En première ligne
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183 critiques spectateurs

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traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juillet 2025
L'affiche de En première ligne met en avant l'interprétation de Leonie Benesch, tout aussi impressionnante de naturel, il est vrai, que dans la mémorable Salle des profs. Le film de la réalisatrice suisse Petra Volpe, qui porte le titre de Heldin (Héroïne), dans sa version originale, suit la dernière rotation de jour dans un hôpital en sous-effectif, à travers le travail éreintant et ingrat d'une infirmière, avec la tension qui ne cesse de monter, au milieu de malades qui ne comprennent pas, quand ils sont conscients, la dureté d'un métier qui nécessiterait le don d'ubiquité. En première ligne est proche du documentaire, réduisant 8 heures de labeur en 90 minutes, mis en scène avec une fluidité étonnante, dans un état d'urgence permanent, au rythme d'un thriller palpitant qui ne quitte pas d'une semelle son personnage principal et suscite une émotion grandissante. Hommage limpide au travail des soignants, le film est aussi, sans conteste, un cri d'alarme quant à la crise sanitaire qui ne fait que s'amplifier, en Suisse comme ailleurs, devant le manque abyssal de moyens, les restrictions budgétaires et, partant, la difficulté à retenir un personnel de plus en prompt à démissionner, devant l'ampleur des tâches demandées. En délaissant les soldats en première ligne, sur le front des soins hospitaliers, nos sociétés vont droit vers la catastrophe.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 août 2025
Urgent, viscéral, En première ligne nous plonge au cœur d’un service hospitalier sous tension. Floria, infirmière aussi dévouée qu’épuisée, court d’une chambre à l’autre dans un ballet sans fin. Petra Biondina Volpe signe un drame social haletant où chaque geste compte, chaque regard pèse. Leonie Benesch incarne avec justesse cette profession-vocation, qu'on ne choisit pas par défaut. Tourné dans un hôpital désaffecté, chorégraphié avec précision et filmé caméra à l’épaule par Judith Kaufmann, le film capte l’urgence et l’inhumanité d’un système à bout de souffle. Réaliste, tendu, sans échappatoire, En première ligne est un cri d’alerte autant qu’un hommage bouleversant. Un film qui touche, secoue, et rappelle qu’un jour ou l’autre, nous serons à notre tour ces patients.
LCDC YT
LCDC YT

147 abonnés 359 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 août 2025
En créant par le biais d'un quotidien tendu, une dramaturgie proche du thriller, BIONDINA VOLPE offre un moment de cinéma qui est souvent proche du virtuose dans la forme, réaliste dans le fond, et très révélateur d'une profession rarement aussi bien mise en avant au cinéma
Yetcha

1 081 abonnés 4 734 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 septembre 2025
Une journée de garde d'un infirmière en hôpital public en Suisse. On retrouve les problèmes que les infirmières ont également en France. Le sous-effectif, la surcharge de travail, l'intensité, les familles à gérer, les patients désagréables, la mort, la douleur, les erreurs, les urgences.... Une plongée brute, brutale mais vraie dans ce milieu animé par des gens investis et passionnés. Merci à eux, merci à elles, merci à tous.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 septembre 2025
Très intéressant film de Petra Volpe mené au rythme d’un thriller captivant qui se veut comme une déclaration d’amour aux infirmières , portée par une impressionnante Leonie Benesch , que j'avais découvert dans "La Salle des Profs" !
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 septembre 2025
Floria est infirmière dans un hôpital suisse. Le film nous plonge en immersion à ses côtés le temps d’une nuit, où la jeune femme doit faire face à un service en sous effectif. Tout du long, le spectateur est suspendu au déroulé de cette tournée d’infirmière, millimétrée. La tension est permanente, épuisante, et oblige à retenir son souffle. Le résultat est un film d’une force puissante, bouleversante, comme un hommage à ces hommes et ces femmes qui dévouent leurs vies à sauver celle des autres.
Cinévore24

446 abonnés 939 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 septembre 2025
Quelques heures dans la vie de Fiora Lind, infirmière faisant partie de l'équipe du soir dans un hôpital cantonal helvétique en sous-effectif.

