Brief History of a Family
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Yann B
Yann B

47 abonnés 69 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 août 2025
Un film zen, à l'esthétique soignée et à l'atmosphère sobre, qui est la meilleure surprise de cet été ! Malgré ses nombreux non-dits, l'intrigue psychologique est prenante et efficace.
FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 septembre 2025
« Je n'ai pas pu choisir la famille dans laquelle je suis né, mais je peux choisir la personne que je veux être. » Tu Wei, fils d'une famille chinoise aisée, se lie d'amitié avec Yan Shuo, un orphelin qui vit avec un père violent. Leur relation est un peu forcée, car ça fait suite à un incident, mais Tu Wei n'est pas mécontent de l'accueillir chez lui, car ça détourne l'attention de ses parents. Cependant, sa présence va vite devenir intrusive et reléguer l'enfant biologique au second plan. Si la politique de l'enfant unique a été assouplie en Chine, Lin Jianjie l'applique au pied de la lettre avec ce remplacement progressif que l'on voit immédiatement venir. Une histoire très prévisible et surtout trop sage. Ce n'est pas un exemple de subtilité, mais plutôt de facilité. Il n'y a aucune prise de risque tandis que cette menace ne concrétise réellement jamais. Pas dans le sens que j'attendais en tout cas... Il y avait pourtant tout pour faire un bon petit thriller, mais "Jiating jianshi" se limite finalement à un drame banal et plat qui m'a vraiment laissé sur ma faim.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 août 2025
Il y a plusieurs façons de parler de ce film. On peut commencer par ce qu'il y a de plus positif : la beauté des images, avec une remarquable lumière et des plans très bien construits. Bravo Mr. Zhang Jiahao, Directeur de la photo du film. On peut continuer par l'histoire que le film raconte : on a vraiment l'impression que Jianjie Lin, le scénariste et réalisateur, s'est beaucoup inspiré, avec une réussite moindre, de "Mise à Mort du Cerf Sacré" de Yorgos Lanthimos, Prix du scénario du Festival de Cannes Il y a plusieurs2017 : un enfant qui s'immisce dans une famille. On peut terminer avec l'impression générale donnée par le film : un film d'une grande froideur. Un film qui tourne beaucoup autour de la politique de l'enfant unique, aujourd'hui abandonnée par le gouvernement chinois. Un film qui cherche à donner une image de la Chine à laquelle le gouvernement chinois ne trouvera rien à redire, bien au contraire : voyez l’opulence dans laquelle vit cette famille dans laquelle seul le mari travaille, voyez comme on joue au tennis et on pratique l'escrime, voyez comme on écoute Bach, Mozart et Schubert, voyez comme nos supermarchés sont super bien approvisionnés ! Bon, d'accord, cela se traduit par une recherche très poussée de la réussite scolaire des enfants, mais que trouvez à redire à cela ?
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 mars 2026
Dans une Chine ayant abandonnée sa politique de l’enfant unique, un couple bourgeois voit leur fils se lier d’amitié avec un garçon solitaire qui va peu à peu s’immiscer dans leur vie. La mise en scène symétrique donne du relief à ce récit troublant où l’introspection psychologique prend des accents de thriller. C’est un premier long-métrage sophistiqué dans son approche, interprété avec justesse par une bonne distribution et qui intrigue jusqu’à son final perturbant.
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 août 2025
Jianjie Lin a réalisé un film très intéressant.
L'irruption dans cette famille chinoise aisée de l'ami du fils (unique) crée des bouleversements aussi lents que violents puisqu'il révèle les frustrations parentales de la mère et de réussite du père. La réalisation froide, lente, clinique, de Jianjie Lin crée le malaise. C'est diablement efficace, avec quelques plans aussi malins qu'esthétiques.
Réussi.
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 août 2025
C’est le principe d’un enfant par famille appliqué à la mise en scène: rien ne dépasse, la coupe est en brosse et l’histoire, eh bien, elle est fidèle au titre.
Boby 53
Boby 53

