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S5Clem
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1,0
Publiée le 23 avril 2026
Beaucoup de mal à comprendre l'engouement sur la proposition. . Sur YouTube on appellerait ça juste un vlog. De là à en faire un film.. et récompensé en plus ! A part 2/3 clichés bien trouvés, tout le reste est un roadtrip linéaire qui ne va jamais plus loin dans son voyage que pour chercher "la bonne image". Franchement c'est mauvais et les problématiques afghanes méritaient mieux
"Riverboom" est un véritable OVNI cinématographique, une pépite d'originalité qui prouve que l'on peut raconter l'Histoire avec une irrévérence et une singularité salutaires. En partant d'images tournées en 2002 en Afghanistan et retrouvées vingt ans plus tard, Claude Baechtold compose un documentaire-comédie aussi hilarant qu'instructif.
La grande réussite du film est son ton décalé et son humour efficace. Là où l'on pourrait s'attendre à un reportage de guerre grave et pesant, Baechtold choisit l'autodérision et la distance. Le film est une chronique absurde d'un "Pied Nickelé" anti-militariste propulsé au milieu de reporters de guerre chevronnés. Ce décalage permanent est une source de rires constante, sans jamais manquer de respect au sujet traité.
Au-delà de la comédie, le film est une immersion fascinante dans le contexte historique de l'Afghanistan post-11 septembre. Il offre une perspective rare et précieuse sur un pays en pleine mutation, capturée sur le vif. C'est aussi un très bel hommage au journalisme de terrain, montrant avec justesse la débrouillardise, les risques et l'humanité de ceux qui vont chercher l'information là où elle se trouve.
Enfin, en se servant de ce voyage pour raconter son propre récit personnel et initiatique, le réalisateur donne une âme à son film. Ce n'est pas seulement un reportage, c'est l'histoire d'un deuil et d'une prise de conscience, ce qui confère à ce road-movie une dimension touchante et universelle.
"Riverboom" est une expérience unique. Un film qui, sous ses airs de comédie punk et bricolée, est en réalité un document précieux et une œuvre profondément humaine. Une très belle surprise.
Une pépite. Le road movie de trois copains suisses dans l'Afghanistan de 2002: instructif, touchant, jamais cynique et étonnamment hilarant. Un documentaire surprenant, hors des sentiers battus, bourré d'humanité et de drôlerie avec des paysages et des visages de ce pays comme jamais vus.
Riverboom, c’est le nom d’un collectif suisse d’artistes dédié à la photographie. Après avoir célébré leurs 20 ans d’existence par une exposition à Vevey en 2022, ils y ont annoncé par la même occasion leur dissolution. Tous ont des solides carrières personnelles dans l’art, la photographie ou le journalisme, et en commun l’insolence partagée, qui vient donner de la légèreté à la vie. En 2024, un film du même nom sort dans les salles de cinéma.
Les 3 comparses du film à l’origine du collectif se sont rencontrés une année après l’attentat du 11 septembre 2001 au World Trade Center. Sous l’impulsion de Serge Michel, en reportage pour couvrir la guerre américaine contre les talibans, le road trip décalé va parcourir les routes afghanes.
Le décalage du périple vient ici de la personnalité de chacun, qui donne toute l’humanité et la drôlerie à cet étrange documentaire, qui sort en salles 20 ans après avoir été tourné. Serge le téméraire, qui ose tout sans connaître la peur. Paolo, photographe reporter et suisse d’origine italienne, est une tête brûlée qui capture le monde en noir et blanc à travers son objectif. Il s’exprime dans son art avec l’expression de la radicalité, mais dans la vie est tout habité de joyeuses conneries. Et Claude, le petit dernier du trio, celui qui filme avec le cœur broyé et la peur au ventre, se rêve réalisateur mais ne sait pas tenir une caméra. Il est celui qui raconte en voix off leurs aventures. Quand il rencontre Serge, il est jeune et paumé, il vient de perdre ses deux parents de manière accidentelle, et accepte de suivre les deux autres, un peu par hasard et surtout faute de mieux. A l’inverse de Paolo, il photographie le monde en couleurs et n’a de cesse de chercher chez les autres des instants heureux. Ils sont tel le ying et le yang. Chez ces deux-là, la détresse et la joie sont inversées, du dehors au-dedans.
Boom, c’est le nom d’une rivière afghane près d’un check point tenu par les talibans. Juste avant leur arrivée, 2 occidentaux s’y sont fait tuer. La rivière est en crue, les 3 acolytes et leur chauffeur, accessoirement aussi étudiant en médecine, devront passer la nuit dans leur auto. Il y a trop de loups aux alentours.
A leur retour de voyage, Claude confie ses bobines à un ami afin qu’elles soient numérisées. Ce dernier les égarera, et les retrouvera dans son garage 20 ans après.
Riverboom est un 1er film, et il est inratable qu’on se le dise. Par le montage de ses images, les regards complices et insolents du trio de cette vadrouille improbable, autre usage du monde quatre décennies plus tard ; Claude Baechtold contribue à notre compréhension de ce pays qu’est l’Afghanistan. Il nous offre un tout autre regard, très personnel et précieux sur ce pays.
Riverboom (Suisse – 1h35) de Claude Baechtold avec Paolo Woods, Claude Baechtold et Serge Michel
Il se place vraiment entre un film et un documentaire, en essayant de tirer le meilleur des deux domaines, très explicatif des sujets et de l'histoire et en même temps assez dynamique et blagueur. On ne s'ennuie pas, apprend des choses et même émue. L'histoire de la réalisation du film est tout aussi rocambolesque et on prend plaisir à découvrir l'Afghanistan des années 2000.
