En première ligne
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Clément R
Clément R

20 abonnés 413 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 octobre 2025
Film mettant en lumière les difficiles conditions de travail des infirmières. L’interprétation de l’actrice principale est incroyable de réalisme. Bien que proche du documentaire, on s’ennuie pas par l’enchaînement de situations compliquées à gérer
Marie
Marie

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 octobre 2025
« En première ligne » : enfin un film qui rend justice à celles qui tiennent le système de soins debout
On reproche dans les médias à En première ligne de s’inscrire dans la lignée des films hospitaliers déjà vus — d’Hippocrate à Médecin de campagne, en passant par Première année. C’est mal le comprendre. Car là où tant d’autres œuvres choisissent le regard du médecin, souvent héros malgré lui, En première ligne opte pour celui, plus discret et infiniment plus rare, de l’infirmière.
Et ce simple déplacement change tout.
Ici, le soin n’est plus une question de diagnostic ou de prescription, mais de présence, d’attention, de résistance. Le film montre avec justesse la réalité du terrain : des médecins de moins en moins visibles, des patients et leurs proches de plus en plus exigeants, et entre eux, les infirmières, seules véritables garantes de la continuité du lien humain dans un système à bout de souffle.
Là où d’autres films dissèquent les dilemmes du pouvoir médical, En première ligne scrute l’usure silencieuse du quotidien. Les horaires à rallonge, la charge émotionnelle, la solitude des décisions sans filet. On y sent la fatigue, la colère, mais aussi la fierté de celles qui continuent malgré tout, parce que « quelqu’un doit bien être là ». C’est la chronique d’une résistance ordinaire, au pied du lit, loin des discours et des plateaux télé.
Face aux critiques qui regrettent une mise en scène trop sobre, il faut rappeler que cette sobriété est précisément son courage : refuser la surenchère pour dire le vrai. Là où le cinéma médical se complaît souvent dans le spectaculaire ou la caricature, En première ligne choisit la pudeur. Et cette pudeur, aujourd’hui, vaut manifeste.
Car il fallait bien qu’un film ose enfin dire ce que tout le monde sait sans jamais le formuler : si l’hôpital tient encore debout, c’est grâce à celles et ceux qui ne comptent ni leurs heures ni leurs larmes. Les infirmières ne sont pas « en soutien » des médecins ; elles sont le socle même du soin.
En première ligne ne cherche pas à glorifier, mais à reconnaître. Et dans une époque où le soin est devenu un champ de tensions — entre manque de moyens, attentes démesurées et effondrement du sens — cette reconnaissance est déjà une forme de réparation.
Emymagik
Emymagik

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 octobre 2025
Ayant travaillée pendant 8 ans en service d'hepatogastro en tant qu'infirmière, je ne peux qu'applaudir ce film. Il est d'un réalisme stupéfiant concernant le travail d'une infirmière ensuite service, à l'exception de l'absence d'aides soignants et d'internes, et par rapport à l'encadrement de la stagiaire (l'absence d'encadrement dans ce film). Peut être une spécificité suisse ?

En tout cas il représente parfaitement l'expérience que j'ai vécu tant dans le rythme que dans l'émotion, le stress, le rapport au patient. A chaque fois qu'on parle du monde hospitalier, c'est souvent à travers un regard médical, ou alors au travers du regard des urgences/ samu. Au moins là ça permet d'appréhender le quotidien des soignants et des malades, les conséquences du sous effectif chronique, la réalité de la désorganisation chronique et induite qui provoque des erreurs.

Un film à voir !!
6noch79
6noch79

5 abonnés 36 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 octobre 2025
Magnifique film d’une infirmière, qui superbement jouée
très immersive dans son travail très stressant
Le casting est superbement bien joué, les images des actions
Manuelles sont superbes, ça m’a vraiment pris
Au tripes
Bravo , je recommande fortement de le voir!!!
La réalisation est top
Bern69720
Bern69720

1 abonné 15 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 octobre 2025
Très beau film et actice sublime qui interprète de façon brillante une infirmière qui travaille dans des conditions abominables.
Film très touchant et tellement réaliste pour qui a un jour séjourné dans un hôpital.
je recommande vivement .
Cendyleon
Cendyleon

