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Direct-actu.fr
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4,5
Publiée le 28 novembre 2025
Dans Jay Kelly, Noah Baumbach s’attache à la trajectoire d’un acteur parvenu au sommet, mais rattrapé par le sentiment d’être devenu un personnage de lui-même. Porté par George Clooney, le film ausculte avec finesse ce moment où la notoriété cesse de protéger et laisse affleurer une solitude sourde, construite au fil des années, des choix professionnels et des renoncements affectifs. Le réalisateur déploie une mise en scène élégante qui fait dialoguer apparat et intériorité, lumière et retrait, mondanité et silence.
Le récit s’articule autour d’un déplacement en Italie, prétexte à une introspection feutrée où se révèlent les tensions entre fonction publique et vie privée. La relation avec le manager, soutien indéfectible mais ambigu, souligne la frontière fragile entre loyauté sincère et dépendance professionnelle. Chaque plan insiste sur l’écart entre ce que le monde projette et ce que l’individu ressent, dessinant le portrait d’un homme enfermé dans sa propre image.
Sans jamais céder au pathos, le cinéaste privilégie la nuance et la patience du regard. Il capte les gestes retenus, les silences chargés et cette fatigue morale qui affleure lorsque la reconnaissance ne suffit plus. L’ensemble compose une réflexion sensible sur l’identité, la construction du mythe et l’impossibilité de se réinventer sans regarder en face ce qui a été sacrifié. Jay Kelly devient alors un miroir délicat tendu à notre époque, fasciné par la visibilité, mais avide d’authenticité.
Il aurait fallu un Billy Wilder, peut-être, pour faire de Jay Kelly autre chose qu'un film charmant et inégal, existentiel et artificiel, divertissant, mais un tantinet trop long pour cause de redondance. Plus mélancolique que réellement dramatique, le film de Noah Baumbach trace le portrait d'une grande star hollywoodienne qui tourne trop, par peur du vide qui s'annonce, se repose sur un entourage entièrement dévoué, et continue à être l'éternel absent auprès de ses proches. George Clooney joue ce personnage ambivalent avec toute la classe et l'auto-dérision qu'on lui connaît, dans une crise de la soixantaine masculine, d'autant plus aiguë qu'elle touche une figure publique qui ne se remplit que de la considération et de l'amour de ses admirateurs, tout en étant déconnectée de la vraie vie. Ce n'est ni Boulevard du crépuscule ni Une étoile est née, mais une évocation assez convenue du statut de vedette, saturée de nostalgie, qui sait se rendre attachante de temps à autre, plus par son originalité que par une sentimentalité un peu trop présente. Outre l'impeccable George, Adam Sandler donne une belle substance à son rôle de factotum et sert de contrepoint dans la relation étroite qui l'unit à son patron et néanmoins ami, après tant d'années de collaboration. Si le film avait été moins centré sur sa star, sans doute aurait-il gagné en profondeur, mais il aurait aussi vraisemblablement perdu en prestige, quoique ...
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3,0
Publiée le 7 décembre 2025
« Tous mes souvenirs sont des films. » Jay Kelly est un célèbre acteur qui commence à regarder derrière lui pour déterminer si tout ce qu'il a fait en valait la peine. Il a réussi professionnellement, ce qui lui a donné gloire et argent, mais qu'en est-il de sa vie privée ? Noah Baumbach dresse le portrait d'un homme, mais aussi d'une industrie. Lui est partagé entre la fierté de ce qu'il a accompli et le regret de ne pas avoir consacré plus de temps à sa famille tandis que son entourage est partagé en deux groupes avec ceux qui sont reconnaissants et ceux qui ont des ressentiments à son égard après avoir été laissés sur la touche. "Jay Kelly" fonctionne bien mieux quand l'acteur entreprend une introspection en solitaire avec ces moments au cours desquels il se replonge dans ses souvenirs pour les revivre. Ça permet d'en apprendre plus sur lui, mais aussi sur sa carrière et la raison de l'animosité de certains. Quand ils prennent tous la route, ça parait beaucoup plus artificiel avec Noah Baumbach qui se repose trop sur l'environnement pour placer des péripéties qui n'apportent pas grand-chose. Il y a bien cette prise de conscience attendue, mais c'est amené trop facilement. Une histoire comme ça doit être avant tout simple et authentique pour coller à la quête de réponses de cet homme, dont la démarche est sincère. À croire que le réalisateur n'était pas toujours en phase avec son propre personnage quand il ajoute des moments too much. En fin de compte, et malgré les thèmes dominants, il s'agit surtout d'une histoire d'amitié incarnée par de convaincants George Clooney et Adam Sandler qui sont le cœur de ce film finalement agréable à suivre.