Tintin chez les Talibans en Afghanistan... Trop bien ! Cette histoire vraie dans les coulisses d'un grand reportage, il y a plus de 20 ans, est formidable d'humanité. Les thèmes sérieux et durs sont ici traités avec beaucoup d'humour. Un résultat parfois inégal, comme la vie, mais un film qui vaut le détour.
Splendide, poétique, touchant, des photos au texte, de la réalisation à la douceur qui s en dégage, cet autre regard sur un pays meurtri peuplé de personnes solaires m'a touché droit au coeur
Un documentaire frais qui propose une nouvelle narration sur un pays dont on entend souvent parler, mais peu d’un point de vue de trois jeunes de 2002 embarqués, un peu par hasard, dans une aventure.
Si on avait voulu écrire cette histoire, elle n’aurait pas été si bien réussie. On s’attache aux personnages, on tremble et on rit avec eux.
Bravo Claude Baechtold pour ce documentaire à la road movie, coming of age, dans un décor qui prédisait un autre scénario.
Riverboom est un documentaire de Claude Baechtold sorti en 2024.
Ce long métrage est assez atypique : constitué d'images perdues 20 ans plus tôt puis retrouvées par hasard, ce film comporte deux films en un : un documentaire permettant de prendre du recul sur la situation en Afghanistan au début des années 2000, et un road trip de plusieurs semaines de trois amis dans un pays en guerre.
Sur le premier aspect, le film est très intéressant car il permet de rendre compte de la souffrance des populations afghanes à cette période, du fossé entre les politiques mises en place (spoiler: chasse aux armes, abolition des plans de drogue ) et la réalité du terrain, et de la difficulté d'accéder à ces politiques pour obtenir des informations sur ce qui se trame à la tête de l'Etat. Le film est malin en ce qu'il recontextualise l'histoire de l'Afghanistan, ce qui rend le tout très digeste.
Sur le volet "film de potes", le long métrage est agréable à suivre tant les trois comparses sont attachants et dénotent dans cet environnement. La voix off utilisée pour illustrer les images est souvent drôle et permet de respirer dans une atmosphère qui peut être irrespirable. En outre, il faut souligner le caractère initiatique de cette entreprise pour le réalisateur (Claude Baechtold), spoiler: ce voyage l'aidant à faire le deuil de la mort de ses parents dans un accident, épisode évoqué de manière touchante .
Ce n'est pas un documentaire classique et c'est ce qui rend le visionnage plaisant : il permet de découvrir tout un pan géopolitique complexe et de suivre une histoire d'hommes à leur auteur, ce qui rend le tout profondément sensible et humain.
Merveilleux moment passé , instructif sur ce pays magnifique, malheureusement en guerre. Bravo pour votre courage , votre humour et ce que vous avez avec brio réussi à nous partager. Très touchée par ce film , je me suis régalée !
3 potes suisses présentés comme protestants, décident en 2002 (juste après les tours jumelles) de faire un reportage sur l’Afghanistan, avec une fausse carte de reporter officiel du Figaro. Et on découvre l’intérieur du pays avec des rencontres chaleureuses avec le peuple afghan. Ils sont écervelés et naïfs, sans conscience de leur intrépidité. Ils interviewent les chefs rivaux de la guerre civile qui s’est installée à cette époque, suite aux invasions soviétiques puis américaines :spoiler: les vainqueurs en seront les talibans (moudjahidines). Le pays est infesté de 25 millions de mines. Il y a de la fausse monnaie, des champs de pavot à perte de vue. On découvre la ville d’HERAT et ses 5 minarets, restes d’une Mosquée détruite. Et les magnifiques photos-portraits se multiplient. spoiler: Ils créeront 20 ans après une maison d’édition qui portera le nom de cette rivière spoiler: (qu’ils auront dû franchir en crue, suite à un gros orage, secourus par les afghans du village voisin) .
Le documentaire est présenté par son cameraman en voix off, comme un diaporama sympatoche du dimanche en famille.
Un road trip documentaire entre potes journalistes en Afghanistan en 2002 qui sort en 2024 ; en écrivant cette phrase, je relève déjà plusieurs étrangetés dans ce pitch. Et ce pitch n’est que le reflet du côté déjanté de ce documentaire, OVNI du genre. C’est l’histoire d’un jeune journaliste du « Figaro » parti avec un photographe et un assistant faire une série de reportages après le 11 septembre dans un pays abritant tout de même Ben Laden. Les cassettes du road trip paumées dans un carton dans un garage, ressorties par un des membres du trio 20 ans après décide d’en faire un film entre doc, films de potes et récit initiatique de voyage. De tous les genres et d’aucun aussi, le ton est très spécial. Ouvertement comique, jouant sur le côté décalé des acteurs et des situations, ce film est truffé d’inventivité, les auteurs n’hésitent en plus pas à faire preuve d’autodérision ; le ton désarçonne. Claude Baethtold, celui des cassettes VHS, conte son voyage ; l’écriture de la voix off est pleine d’humour et la musique rock qui l’accompagne apporte du peps. Ce qui pourrait n’être qu’un film de potes dont on aimerait faire partie est aussi plus profond, on n’en apprend aussi beaucoup sur l’Afghanistan. De l’émotion aussi quand au terme du film, le réalisateur dresse le bilan des 20 dernières années du trio mais surtout lorsqu’il évoque, en fil rouge du film, la vertu cathartique de cette aventure sur un trauma de son enfance. Un doc à ne pas manquer TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Un film qui fait rire, rêver, sourire et surtout qui apporte une fraîcheur, une légèreté et un renouveau hors des narratifs occidentaux diabolisés de l’Afghanistan. Les images sont magnifiques, tout comme les gens qui peuplent ce pays très divers. Une belle critique du néocolonialisme et de l’impérialisme qui fait plaisir !