Dìdi
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Yves G.

1 845 abonnés 4 017 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 juillet 2025
Nous sommes à Fremont, en Californie, près de San Francisco en 2008, à l’époque où naissaient Facebook et les réseaux sociaux.
Christopher a treize ans. Ses amis l’ont surnommé Wang-Wang ; sa mère qui l’élève seule avec sa grand-mère l’appelle plus affectueusement Dìdi. Sa sœur aînée, avec laquelle il ne cesse de se chamailler, s’apprête à faire son entrée à l’université. Son père, absent, travaille au loin à Taïwan.

Nous vient des Etats-Unis, auréolé du prix du public du festival de Sundance 2024, ce premier film, qu’on imagine volontiers en tout ou en partie autobiographique, signé par un jeune réalisateur taïwano-américain né en 1994 à Fremont.

"Dìdi" peut se lire à trois niveaux.

C’est d’abord un film sur la pré-adolescence, la sortie de l’enfance. On a beau en avoir vu des dizaines, depuis "Les Quatre Cents Coups" et "La Boum", on se laisse toujours prendre à leur charme. Leurs héros y vivent avec une intensité folle leurs première fois : premier élan amoureux, premiers interdits transgressés, premières tentatives souvent maladroites de passer pour plus grand qu’on n’est auprès de ses aînés (une phrase dont Lacan ferait son miel)… Qui a eu un jour quatorze ans et a fumé sa première cigarette en cachette de ses parents ou a embrassé un Stéphane ou une Stéphanie pendant un cours d’EPS ne pourra qu’être é par la « nervosité » de Didi à côté de la si jolie Viviane.

C’est ensuite un film sur le choc des cultures. C’est d’ailleurs ce qui en fait a priori le sel et l’intérêt. "Dìdi" n’est pas seulement l’histoire mille fois racontée d’un pré-ado dans une banlieue américaine anomique mais celle d’un pré-ado sino-américain qui doit jongler entre deux cultures. Ce genre de films là, qui raconte l’histoire d’une intégration pas toujours facile d’une minorité dans une terre d’immigration, n’est pas nouveau non plus, en France ("Dans la cuisine des Nguyen", "Tout simplement noir"…) ou aux Etats-Unis (la série "Fresh Off the Boat" qui raconte la vie d’une famille taïwanaise en Floride). Il est aussi politiquement correct en diable.

Mais "Dìdi" comporte un troisième niveau de lecture. C’est l’histoire d’une relation mère-fils et frère-sœur profondément émouvante. Le jeune Christopher mène la vie dure à sa mère et à sa sœur. Mais on sent bien que l’animosité qu’il manifeste à leur égard est la manière maladroite pour lui de leur exprimer son amour. On me dira que cette relation a déjà, elle aussi, été filmée, qu’elle est aussi très bisounours. Ce n’est pas faux. Mais "Dìdi" le fait avec une justesse qui m’a infiniment ému.
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

184 abonnés 2 626 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 octobre 2024
Une chronique adolescente qui n'a rien d'extraordinaire, presque un film de vacances de la part du réalisateur.
pasmaldutout
pasmaldutout

54 abonnés 138 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 juillet 2025
Ce film déboule dans nos salles comme une vague tendre à peine sucrée.

Le film fait la part belle à un humour discret et des situations maladroites piquées de réalité :

spoiler: imaginez un été californien façon années 2000, avec des gamins à roulettes, du MySpace en vrac et un ado qui cherche désespérément son premier baiser via un tutoriel YouTube — attendez-vous à sourire. On rit avant d’être ému, et parfois on pleure... mais doucement, comme on verse une larme dans son verre de rosé.


Ce qui est vraiment classique ici, c’est la mise en scène : pas de prouesse visuelle ou de montagne russe narrative, mais une sobriété élégante qui laisse respirer les personnages.

Le réalisateur Sean Wang choisit l’authenticité plutôt que le flash, en délivrant un récit d’apprentissage sans grosses ficelles hollywoodiennes, mais bien ficelé. C’est simple, direct, touchant — un anti-blockbuster organisé avec tact.

spoiler: La trame suit Chris, treize ans, en plein été 2008 en Californie. Entre la culture familiale chinoise à la maison et l’appel de la liberté en dehors, il navigue entre respect des traditions et pulsions d’ado — skate, copains, premières émotions. L’interprétation de Izaac Wang dans le rôle de Chris est d’une justesse saisissante : naturel, sobre, sincère. Joan Chen campe une mère à la fois farouche et fragile — la scène où elle évoque ses rêves sacrifiés pour la famille est terriblement poignante .