Écrit et réalisé par la cinéaste suisse Petra Biondina Volpe (Les Conquérantes), ce «En première ligne» (dont le titre original est «Heldin», signifiant "héroïne" en allemand) est un hommage aux blouses bleues et à celles et ceux qui les portent, tout en dressant un constat alarmant : celui d'un système de santé de plus en plus fragile et des conséquences que cela entraîne, pour les patients et surtout pour les soignants.

Privilégiant les plans séquence pour coller au plus près de notre protagoniste principale, toujours en mouvement dans les couloirs de cet hôpital, et faisant de son mieux pour s'occuper et rassurer ses patients, gérer leurs peurs, leurs colères ou leurs incompréhensions, et tenter de répondre aux demandes des membres de la famille en visite, voilà un film dont le sujet nous est connu depuis bien des années, et qui pourtant ne peut nous laisser insensible dans ce qu'il nous montre et nous raconte.

La talentueuse Leonie Benesch (déjà très convaincante dans «La Salle des profs») est totalement investie dans le rôle de Fiona. On ressent, dans ses yeux comme dans sa gestuelle, cette empathie qu'elle dégage et cette pression constante qui repose sur ses épaules, cette nécessité d'être précise dans ce qu'elle doit faire, et cette obligation d'être disponible tout le temps et pour le tout le monde. Et quand la mort frappe, c'est sur elle que l'on rejette injustement la faute, faisant peser en elle une charge supplémentaire.

Quelque part à mi-chemin entre le documentaire et la fiction (un peu à la manière de ce qu'avait pu nous proposer «L'histoire de Souleymane» l'année dernière), le portrait juste et immersif d'un métier de l'intime, éreintant et essentiel.

Malgré une dernière partie que l'on sent un peu trop écrite dans son escalade, une œuvre qui résonne en nous (d'autant plus en cette période d'austérité budgétaire) et nous rappelle qu'un système de santé défaillant est le signe clair d'un pays qui ne sait plus prendre soin de lui.
Et quand on apprend qu'il manquera 13 millions d'infirmières dans le monde d'ici à 2030, ce genre de film risque bien de se multiplier ces prochaines années. 7-7,5/10.
Flower 0478
Flower 0478

105 abonnés 440 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 septembre 2025
J'ai beaucoup aimé cette histoire vraie sur les conditions épouvantables et rythme infernale que peuvent vivre les infirmières en hôpital ça fait réfléchir dire qu'à l'avenir il va manquer d'infirmières on n'est tous concernés ça nous montre à quel point elles ont un rôle important je conseille ce film.
Joselito
Joselito

35 abonnés 132 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 septembre 2025
Comme tous les films dénonçant la violente dégradation des services publics ou de la société ( santé, école, régions sinistrées, ...) En première ligne , "L'Héroïne" en allemand, saisit et bouleverse.
Même la capitale financière de la Suisse connaît ce phénomène dramatique.
La vo en dialecte alémanique rend bien l'énergie et la souffrance des soignants et des patients atteints de très graves pathologies.
Heureusement la réalisatrice a su placer quelques petits moments de tendresse, d'humour ou de communion intense entre les personnages, tous finalement victimes et courageux : "héroïques".
Ufuk K

617 abonnés 1 718 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 août 2025
"En première ligne" assez bien noté par la critique, est un drame hospitalier allemand et suisse qui se regarde. La réalisatrice suisse Petra Volpe expose aux spectateurs un portrait sans concession de la situation inquiétante des hôpitaux en Suisse, soulignant le manque de personnel et la détresse des soignants. Certaines scènes se distinguent par leur réalisme, notamment grâce à la performance de Leonie Benesch, déjà remarquée pour son rôle dans "La Salle des profs". Toutefois, le film souffre d'un manque d'émotion et d'intensité, le rendant parfois trop superficiel pour réellement convaincre sur un sujet aussi grave.
selenie

