En première ligne
Note moyenne
4,2
1583 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

198 critiques spectateurs

5
43 critiques
4
110 critiques
3
38 critiques
2
4 critiques
1
1 critique
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 922 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 septembre 2025
Formidable film qui nous démontre que la problématique bien française d'une pénurie de soignants n'est finalement pas si nationale. Dans un monde qui donne davantage de reconnaissance à ceux qui se dévouent d'abord pour leur égo et leur enrichissement, ceux qu'on a pu qualifier d'essentiels lors de la crise du Covid sont traités comme des soutiers de bas étage... Les acteurs sont excellents, et en premier lieu la très remarquable
Steadyllic
Steadyllic

27 abonnés 29 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 septembre 2025
Un film sec, nerveux et sobrement émouvant. Aux antipodes d’un tire-larmes, la réalisatrice suisse Biondina Volpe suit pas à pas la soirée de garde frénétique d’une infirmière aussi héroïque que normale. Léonie Benesch crève l’écran à force d’empathie discrète. On la suit au Steadicam dans l’imbroglio de sa garde en service d’oncologie. Elle croise au pas de course des détresses, toujours souriante et aimable, elle aide du mieux qu’elle peut, toujours avec un mot gentil jusqu’à ce que la frénésie de son rythme de travail lui fasse commettre une erreur, puis péter un plomb avec un malade odieux. Je suis de tout cœur avec elle quand elle jette la montre de luxe de celui-ci par la fenêtre, puis éclate d’un rire libérateur avec sa collègue et aussi quand elle revient s’excuser auprès de ce patient rongé par l’angoisse de sa mort prochaine et qu’elle le rassure malgré tout. Une vraie héroïne...Ce film dénonce les conditions de travail des infirmières en sous-effectif en Suisse, alors que leurs collègues françaises sont tout aussi débordées et qu’elles gagnent en moyenne deux fois moins pour les mêmes journées ou nuits éreintantes. En tout cas, ce film pudique redonne une furieuse envie de les applaudir à tout rompre.
Clément R
Clément R

20 abonnés 413 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 octobre 2025
Film mettant en lumière les difficiles conditions de travail des infirmières. L’interprétation de l’actrice principale est incroyable de réalisme. Bien que proche du documentaire, on s’ennuie pas par l’enchaînement de situations compliquées à gérer
Marie-Noëlle L.
Marie-Noëlle L.

17 abonnés 88 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 octobre 2025
Bonjour, à voir de toute urgence, ce film relatant la journée d'une infirmière en hôpital. C'est d'une sensibilité extrême, très beau témoignage du quotidien stressant du personnel infirmier, en pénurie pour le moment et les prévisions sont très mauvaises pour 2030...malgré tout l'infirmière reste très humaine et stoïque, c'est épatant, vraiment !
mat niro

467 abonnés 2 169 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 septembre 2025
On ne peut que saluer la performance de Leonie Benesch dans ce film où elle campe une infirmière durant une nuit de garde. Filmé caméra à l'épaule, on peut suivre son quotidien à 100 à l'heure au service des patients. On sent le travail réalisé en amont par l'actrice pour retranscrire à la perfection les gestes précis du métier. Pas franchement gai au début, la deuxième partie montre la fragilité de notre héroïne avec notamment cette histoire de montre. On peut reprocher le côté documentaire du travail de ces courageuses femmes, mais l'ensemble suscite l'admiration, peut-être pas d'un point de vue cinématographique, mais humainement.
Pascal
Pascal

256 abonnés 2 476 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 septembre 2025
Le scénario repose sur le quotidien d'une infirmière affectée dans un hôpital de Suisse allemanique.

La première heure consiste en une sorte de documentaire/fiction/ très réaliste où l'on voit l'infirmière de nuit devoir gérer une succession de situations urgentes.

La dernière demi-heure ( la meilleure de l'ensemble) prend une tournure plus personnelle avec quelques situations intersubjectives qui la renvoient profondément à elle-même.

Présenté comme un hommage à la profession d'infirmière, ce film au ton juste remplit totalement son cahier des charges. Mais derrière, il y a nous les patients ou futurs patients.

La cinéaste montre ce que représente le libéralisme appliqué à la santé ( c'est une catastrophe !) et en creux la considération ( elle est nulle ) que ce système affiche envers les professionnels, les malades et futurs malades que nous sommes tous.

Au plan cinématographique c'est tout de même austère, mais l'intérêt est ailleurs.

