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Jmartine
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3,5
Publiée le 19 août 2025
Ce n’est pas tous les jours, qu’au sortir d’un film, les spectateurs échangent des regards perplexes, stupéfaits, abasourdis voire sidérés...ce film c’est « Brief History of a Family » premier long-métrage du jeune réalisateur chinois, JianJie Lin...un premier film ambitieux où le réalisateur derrière un jeu d’échanges plus ou moins pervers, dénonce entre autre, la politique de l’enfant unique. Un dogme qui déchira des familles, les poussant parfois à s’exiler ou à mener une existence de réprouvés... Fils d’une famille représentative des nouvelles classes dominantes, Wei se lie avec Shuo, collégien troublant et issu d’un milieu moins favorisé. Très vite ce dernier se révèle être l’enfant parfait dont rêvent les parents de Wei. Brillant dans toutes les matières, excellant dans tous les domaines, il prend peu à peu la place (sciemment ou pas, c’est toute l’ambiguïté savamment travaillée par le réalisateur) de son camarade avec la complicité tacite du père et de la mère, stakhanovistes de la réussite scolaire et professionnelle...L’enfant rêvé s’installe dans cette famille aisée, le trio devient quatuor quand les parents sous le charme décident d’adopter Shuo qui vient de perdre un père brutal après avoir perdu sa mère quelques années plus tôt...tout cela au prix d’une tension vite insupportable entre les deux adolescents, qui nous amène aux confins du thriller et du fantastique... Qui est vraiment ce jeune homme trop parfait, quels sont ses desseins ? qui manipule qui dans cette étrange affaire ? quels désirs ce deuxième enfant vient-il satisfaire ? Jianjie Lin mise sur l'intelligence du spectateur pour combler les non-dits d'un scénario qui, sans être crypté, laisse planer une certaine tension quant aux événements à venir, c’est très subtil , tout est suggéré, disséqué dans un décor froid et luxueux, quotidien d’un foyer chinois aisé, qui a suivi à la lettre l'injonction gouvernementale, désormais caduque, de l'enfant unique...C’est un film d’une singularité bizarre , d'une relative opacité , ne cédant en rien, sur le malaise qui s'installe très vite, dès le démarrage du film, et qui ne fait que croître... Le dénouement, lui, est un brin décevant, mais s'accompagne, pour ne pas changer, d'un certain mystère, où chacun trouvera sa propre conclusion...Ce premier long métrage à la classe et le charme d’un grand film de ceux qui posent des questions en se gardant bien d’y apporter des réponses...Vous voilà prévenus !!
Sans parvenir à pleinement maîtriser son rythme, ou ses thématiques, LIN fait tout de même de ce récit irritant et assez passionnant, un moment de tension ou l'on ressent une maîtrise du style et de la forme, pour une oeuvre prenante et plutôt haletante
Wei est un lycéen médiocre, fils unique d’un couple de riches Chinois. Son père est ingénieur ; sa mère, ancienne hôtesse de l’air, est femme au foyer. Wei se lie d’amitié avec Shuo, un camarade taiseux, et l’invite chez lui. Touchés par sa modestie, les parents de Wei le prennent sous sa coupe.
"Brief History of a Family" est un film étonnant. Il nous vient de Chine et évoque la politique de l’enfant unique qui y fut de mise de 1979 jusqu’il y a peu ; mais il pourrait se dérouler n’importe où dans le monde. C’est le signe sinon d’une occidentalisation de la Chine du moins d’une universalisation de son cinéma dont les standards sont de moins en moins exotiques et se rapprochent de ceux qui ont cours ailleurs.
"Brief History of a Family" vaut surtout par son travail sur les cadres et le son. Filmé en plan fixe, au cordeau, "Brief History" est un film anguleux, géométrique où chaque plan assigne les personnages à un endroit bien précis de l’espace. Aucune musique, aucun bruit de fond, mais un silence sourd, comme celui qu’on entendrait dans un caisson insonorisé. Il m’a rappelé la froideur glacée des films de Jessica Hausner ("Club Zero", "Little Joe"…).
