Pas le plus séduisant des projets de Noah Baumbach. Loin des relations familiales conflictuelles et autre fin du monde exubérante, cette histoire peut émouvoir à travers les yeux de son interprète principal.
Poétique avec un message très fort en émotions, difficile de ne pas reconnaître au deux acteurs leurs facilité a remplir l'écran, et quel bel hommage aux manager
J’ai bien aimé. Certes, certaines scènes sont un peu faiblardes, mais l’introspection de l’acteur sur sa vie est vraiment intéressante. Clooney est parfait, vraiment très bon. J’ai hésité à le regarder à cause des critiques mitigées… et je ne le regrette absolument pas.
le moins bon film du cinéaste qui n arrive pas a nous intéresser au mal être de son personnage. en roue libre, Clooney en fait trop par contre Adam Sanders s en sort bien dans son rôle ingrat de manager.
Le réalisateur attitré aux films d'auteurs chez Netflix, Noah Baumbach, est de retour cette année avec une nouvelle introspection, celle d'un acteur vieillissant qui se demande s'il n'a pas laissé sa persona prendre le dessus sur son véritable moi. Diablement intéressant donc puisqu'effectivement toutes les stars jouent un rôle, que ce soit au cinéma ou dans les médias, et peu de personnes connaissent leur véritable personnalité si elles parviennent à la garder ! Malheureusement, le film ne parvient pas à convaincre sur ses plus de deux heures, étirées comme pas possible. Déjà, le plus gros problème du film, c'est que l'on n'y croit jamais vraiment : on a trop souvent l'impression d'être dans un film. Alors ça peut paraitre évidemment puisque l'on regarde un film mais contrairement au théâtre où la suspension d'incrédulité est beaucoup plus indulgente, le cinéma est un medium censé nous faire oublié son format : il est ainsi censé nous convaincre que ce l'on regarde est vrai, quel que soit le genre, même la science-fiction par exemple. Et bon là, je trouve que c'est un peu raté, un comble sur un film parlant de cinéma ! D'autant plus que toutes les scènes les plus réussies sont justement celles où l'acteur renoue avec ses souvenirs et se voit, plus jeune, sur un plateau. Tout le reste ne fonctionne pas car on a l'impression d'être devant un fantasme hollywoodienne, comme la séquence "héroïque" du vol de sac à main qui m'a complètement sorti du film. Enfin, je ne m'imagine pas un acteur hollywoodien en pleine remise en question courir après un voleur sur la ligne R Paris-Melun. Et des moments comme ça, le film en est bourré et n'arrive ainsi, encore une fois, jamais à convaincre le spectateur ! Pour reprendre un ancien succès du réalisateur, "Mariage Story" était par exemple beaucoup plus en phase avec le réel, notamment grâce à ses longues scènes dialoguées pouvant être aussi percutantes que naturelles. Ce qui empêche d'ailleurs d'y dresser un parallèle un peu méta avec George Clooney. Effectivement, ça aurait pu être intéressant puisque le personnage et l'acteur possèdent quelques similitudes mais, encore une fois, le fait que l'on y croit pas empêche cette projection. Et puis bon, en dehors de ça, le rythme n'est jamais très bon, notamment sur sa fin qui est sacrément molle. Bref, "Jay Kelly" n'est donc pas totalement inintéressant mais est trop "hollywoodien" et déconnecté de la réalité pour mener à bien son propos.
Avec "Jay Kelly", Noah Baumbach cherche à observer les névroses d’une star de cinéma interprétée par George Clooney. Le casting est complété par Adam Sandler, Laura Dern, Billy Crudup, Greta Gerwig ou Patrick Wilson. Malgré ces atouts, le film finit par tourner un peu à vide. Les scènes s’étirent sans nécessité et les dialogues sont longs et manquent d’étincelle. La thématique, pourtant passionnante pour les cinéphiles reste trop en surface, comme si Baumbach n’osait jamais aller au bout de sa cruauté ou de sa tendresse.
Inégal, #JayKelly distille pourtant quelques fulgurances émotionnelles puissantes. Noah Baumbach dresse le portrait des sentiments humains avec une douceur attachante. Quant à George Clooney, il fait le point sur sa carrière avec émotion, et nous entraîne avec lui.
Un film que j’ai trouvé mitigé, notamment à cause de sa longueur qui ne se justifie pas vraiment au regard de ce qu’il raconte. Le scénario regorge de belles intentions et de bonnes idées, mais finit parfois par tourner en rond, comme s’il manquait d’élan pour aller au bout de ses thématiques. Visuellement, en revanche, c’est une réussite : la photographie est sublime et la mise en scène, sans être révolutionnaire, reste très correcte et parfaitement maîtrisée. George Clooney apparaît comme une évidence dans ce rôle écrit pour lui, tandis qu’Adam Sandler signe l’une de ses performances les plus justes, apportant une émotion sincère qui fait beaucoup dans la réussite globale du film. Toute la distribution est d’ailleurs bien dirigée et investie. Jay Kelly est une histoire belle, touchante, mais qui aurait gagné en puissance avec un rythme plus affûté.
