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GéDéon
143 abonnés
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3,5
Publiée le 30 juillet 2026
Conçu comme un docu-fiction, ce long-métrage de Petra Biondina Volpe, sorti en 2025, constitue une immersion édifiante dans le milieu hospitalier. La réalisatrice suisse tient le pari de suivre la journée de travail d’une infirmière devant jongler avec les multiples sollicitations des malades, familles et médecins d’un établissement médical. Le résultat, particulièrement bien rythmé et parfois proche du thriller, est éloquent. Devant la résilience incroyable de cette femme (superbement interprétée par l’actrice allemande Leonie Benesch), on ne peut que déplorer la situation d’un service public en pleine déroute (manque de moyens, sous-effectif, fatigue du personnel, etc.). Malgré la lecture implacable d’une société occidentale qui néglige ses fondamentaux, le scénario ne propose aucune autre piste et reste cantonné à ce dur constat. Bref, un film implacable constituant un hommage sincère à la profession des soignants.
Une journée de travail titanesque pour une infirmière dans un hôpital suisse filmée au scalpel. En sous-effectif, elle s’efforce de répondre aux trop nombreuses demandes et sollicitations avec minutie. Toujours sur le fil du rasoir, comme dans cette scène où après avoir avoué à sa supérieure avoir jeté de rage la montre d’un patient qui la chronométrait, cette dernière la soutient, et sa désespérance se transforme alors en fou rires. L’interprète principale est fantastique.
Alors que l’on suit simplement le quotidien (certes lors d’une journée qui sort plutôt de l’ordinaire) d’une infirmière dans un hôpital Suisse allemand, La réalisation réussit le tour de force, de ne pas nous ennuyer une seconde, du début a la fin. Pas un seul temps mort, aucunes longueurs inutiles, et on ne voit pas le temps passer. L’interprète principale est remarquable et la mise en scène très réaliste est parfaitement crédible. Par contre si même dans des pays aussi bien gérés que la Suisse, la situation dans les hôpitaux est aussi compliquée que décrite dans le film, c’est diablement inquiétant pour un pays comme le notre en quasi faillite… En tous les cas un bon film, a voir sans hésitation
Ce long-métrage mettant en avant la nuit de garde d’une infirmière dans un hôpital suisse démontre avec beaucoup d’acuité toutes les difficultés vécues par cette profession face à la pression de l’urgence et surtout par le manque de moyens personnels pour faire face. La précision chirurgicale de la réalisation associée à une interprétation de qualité faisant de ce long-métrage une œuvre poignante et sincère.
Bienvenue en chirurgie abdominale ! C'est la présence de Léonie Benesch ("5 septembre", "La salle des profs") qui m'a motivé et c'est sans regret : elle est impressionnante encore une fois. Un film réussi, non pas via un scénario surprenant mais par une immersion réelle et un tempo étouffant qui nous tient en haleine. Une mise en scène idéale qui montre l'urgence du travail des soignants, même dans une simple journée de ronde. Un hommage, oui, mais surtout un cri d'alarme d'un secteur en manque de moyens et de motivations, pas seulement chez nous mais dans tous les pays voisins. insta : maxfaitsoncinema
Attention film immersif ; durant 1h30, on va suivre une garde d’une infirmière en service d’oncologie ; dévouée mais proche du burn out devant le trop de patients et le manque de collègues. Souvent caméra à l’épaule mais surtout toujours mouvement car collée sur le dos de l’infirmière ; la chronique quasi documentaire va se muer au cours de cette garde interminable en thriller. La mise en scène à l’os et diablement rythmée nous font ressentir toute la tension qui règne à l’hôpital. C’est rudement efficace avec une Leonie Benesch toujours aussi magistrale. On retrouve la même mécanique de la dramaturgie et la déshumanisation que dans « La salle des profs » dans lequel elle jouait un rôle identique. Dans ce film sur une seule journée, c’est un véritable condensé du pire de l’hôpital pour bien démontrer la dureté du job… un peu trop… elle fait brancardière, va chercher les lunettes d’une patiente,… Donc il n’échappe pas à quelques facilités afin d’appuyer un propos bien louable sur la santé de l’hôpital mais bien trop appuyé. L’ambiance sonore hyper travaillé participe aussi grandement à cette tension. C’est en surcharge ; quand la fin vaut bien les moyens. Une escalade de la tension un brin artificiel.
Génial, un film documentaire parfait pour comprendre l'intensité des métiers du soins, les difficultés auxquelles ils sont confrontés, et leur utilité indéniables auprès de la population.