26 abonnés 251 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 septembre 2025
Un film à la beauté plastique somptueuse, chaque plan est minutieusement cadré. Un scénario qui laisse à penser à un film social mais qui s'oriente peu à peu vers le thriller, sans que l'on sache au final quel parti prendre. le dernier plan est plus qu'énigmatique, voire inutile, et c'est ce qui mel laissera sur ma faim. Jeu de jeunes acteurs au niveau de l'énigme...
Zebrakelo
Zebrakelo

14 abonnés 404 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 septembre 2025
Pas mal, cette douce intrusion dans une vie de famille tendue qu'on croirait stable, avec une montée de sentiments tels que jalousie, envie & colère. Mais les acteurs ne sont pas assez convaincants pour que le drame devienne bon, et on reste spectateurs distancés de toute cette tension.
 Stallworth
Stallworth

6 abonnés 144 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 août 2025
J'ai bien aimé le scénario du film, seulement je trouve qu'on est laissé sur notre faim, spoiler: tant parce que l'on ne sait pas ce que devient Shuo (bon ok on peut se dire que ça peut laisser un mystère et que c'est au spectateur de deviner)
que parce que l'idée du scénario n'est pas suffisamment développée. Sur ce deuxième point je trouve en effet que si Shuo est effectivement étrange et parvient à parfaitement s'intégrer à la famille, ça s'arrête là, Wei est peut être jaloux mais c'est tout, il n'y a pas de plus grand bouleversement dans la famille, spoiler: et je trouve dommage que lorsque Wei soupçonne Shuo d'avoir menti sur son père, cela ne soit pas développé.

Sur un plan purement esthétique j'ai trouvé le film très bien, on a droit à de belles images.
Simone Gentile
Simone Gentile

11 abonnés 104 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 août 2025
Un film qui décortique avec acuité les relations familiales et brosse un portrait subtil de la société chinoise. Ce qui frappe d’emblée, c’est la maestria formelle du réalisateur : mise en scène sophistiquée, cadrages d’une précision géométrique et choix sonores d’une justesse rare. On y devine une promesse éclatante du cinéma chinois.
André Labouri
André Labouri

7 abonnés 7 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 août 2025
Très bon rythme du déroulement du film avec peu d’ que l’on sente très vite comment le drame finira ..
lazenaussipopo
lazenaussipopo

6 abonnés 5 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 16 octobre 2025
Je n'ai pas aimé grand-chose dans ce film lent, loooong..
Il ne se passe rien au plan scénaristique ni sur le plan émotionnel.
J'ai trouvé la réalisation datée : on se croirait dans les années 70, les couleurs criardes en moins, parce que le film est très monochrome.
tao_On
tao_On

3 abonnés 9 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 août 2025
Si ce film a une quelconque raison d’être, ce n’est pas pour ses qualités d’écriture, mais comme symptôme du mal qu’il prétend dénoncer. Son jeu d’acteurs robotisé et ses dialogues improbables ne font que renforcer, malgré lui, la vérité qui affleure : l’étrangeté radicale des interactions humaines, privées de chaleur et de spontanéité ; la toxicité des rapports familiaux, réduits à une guerre froide entre des parents soucieux mais tétanisés par l’avenir, et un enfant choyé mais englouti dans un vide existentiel ; la quête pathétique de distinction sociale, exhibée dans un empilement ostentatoire de signes d’élitisme (Bach contre hip-hop britannique, chacun son trip…) ; la facticité d’un cadre de vie high-tech, glacé, aseptisé et cloisonné, déconnecté d’un territoire et vidé de toute mémoire sociale. On y voit défiler une classe moyenne chinoise malheureuse, angoissée jusqu’à l’étouffement, et, surtout, profondément aliénée : elle ne conçoit le savoir, la beauté et l’amour que comme des instruments.
Lantidep
Lantidep