Film qui met en scène le charisme et l’élégance de CLOONEY, mais aussi sa capacité d’auto-dérision. C’est une juxtaposition d’échanges intenses entre tous les protagonistes de l’histoire : avec ses filles, avec SANDLER ami manager, avec WILSON autre star, avec un ancien ami comédien, avec DERN sa secrétaire,… Une utilisation astucieuse des portes nous permettra de vivre des situations en flash-backs (scènes de tournage dans sa jeunesse, d’audition de rôles dans ses débuts de carrière). L’épilogue conclusif est admirable d’émotion, lors de la cérémonie d’hommage à sa carrière, avec un public truffé de personnages importants de sa vie. Beaucoup d’émotions introspectives… Très réussi !
Jay Kelly est un acteur à succès entouré de tout un tas de gens qui travaillent pour lui. Incarné par George Clooney comme s'il jouait sa propre vraie vie. C'est Adam Sandler qui joue le rôle de son manager rémunéré 15% des gains de l'acteur, lui qui a déjà été agent de basketteur dans Le Haut Du Panier. Le trajet jusqu'à la Toscane pour une cérémonie d'hommage à la carrière de Jay Kelly, provoque une multitude de situations d'introspection. L'acteur en profite pour tenter de régler ses comptes avec ses deux filles et avec son père, qu'il ne voit quasiment plus depuis des années. À propos de la paternité, Timothy (Billy Crydup), son ancien camarade de cours de théâtre, lui rappelle cette vérité : "C'est la tragédie des parents, on peut dire qu'on a réussi notre mission uniquement une fois qu'on s'est rendu inutile." La manière dont chacune de ses filles s'adresse à lui pourra surprendre. Jessica l'appelle Jay. Daisy l'appelle papa. Chacune son style. Chacune sa perception de ses attentes insatisfaites par leur père. La mise en scène astucieuse permet à Jay de passer de sa vie courante à des scènes de son vécu, juste en traversant une porte. Les paysages de Toscane son splendides. Le final est de toute beauté, mixant des images de films de George Clooney qui exprime une émotion de plus en plus forte (option larmes) jusqu'à regarder le spectateur devenu metteur en scène et lui dire : "Je peux la refaire ?" Joli regard sur le métier d'acteur en dehors des représentations.
Hormis une fin réussie, et des acteurs de premier ordre, le film est une petite catastrophe. Comme en attestent les scènes dans le train, risibles et invraisemblables. Gros gâchis…
Un très bon film qui fait réfléchir sur les choix de vie. Les acteurs jouent remarquablement bien, et Georges Clooney est impressionnant, comme toujours : il parvient à transmettre une émotion très forte par moments. L’histoire montre un homme qui a longtemps privilégié sa carrière et l’argent au détriment de sa famille, et qui, face à une remise en question soudaine, décide de se rapprocher de sa fille et repense à ses choix... Les paysages sont jolis et ajoutent une vraie poésie au récit par moment... Bref, un film touchant, bien interprété, qui mélange émotion et réflexion avec beaucoup de justesse. Je vous conseille de voir ce film. Merci à l'équipe pour ce film. Fin magnifique. George Clonney m'a émue aux larmes.
L'idée peut paraître bonne bien servie par un casting prestigieux jusque dans les plus petits rôles. Malheureusement le film est long et n'est qu'une interminable succession de blablabla aussi redondants qu'ineptes exception faites de quelques 2-3 passages très réussis. Le plus gros défaut du film est que le scénario semble au départ partagé entre le road trip lui-même et ses souvenirs matérialisés, mais très vite ses souvenirs deviennent rares et secondaires au point qu'ils deviennent finalement accessoires, superflus même. Sur la partie road trip on est également déçu car le terme n'est qu'issu du speech et du résumé mais on ne voit pas grand chose du voyage tant les dialogues, discussions, remise en question et autres débats entre la star et ses proches monopolisent le récit. Le rythme monotone accuse le coup, accentue cette sensation de longueur, que ce soit sur un plateau de tournage, dans le train, perdu dans les vignes ou à un dîner jamais le rythme ne s'envole ou ne monte en pression. C'est d'un ennui constant et d'un oscillogramme plat. Le film surnage grâce au casting, à quelques instants de grâce où la subtilité des émotions s'impose à l'image, mais c'est bien court pour un film de près de 2h10... Site : Selenie
Quand on voit à le film Georges Clooney en tête d'affiche, avec Laura Dern dans un registre comédie dramatique, on peut s'attendre à un film touchant, qui joue avec nos émotions. Il n'en est rien, le film est long, ennuyeux sans aucun rebondissements, suivant un scénario ou une trame linéaire, sans aucune surprise. En gros Jay Kelly est acteur qui a consacré sa vie à son métier et il finit seul. On s'ennuie vraiment, Laura Dern n'exprime rien et George Clooney surjoue, il est même risible dans la scène du train qui est vraiment ridicule et on se demande même ce que la scène fait là. Bref trop long, ennuyant.