7 444 abonnés 6 651 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 septembre 2025
Dès le départ on perçoit ce qui va se dessiner, à savoir une infirmière comme porte étendard d'un métier certe difficile et nécessaire mais assurément pas aussi parfait et lisse. En effet, Floria/Benesch est une infirmière d'expérience, qui est dans un service où le taux de mortalité doit être forcément pas anodin, mais elle est d'une perfection inouïe et presque surréaliste... SPOILERS voir site !... Au fur et à mesure du récit on constate que pour portée ce scénario il aurait fallu une infirmière débutante plutôt. Mais dans le même temps il n'y a aucune ligne directrice ou intrigue ou même enjeu, on ne fait que suivre une infirmière dans sa journée de ronde à faire la plupart du temps des "constantes", et regarder une infirmière faire quasi la même chose durant 1h30 c'est plutôt redondant. Néanmoins, l'immersion est pertinente et même si c'est assez manichéen ou trop image d'épinal le message passe, les cas médicaux sont assez universels pour parler à tous sans entrer dans les détails, et la performance de Léonie Benesch est impressionnante. A conseiller néanmoins.
Site : Selenie
Dudu2000
Dudu2000

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 août 2025
Vu en Suisse en langue originale (en allemand), ce film qui montre une journée d'une infirmière est bouleversant, mais surtout criant de vérité pour toutes les personnes exerçant ce métier indispensable et qui l'ont vu. Un film qui montre que derrière les chiffres des coûts de la santé que les gouvernements en place veulent baisser, il y a des vies, des patients et leurs familles qui dépendent de soignants qui sont poussés à bout. Leonie Benesch, comme tous les films que j'ai pu voir dans lesquels elle joue, est exceptionnelle et transmet de manière très juste le quotidien d'une infirmière qui veut bien faire, mais qui n'en a pas les moyens. Plusieurs semaines après l'avoir vu, j'ai encore une dizaine de scènes marquantes de ce film en tête et dire que les héroïnes et héros qui nous soignent en vivent des milliers comme celles-ci. À voir absolument!
chloé V.
chloé V.

146 abonnés 254 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 septembre 2025
Malgré une séance en VF et un doublage raté, le film nous a tenu en haleine du début à la fin. Je recommande.
Yves G.

1 845 abonnés 4 017 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 août 2025
Floria (Leonie Benesch découverte l’an passé dans "La Salle des profs" et revue dans "5 septembre") est infirmière à l’hôpital cantonal de Bâle. Dans un service en sous-effectif, elle va devoir faire face sans un instant de répit à tous les imprévus d’une journée de travail en tentant de s’occuper au mieux des patients dont elle a la charge.

En voyant la bande-annonce de ce film suisse (sa réalisatrice avait signé en 2017 un film délicieux sur la tardive reconnaissance du droit de vote des Suissesses), je redoutais par avance un double écueil. Le premier : un film bien-pensant sur la grandeur et la servitude du métier d’infirmière. Le second : un scénario dont on connaît par avance le début (le commencement de la journée de travail d’une infirmière), le milieu (les mille et uns petits faits banals qui émaillent la journée d’un service) et la fin (l’héroïne épuisée mais fière du travail accompli quitte enfin l’hôpital).

« En première ligne », une expression popularisée par la pandémie du Covid-19, traduction plutôt réussie du titre original « Heldin » (« Héroïne » dont la polysémie a peut-être fait hésiter les distributeurs français) n’évite pas ces deux écueils.

C’est d’une part un film à la gloire de la profession médicale. On en a vu tellement qu’on pourrait finir par s’en lasser, qu’il s’agisse de fictions ("Voir le jour" avec Sandrine Bonnaire qui se déroulait dans un service de maternité, "Patients" de Grand Corps Malade, "Pupille", un film quatre étoiles, L’Ordre des médecins avec Jérémie Renier, "Sage-Femmes" …) de documentaires ("De chaque instant" de Nicolas Philibert sur la formation de jeunes infirmières, "Premières urgences" dans un service d’urgences d’un hôpital public du , "Notre corps" de Claire Simon, "H6" à Shanghai, "Toubib", "Madame Hoffmann", "État limite"… ou tout récemment encore Sauve qui peut) ou encore de séries ("Urgences", "Grey’s Anatomy", "Dr House", "Scrubs", "Nip/ Tuck", "The Knick", "Hippocrate"…).

