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Clem Lepic
63 abonnés
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3,0
Publiée le 22 juillet 2025
Film sur un jeune homme de 15 ans qui se cherche, dans ses amitiés, dans sa relation aux filles, dans ses rapports avec sa famille. Présence importante du tchat, des réseaux sociaux et des chaînes YouTube, il essaie d'ailleurs de créer sa propre chaîne. Quelques longueurs. Pas mal
Un film sur un adolescent américain d'origine taiwainaise. Ses difficultés finalement viennent plus du conflit des des générations que véritablement de son origine car on se rend bien compte que les USA sont un véritable melting-pot. Le film met bien le doigt là où ça fait mal : l'importance de se sentir intégré, d:avoir des amis et peu importe ce que pensent les vieux "ringards". Le film pêche par la faiblesse du scénario qui est rattrapée par des personnages bien campés. Mais on trouve parfois le film un peu longuet.
Didi est un adolescent qui a du mal à trouver sa place au milieu des années 2000. Lorsque son meilleur ami se met en couple avec une fille, il est perdu et trop immature pour s'adapter aux nouvelles dynamiques de son groupe. En parallèle, il entretient des relations conflictuelles avec sa soeur, sous l'oeil impuissant de sa mère perpétuellement rabrouée. En salle le 16 juillet.
spoiler: "Didi" est la sortie de la crise d'adolescence d'un jeune américain à mi-chemin entre les millenials et la gen z. J'ai personnellement beaucoup aimé ce cadre étant né la même année, ça a été un plaisir de retrouver des éléments constitutifs de mon adolescence (MSN !!). On voit ce personnage assez antipathique et menteur se questionner à son rythme et prendre conscience, petit à petit, de la nécessité d'évoluer jusqu'à la scène finale où le papillon sort enfin de son cocon. J'ai trouvé le film agréable même si un peu monotone à certains moments, je pensais qu'on s'intéresserait plus au contexte familial autour de Didi notamment son père et l'émigration aux USA.
Sean Wang, malgré son nom, est bel et bien américain. Mais on sent bien que cette comédie dramatique a un aspect autobiographique indéniable. Californie, été 2008. A 13 ans, Chris, alias Didi, grandit entre deux mondes. À la maison, on parle chinois, et on respecte les coutumes, sous la surveillance de Chungsing, la mère de famille ; dehors, c'est le royaume de la liberté, entre le skate, les potes et les premiers émois. Pour Chris, cet été sera celui de toutes les expériences, comme pour dire adieu à son enfance. 93 minutes qui, si elles ne brillent pas par leur originalité, nous décrit la crise d’identité d’un adolescent plutôt introverti face à un monde qui s’ouvre devant lui mais qu’il ne comprend pas encore. Prix du public et Prix du jury au Festival de Sundance en 2024, cette comédie dramatique a entre autres mérites de nous montrer une autre Californie, une Californie rarement filmée, celle de Milpitas – ville natale du cinéaste – ou de Fremont. Ce qui frappe d'abord dans ce film semi-autobiographique, c’est sa modestie et son désir d'authenticité dans la reconstitution du début des années 2000, avec ses réseaux sociaux qui commencent à définir une partie du relationnel des ados de l’époque. Ce long métrage se garde bien d’idéaliser cette période de la pré-adol escence, qui est souvent celle de la difficulté à communiquer et à trouver sa place dans la société, avec l’inévitable tentation de rejeter les valeurs traditionnelles de la famille, jugées dépassées. L’ensemble se révèle touchant, sincère et parsemé de pointes d’humour, ce qui en fait un film attachant mais sans surprise tant il reste dans les standards du ciné indépendant américain. Didi, - « petit frère » en mandarin -, c’est Izaac Wang. Il a 22 ans et pourtant, à aucun moment son physique n’est perturbant. Il ne quitte pas l’écran et, au passage, le crève par son jeu très juste et intériorisé. Autour de lui, citons Joan Chen, - star dans les années 1980 et 1990 du film Le Dernier empereur et de la série de David Lynch Twin Peaks -, Shirley Chen et Chang LI Hua, - la propre grand-mère du réalisateur -, pour la famille et les copains incarnés par Mahaela Park, - encore une découverte -, Raul Diaz ou Aaron Chang. Un récit initiatique plein de nostalgie, de finesse et de tendresse. A découvrir.
