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christophe D10
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3,5
Publiée le 29 juillet 2026
Alors que l’on suit simplement le quotidien (certes lors d’une journée qui sort plutôt de l’ordinaire) d’une infirmière dans un hôpital Suisse allemand, La réalisation réussit le tour de force, de ne pas nous ennuyer une seconde, du début a la fin. Pas un seul temps mort, aucunes longueurs inutiles, et on ne voit pas le temps passer. L’interprète principale est remarquable et la mise en scène très réaliste est parfaitement crédible. Par contre si même dans des pays aussi bien gérés que la Suisse, la situation dans les hôpitaux est aussi compliquée que décrite dans le film, c’est diablement inquiétant pour un pays comme le notre en quasi faillite… En tous les cas un bon film, a voir sans hésitation
« Une folle journée» Nouveau cri d’alarme sur le manque de moyens humains à l’hôpital, ici en Suisse. Nous suivons Floria dans une journée haletante, sollicitée de toute part, son quotidien d’infirmière épuisant. L’interprète principale, Leonie Benesch, est impeccable de retenue mais aussi quand elle « pète un cable » face à un patient particulièrement odieux. Un docu-fiction réussi où manque juste un peu d’émotion.
On suit une infirmière d'un hôpital suisse pendant une nuit. C'est quasi documentaire et pourtant haletant, parfois proche du film d'horreur quand on voit le cauchemar et les responsabilités endurées. Et en même temps la grandeur de l'utilité de la fonction et de la façon dont on l'exerce. Vibrant hommage à cette profession de première ligne et rappel plus qu'utile sur la nécessité de reconsidérer et revaloriser les missions utiles au sein de notre société. L'actrice Léonie Benesch, déjà remarquable dans la salle des profs, est absolument formidable. Belle pertinence du casting.
Admirablement joué, ce film est prenant. Il est rythmé, filmé dans les moindres détails, profondément humain. Les gestes sont techniques précis, les dialogues incisifs et chaque scène est une histoire et un témoignage.
Ai vu «En première ligne », film germano-suisse de la réalisatrice Petra Biondina Volpe, qui a été présenté lors de la dernière Berlinade. Unité de lieu, un hôpital public. Unité de temps, lors d’un service de nuit. Unité d’action, nous suivons Floria, infirmière (époustouflante Leonie Benesch) qui soigne, réconforte, court, gère à un rythme écrasant, sans moyen, presque sans aide… mais au fil des heures la situation commence à lui échapper. La réalisatrice met en image de façon implacable, sans jamais oublier de faire du cinéma, le fait que 40% des infirmières arrêtent leur métier avant leur quatrième année d’activité tant la profession est dure, non considérée et exercée sans le budget idéal. En 2030 (dans 4 ans) il manquera 13 millions d’infirmières dans le monde, nous informe en conclusion du film un message alarmant. Avec un suspens imparable grâce à un montage d’une efficacité digne d’un thriller, nous suivons Floria qui doit faire face avec une collègue et une étudiante, en passant de chambres en chambres à des angoisses, des solitudes, des urgences, des caprices, des drames. Floria essaye de lutter contre un rythme d’essorage de machine à laver et à un déluge de tâches qui s’accumulent à pleine en a-t-elle accompli une. Elle essaye tant bien que mal d’amener un peu d’humanité. Sans jugement, sans sur-charge, sans explication le scénario enchaine juste des faits, situations banales dans un hôpital, qui parlent d’eux-mêmes. Leonie Benesch dont la caméra suit les déplacements, faits et gestes médicaux au plus près, est exceptionnelle dans son jeu tout en retenu puisque le personnage prend énormément sur lui-même. Sous sa forme quasi documentaire, cette fiction n’oublie pas d’être cinéma par sa mise en scène et sa photographie. La réalisation donne priorité à de longs plans séquences à travers tous les lieux de l’hôpital avec une chorégraphie très fluide. On ressort de la projection sonné par le message que nous connaissons bien maintenant et qui prouve une fois de plus que l’Hôpital géré comme une entreprise ne peut amener qu’à la ruine.