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 octobre 2025
Premier long métrage de Lin Jianjie, repéré à Sundance 2024 puis au Panorama de la Berlinale 2024, Brief History of a Family dissèque, à l’échelle d’un foyer, les forces contraires de la classe, du désir d’ascension et de la filiation.
Deux destins d’adolescents que tout oppose se frôlent puis s’entrechoquent. D’un côté, Shuo (Sun Xilun), fils d’un milieu défavorisé, orphelin de mère et livré à un père alcoolique qui cogne pour évacuer son mal-être. Élève ambitieux, il refuse le destin qui lui est assigné. spoiler: Le film s’ouvre sur un plan fixe : Shuo enchaîne les tractions et s’acharne à tenir la position, jusqu’à ce qu’un ballon de basket le fasse chuter et le blesse à la jambe. Image-programme d’un ascenseur social heurté, déjà contrarié. En face, Wei, (Lin Muran) héritier d’une famille aisée, s’abandonne à une léthargie confortable. Il joue aux jeux vidéo au lieu d’étudier, s’enfonce dans une apathie élégante qui scandalise surtout son père. Lors d’un dîner où Shuo est invité, les parents de Wei (Zu Feng et Guo Keyu) sondent la situation du garçon. Touchés par sa précarité, ils l’accueillent de plus en plus souvent, puis durablement après la mort de son père, jusqu’à l’ériger, presque, en deuxième fils. Alors s’installe une rivalité glacée. Point de grands discours : tout passe par les lignes de force du cadre, des regards qui vrillent, une violence blanche, contenue dans un décor millimétré où chaque élément semble à sa place — oranges étalées au supermarché, files d’attente impeccables — comme autant de figurines d’un ordre social qui ne tolère pas l’écart. C’est précisément cet ordre des rôles que les deux garçons refusent. Shuo, porté par une volonté d’élévation, se passionne pour la musique classique, trouvant là un point d’accroche avec le père de Wei. Sous prétexte d’aider son ami, décidé à pratiquer l’escrime contre l’avis paternel, Shuo s’insinue dans des cours d’anglais avancés et nourrit l’ambition d’études à l’étranger. Il tisse aussi un lien privilégié avec la mère de Wei, qui finit par le considérer comme son propre enfant — peut-être même comme son préféré. Reste une ambiguïté que le film entretient : Shuo est-il un survivant sincère aimanté par la chaleur d’un foyer qui l’accueille, ou un stratège qui se taille une place au cœur d’une autre famille ? Wei, lui, rechigne à emprunter la route tracée par son père — jusqu’à un certain point. Car tout se joue, finalement, autour de la figure paternelle. Si Shuo peut, un instant, entrevoir le sommet, c’est aussi parce qu’il est libéré par la disparition de son père. Ironie tragique, le père de Wei semble admirer chez Shuo cette liberté qu’il refuse à son fils. Peu à peu, Wei s’efface au sein de sa famille au profit de l’intrus, ce “frère” choisi par les parents. Pour reprendre sa place, il ne voit plus qu’une issue : rentrer dans le rang, épouser l’héritage paternel… et faire en sorte que Shuo, l’être libre, s’éloigne — pour ne jamais revenir.

La mise en scène épouse cette guerre froide avec une économie de dialogues et une précision quasi géométrique. Les plans frontaux et les compositions symétriques instaurent une chorégraphie sociale où chaque déplacement rebat la carte des appartenances. La musique — quand elle surgit — n’adoucit rien : elle superpose aux ambitions de Shuo une noblesse qui n’efface pas l’âpreté des rapports de classe. Dans cet univers, rien ne détonne, et c’est justement ce qui inquiète : l’harmonie des surfaces masque la pression d’une méritocratie toxique, où l’ascension de l’un suppose l’effacement de l’autre.
Brief History of a Family raconte ainsi moins une adoption qu’une expérience de substitution : comment un foyer prospère se recompose autour d’un fils idéal, pendant que l’autre se perd. Le film trouve là sa force : radiographier, sans emphase, le coût humain de l’ordre familial et social — et la façon dont la figure du père, à la fois modèle et verrou, distribue silencieusement les places.
Marguerite01
Marguerite01

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5,0
Publiée le 13 août 2025
Un thriller psychologique intense à la mise en scène soignée, qui nous entraîne au cœur de cette famille.
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