Les Rêveurs
Note moyenne
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104 critiques spectateurs

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Roger D
Roger D

107 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 novembre 2025
Tiré de la jeunesse de la réalisatrice et comédienne Isabelle Carré, le film nous plonge dans ce monde à part où des jeunes tentent de retrouver la goût de vivre, de vaincre leur peur et leur démon. C'est un film touchant de part la nature de l'histoire où le groupe d'ado balance leur lot d'émotion inhérent à leur âge déjà rajouté à leur problème tous bien différent et puis ce genre de problème affecte forcément car soit nous avons été ados soit on en a soit on en connaît. Même si au départ je me demandais si le film allait partir sur son atelier ou son passé et faire que des aller-retour mais non, on part plus sur son passé avec quelques retour sur son présent.
Bref bon film.
NOTE :
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 novembre 2025
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Il y a, dans certaines vies, des chambres qu’on croyait définitivement verrouillées — des pièces où l’air tremble encore de voix anciennes, de gestes interrompus, de nuits trop longues pour des épaules d’enfant. Les Rêveurs s’ouvre comme on entrouvre l’une de ces portes : avec un mélange de crainte et d’attirance, ce frisson presque électrique qui précède le retour d’un souvenir qu’on n’a jamais réussi à enterrer. Isabelle Carré filme ce mouvement de l’âme, ce glissement doux-amer vers l’intérieur, comme on tirerait un fil fragile, très lentement, jusqu’à ce que tout un passé vienne se déplier dans la lumière blanche d’un atelier d’écriture.

Élizabeth anime des séances à l’hôpital Necker. Les adolescents qui s’assoient devant elle portent des traumatismes souvent bien dissimulés. C’est en les regardant chercher les phrases qui les sauveront peut-être qu’elle se heurte à sa propre histoire — non pas comme on se heurte à un mur, mais comme on bute contre soi, contre l’enfant que l’on a été et que l’on croyait révolue.
Le film avance alors dans une oscillation permanente : le présent, calme et presque suspendu, se fissure, et le passé remonte, brutal, incandescent, un passé où l’adolescence n’a jamais eu la couleur qu’on lui prête.

Isabelle Carré filme l’internement comme un paysage mental : un couloir où les pas résonnent trop fort, une chambre qui devient un monde, un théâtre où la survie tient dans un souffle, un geste, une réplique chuchotée. La jeune Élisabeth — incarnée avec une fragilité tranchante par Tessa Dumont Janod — marche entre les ombres et les lueurs, déjà portée par ce théâtre qui lui offre un langage avant même qu’elle n’en comprenne la portée. Là est peut-être la force du film : cette manière de montrer le geste artistique non comme une échappatoire, mais comme un organe vital, un cœur supplémentaire.

Les scènes avec les adolescents contemporains résonnent d’une pudeur presque douloureuse. Rien n’y est forcé, aucun pathos. Les mots qu’ils posent sur la table — hésitants, maladroits parfois — deviennent des cordages. On les regarde, eux aussi, tenter d’attraper la lumière malgré toute la nuit qu’ils traînent derrière eux. Et c’est dans ce miroir trouble qu’Élizabeth s’observe, qu’elle se mesure, qu’elle comprend enfin ce qu’elle doit encore affronter. Les Rêveurs n’est pas un film thérapeutique : c’est un film qui respire avec ceux qui tombent et se relèvent, un film qui regarde la douleur sans la sacraliser, qui la traverse sans l’étreindre.

La mise en scène, délicate, parcimonieuse, évite l’ornement. Isabelle Carré dirige les corps comme des phrases : certains se brisent, certains résistent, certains fléchissent en silence. Le duo Alex Lutz / Isabelle Carré fonctionne comme un battement irrégulier, fragile, presque clandestin — un soutien plus qu’une romance, une main posée sur une table plus qu’un aveu. Le film ne prétend pas réparer. Il accompagne. Il élargit l’espace intérieur.

Et lorsqu’arrive la dernière séquence, l’écran lui-même semble respirer différemment. Une sorte d’apaisement, non pas gagné mais accueilli, non pas acquis mais trouvé presque par hasard, comme une étoile vue entre deux nuages. On sort du film avec ce sentiment rare d’avoir traversé une mémoire étrangère qui, mystérieusement, éclaire la nôtre.

Note : 14 / 20

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eric dieu
eric dieu

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 octobre 2025
Avant première à Bruxelles.
Superbe film, émouvant et qui rappelle d'écouter nos enfants et pas seulement les entendre.
Lumineux, comme promis par Isabelle Carré.
J'ai rarement eu un film ou la salle était totalement silrncieuse,
A montrer à tous les ados et leurs parents.
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 novembre 2025
Un très beau film: sensible, poétique, artistique. Des beaux plans. Un film cathartique pour Isabelle Carré qui se livre complètement.
Paul B
Paul B

89 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 novembre 2025
Aux grands films les grandes notes. Oui. En ce jour c'est de la note maximale que j'honore le long-métrage de la talentueuse et célèbre Isabelle Carré.

Dans un souci de sensibiliser à la santé mentale (ici celle des jeunes adolescents), Isabelle Carré nous livre avec beaucoup d'humanité une œuvre qui - on l'espère - lancera la carrière des inconnus du casting. C'est simple dans ce film tout le monde joue à merveille jusqu'au dernier des figurants.

L'histoire est simple mais efficace et sans fioritures.

Le propos est très beau, plein de bonnes ondes et de belles promesses.