Une claque, ce film qui ne quitte pas son infirmière d'une semelle, entre plaintes des patients et des proches, les médecins également en sous-effectif qui procrastinent... spoiler: L'infirmière va commettre une erreur en injectant à un patient un produit auquel il est allergique, et va finir à bout de nerfs . Passionnant, très prenant, on ne s'ennuie pas. Le film se passe en Suisse mais est facilement transposable chez nous. Une très belle réussite et une grande actrice !
Ce film est comme un bon "documentaire" montrant le dur métier qu'est celui des soignants hospitaliers notamment celui d'infirmière. Tout le long du film, on sent la tension existante et montante, tension due au manque de moyen humain. spoiler: Ce film permet d'alerter sur la future pénurie d'infirmières.
excellent film en temps réel ou l'on suit une infirmière depuis le début de son service, elle est seule pour assurer l ensemble des tâches de son étage...confrontée à la mort et aux diverses exigences..
Filmée caméra à l'épaule, la journée de cette infirmière nous met sous stress de la première à la dernière seconde. Ajouter à cela que le récit de ce moment de vie nous semble loin de toute fiction et vous avez l'un des meilleurs films de cette année 2025.
Un film salutaire, au montage sans temps mort et à l'interprétation juste, qui montre la réalité d'hôpitaux en sous effectif chronique où les personnels harassés jonglent entre gestes techniques, connaissances professionnelles et humanité permanente face à la douleur ou la détresse. La responsabilité en sus. Quel que soit le pays, la soumission des missions et services publiques à la finance génère les mêmes troubles : réduction des moyens matériels et humains jusqu'au dysfonctionnement à visée de privatisation. Nous avons là un constat réaliste de professionnels sous pression, dont les vocations sont mises à mal par des conditions de travail indignes. Une portée sociale et politique sincère.
Un véritable choc venu de suisse et signé par Petra Biondina Volpe. 92 minutes d’un documentaire fictionné – ou d’une fiction ultra documentée -, sur le fonctionnement de l’hôpital aujourd’hui. Floria est une infirmière dévouée qui fait face au rythme implacable d’un service hospitalier en sous-effectif. En dépit du manque de moyens, elle tente d’apporter humanité et chaleur à chacun de ses patients. Mais au fil des heures, les demandes se font de plus en plus pressantes, et malgré son professionnalisme, la situation commence dangereusement à lui échapper… Comme le conclut si bien le film, en 2030 il manquera 13 MILLIONS d'infirmiers (ères) dans le monde. Constat dramatique s’il en est. Cette pépite de ce drame qui flirte avec le « reportage » est un maillon parmi tant d’autres. Mme Volpe, une lanceuse d’alerte. Une véritable déclaration d’amour au personnel infirmier. Petra Volpe s’est notamment inspirée d’Unser Beruf ist nicht das Problem, es sind die Umstände - en français, « Le problème n’est pas notre métier, c’est le contexte » -, un livre-enquête de Madeline Calvelage, une jeune infirmière allemande. Cette dernière a d'ailleurs participé au scénario du film en tant que consultante. Le seul reproche que l’on peut faire à ce témoignage, c’est de ne pas résister à la tentation de vouloir trop en mettre pour démontrer encore plus. Aussi, l’accumulation de « cas », tous aussi bouleversants les uns que les autres finit par nous entraîner dans un véritable tourbillon, une course effrénée de chambre en chambre à travers les couloirs de l’hôpital. C’est épuisant et on finit aussi exténué que l’héroïne… C’est sans doute le but recherché. Je peux vous jurer qu’il est atteint. Stress maximum, rythme haletant, montage virtuose avec un nombre impressionnant de plans-séquences, , - beaucoup de thriller ne parviennent pas à cette perfection -. Le problème, c’est qu’ici on est dans le réel, dans l’humain et que, comme le personnel soignant, on n’a pas le temps de s’attarder avec chaque patient. L’autre force de ce film est de nous faire comprendre comment une infirmière aussi experte que Floria Lindt peut être faillible, peut commettre des erreurs ou même péter les plombs. 1h35 suffisent pour ressentir la fatigue d’une seule journée qui se conclut par un plan magnifique. Emotion vraie et garantie. Depuis 2009, où on l’avait découverte dans le magnifique Ruban blanc d’Haneke, Leonie Benesch n’a jamais cessé de nous enthousiasmer comme dans Les lettres persanes ou La salle des profs. Ici, elle porte le film tout comme l’infirmière qu’elle incarne avec force et conviction, porte le service de nuit de son hôpital. Pour se préparer au mieux à son rôle, elle a suivi un stage dans un hôpital cantonal répétant inlassablement les gestes techniques de la profession. Ce film asphyxiant est un incontournable de cette rentrée cinématographique pourtant riche avec tous les films qui nous arrivent de Cannes. Mais celui-ci a quelque chose en plus… et il est urgent d’aller le voir, en forme d’hommage à une profession dont nous avons tous et toutes besoin et qui, comme bien d’autres, est sacrifiée sur l’autel de la rentabilité. Ce que le cinéma social et politique peut offrir de plus puissant.