J'ignorais pour ma part que le système médical suisse soit dans une telle ornière humaine. il semble même ne rien avoir à nous envier. C'est dire !
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

231 abonnés 1 511 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 septembre 2025
36% des infirmières suisses arrêtent au bout de 4 ans de service. Elles changent de métier et quand on voit ce film on comprend pourquoi.
Même si tout ce qu’il montre on le connaît déjà il le fait d’une manière extrêmement physique, presque suffocante.
Une guerre multiforme qui a lieu à chaque prise de fonction où une femme doit jongler avec un système qui s’écroule, des patients qui ne le sont pas, des familles inquiètes, des médecins débordés, le sous-effectif et un système de caste à l’intérieur de l’hôpital où celui qui a payé une assurance privée demande une attention particulière.
Auxquels on ajoute la pression psychologique subit par ces soldats pour qui une mauvaise décision peut entraîner la mort.
Tout n’est pas parfait mais l’enthousiasme de voir une telle déclaration d’amour à une vocation si peu considérée et payée emporte tout. Et Leonie Benesch est tout bonnement exceptionnelle.
Damien Vabre
Damien Vabre

187 abonnés 488 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 septembre 2025
Un film prenant sur le difficile métier d'infirmière à l'hôpital. Sans aucun procédé de scénario, simplement sur un enchaînement rapide et exigeant de soins et d'attention pour les patients. Léonie Benesch donne une belle interprétation, très incarnée.
GéDéon
GéDéon

139 abonnés 727 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 juillet 2026
Conçu comme un docu-fiction, ce long-métrage de Petra Biondina Volpe, sorti en 2025, constitue une immersion édifiante dans le milieu hospitalier. La réalisatrice suisse tient le pari de suivre la journée de travail d’une infirmière devant jongler avec les multiples sollicitations des malades, familles et médecins d’un établissement médical. Le résultat, particulièrement bien rythmé et parfois proche du thriller, est éloquent. Devant la résilience incroyable de cette femme (superbement interprétée par l’actrice allemande Leonie Benesch), on ne peut que déplorer la situation d’un service public en pleine déroute (manque de moyens, sous-effectif, fatigue du personnel, etc.). Malgré la lecture implacable d’une société occidentale qui néglige ses fondamentaux, le scénario ne propose aucune autre piste et reste cantonné à ce dur constat. Bref, un film implacable constituant un hommage sincère à la profession des soignants.
CREOTIVEMEDIA
CREOTIVEMEDIA

114 abonnés 356 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 janvier 2026
En première ligne s’impose comme un film d’une justesse rare, tendu et profondément humain, qui plonge le spectateur au cœur d’un service hospitalier à bout de souffle. En première ligne, réalisé par Petra Biondina Volpe, adopte un point de vue resserré, presque en temps réel, pour raconter une journée – et surtout une nuit – où tout peut basculer.

La mise en scène privilégie l’immersion : caméra à hauteur d’épaule, cadres serrés, déplacements incessants dans les couloirs, tout concourt à faire ressentir l’épuisement physique et mental du personnel soignant. Volpe évite tout pathos inutile pour s’en tenir à une observation précise, presque documentaire, de la surcharge de travail, du manque de moyens et de la violence sourde que génère l’urgence permanente.

Au centre du film, Leonie Benesch livre une performance remarquable. Son interprétation de Floria, infirmière à la fois solide, empathique et progressivement débordée, repose sur une palette de micro-émotions : un regard qui vacille, une respiration qui s’accélère, une fatigue qui s’inscrit dans les gestes. À ses côtés, Sonja Riesen apporte un contrepoint tout en retenue, renforçant la crédibilité et la densité humaine du récit.

Sur le plan de l’image, la photographie froide et réaliste épouse parfaitement le décor hospitalier : néons implacables, couleurs désaturées, absence de toute esthétisation superflue. Le film trouve sa force dans cette sobriété visuelle, qui accentue le sentiment d’urgence et d’enfermement. Le travail sonore est tout aussi essentiel : bips des machines, appels incessants, voix qui se superposent, silences trop courts… Le mixage crée une pression constante, presque oppressante, plaçant le spectateur dans le même état de tension que l’héroïne.

En première ligne n’est pas seulement un film sur l’hôpital, c’est un film sur le soin comme combat quotidien, sur l’impossibilité de « bien faire » quand tout manque, et sur la dignité de celles et ceux qui tiennent malgré tout. Un cinéma engagé, mais jamais démonstratif, qui touche par sa précision, son humanité et sa lucidité.
Paul B
Paul B

91 abonnés 1 567 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 septembre 2025
les thématiques sont ici abordées avec beaucoup d'humanité, le propos est bien là mais il faut aussi avouer - hélas - qu'il ne se passe pas grand chose.
Cadreum
Cadreum

62 abonnés 804 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 octobre 2025
Qui est le film ?
Avec Heldin, Petra Volpe s’écarte de la fresque historique (L’Ordre divin) et du film choral (Frieden) pour se concentrer sur une unité de temps et de lieu étouffante : une journée dans un hôpital, vécue à travers le point de vue exclusif d’une infirmière. Rien de spectaculaire en apparence, aucune intrigue tressée autour d’un accident ou d’un drame médical : seulement la routine du soin, fragilisée par le manque de personnel. Le film promet de faire sentir, sans médiation, ce que signifie tenir debout dans un système en tension, et d’inscrire le spectateur dans le rythme haletant d’un quotidien que la société regarde trop rarement.