7 abonnés 96 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 octobre 2025
Un film bouleversant qui se passe en Suisse sur un poste d'après-midi parmi tant d'autres d'une infirmière qui nous montre toutes les facettes de ce dur métier. L'actrice qui joue l'infirmière est remarquable, elle a sûrement dû faire un stage d'adaptation en milieu hospitalier pour avoir des gestes assez précis et qui sont tout à fait réalistes. Durant ce poste l'infirmière est confrontée à des tas d'émotions, la douleur de ses patients, la méchanceté des familles, l'égoïsme de certains patients qui ne pensent qu'à eux et l'agressivité que ça peut générer, une erreur médicamenteuse, une proximité difficile avec son élève infirmière, un médecin qui épuisé de répondre à sa demande d'aller voir un patient et lui annoncer son diagnostic, une hypoglycémie chez un patient diabétique, le manque de personnel, brancardiers, retards dans l'acheminement de certains traitements (antibiotique) chez une patiente "impatiente"... Évidemment la mort aussi guette.
Elle gère tout ce petit monde avec ses émotions à elle, nous ouvre un petit peu de sa vie privée, passe d'une émotion à son contraire, à la fin de son poste ce sera une journée finale ordinaire chez ces héros du quotidien.
elriad

522 abonnés 2 048 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 octobre 2025
filmé entre fiction et documentaire, l'excellente actrice Leonie Benesch nous entraine dans le quotidien incessant d'une infirmière pendant 24 heures. Caméra au plus près des gestes, de nombreux plans séquence pour plus d'immersion, ce quotidien anxiogène où la moindre erreur de concentration peut entrainer une erreur grave montre combien ce métier est aussi difficile que nécessaire. Jamais ennuyeux et parfaitement édifiant.
Nath Visuals
Nath Visuals

86 abonnés 279 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 octobre 2025
"En première ligne" réalisé par Petra Volpe est un film quasiment en temps réel où l'on suit une infirmière dans un hôpital où son service est en sous effectif. spoiler: Le film se déroule sur une soirée entière où elle arrive pour l'équipe de nuit, composé de seulement 2 infirmières.

Nous avions déjà pu voir Leonie Benesch dans "La salle des professeurs" en 2024, film sélectionné pour le meilleur film étranger aux oscars. Elle avait livré une superbe performance où comme dans "En première ligne", la tension et l'épreuve mentale est le moteur du film.

Ce film aurait pu être intégralement fait en plan séquence, car même avec les cuts, c'est quasiment ce que l'on a de base et je pense que si ça avait été le cas, l'immersion aurait vraiment été dingue et l'oeuvre gagnerait un grand engouement sans aucun doute. Mais malgré l'absence de ce plan séquence, on est en tension sans arrêt et c'est ultra impressionnant à quel point ce film est vrai, réaliste et juste, jusque dans les détails. On se rend compte à quel point, déjà le titre est criant dé vérité et à quelle point les infirmières doivent faire preuve de courage, de patience, de professionnalisme et de sang froid. On se dit à de nombreuses reprises et très rapidement qu'elle aurait pu craquer extrêmement rapidement.

Au delà de la tension palpable à chaque instant dans le film, la musique l'accompagne magnifiquement bien, sans prendre le dessus, et sans en faire trop.
Et pour contrebalancer cette tension constante, on a à quelques moments des petits temps d'empathie, de grandes humanité avec les patients voir de blague, mais cela reste très très rare.

Ce film est donc tout simplement excellent, sans défaut et dans sa catégorie, on peut sûrement dire que c'est un chef-d'oeuvre, mais en prenant en compte le cinéma dans sa globalité, évidemment que ce n'est pas un grand film du cinéma. D'où la complexité de mettre un 5/5 et de le considérer comme un chef-d'oeuvre, les films qualifié de chef-d'oeuvres, sont ceux pour moi que l'on peut revoir beaucoup de fois sans se lasser.
Marie-Noëlle L.
Marie-Noëlle L.

