Note moyenne
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709 notes
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Un petit bijou plein de délicatesse et de sensibilité. Un sujet mal connu, rempli de sincérité puisque vécu par la réalisatrice. Bon film!
Un film qui nous parle de ce que l'on a pu ressentir adolescent, qui nous rapelle combien il est dur pour certains et certaines de grandir. C'est sensible, bien joué. Cerise sur le gâteau on entend des morceaux d'Oberkampf.
Film plein de sensibilité et d'humanité. On a besoin des autres pour vivre ensemble. Ce film fait un bien fou ! Foncez !
J'ai suivi mon épouse sans à priori pour voir ce film bien joué, bien réalisé sans tomber dans le pathétique.
Film bouleversant de justesse et de douceur. Isabelle Carré est une vraie modeste, son film l'est tout autant. Sans effet de manches; il touche au cœur.
Isabelle Carré nous offre ici une comédie dramatique non seulement jolie, mais réussie. Ce film autobiographique aborde un sujet qui mérite de l’être et qui ne l’est malheureusement pas assez : la santé mentale des enfants. A quoi un enfant qui ne reçoit pas assez d’intérêt ni d’amour peut se rattacher ? À qui ? Isabelle Carré nous répond le rêve. L’imaginaire. Le théâtre. Les effets visuels sont réussis, il n’y en a pas trop -
spoiler:
je pense notamment aux oiseaux qui s’envolent -
mais ils sont à la bonne place lorsqu’ils sont présents. Les sauts dans le temps auraient pu, à mon goût, être plus travaillés, malgré un travail narratif de qualité évident dans la partie des enfants. Des interprètes de qualité, tous, de A à Z.
mais ils sont à la bonne place lorsqu’ils sont présents. Les sauts dans le temps auraient pu, à mon goût, être plus travaillés, malgré un travail narratif de qualité évident dans la partie des enfants. Des interprètes de qualité, tous, de A à Z.
La jeune actrice est très bien. Pour le reste , pas toujours passionnant et passages entre les époques un peu bizarre parfois.
Me retrouver sur @cinémasansfard (Youtube) !
Il y a, dans certaines vies, des chambres qu’on croyait définitivement verrouillées — des pièces où l’air tremble encore de voix anciennes, de gestes interrompus, de nuits trop longues pour des épaules d’enfant. Les Rêveurs s’ouvre comme on entrouvre l’une de ces portes : avec un mélange de crainte et d’attirance, ce frisson presque électrique qui précède le retour d’un souvenir qu’on n’a jamais réussi à enterrer. Isabelle Carré filme ce mouvement de l’âme, ce glissement doux-amer vers l’intérieur, comme on tirerait un fil fragile, très lentement, jusqu’à ce que tout un passé vienne se déplier dans la lumière blanche d’un atelier d’écriture.
Élizabeth anime des séances à l’hôpital Necker. Les adolescents qui s’assoient devant elle portent des traumatismes souvent bien dissimulés. C’est en les regardant chercher les phrases qui les sauveront peut-être qu’elle se heurte à sa propre histoire — non pas comme on se heurte à un mur, mais comme on bute contre soi, contre l’enfant que l’on a été et que l’on croyait révolue.
Le film avance alors dans une oscillation permanente : le présent, calme et presque suspendu, se fissure, et le passé remonte, brutal, incandescent, un passé où l’adolescence n’a jamais eu la couleur qu’on lui prête.
Isabelle Carré filme l’internement comme un paysage mental : un couloir où les pas résonnent trop fort, une chambre qui devient un monde, un théâtre où la survie tient dans un souffle, un geste, une réplique chuchotée. La jeune Élisabeth — incarnée avec une fragilité tranchante par Tessa Dumont Janod — marche entre les ombres et les lueurs, déjà portée par ce théâtre qui lui offre un langage avant même qu’elle n’en comprenne la portée. Là est peut-être la force du film : cette manière de montrer le geste artistique non comme une échappatoire, mais comme un organe vital, un cœur supplémentaire.