Que cherche-t-il à dire ?
La démarche est de déplacer le regard du spectaculaire vers l’invisible, vers héroïnes discrètes qui tiennent les hôpitaux à bout de bras. Le film veut montrer que le soin est d’abord un travail émotionnel, une présence, une diplomatie au quotidien. Son ambition n’est pas seulement de dénoncer les carences structurelles, mais de rappeler que chaque patient est une rencontre, et que chaque sourire arraché au stress relève d'une force mentale inouïe.

Par quels moyens ?
Volpe choisit une mise en scène immersive, où la caméra suit Floria sans relâche. Ce dispositif crée une sensation de suffocation : pas de respiration possible, pas de hors-champ où reprendre souffle. Le spectateur partage la fatigue physique et mentale de l’infirmière, jusqu’à se sentir happé dans sa course.

Le récit épouse la continuité d’une journée. Pas de rupture, peu de montage qui viendrait soulager. Ce choix radical construit une expérience d’endurance : on ne sort pas du temps de l’hôpital, et la fiction devient presque un équivalent sensible du réel.

L’univers sonore est essentiel. Téléphones qui sonnent, appels des patients, portes qui claquent, bruits des machines : tout concourt à saturer l’espace. Le spectateur est placé dans un état de tension permanente, ce qui rend palpable l’épuisement des soignants.

Là où d’autres films médicalisés convoquent la musique larmoyante ou le coup de théâtre, Volpe maintient une distance sèche. Pas d’effusion, pas de pleurs prolongés. Ce refus du pathos est une manière de rendre justice au quotidien réel des soignants, qui n’ont pas le luxe du mélodrame.

Floria parle peu, et souvent de manière professionnelle. Mais tout passe par son visage et ses silences. Leonie Benesch incarne une femme contrainte de tenir son rôle coûte que coûte, parfois au prix d’un effacement de soi.

Enfin, Floria est moins un personnage construit qu’une surface de projection : on ne saura presque rien de son passé, sinon qu’elle est divorcée et mère. Ce choix signifie que la femme s’efface derrière la fonction, comme si l’infirmière n’existait qu’au travail.

Où me situer ?
J’ai été emporté. J’admire l’audace d’un film qui ose ne pas divertir mais contraindre le spectateur à traverser une expérience d’usure. La justesse du jeu de Leonie Benesch, tout en retenue et en inflexions sensibles, donne au récit une vérité rare. L’hyperréalisme choisi par Petra Volpe ne m’a pas laissé à distance, au contraire : il m’a semblé restituer avec une précision le vertige d’un quotidien sous tension. Le seul défaut, à mes yeux, tient au fait que malgré tout ce que le film met en place, j’ai l’impression qu’il aurait pu pousser encore certains curseurs pour dépeindre pleinement la réalité.

Quelle lecture en tirer ?
Heldin n’est pas un film sur l’hôpital, il est une immersion dans l’hôpital. Sa réussite tient dans la manière dont il transforme un temps de travail en temps de cinéma, donnant à voir la fatigue comme expérience partagée. Une ode à tous ses gens qu'on a applaudi.
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)

42 abonnés 146 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2025
Adapté d’un livre-témoignage, En première ligne montre toute la difficulté de ce métier : penser à tout en permanence, répondre sans relâche aux sollicitations du personnel comme à celles des malades. À la manière d’un documentaire, il nous entraîne dans une course contre-la-montre face à la maladie, à la mort, au désarroi, à l’incompréhension des patients, tous dans l’attente de soins, de réconfort, de réponses à leurs questions.

En première ligne qui marque les esprits par son côté brut, par cette manière si rare de montrer le milieu hospitalier au cinéma, sans fioriture. Un film porté par une Léonie Benesch exceptionnelle, qui a suivi une préparation tout spéciale à l’hôpital afin d’être la plus crédible possible. Et on peut dire qu’elle est plus que convaincante, tant sa prestation est stupéfiante.
/
Mla
Mla

38 abonnés 522 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 octobre 2025
La performance de Leonie Benesh est impressionnante ! Elle mérite et elle aura sûrement l’oscar de sa catégorie. Mais ce n’est pas tout , le film vous montre à quel point l’univers hospitalier de nuit est très compliqué en terme d’effectif et ce quel que soit le Pays !
christophe D10
christophe D10

33 abonnés 998 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juillet 2026
Alors que l’on suit simplement le quotidien (certes lors d’une journée qui sort plutôt de l’ordinaire) d’une infirmière dans un hôpital Suisse allemand, La réalisation réussit le tour de force, de ne pas nous ennuyer une seconde, du début a la fin.
Pas un seul temps mort, aucunes longueurs inutiles, et on ne voit pas le temps passer.
L’interprète principale est remarquable et la mise en scène très réaliste est parfaitement crédible.
Par contre si même dans des pays aussi bien gérés que la Suisse, la situation dans les hôpitaux est aussi compliquée que décrite dans le film, c’est diablement inquiétant pour un pays comme le notre en quasi faillite…
En tous les cas un bon film, a voir sans hésitation
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse