10 617 abonnés
11 767 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 14 décembre 2025
Floria commence son service de nuit à l'hôpital et s'attend à un quart de nuit mouvementé, car les infirmières sont en sous-effectif et que tous les lits sont occupés. De retour derrière la caméra, Petra Biondina Volpe nous fait donc vivre le travail d'une infirmière sollicitée de toutes parts. Un seul service pour le film, mais le quotidien de beaucoup de membres du personnel soignant... Un message très fort que la réalisatrice fait passer sans difficulté et surtout sans artifice. "Heldin" ne cherche pas à reproduire ce qui se passe dans une série médicale, c'est un film proche du documentaire avec une réalisation fluide, une vraie authenticité et une tension qui gagne au fil des minutes. Floria est empathique et gentille, mais elle ne peut pas tout faire. Elle passe d'abord d'un patient à un autre puis tout se chevauche entre les demandes des médecins et des patients qui sont parfois impatients ou ingrats. "Heldin" ne sert pas seulement à mettre en lumière le manque de moyens humains et financiers, mais aussi à saluer le travail de ces gens qui subissent une pression énorme. Tout cela se ressent dans ce très bon film qui est humain, intense, réaliste, dynamique, éprouvant et émouvant.
Un film qui relate le shift intense et extrême d'une infirmière sur un hôpital rural. Les scènes montrent l'empressement de l'infirmière protagoniste, qui fait toujours deux actions à la fois : elle parle au patient et prodigue les soins. Soins de constantes qui sont toutefois redondants du fait de leur répétition tout au long du film. Le téléphone qui sonne constamment, les patients non compréhensifs voire agressifs à l'égard du personnel, le suivi de pathologies par son collègue en salle de soin, la présence de l'interne et de la collègue peu collaborative est pertinent. Le temps s'allonge lentement pour la protagoniste comme pour les téléspectateurs, épuisés de voir le nombre d'actes impliqués à la minute. L'actrice apparait très (trop) émotive et à fleur de peau quand les docteurs se donnent une image froide. Il est grisant de voir ces films où le Dr semble annoncer sans pincettes le décès à l'entourage, qui s'effondre. Le contraste est déshumanisant donc caricatural (même si les Dr s'impliquent souvent beaucoup moins). De même que le speech à l'arrivé du Dr auprès du patient en détresse "patient x, 65 ans" fait très cliché - type Greys Anantomy. Un élément manquant à ce documentaire ; la mention de l'Assistante sociale. Oui, les tirades des patients sur leur détresse sociale doivent mener à l'orientation d'un certain professionnel non médical. C'est pourquoi, sur les images où l'actrice pousse les lits ou les chariots, elle semble presque porter à bout de bras tout l'hôpital. Dans ce type de portrait, le volet social est constamment omis sur le volet médical, pourtant ils sont intréséquemment liés. Il faut garder en tête que ce type de focus n'arrive pas tous les jours malgrès la crise du système public, même si l'on en garde une bonne séquence.
S’il fallait une démonstration que certains jobs sont plus compliqués, intenses et stressants que d’autres, ce film en est une bonne. L’actrice allemande, Léonie Benesch, est aussi à l’aise en professeur dans « La Salle des profs » (2023) qu’en infirmière expérimentée. Grâce à elle, on a vraiment l’impression de suivre un « vis ma vie » en hôpital.
excellent film en temps réel ou l'on suit une infirmière depuis le début de son service, elle est seule pour assurer l ensemble des tâches de son étage...confrontée à la mort et aux diverses exigences..
A travers les fonctions d'une infirmière brillamment interprétée par Leonie Benesch, Un jour de travail condensé en une heure trente d'une immersion sans le moindre répit. Intense, parfois éprouvant, parfois émouvant ; un plaidoyer profondément juste pour la cause du service de la santé.
Un film 'social' qui informe, et qui dénonce... Le quotidien d'une infirmière de nuit qui se retrouve vraiment en première ligne, une accumulation de 'petits' problème lors d'une nuit de garde vont mettre son dévouement et son professionnalisme à l'épreuve. La solidarité également entre collègues ! Un film instructif et humain de nos amis suisses !
Si on ne sait pas ce qu est une infirmière très chargée on en a une bonne illustration dans ce film, un film témoin des différentes charges très diverses tant physiques que psychologiques, assez prenante cette spirale infernale. Proche du documentaire tellement interpretation et réalisation sont réaliste.
Ce film est plu un reportage sur l'harassant métier d'infirmière ,ici fort bien joué du reste et nous voilà partis à 200km/h. dans le dédale d'un hô démonstration sera ré, nous aurions aimé voir aussi cette infirmière dans son " restant" de vie de famille, voir évoluer un entourage si limité soit-il. Il en sort un bon film mais sur lequel on reste un peu sur notre faim.
On s'y croit tellement que l'on sort de la séance avec un sentiment de malaise. L'hôpital est devenu une machine à broyer les infirmières qui font l'impossible pour répondre à toutes les sollicitations.
La fiction devient réalité, on vit la journée d'un professionnel de santé à l'hôpital. A voir absolument pour comprendre un système de santé à bout de souffle!
Encore un film sur l'hôpital oui mais il est bien ! Il est vraiment bien car très réaliste sur l'état des services de santé. Manque de personnel, + de productivité avec de moins en moins de moyens (comme à peu près partout !) Rien de bien nouveau donc mais Leonie Benesch est parfaite dans la peau de son personnage qui essaye de garder son sang-froid malgré les exigences de certains patients, les responsabilités qu'elle doit et le côté privé qu'il faut gérer en même temps... Rien d'extra côté mise en scène mais ça n'empêche pas de bien ressentir le stress et la tension qui peut régner dans les hôpitaux.
La performance de Leonie Benesh est impressionnante ! Elle mérite et elle aura sûrement l’oscar de sa catégorie. Mais ce n’est pas tout , le film vous montre à quel point l’univers hospitalier de nuit est très compliqué en terme d’effectif et ce quel que soit le Pays !
Floria, infirmière dévouée, doit faire face au rythme implacable d’un service hospitalier en sous-effectif, mais au fil des heures et malgré son professionnalisme, la situation commence à lui échapper…
Pris en tenaille, comme pieds et poings liés, on se retrouve au coeur d’un huis clos où pendant 90min, on va vivre une course contre la montre haletante. Le temps d’une garde, de nuit, on se retrouve embarqué au coeur de l’action d’un service hospitalier en sous-effectif. Floria aura beau mettre du coeur à l'ouvrage et tout son professionnalisme, rien ni personne ne pourra l’empêcher d’accumuler du retard et ainsi, lui permettre d’assurer un suivi optimal auprès des patients dont elle a la garde.
C’est en s’inspirant du livre-enquête "Unser Beruf ist nicht das Problem. Es sind die Umstände" de Madeline Calvelage (infirmière de métier), que la réalisatrice Petra Biondina Volpe a pu mettre au point son thriller médical. C’est d’ailleurs impressionnant de constater à quel point on se retrouve au coeur du problème, à savoir, la crise d’un service public sous tension. On le devine et le ressent, tant Floria est constamment sous pression et sur-sollicitée.
La mise en scène aide beaucoup à se faire une idée du calvaire que cette jeune infirmière endure jour après jour. En effet, toute l’intrigue se déroule en temps réel, le temps d’une garde de nuit, on est donc en permanence en frontal avec Floria, ses patients et les autres services qui la sollicite, si bien qu’il est aisé de deviner que le burn-out n’est jamais loin et pire encore, l’erreur humaine en milieu médical…
Côté interprétation, Leonie Benesch (déjà bluffante dans La Salle des profs - 2024), incarne à merveille cette jeune infirmière et porte littéralement le film sur ses épaules. En première ligne (2025) vous embarque en un claquement de doigts et met en lumière ce que bon nombre de documentaires ont pu faire ces dernières années, notamment Burning Out (Dans le ventre de l'hôpital) (2017) de Jérôme Le Maire.