Waouh quelle claque ! Je savais que le métier d'infirmière hospitalière était rude mais à ce point. On est en apnée pendant tout le film, tellement c'est intense. La caméra la suit dans tous ses déplacements. On a hâte que sa journée se termine pour pouvoir respirer avec elle. Léonie Benesch, découverte dans la salle des profs, est une actrice exceptionnelle qui joue juste, très mesurée dans ses gestes et ses émotions. À voir absolument !
ce film, monté comme un trhiler, nous rend humbles en tout point de vue. on avance avec la réalité des soignants , mais aussi celle des patients. A voir pour réaliser la grandeur de l'engagement de ces métiers de soins.
Excellent film magnifiquement interprétée par la comédienne principale. On se projette forcément ayant eu l'occasion de séjournér à l'hopital ou d'aller rendre visite à un proche. On suit la journée intense tant physiquement que moralement de cette infirmière dévouée. Cela fait froid dans le dos et donne peur d'être hospitalisé et surtout pas envie de devenir infirmière. Le film est bouleversant et nous donne une grande claque. A noter cependant que l'hopital du film est bien plus propre et moderne que nos hopitaux français délabrés. A déconseiller à des personnes malades ou déprimées ! Le constat de la fin est absolument alarmant.
"En première ligne" est comme ces jours qui ne passent pas, qui se coincent dans la gorge comme une arête. Le film, mais aussi l’expérience qu’il met en scène : une journée d’hôpital trop pleine, trop longue, trop lourde. Une infirmière au front, Floria, visage translucide de Leonie Benesch, court dans les couloirs, sourit, soutient, apaise — et peu à peu s’effrite, comme si chaque geste d’humanité la grugeait un peu plus de l’intérieur.
Petra Biondina Volpe ne filme pas le drame comme un cri, mais comme un étouffement. Pas de grandes envolées, pas de musique rédemptrice. Juste le bruit continu des machines, les pas précipités, le souffle qui s’accélère. La caméra colle aux visages, aux mains, aux yeux fatigués. On dirait presque un documentaire, sauf qu’ici, le réel est condensé, sculpté, jusqu’à devenir une matière suffocante.
Ce n’est pas un film sur l’héroïsme, malgré le titre original (Heldin). C’est un film sur l’usure. Sur la façon dont la fatigue dévore, lentement, sans drame apparent. Le spectateur attend l’explosion — un cri, une révolte, un effondrement spectaculaire. Mais ce qui vient est pire : un effritement muet, une fissure invisible qui gagne toute la surface.
Leonie Benesch, centrale, ne joue pas la figure sacrificielle. Elle est poreuse, traversée par les détresses des autres, jusqu’à devenir presque transparente. Autour d’elle, les autres personnages n’existent pas comme des individualités héroïques mais comme une marée humaine, un flux incessant qui la submerge.
En première ligne n’invente rien : on connaît ces récits de burn-out médical, de couloirs saturés, de soignants sacrifiés. Mais ici, c’est la persistance qui choque. L’absence d’air, de respiration. La mise en scène se refuse à libérer le spectateur. On sort vidé, sans solution, comme après une garde de nuit trop longue.