritures de la fin mériteraient presque un film à part entière consacré exclusivement au psychiatre. Dans celui-ci, il serait hors sujet, mais dans un document consacré, ce serait très intéressant puisque "Nuremberg" est complètement axé sur la psychologie et l'histoire de chaque personnage.
Nuremberg alterne malheureusement le solide et le frustrant.
La réalisation est trop lisse et soporifique dans les scènes de vie, mais devient bien plus adéquate lors des séquences de tribunal, notamment dans les champs contre champs.
La bande originale est immersive et très bien utilisée, et la relation ambiguë entre le Dr. Kelley et Hermann Göring fait clairement partie des points forts du film, portée par un double jeu intéressant à observer et à comprendre.
Le film souffre toutefois d’un humour hollywoodien malvenu qui casse trop souvent le propos, et d’une mise en scène trop plate qui alourdit un rythme déjà très lent.
Le fond est intéressant, mais la forme manque de gravité et d’impact.
Un insuportable film sans véritable procès juste une analyse psy de goering et joué par un russel crowe completement viellissant et pour le coup sous morphine mais que c'est lent il y a rien en matiiere de procès comparé au film original avec baldwin qui nous mets directement dans l'audience etc bref ce n'était pas la peine de refaire un remake pour le faire aussi mal
Nuremberg est un film absolument essentiel. C’est une reconstitution historique très réussie qui nous plonge au cœur du procès de Nuremberg et de ses enjeux.
Les acteurs sont convaincants et rendent l’histoire vivante et crédible. On ressent l’importance de ce moment de l’Histoire et la complexité de la justice à cette époque. C’est un film qui fait réfléchir, tout en restant accessible et intéressant.
Casting parfait, des acteurs qui nous tiennent en haleine pendant tous le film. Russell Crowe est époustouflant. Rami Malek est autant charismatique que sensible, parfaitement bien joué. Et j'en passe parce que beaucoup d'autres acteurs sont à féliciter avec un petit plus pour Leo Woodall.
Excellent film ! Ça faisait bien longtemps que je n'avais pas vu un aussi bon film. Et quel jeu d'acteur de Russel Crowe ! Charismarique. On y retrouve l'ambiance de fin de guerre et surtout on découvre la perversité et la force de manipulation des nazis. Certaines scènes peuvent "choquer" notamment celles sur les camps de travail. Abracadabra !
Avec Nuremberg, réalisé par James Vanderbilt, le spectateur est plongé au cœur d’un moment fondateur de l’histoire contemporaine : les procès intentés contre les hauts responsables nazis après la Seconde Guerre mondiale. Plutôt que de céder au spectaculaire, le film choisit la retenue et la rigueur. Et c’est précisément ce qui fait sa force. La mise en scène, volontairement sobre et structurée, adopte une approche presque documentaire. Certains pourront la juger « académique » — dans le sens où elle ne cherche pas l’audace visuelle ou l’effet dramatique excessif — mais cette sobriété sert ici le propos. Le film laisse toute la place aux débats, aux arguments juridiques et aux confrontations psychologiques. Il met en lumière la responsabilité individuelle face à l’horreur collective, sans tomber dans le sensationnalisme. L’interprétation de Russell Crowe est particulièrement marquante : son incarnation d’Hermann Göring est à la fois troublante, charismatique et inquiétante. Les face-à-face sont tendus, intelligents, et donnent au film une profondeur psychologique réelle. On peut toutefois regretter que le récit se concentre essentiellement sur les 22 principaux accusés, ce qui donne une vision partielle de l’ampleur judiciaire réelle des procès. De même, la durée historique – près d’un an – est forcément condensée, ce qui peut atténuer la perception de la complexité et de la longueur du processus. Mais ces limites n’enlèvent rien à la puissance du sujet ni à la pertinence du traitement. Le film réussit à rendre accessible un moment clé du droit international et de la mémoire historique. À ce titre, il possède une véritable valeur pédagogique et mériterait d’être montré dans les établissements scolaires pour nourrir la réflexion sur la justice, la responsabilité et la mémoire. Un film sérieux, essentiel et intelligemment construit, qui privilégie la profondeur à l’esbroufe et rappelle l’importance de ne jamais banaliser l’Histoire.
Du très grand Russel Crowe ainsi que Rami Malek, je me suis régalé avec ce procès de Goering dont je ne connaissais que les grandes lignes. Les images d'époque ce mélangent bien avec le reste du film, une petit note concernant la beauté de cette petite journaliste brune, Lydia Peckman, vraiment charmante. "Plus jamais ça" entendu dans ce film, si cela pouvait être vrai, hélas!