Tout le charme de George Clooney ne suffit pas à faire de ce film autre chose qu'une ballade sympathique. Ca commençait très bien avec l'envers du decor, champs / contre-champs et une réflexion annoncée sur le monde du cinéma. Hélas, tout ça retombe très vite dans la paresse scénaristique. On a déjà vu cette histoire plusieurs fois. Quelques scènes sont émouvantes mais Clooney, qui distille depuis 30 ans ses 3 expressions faciales, n'était sans doute pas le meilleur choix pour un film sur les etats d'âme d'un comédien. A quand remonte le dernier film intéressant de George Clooney ?
Il y a clairement une volonté d'en mettre plein la vue au niveau réa et ça marche. C'est pointilleux. Les plans séquences se multiplient jusqu'à en vomir parfois. Autant le dire directement. C'est élitiste. Olala, le cinéma c'est difficile. Acteur ? Quelle galère ! mais moi ça va. Georges et Adam pèsent un milliard.
La nuit européenne possède ce grain trouble — une lumière hésitante, presque liquide, qui coule sur les façades et rend chaque silhouette un peu floue, un peu lointaine. Jay Kelly avance dans ce halo comme un homme dont la présence brille encore, mais dont l’intérieur se défait en silence. Clooney incarne cette fragilité avec un mélange d’assurance et de cassure : une façon de poser le pied, de replacer discrètement son col, comme si chaque geste servait à retenir une fissure qui cherche à affleurer. À côté de lui, Ron — Sandler dans une douceur lourde — marche légèrement en biais, jamais vraiment derrière, jamais tout à fait à côté. Leur duo ressemble à une respiration à contretemps : l’un avance, l’autre amortit. L’un porte encore la trace du mythe, l’autre la réalité qu’on ne regarde que lorsque tout se fissure. Le voyage à travers l’Europe ne révèle rien de spectaculaire ; il agit comme un révélateur chimique. Les gares, les restaurants anonymes, les couloirs d’hôtel deviennent des lieux où les regrets se matérialisent dans un simple silence, un regard trop long, une phrase retenue. Baumbach laisse la lumière traîner sur les visages. Une seconde de plus que nécessaire. Juste assez pour attraper un effondrement microscopique : une épaule plus basse, un souffle coupé, une pensée qui traverse. L’image-pivot surgit presque par hasard : Jay devant une fenêtre d’hôtel, reflet dédoublé — l’acteur qu’on applaudit, l’homme qu’il devient. Le verre ne renvoie pas la vérité : il renvoie l’écart. Oui, le film parle d’héritage — mais il chuchote surtout la peur d’être un homme qui n’a pas su être présent quand il le fallait. Certains diront que le film manque de tension, qu’il reste sur la crête ; pourtant, c’est ce manque même qui raconte le mieux : l’usure intime n’explose pas, elle s’enfonce lentement. Ma note : 12 sur 20. A voir sur Netflix.
Jay Kelly est une comédie dramatique réalisée par Noah Baumbach avec George Clooney dans le rôle principal de Jay Kelly, un acteur hollywoodien charismatique en pleine crise existentielle. Après avoir refusé un projet clé et appris la mort d’un mentor, il embarque dans un road-trip imprévu à travers l’Europe avec son manager fidèle Ron (Adam Sandler), sa fille Daisy et son équipe, confronté à ses regrets familiaux, professionnels et personnels.
Le film brille par ses performances : Clooney incarne avec finesse un ego en miettes, Sandler surprend en manager dévoué et poignant, tandis que Laura Dern et Billy Crudup ajoutent profondeur aux relations familiales. Les transitions mémoire/réalité sont fluides, et la satire douce du star-system hollywoodien résonne avec humour british et émotion contenue.
Baumbach signe un récit introspectif sur le legs et les choix de vie, avec un rythme posé et des dialogues ciselés qui touchent sans pathos excessif.
Cependant, l’ambition introspective dépasse parfois l’exécution : le scénario reste sage, certains arcs secondaires diluent la tension, et l’Europe sert de décor générique sans vraie saveur. Moins audacieux que les meilleurs Baumbach.
Film sympathique assez cousu de fil blanc et sans aspérités, mais n'est-ce pas lié à la fabrique Netflix, qui laisse les auteurs faire leur film avec sans doute un cahier des charges qui empêche toute véritable audace. On passe tout de même un bon moment.