17 abonnés 88 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 octobre 2025
Bonjour, à voir de toute urgence, ce film relatant la journée d'une infirmière en hôpital. C'est d'une sensibilité extrême, très beau témoignage du quotidien stressant du personnel infirmier, en pénurie pour le moment et les prévisions sont très mauvaises pour 2030...malgré tout l'infirmière reste très humaine et stoïque, c'est épatant, vraiment !
hermes7517
hermes7517

4 abonnés 63 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 octobre 2025
Un très joli film, porté par l'actrice principale et à voir en vo.

Certes, il y a des situations convenues, mais la vie n'est-elle pas une suite de situations convenues ? Le film est terriblement humain.

On peine parfois pour cette jeune femme, mais...

Le film n'est pas pédagogique, démonstratif, parfois un arrière-plan explique beaucoup de chose, un réalisateur patronisant nous aurait fait un gros plan de cet arrière plan, parce que ce genre de réalisateur prend les spectateurs pour des débiles profonds." En première ligne" fait confiance à ses spectateurs et ça fonctionne.
Parfois, on tend vers le documentaire, mais non, c'est un véritable film avec son héroïne, ses seconds rôles, ses plans, son éclairage et un vrai scénario.
C'est un film émouvant parce que le réalisateur aime autant son infirmière que ses patients. Parce qu'ils ont leurs faiblesses, parce que l'hôpital est souvent un drame, et que les gens s'y heurtent.

"En première ligne" est une ode à l'humanité et à l'humanisme. Un film qui appelle à dire, " s'il vous plaît", "merci", "excusez-moi", "pardon", "je vous aime"
Cécile Marchand
Cécile Marchand

3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 octobre 2025
Un film au plus proche de la réalité, avec une professionnelle proche de la rupture car incapable de consacrer du temps à chacun de ses patients. Un rythme soutenu de bout en bout. Une interprétation à fleur de peau
Jean Marc B
Jean Marc B

120 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2025
une journée dans un hôpital où l'on suit une infirmière qui se donne a fond et même plus pour ses patients. ça va à 100 a l'heure. le film est très réaliste, et nous prouve à quel point ce métier est ingrat, et que le personnel soignant sont des êtres dévoués et mérite toutes nôtre admiration.
Cadreum
Cadreum

62 abonnés 804 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 octobre 2025
Qui est le film ?
Avec Heldin, Petra Volpe s’écarte de la fresque historique (L’Ordre divin) et du film choral (Frieden) pour se concentrer sur une unité de temps et de lieu étouffante : une journée dans un hôpital, vécue à travers le point de vue exclusif d’une infirmière. Rien de spectaculaire en apparence, aucune intrigue tressée autour d’un accident ou d’un drame médical : seulement la routine du soin, fragilisée par le manque de personnel. Le film promet de faire sentir, sans médiation, ce que signifie tenir debout dans un système en tension, et d’inscrire le spectateur dans le rythme haletant d’un quotidien que la société regarde trop rarement.

Que cherche-t-il à dire ?
La démarche est de déplacer le regard du spectaculaire vers l’invisible, vers héroïnes discrètes qui tiennent les hôpitaux à bout de bras. Le film veut montrer que le soin est d’abord un travail émotionnel, une présence, une diplomatie au quotidien. Son ambition n’est pas seulement de dénoncer les carences structurelles, mais de rappeler que chaque patient est une rencontre, et que chaque sourire arraché au stress relève d'une force mentale inouïe.

Par quels moyens ?
Volpe choisit une mise en scène immersive, où la caméra suit Floria sans relâche. Ce dispositif crée une sensation de suffocation : pas de respiration possible, pas de hors-champ où reprendre souffle. Le spectateur partage la fatigue physique et mentale de l’infirmière, jusqu’à se sentir happé dans sa course.

Le récit épouse la continuité d’une journée. Pas de rupture, peu de montage qui viendrait soulager. Ce choix radical construit une expérience d’endurance : on ne sort pas du temps de l’hôpital, et la fiction devient presque un équivalent sensible du réel.

L’univers sonore est essentiel. Téléphones qui sonnent, appels des patients, portes qui claquent, bruits des machines : tout concourt à saturer l’espace. Le spectateur est placé dans un état de tension permanente, ce qui rend palpable l’épuisement des soignants.

Là où d’autres films médicalisés convoquent la musique larmoyante ou le coup de théâtre, Volpe maintient une distance sèche. Pas d’effusion, pas de pleurs prolongés. Ce refus du pathos est une manière de rendre justice au quotidien réel des soignants, qui n’ont pas le luxe du mélodrame.