Vu sur Netflix Excellente réalisation et excellente distribution avec moultes actrices et acteurs célèbres. Un film de plus de deux heures que l’on regarde avec grand plaisir.
Ceci dit, le film repose sur une contradiction fondamentale qui ambitionne de critiquer le glamour hollywoodien et le vide de la célébrité, mais le fait au travers d’une forme (visuelle, narrative, tonale) qui en épouse parfaitement les codes.
Le scénario esquisse une quête introspective et mélancolique, mais la réalisation l’enferme dans une esthétique de carte postale avec une photographie lissée, plans iconiques des villes caractéristique des productions Netflix grand public. Cette perfection visuelle, couplée à une bande-son illustrative crée une ambiance luxueuse qui contredit et étouffe la recherche de vérité et d'authenticité supposée du récit.
Le casting de George Clooney – dont l'image publique de star sophistiquée est indissociable – constitue un écueil majeur. La mise en scène (cadrages valorisants, distance) et son jeu (flegme, charisme contrôlé) ne parviennent pas à briser cette image pour révéler la vulnérabilité du personnage. Cela dit, c’est un excellent film à voir. Un moment agréable sans prétention.
Ce film m’a vraiment frappé en plein cœur. On y sent une nostalgie profonde, une quête de sens qui résonne avec nos propres questions de vie. On réalise à quel point la réussite peut coûter cher, et comment, sans s’en rendre compte, on laisse se fragiliser des liens qui comptaient vraiment.
Adam Sandler est bouleversant : sa sincérité, sa douceur silencieuse… L’amitié qu’il partage avec le personnage principal devient presque un refuge, quelque chose de rare et de vrai. C’est ce qui donne au film toute son âme.
Les scènes introspectives m’ont pris de court : des souvenirs filmés comme des éclats de vie, beaux, fragiles… Et la musique de Britell,... quelle poésie. Chaque note porte une lumière mélancolique qui nous ramène à nos propres moments perdus, à ces instants qu’on croyait oubliés. On se surprend même à ressentir une sorte de nostalgie pour notre propre histoire.
Jay Kelly, lui, avance entre ce que sa carrière lui a offert et ce qu’elle lui a arraché. Sa fatigue, ses doutes, son besoin de comprendre… tout cela m’a profondément touché. Même avec quelques passages moins naturels, le film reste un portrait humain, intime, universel.
Il nous rappelle que lorsque le bruit du monde se tait, ce qui reste, ce sont nos liens, nos souvenirs, et ce que l’on n’a pas su dire à temps.
Tous nous le savons, Georges Clooney n'est pas un grand acteur. Mais, il n'empêche qu'il est plaisant. Lorsqu'on se remémore les Danny Ocean ça nous évoque de bons souvenirs. Mais là...... on tombe sur un scénario plat et on se surprend à attendre un rebondissement qui ne vient pas. Clooney veut se la jouer naturel et surjoue à fond. Bon ok, je n'ai pas tenu jusqu'au bout, mais ce n'est pas que ce n'est pas bon, c'est vraiment mauvais. De plus ce n'est pas l'insipide Adam Sandler ou l'inconstante Laura Dern qui vient sauver quoi que ce soit. Je ne vais rien spoiler. En effet, il n'y a rien à raconter.
Un bon film, produit par Netflix, mais réalisé par Noam Baumbach, avec un sujet de type introspectif. Car il s’agit de décrire un grand acteur à succès, star mondiale, qui va vivre un moment de doute, et à l’occasion de la remise d’un prix qu’il viendra recevoir en Italie . Beaucoup d’humour et d’autodérision, surtout pendant la séquence, la meilleure, d’un voyage en train TGV de Paris à Roma. Des personnages burlesques , de situations complétement délirantes, on est proche du grand guignol ou de la « comedia del arte », et cela fonctionne. On rit, on s’amuse, toute cela est très frais, et Georges Clooney est vraiment à son meilleur et Adam Sandler lui donne une réplique parfaite . L’arrivée en Italie joue plus sur l’émotion. L’homme face à son passé, mais aussi aux actions qu’il a mené toute sa vie, ou plutôt aux occasions ratées, très nostalgiques, presque un peu noir. La touche Baumbach est bien là.