Le ton du film oscille entre légèreté et gravité. On alterne séquences drôles – notamment sur l’utilisation maladroite des réseaux sociaux, d’AOL à MySpace en passant par les clips rétro – et moments lourds de sens comme les tensions entre générations ou les doutes d’identité de Chris . La musique et le montage ne révolutionnent rien, mais agrémentent l’ensemble avec finesse : un accompagnement discret où chaque note complète le propos sans l’alourdir .

Ce que j’ai aimé, mais que la presse semble juger un peu sévèrement . Certains reprochent au film son classicisme et des ficelles trop identifiées au genre coming-of-age, estimant que le film manque d’audace ou ne va pas assez loin dans les émotions . D’autres considèrent qu’il reste enfermé dans un style Sundance trop lisse, où un trait d’humour ou une introspection plus crue auraient pu amplifier l’impact .)

Pourtant, cette retenue est précisément ce qui rend Didi précieux à mes yeux : un premier film sensible, sans excès, humainement juste. On sort du cinéma avec l’impression douce-amère d’avoir partagé un été d’ado, sans avoir été secoué par une tempête émotionnelle. Et parfois, c’est exactement ce qu’il fallait : un film agréable, touchant, honnête.
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 749 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 juillet 2025
Film très prenant, perturbant et dur, comment en est on arrivé là avec une jeunesse déphasée et des parents perdus, les liens sont rompus.... Les réseaux sociaux sont très néfastes
Ozymandias
Ozymandias

1 abonné 20 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 octobre 2024
Film parfois touchant mais au rythme trop lent pour rester éveillé. C'est dommage car sinon c'est vraiment sympa...
FaRem

10 571 abonnés 11 446 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 septembre 2024
Un premier long-métrage semi-autobiographique pour Sean Wang qui avait déjà parlé de sa famille et plus précisément de ses deux grand-mères dans "Nai Nai & Wài Pó", un court-métrage nominé aux Oscars. Dans "Dìdi", il parle de lui en s'inspirant de sa jeunesse en tant qu'adolescent d'une famille d'immigrés aux États-Unis dans les années 2000. Si cette période crée un certain sentiment de nostalgie avec MSN ou les débuts de Facebook et YouTube, les problématiques de cette tranche d'âge sont universelles. Chris, dit Wang-Wang, a du mal à trouver sa place dans sa famille ou dans son cercle d'amis. Il fait son maximum pour se faire accepter même si ce n'est pas pour les bonnes raisons puisqu'il se sent obligé de mentir et de se renier lui-même et ses origines. Un manque de personnalité et des maladresses logiques à cet âge-là même si je trouve que ça rend le personnage peu attachant. Il y a une distance qui s'installe avec lui et c'est également le cas dans l'histoire avec Chris qui est souvent seul même quand il est entouré. Ça manque d'échanges humains et de relations même si ça s'explique en partie par l'apparition des réseaux sociaux qui favorisent l'isolement et les faux-semblants. En ce sens, Sean Wang capture avec sincérité et authenticité cette période délicate, mais cette histoire, qui fonctionne surtout par vignettes détachées les unes des autres, n'a que rarement la profondeur émotionnelle attendue. Au final, c'est un sympathique coming of age movie, mais je m'attendais à un peu mieux.
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 mars 2025
Ce qui frappe d'abord dans Didi, c'est sa modestie et son désir d'authenticité pour reconstituer la vie d'un garçon de 13 ans en Amérique, à la fin des années 2000, telle que le réalisateur, Sean Wang, né en 1994, peut se la remémorer. Film semi-autobiographique, a priori, qui a pour premier atout de revenir sur une époque particulière, avec des réseaux sociaux qui commencent à définir une partie du relationnel, à cet âge-là. Didi se démarque de la foultitude des récits d'apprentissage que le cinéma aime tant, avec les racines de son jeune héros, Taîwanaise, en l'occurrence, avec une mère et une grand-mère qui restent fidèles à leur langue d'origine. Le long métrage n'idéalise rien de cette période de la pré-adolescence, qui est souvent celle de la difficulté à communiquer et à trouver sa place dans la société, avec la tentation de rejeter les valeurs traditionnelles de la famille, jugées plus ou moins ringardes. S'il est vrai que Didi n'innove guère dans un genre aux ingrédients inamovibles, le film se révèle touchant dans sa sincérité, son humour et son absence de jugement, même si une ironie sous-jacente peut-être perçue, mâtinée de tendresse pour ce prétendu âge ingrat. Sa justesse et la qualité de son interprétation rendent le film attachant, en dépit d'une mise en scène qui a du mal à s'éloigner des standards du cinéma indépendant américain.
lionelb30