C'est donc un sans faute. Bravo Isabelle Carré et bravo à toute l'équipe.
Alexandre Cacheux
Alexandre Cacheux

76 abonnés 628 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 novembre 2025
Bouleversant.
Isabelle Carré, cette fois réalisatrice et actrice, nous livre un secret d'enfance puissant et structurant.
Tout en délicatesse, elle réalise un film magnifique qui vous reste en mémoire longtemps aprés la fin de la projection. L'émotion est forte devant cette réalisation subtile.
remyll
remyll

256 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 novembre 2025
Toute la finesse, la délicatesse et en même temps toute la puissance onirique propre à Isabelle Carré se retrouvent dans son premier film directement issu de son roman autobiographique.
C’est beau, fort et assez renversant.
spoiler: Quand elle découvre brutalement à l’orée de l’adolescence que son père - et sa mère qu’elle aime tant, vivent dans le mensonge et que son premier petit ami n’est qu’une illusion d’amour
: elle pête les plombs et se retrouve en hôpital psychiatrique.
Les décors des premières scènes dans l’appartement familial sont remarquables avec des éléments d’agencements et de mobiliers directement venus de la maison Pierre Cardin absolument admirables et uniques.
Les différentes musiques de tout le film sont également superbes.

En bref : Un beau film intéressant à voir sur une problématique rarement mise en lumière au cinéma.
Labaigt de Bonaparte
Labaigt de Bonaparte

25 abonnés 94 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 novembre 2025
Isabelle Carré se lance en réalisation avec force en osant imager un détail très personnel de son enfance sur un sujet de plus en plus grave, la psychose chez les jeunes. Sans militantisme et sans fatalisme, à voir au mieux.
Nathbar
Nathbar

67 abonnés 92 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 novembre 2025
Un film attendrissant et bouleversant, impressionnant par l'émotion qu'il dégage en relatant l'univers des HP pour ado. sans doute aussi parce qu'il raconte l'enfance et l'adolescence compliquée d'Isabelle Carré de part ses relations familiale et amoureuse. Mention ++++ à la jeune actrice qui incarne Isabelle ado.
Brunovandaele53
Brunovandaele53

6 abonnés 64 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 novembre 2025
Je n'ai pas accroché peut-être à cause du choix de l'actrice principale que je trouve décalé par rapport à l'idée que je me faisais d'Isabelle carré jeune qu'on ne me parle pas de manque de moyens de la pédopsychiatrie. À cette époque, on voit bien que les psychiatres tournent en rond et se contente de distribuer les traitements, le film assez longueur en particulier cette succession de playlist qui n'ajoute rien au sujet
Lofi
Lofi

8 abonnés 19 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 novembre 2025
Merci pour ce film délicat et percutant.
J’ai été affectée par les chiffres à la fin.
Que de dégâts..
lionelb30

535 abonnés 2 904 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 novembre 2025
La jeune actrice est très bien. Pour le reste , pas toujours passionnant et passages entre les époques un peu bizarre parfois.
FaRem

10 571 abonnés 11 451 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 mars 2026
« Tes émotions et tes blessures ne vont jamais t'abandonner. » Isabelle Carré le prouve en adaptant son roman éponyme autobiographique dans lequel elle évoquait une partie de son enfance à la suite d'une tentative de suicide. Elle ne met pas seulement les enfants au centre de son histoire, elle la raconte également à leur hauteur. Une immersion dans un hôpital psychiatrique pour enfants qui met l'accent sur l'humain et pas sur le médical même s'il est parfois question du manque de moyens. C'est presque quelque chose d'abstrait et d'irréel d'ailleurs certains aspects laissent parfois planer un doute sur certaines scènes. C'est aussi pour ça que le film donne l'impression de rester en surface. Il est superficiel, mais c'est compensé par beaucoup de tendresse. Il y avait quand même plus à creuser sur la période de l'enfance, mais aussi quand on suit brièvement Elisabeth en tant qu'adulte avec l'art comme thérapie. Beaucoup de choses intéressantes peu ou pas exploitées, mais j'ai quand même passé un sympathique moment.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 décembre 2025
Adapté du roman autobiographique de Isabelle Carré, "Les Rêveurs" raconte un parcours singulier : Élisabeth, artiste aujourd’hui, revient dans l’unité de pédopsychiatrie où elle fut internée à 14 ans, après une tentative de suicide. À travers les ateliers d’écriture qu’elle anime auprès d’adolescents en souffrance, ses souvenirs refont surface et révèlent comment le théâtre et l’art ont été des refuges essentiels dans sa jeunesse. Le récit oscillant entre présent et flashbacks donne au film une structure en miroir qui illustre bien les résonances entre passé et aujourd’hui. Toutefois, le film ne convainc pas pleinement. L’émotion est là, vraie, mais elle ne trouve guère d’éclat cinématographique, le film reste souvent dans une zone de sensibilité diffuse, qui touche sans jamais subjuguer.
PLR
PLR

556 abonnés 1 768 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 novembre 2025
Focus sur la prise en charge pédopsychiatrique en milieu hospitalier fermé (isolement y compris de la famille) d’adolescents mal dans leur peau, parfois suicidaires. Adapté du roman autobiographique d’Isabelle Carré (ici Elisabeth) portant un regard sur son propre passage au sein de ce service spécialisé au sein de l’Hôpital Necker dédié « aux enfants malades ». Sur Paris, c’est plutôt la Maison de Solenn (Hôpital Cochin) qui prend actuellement en charge ces pathologies. La Maison de Solenn sera d’ailleurs citée dans les remerciements du générique de fin. Le titre « Les rêveurs », éponyme du roman, peut interroger un public insuffisamment informé. Ces rêveurs se sont les parents. Lire qu’à leur corps défendant certainement ils peuvent être, sinon la cause, du moins alimenter, les troubles de leur ado. Le propos ne sera toutefois pas centré sur cet aspect des choses qui ne sera suggéré que très rapidement, à charge pour le public de savoir décoder. A classer dans le registre des films utiles à la vulgarisation d’un sujet.
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