En lisant le synopsis de ce film, je m'attendais à un film où le skate serait le thème principal et par conséquent, je m'attendais à trouver le film moyen ou à peine bien. Mais jetais curieux et le film est bien plus que cela. On rencontre Didi, un jeune garçon venant d'avoir son brevet et qui "découvre la vie", se fait des amis, rencontre une fille, ment, se plonge dans ses mensonges, a des rêves mais se rend compte qu'il n'est sûrement pas aussi bon qu'il pensait. Bref, un film avec un personnage principal looser d'apparence mais qui parle tout simplement de nous. De notre adolescence !
L'adolescence est une période fascinante où le groupe sociale est presque plus important que tout le reste, où l'on ne veut pas être "mal vu", où l'on a honte de certaines choses qui nous caractérisent alors que finalement c'est en les assumant qu'on est vraiment nous même et que les gens nous apprécient. Ça le film le montre d'ailleurs très bien, qu'on peut souvent mentir et modifier notre réalité, faire penser qu'on est quelqu'un d'autre, mais qu'au final ça se retourne contre nous. C'est aussi la période où l'on découvre que l'on peut avoir des sentiments amoureux, où l'on découvre son corps, on découvre des passions, on se remonte contre ses parents... Didi incarne toutes ces problématiques.
L'oeuvre est vraiment génial tout simplement parce qu'elle est criante de vérité, où tout le monde peut se reconnaître. Ce qui est vraiment très bien vu dans l'histoire, c'est l'histoire de famille de Didi, où ce garçon va faire sa "crise d'adolescence" mais en même temps, on a la mère qui est toujours surveillé par sa propre mère. Elle est chez eux et passe son temps à juger l'éducation qu'elle donne à ses enfants. On est vraiment dans la situation classique avec une famille de deux enfants avec un garçon et une fille.
C'est donc pour moi un film à voir pour passer un super moment et se remémorer ces années de changements après l'enfance.
Un joli portrait très authentique et très bien observé sur le mal-être d’un adolescent en manque de reconnaissance. Les acteurs sont magnifiques. Mais peut-être qu’avec un scénario un peu moins flottant le film aurait pu être encore plus touchant.spoiler:
Vu dans le cadre du Champs-Elysée Film Festival : Un teen movie assez classique surfant sur la vibe du cinéma indé Américain contemporain. Vaut surtout pour son esthétique 2010's et son évocation d'un Youtube de l'époque où les vidéos débiles étaient légions. Touchant par moment et qui annonce quand même un réalisateur à suivre.
Didi, qui signifie petit frère, montre crûment la vacuité de certaines adolescences et la violence cruelle et impitoyable qui peut s’exercer entre les membres d’une même famille, en l’occurrence de culture chinoise. Au fond que retenir de ce film ? C’est que sans amour, la vie est néant.
Sous son abord de teenager movie nostalgique, Dìdi s'avère avoir plus de profondeur en explorant le temps d'un été l'âge ingrat d'un jeune "américain asiatique" qui n'arrive pas à trouver sa place. Mais c'est surtout une histoire familiale, une famille monoparentale avec ses difficultés sous le prisme du déchirement culturel.
Un film léger mais touchant. On oscille entre des moments d'humour et des moments plus sérieux qui rythment la vie d'un ado cherchant à s'intégrer du mieux qu'il peut. Un film détendant qui fait plaisir à voir.
Qu’est-ce qui fait que ces personnages soient aussi enfermés dans leur incapacité à se comprendre et à se parler correctement ? Au lieu d’explorer les ressorts de cet empêchement, l’auteur se complaît dans une restitution didactique, aux accents parfois un peu trop appuyés de l’expérience vécue, avec une esthétique destinée à la consommation rapide, couvrant vite ses plaies au lieu de les ouvrir comme une véritable porte d’entrée pour pénétrer dans une certaine culture du silence hystérique.