Floria parle peu, et souvent de manière professionnelle. Mais tout passe par son visage et ses silences. Leonie Benesch incarne une femme contrainte de tenir son rôle coûte que coûte, parfois au prix d’un effacement de soi.

Enfin, Floria est moins un personnage construit qu’une surface de projection : on ne saura presque rien de son passé, sinon qu’elle est divorcée et mère. Ce choix signifie que la femme s’efface derrière la fonction, comme si l’infirmière n’existait qu’au travail.

Où me situer ?
J’ai été emporté. J’admire l’audace d’un film qui ose ne pas divertir mais contraindre le spectateur à traverser une expérience d’usure. La justesse du jeu de Leonie Benesch, tout en retenue et en inflexions sensibles, donne au récit une vérité rare. L’hyperréalisme choisi par Petra Volpe ne m’a pas laissé à distance, au contraire : il m’a semblé restituer avec une précision le vertige d’un quotidien sous tension. Le seul défaut, à mes yeux, tient au fait que malgré tout ce que le film met en place, j’ai l’impression qu’il aurait pu pousser encore certains curseurs pour dépeindre pleinement la réalité.

Quelle lecture en tirer ?
Heldin n’est pas un film sur l’hôpital, il est une immersion dans l’hôpital. Sa réussite tient dans la manière dont il transforme un temps de travail en temps de cinéma, donnant à voir la fatigue comme expérience partagée. Une ode à tous ses gens qu'on a applaudi.
DRI75
DRI75

18 abonnés 169 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 octobre 2025
Un très bel hommage aux métiers de soignants en hôpital, filmé avec délicatesse, bien orchestré et montrant certaines réalités pour nous impliquer dans les tensions qui montent …
Mais dommage d’avoir présenté des situations répétitives, les moult appels téléphoniques (les parents des malades tombant directement sur le téléphone de l’infirmière !), un service qui semble incontrôlé, et seulement le quart de fin de journée à l’heure du dîner. La réalisatrice charge le rythme avec ; la jeune embauchée dont c’est le 1er jour et les visites du soir : Sont-elles autorisées si tardivement en Suisse ? Je ne le pense pas, tout comme cette situation en sous-effectif. Nous sommes en Suisse !
Je m’attendais à un discernement autre, plus ambitieux et réaliste sur les métiers, les quarts, les équipes, avec les ressentis et les émotions des soignants.
Une magnifique interprétation de Léonie BENESCH, et un film agréable qui révèle les moult désarrois des uns et des autres.
Un film « ALERTE » d’une grande utilité pour nos gouvernements car ces métiers de soignants sont en forte tension depuis longtemps, et là où les « Financiers » préfèrent à retirer « l’Humain ».
oloc
oloc

9 abonnés 75 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 octobre 2025
En première ligne (Heidlin) de Pierra Biondina Volpe est un drame très humain.
Après un week-end passé avec sa fille, Fiora (Leonie Benesch) infirmière appliquée et impliquée prend tranquillement son service. Avec bonté et bienveillance, elle apporte une attention et soins à chaque patient. Mais les aléas s'enchaînent et la journée s'accélère. Cette humanité pourra-t-elle résister au rythme implacable d'un service hospitalier en sous effectif ?

Un magnifique film sur le fond et sur la forme !
La déliquescence des hôpitaux, ici suisses, et plus largement sur l'ensemble de la planète est préoccupante. Ce film en fait la démonstration avec efficacité et sans mélo.

Le scénario, car il y a bien un scénario, ce n'est pas un documentaire, est haletant. Les temps de respiration sont peu nombreux.

La compositrice Emilie Levienaise-Farrouch nous propose une modulation de piano, jouant la partition de la tension qui vous prend au sang.

Techniquement, le film jouit d'une belle lumière. Les plans sont principalement serrés sur Leonie Benesch au jeu incroyable. On peut noter l'usage quasiment systématique du bokeh (premier plan net, arrière plan flou) pour accentuer l'isolement de l'infirmière, seule dans ce flou hospitalier.

Ce film poignant est une belle performance d'actrice.
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