« En première ligne » ne se contente pas de dépeindre la dure réalité du quotidien des infirmières. Il nous y plonge. On suit Floria durant sa journée de travail, condensée en une heure et demie. Chaque difficulté, chaque remarque blessante, chaque situation éprouvante est ressentie. On la voit s'occuper des patients les uns après les autres, à un rythme effréné qui donne l'impression que ça ne s'arrête jamais. Le film ne connaît aucun répit, à l'image de Floria qui doit sans cesse faire face à une nouvelle urgence dès qu'elle termine une tâche. Quant à la musique, elle n'est symphonique que pendant l'introduction et la fin du film. Durant les heures de travail de Floria, l'ambiance musicale est monotone, parfois à tel point qu'elle en est angoissante. Cela illustre bien la pénibilité et la répétitivité des tâches exigeantes pour les infirmières. Au final, « En première ligne » est une représentation réaliste et poignante d'une terrible réalité qui nous attend, mise en lumière à la toute fin du film : la pénurie d'infirmières, et les conséquences qu'elle pourrait avoir sur la santé dans un avenir proche.
Un film qui devrait être vu par le plus grand nombre J’en imagine qu’il retrace plutôt parfaitement, le stress l’angoisse les moments difficiles qui composent le métier d’infirmière
Le film nous fait ressentir tout ça, il pourrait peut-être changer le regard de certains à l à leur encontre
La caméra s’engouffre dans les couloirs d’un hôpital comme on entrerait dans une zone de guerre. "En première ligne" ne prend aucun détour : dès les premières minutes, le film plonge au cœur d’un service hospitalier, où chaque geste compte, où chaque minute peut faire basculer une vie. Le récit épouse le point de vue d’une infirmière débordée, incarnée avec une intensité remarquable par Leonie Benesch, dont le jeu tout en tension et en retenue impressionne durablement. Son personnage n’est jamais héroïsé, encore moins idéalisé : il est humain et vulnérable. Un film tendu, nécessaire, et brillamment maîtrisé.
Une immersion haletante dans la nuit de travail d'une infirmière. A voir absolument pour mieux comprendre l'importance, les responsabilités et la difficulté de cette profession.
En première ligne s’impose comme un film d’une justesse rare, tendu et profondément humain, qui plonge le spectateur au cœur d’un service hospitalier à bout de souffle. En première ligne, réalisé par Petra Biondina Volpe, adopte un point de vue resserré, presque en temps réel, pour raconter une journée – et surtout une nuit – où tout peut basculer.
La mise en scène privilégie l’immersion : caméra à hauteur d’épaule, cadres serrés, déplacements incessants dans les couloirs, tout concourt à faire ressentir l’épuisement physique et mental du personnel soignant. Volpe évite tout pathos inutile pour s’en tenir à une observation précise, presque documentaire, de la surcharge de travail, du manque de moyens et de la violence sourde que génère l’urgence permanente.
Au centre du film, Leonie Benesch livre une performance remarquable. Son interprétation de Floria, infirmière à la fois solide, empathique et progressivement débordée, repose sur une palette de micro-émotions : un regard qui vacille, une respiration qui s’accélère, une fatigue qui s’inscrit dans les gestes. À ses côtés, Sonja Riesen apporte un contrepoint tout en retenue, renforçant la crédibilité et la densité humaine du récit.
Sur le plan de l’image, la photographie froide et réaliste épouse parfaitement le décor hospitalier : néons implacables, couleurs désaturées, absence de toute esthétisation superflue. Le film trouve sa force dans cette sobriété visuelle, qui accentue le sentiment d’urgence et d’enfermement. Le travail sonore est tout aussi essentiel : bips des machines, appels incessants, voix qui se superposent, silences trop courts… Le mixage crée une pression constante, presque oppressante, plaçant le spectateur dans le même état de tension que l’héroïne.
En première ligne n’est pas seulement un film sur l’hôpital, c’est un film sur le soin comme combat quotidien, sur l’impossibilité de « bien faire » quand tout manque, et sur la dignité de celles et ceux qui tiennent malgré tout. Un cinéma engagé, mais jamais démonstratif, qui touche par sa précision, son humanité et sa lucidité.
Ce film est en réalité un documentaire malhabile avec tous les défauts inhérents au genre (passivité du propos, de l'action, et manque de progression narrative), et sans sa plus grande qualité (le réalisme).
Le film dresse un constat implacable des conditions de travail et de soins dans les hôpitaux publics, en plongeant le spectateur dans une succession d’urgences, de consultations et de demandes en tous genres. Ce n’est qu’à la toute fin que l’on réalise que ce chaos permanent s’est déroulé en une seule journée, portée par une seule et même infirmière.