Les scènes avec les adolescents contemporains résonnent d’une pudeur presque douloureuse. Rien n’y est forcé, aucun pathos. Les mots qu’ils posent sur la table — hésitants, maladroits parfois — deviennent des cordages. On les regarde, eux aussi, tenter d’attraper la lumière malgré toute la nuit qu’ils traînent derrière eux. Et c’est dans ce miroir trouble qu’Élizabeth s’observe, qu’elle se mesure, qu’elle comprend enfin ce qu’elle doit encore affronter. Les Rêveurs n’est pas un film thérapeutique : c’est un film qui respire avec ceux qui tombent et se relèvent, un film qui regarde la douleur sans la sacraliser, qui la traverse sans l’étreindre.
La mise en scène, délicate, parcimonieuse, évite l’ornement. Isabelle Carré dirige les corps comme des phrases : certains se brisent, certains résistent, certains fléchissent en silence. Le duo Alex Lutz / Isabelle Carré fonctionne comme un battement irrégulier, fragile, presque clandestin — un soutien plus qu’une romance, une main posée sur une table plus qu’un aveu. Le film ne prétend pas réparer. Il accompagne. Il élargit l’espace intérieur.
Et lorsqu’arrive la dernière séquence, l’écran lui-même semble respirer différemment. Une sorte d’apaisement, non pas gagné mais accueilli, non pas acquis mais trouvé presque par hasard, comme une étoile vue entre deux nuages. On sort du film avec ce sentiment rare d’avoir traversé une mémoire étrangère qui, mystérieusement, éclaire la nôtre.
Note : 14 / 20
Me retrouver sur @cinémasansfard (Youtube) !
Il y a, dans certaines vies, des chambres qu’on croyait définitivement verrouillées — des pièces où l’air tremble encore de voix anciennes, de gestes interrompus, de nuits trop longues pour des épaules d’enfant. Les Rêveurs s’ouvre comme on entrouvre l’une de ces portes : avec un mélange de crainte et d’attirance, ce frisson presque électrique qui précède le retour d’un souvenir qu’on n’a jamais réussi à enterrer. Isabelle Carré filme ce mouvement de l’âme, ce glissement doux-amer vers l’intérieur, comme on tirerait un fil fragile, très lentement, jusqu’à ce que tout un passé vienne se déplier dans la lumière blanche d’un atelier d’écriture.
Élizabeth anime des séances à l’hôpital Necker. Les adolescents qui s’assoient devant elle portent des traumatismes souvent bien dissimulés. C’est en les regardant chercher les phrases qui les sauveront peut-être qu’elle se heurte à sa propre histoire — non pas comme on se heurte à un mur, mais comme on bute contre soi, contre l’enfant que l’on a été et que l’on croyait révolue.
Le film avance alors dans une oscillation permanente : le présent, calme et presque suspendu, se fissure, et le passé remonte, brutal, incandescent, un passé où l’adolescence n’a jamais eu la couleur qu’on lui prête.
Isabelle Carré filme l’internement comme un paysage mental : un couloir où les pas résonnent trop fort, une chambre qui devient un monde, un théâtre où la survie tient dans un souffle, un geste, une réplique chuchotée. La jeune Élisabeth — incarnée avec une fragilité tranchante par Tessa Dumont Janod — marche entre les ombres et les lueurs, déjà portée par ce théâtre qui lui offre un langage avant même qu’elle n’en comprenne la portée. Là est peut-être la force du film : cette manière de montrer le geste artistique non comme une échappatoire, mais comme un organe vital, un cœur supplémentaire.
Les scènes avec les adolescents contemporains résonnent d’une pudeur presque douloureuse. Rien n’y est forcé, aucun pathos. Les mots qu’ils posent sur la table — hésitants, maladroits parfois — deviennent des cordages. On les regarde, eux aussi, tenter d’attraper la lumière malgré toute la nuit qu’ils traînent derrière eux. Et c’est dans ce miroir trouble qu’Élizabeth s’observe, qu’elle se mesure, qu’elle comprend enfin ce qu’elle doit encore affronter. Les Rêveurs n’est pas un film thérapeutique : c’est un film qui respire avec ceux qui tombent et se relèvent, un film qui regarde la douleur sans la sacraliser, qui la traverse sans l’étreindre.
La mise en scène, délicate, parcimonieuse, évite l’ornement. Isabelle Carré dirige les corps comme des phrases : certains se brisent, certains résistent, certains fléchissent en silence. Le duo Alex Lutz / Isabelle Carré fonctionne comme un battement irrégulier, fragile, presque clandestin — un soutien plus qu’une romance, une main posée sur une table plus qu’un aveu. Le film ne prétend pas réparer. Il accompagne. Il élargit l’espace intérieur.
Et lorsqu’arrive la dernière séquence, l’écran lui-même semble respirer différemment. Une sorte d’apaisement, non pas gagné mais accueilli, non pas acquis mais trouvé presque par hasard, comme une étoile vue entre deux nuages. On sort du film avec ce sentiment rare d’avoir traversé une mémoire étrangère qui, mystérieusement, éclaire la nôtre.
Note : 14 / 20
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Cette comédie dramatique réalisée par Isabelle Carré, à partir du roman qu’ elle a écrit, revisite son enfance et le mal être qui a été le sien, à travers son propre parcours, une famille aimante en pointillé, les premiers émois amoureux et ses déboires. Dit comme cela, le film ne serait guerre attirant, mais Isabelle Carré a trouvé l’ antidote qu’ elle partage dans le personnage d Elisabeth, le sien adolescente ( Tessa Dumont Janod ), où elle aborde avec simplicité et sans détours, d’ abord les circonstances de la chute de manière émouvante et mécanique. Avec une grande délicatesse grâce à la jeunesse et la générosité de cette jeune actrice, la comédie ne tombe pas dans le drame, jamais, car elle découvre ses propres ressources dans un monde inhospitalier ( un comble ) non pas via des médicaments, et peu de support psychiatrique – déjà à l’ époque – mais dans ses choix musicaux issus des parents et des années 80 ( merci pour ces chansons qui nous emportent ), dans ses dessins artistiquement merveilleux, dans ses rêveries ( forcément ) et ses échanges avec Isker ( Mélissa Boros ) une autre ado en peine, une thérapie à sa mesure. Magnifique idée d’ Isabelle Carré, de s’ introduire elle-même en temps qu’ animatrice du petit groupe, incarnant sa rédemption à travers le théâtre, apportant sa touche personnelle, comme une lumière à la portée de ces jeunes. A noter des décors soignés, évocateurs de l’ envol ou la guérison, via les oiseaux, ou de simples ailes, dans les dessins, les murs, les rideaux, apaisants, et une musique choisie rayonnante et réparatrice. Notamment par le frère d’ Elisabeth, Paul, joué avec maestria par Alex Lutz, juste épatant. Bravo au casting judicieux, que ce soit la maman : Judith Chemla, ou le médecin Bernard Campan, et surtout Nicole Garcia avec une apparition courte mais intense. J’ ai trouvé cette jeune fille Tessa Dumont Janod éblouissante de vérité et de poésie, et lui promet un bel avenir. Quant à Isabelle Carré qui a déjà toute mon admiration, pour ses rôles intimistes poignants au cinéma et son parcours de théâtre, réussit à tordre une dépression adolescente en lumière de vie… Merci….!!**
Isabelle Carré se lance en réalisation avec force en osant imager un détail très personnel de son enfance sur un sujet de plus en plus grave, la psychose chez les jeunes. Sans militantisme et sans fatalisme, à voir au mieux.
Vrai beau film, pas de parti pris 'ce que. l on pouvait craindre) L acteur est génial et joue divinement Jamais été attirée par Virginie Effira mais là il faut reconnaitre qu elle est merveilleusement bien dans son personnage
Gros bémol : la dernière demi heure ....Vraiment c est lent, on se demande ou ils veulent en venir à part la fin inévitable que nous connaissons dès le départ Bref dommage cet happy end Sinon très beau moment cinématographique
Gros bémol : la dernière demi heure ....Vraiment c est lent, on se demande ou ils veulent en venir à part la fin inévitable que nous connaissons dès le départ Bref dommage cet happy end Sinon très beau moment cinématographique
Aux grands films les grandes notes. Oui. En ce jour c'est de la note maximale que j'honore le long-métrage de la talentueuse et célèbre Isabelle Carré.
Dans un souci de sensibiliser à la santé mentale (ici celle des jeunes adolescents), Isabelle Carré nous livre avec beaucoup d'humanité une œuvre qui - on l'espère - lancera la carrière des inconnus du casting. C'est simple dans ce film tout le monde joue à merveille jusqu'au dernier des figurants.
L'histoire est simple mais efficace et sans fioritures.
Le propos est très beau, plein de bonnes ondes et de belles promesses.
C'est donc un sans faute. Bravo Isabelle Carré et bravo à toute l'équipe.
Dans un souci de sensibiliser à la santé mentale (ici celle des jeunes adolescents), Isabelle Carré nous livre avec beaucoup d'humanité une œuvre qui - on l'espère - lancera la carrière des inconnus du casting. C'est simple dans ce film tout le monde joue à merveille jusqu'au dernier des figurants.
L'histoire est simple mais efficace et sans fioritures.
Le propos est très beau, plein de bonnes ondes et de belles promesses.
C'est donc un sans faute. Bravo Isabelle Carré et bravo à toute l'équipe.
Film un peu documentaire sur les adolescents qui sont à la dérive et on besoin d'aide à tel point qu'ils doivent être hospitalisés et qui raconte l'expérience vécue par Isabelle Carré
Je suis allée visionner ce film suite à une recommandation d'un ancien prof qui m'a dit que ce dernier pourrait m'inspirer. Je m'attendais, après avoir vu la bande annonce, à quelque chose de vraiment profond et qui allait faire sens avec mon vécu.
Le sujet abordé est très important. Surtout en ce moment, la santé mentale des jeunes est au coeur des sujets d'actualité. La jeunesse souffre.
Cependant, la manière dont cela est présenté n'est pas représentative de la réalité. Certes, Isabelle Carré relate de son vécu mais son film manque énormément, à mon sens, de profondeur. Par moments, j'ai ressenti comme une décrédibilisation de la cause défendue, de par la légèreté quant à l'attention portée aux maux psychiques des adolescents. (Cela n'est certainement par voulu). spoiler: A aucun moment les enfants/ados consultent un psychologue ou psychiatre alors qu'ils sont dans une clinique de soin. Le coeur de leur(s) souffrance(s) n'est jamais traité. Ils doivent prendre des cachets (sûrement des anti-dépresseurs) sans suivi médical attentif.
C'est en ce sens que je trouve qu'il manque clairement de profondeur. Cela m'a quelque peu frustré, d'autant plus que ça ne représente pas la réalité des soins psychiatriques, où le suivi psychologique est au centre du traitement. Le sujet est abordé en surface et non en profondeur.
Toutefois, le film reste bon à voir. L'image et les plans sont plutôt beaux. Les acteurs sont bons. Le sujet, bien qu'il soit maladroitement abordé, reste important à évoquer et à traiter en ce moment. C'est un bon premier film pour Isabelle Carré, qui n'a que de bonnes intentions à partager son vécu afin de pouvoir aider les adolescents à se libérer de leurs souffrances psychiques.
Le sujet abordé est très important. Surtout en ce moment, la santé mentale des jeunes est au coeur des sujets d'actualité. La jeunesse souffre.
Cependant, la manière dont cela est présenté n'est pas représentative de la réalité. Certes, Isabelle Carré relate de son vécu mais son film manque énormément, à mon sens, de profondeur. Par moments, j'ai ressenti comme une décrédibilisation de la cause défendue, de par la légèreté quant à l'attention portée aux maux psychiques des adolescents. (Cela n'est certainement par voulu). spoiler: A aucun moment les enfants/ados consultent un psychologue ou psychiatre alors qu'ils sont dans une clinique de soin. Le coeur de leur(s) souffrance(s) n'est jamais traité. Ils doivent prendre des cachets (sûrement des anti-dépresseurs) sans suivi médical attentif.
C'est en ce sens que je trouve qu'il manque clairement de profondeur. Cela m'a quelque peu frustré, d'autant plus que ça ne représente pas la réalité des soins psychiatriques, où le suivi psychologique est au centre du traitement. Le sujet est abordé en surface et non en profondeur.
Toutefois, le film reste bon à voir. L'image et les plans sont plutôt beaux. Les acteurs sont bons. Le sujet, bien qu'il soit maladroitement abordé, reste important à évoquer et à traiter en ce moment. C'est un bon premier film pour Isabelle Carré, qui n'a que de bonnes intentions à partager son vécu afin de pouvoir aider les adolescents à se libérer de leurs souffrances psychiques.
Un très beau film: sensible, poétique, artistique. Des beaux plans. Un film cathartique pour Isabelle Carré qui se livre complètement.
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