535 abonnés 2 903 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 juillet 2025
Une chronique adolescente classique , pas de plus dans l’histoire ou la réalisation. Acteurs également sans plus. Dispensable.
Stéphane D
Stéphane D

174 abonnés 2 354 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 octobre 2024
L'histoire attachante d'un ado qui se cherche (amitiés, petite amie, attitudes à imiter, relations familiales).
Tout est extrêmement réaliste. Joli film.
Karim El Attar
Karim El Attar

28 abonnés 251 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 août 2025
Émouvant et drôle à la fois, DiDi dresse un portrait sincère de l’adolescence à travers l’histoire d’un jeune Américain d’origine taïwanaise. Entre conflits familiaux, réseaux sociaux et quête d’identité, le film mêle humour et tendresse pour livrer un teen movie touchant et authentique, ce n’est pas le film du siècle mais on le regarde avec plaisir!
lecinema_clem
lecinema_clem

64 abonnés 283 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 juillet 2025
L’affiche annonçait un classique des films sur l’adolescence. Je n’irai peut être pas jusque là mais ça n’en reste pas moins un bon film. L’histoire nous dresse le portrait sincère et touchant d’un jeune Chris traversant l’adolescence - avec ses questionnements, ses envies, ses doutes, ses tentatives - le temps d’un été. En partie à cause d’une réalisation bien choisie, le film fera forcément écho à la génération 90 et saura s’y retrouver.
Pôpô passion ciné
Pôpô passion ciné

32 abonnés 330 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 juillet 2025
Didi

Mais qu'il chou ce Didi ! Un personnage attachant, maladroit, qui essait de se faire une place dans ce monde.

J'ai vécu une plongée délicieuse dans les années 2008 avec la naissance de Facebook, les skyblogs les communications MSN : que de bons souvenirs qui sont remontés à la surface !

C'est un film sur l'adolescence, la période où on essait de trouver sa place, de se rendre cool et commun qu'on veut essayer d'être quelqu'un d'autre. On vit avec Didi sa rébellion contre sa mère, ses désillusions amicales et ses premiers émois.

Ce côté nostalgique m'a beaucoup plu !

C'est un récit pleins de promesses mais j'ai regretté les longueurs à certains moments et un manque d'émotions évident.
J'aurai aimé que le curseur soit un peu plus poussé, notamment sur des moments clés, comme avec sa soeur et sa mère.

Par contre, les petits moments avec sa grand-mère sont très touchants et les sessions de skate sont jubilatoires ! Il y a eu "Ollie" récemment mais elles me rappellent clairement mes propres années d'adolescente "Hartley coeur à vifs" avec Drazic !
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 644 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 janvier 2026
"Dìdi" est un jeune garçon qui tente de trouver sa place dans un monde où il se sent constamment observé et jugé, oscillant entre désir d’indépendance et besoin de reconnaissance. L’histoire explore le mal-être adolescent et la difficulté d’exister autrement que sous le regard des autres. Si certains passages restent un peu convenus, l’ensemble séduit par sa sensibilité, sa mise en scène réfléchie et la sincérité de ses interprètes.
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 juillet 2025
Certains cinéphiles feront le lien avec un film de Gus Van Sant en 2007 ( Paranoid Park)...Le sujet est double, le malaise adolescent, et le skate….Ce film procure hélas peu d’émotions sauf dans les dernières minutes...Petit regret donc, ainsi que la façon de filmer et le montage son, la …Cela reste du cinéma estampillé art et essai américain…..le jeune acteur est très convaincant, qu’il insister dans la cinéma…..Pour le reste l’adolescence ne me surprend plus guère, et je suis un peu resté sur ma faim, sauf dirais je les dernières minutes…..un film plutôt pour jeunes adultes. à Vous de voir
Sylvain P

387 abonnés 1 429 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 juillet 2025
Chronique adolescente, Didi suit le parcours d'un jeune asiatique dans une période de remise en question : de ses amis, de ses passions, de sa capacité à séduire, de sa famille, de ses origines. Un vrai désenchantement, une mélancolie, traverse ce film, malgré le soleil californien, le skate et les fêtes. On y retrouve aussi beaucoup de ce qui était spécifique du début des années 2000: msn, myspace, facebook... Probablement autobiographie, le réalisateur a voulu en faire un hommage aux mères célibataires et à la fratrie. Réussi.
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