C’est d’autre part un scénario qui ne recèle aucune surprise. Comme l’annonçait la bande-annonce (!), En première ligne raconte les mille et uns petits faits banals d’une journée banale de la vie d’une banale infirmière dans un service en tension : le patient acariâtre qui réclame sa tisane, celle qui fume en douce, celui qui fait une réaction anaphylactique à un médicament contre-indiqué, celui qui refuse la sonde gastrique avant un scanner, celle que la fille à l’autre bout du monde cherche en vain à joindre au téléphone, etc.

Pour autant, "En première ligne" n’en est pas moins un film remarquablement réussi. La recette en est simple : un tempo qui ne se relâche jamais – et qui rappelle celui, diablement efficace de Laure Calamy dans À plein temps. Il nous tient en haleine de la première à la dernière minute. En première ligne est terriblement immersif, quasiment irrespirable. On s’identifie totalement à son héroïne, partage son stress et a envie de lui taper sur l’épaule pour lui dire : « prends cinq minutes et va faire pipi ».
velocio

1 538 abonnés 3 497 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 août 2025
Il y a parfois des coïncidences dans la sortie des films en salle et certaines sont très heureuses. C'est ainsi que 3 semaines avant la sortie de l'excellent "L'intérêt d'Adam" de la réalisatrice belge Laura Wandel, sort l'excellent "En première ligne" de la réalisatrice suisse Petra Biondina Volpe, 2 films qui ont en commun d'avoir une infirmière comme personnage principal. Ils ont aussi en commun de montrer combien ce métier est important, difficile et peu valorisé, de montrer combien ces femmes font preuve sans relâche de dévouement et d'empathie, de montrer que les rapports qu'elles ont avec les médecins peuvent parfois être rudes (heureusement, pas toujours !), d'avoir de nombreuses scènes dans lesquels une infirmière est suivie "à la Dardenne" par une caméra alors qu'elle se déplace dans les couloirs d'un hôpital, et, enfin, de jouir de la présence de 2 éblouissantes comédiennes pour interpréter le rôle de l'infirmière (Léa Drucker dans "l'intérêt d'Adam", Leonie Benesch, déjà remarquable dans "La salle des profs" et qui récidive dans "En première ligne"). Les comparaisons, toutefois, s'arrêtent là, les 2 films étant en fait très différents. Alors que "L'intérêt d'Adam" est une fiction très documentée qui s'intéresse presque exclusivement au cas d'un enfant de 4 ans hospitalisé dans une unité pédiatrique, "En première ligne", tout en étant joué par des comédiens et des comédiennes (mais aussi par quelques véritables infirmières et réanimateurs), s'apparente plutôt à un documentaire comprenant des éléments de fiction et qui s'intéresse à de nombreux cas concernant des adultes et des personnes âgées. En fait, pendant 90 minutes, on suit dans ce film la journée de travail de Floria, une infirmière d'une trentaine d'années, alors que le service dans lequel elle travaille est en sous-effectif (Eh oui, même en suisse, cela arrive !). De nombreux cas nous sont présentés, de nombreux patients, de nombreuses patientes. Si le film peut parfois apparaitre comme étant un peu répétitif, certaines scènes sont extraordinaires de justesse et d'émotion, le sommet étant atteint dans celles mettant en scène Floria et un malade ayant développé un cancer du pancréas. Autant dire que ces deux films se complètent et qu'ils ne se font pas du tout concurrence. La fin du film nous apprend qu'il y a un manque criant d'infirmières dans le monde entier et que les choses ne vont pas s'améliorer dans le futur. Et pourtant, comme le dit "Hope there's someone", la chanson d'Antony and the Johnsons (en 2005, date de parution de cette chanson, elle ne s'appelait pas encore Anohni !),

Hope there's someone
Who'll take care of me
When I die,

Et ce ou cette "someone", c'est souvent une infirmière !
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