Le défaut de ce film est de mobiliser un dispositif si impressionnant au profit d’un scénario bien faiblard. Comme dans l’hyper-référentiel "Théorème", le sujet de "Brief History" est la lente décomposition d’une cellule familiale au contact d’un corps étranger. "Brief History" utilise d’ailleurs la profession du père et quelques plans filmés au microscope pour filer cette métaphore anatomique. On y voit lentement les déceptions accumulées que cause à ses parents l’éducation de Wei nourrir l’attachement grandissant qu’ils éprouvent pour Shuo.
Tout le film nous tient en haleine. Son rythme très lent nous laisse le temps de nous perdre en conjectures : Shuo a-t-il menti sur sa famille ? nourrit-il quelque pulsion criminelle ? une révélation viendra-t-elle éclairer les liens qui l’unissent à Wei et à ses parents ?
spoiler: Hélas rien ne se passe. L’ennui grandit. Pire : rien ne vient et le film se termine sans que les questions qu’on s’était posées trouvent de réponses.
Brief history of a family, vu à la première séance le jour de sa sortie, est la deuxième réussite de l’été du cinéma chinois après My Father’s Son de Qiu Sheng. En ce treize août 2025, la salle de l’UGC Les Halles était assez pleine, c’est prometteur. Tout n’est pas parfait dans ce film de Lin Jianjie, apprenti ingénieur en bio-ingénierie devenu réalisateur (même parcours que Qiu Sheng !). Il m’a semblé difficile de croire jusqu’à la fin à cette histoire politiquement correcte, l’intégration d’un garçon de quinze ans, fils sans mère d’un alcoolique du peuple, dans le confort bourgeois d’une famille privilégiée. Pourtant, la douceur du propos, la délicatesse des lumières glissant depuis une ville inconnue sur les parquets d’un condo de luxe, le design omniprésent, du mobilier à la cuisine, m’ont plongé dans une Chine sophistiquée ressemblant certes à Singapour - que je maudis - mais surtout au Japon - dont je suis grand fan de la zénitude. Donc oui, ce film aussi m’a transporté.
Film plein de subtilités et de délicatesse. La réalisation est maitrisée et l'interprétation très juste, surtout pour les deux jeunes. Les dialogues sont bienveillants, excepté les 15 dernières minutes où l'on se demande qui est le plus manipulateur.. Un bon moment
Ce premier long métrage de ce réalisateur chinois est très attachant et agréable à visionner. La réalisation et les dialogues sont pleins de délicatesse et de subtilités. On suit le parcours d’un jeune ado au parcours familial très difficile qui va perturber l’équilibre d’une famille aisée dont leur fils unique est son ami d’école. Le film est bien maitrisé et on se laisse prendre à cette belle histoire bien interprétée.
Bernard CORIC
(Film visionné en projo de presse le 02/07/2025 au Club Marbeuf à PARIS )
Un corps étranger plongé dans une famille pas si harmonieuse : il existe de multiples traitements de ce postulat cinématographique, sans même s'en référer, par habitude, au Théorème de Pasolini. Lin Jianjie mise sur l'intelligence du spectateur pour combler les non-dits d'un scénario qui, sans être crypté, laisse planer une certaine tension quant aux événements à venir, dans un récit dans lequel la mise en scène se fait glacée, voire clinique, pour montrer un foyer chinois aisé, qui a suivi à la lettre l'injonction gouvernementale, désormais caduque, de l'enfant unique. Beaucoup de style dans ce thriller psychologique, mais qui met surtout l'accent sur la personnalité de "l'intrus", en négligeant quelque peu le portrait des membres de la famille, progressivement infiltrée. Au fond, c'est l'éternel problème d'un cinéma qui n'en dit pas assez, auquel on reprocherait de trop mettre les points sur les "i", s'il était davantage explicite. Tel quel, Brief History of a Family maintient avec à-propos sa singularité bizarre, au prix d'une opacité relative, ne cédant en rien, sur le malaise qui s'installe très vite, dès le démarrage du film, et qui ne fait que croître et embellir, si l'on ose dire. Le dénouement, lui, est un brin décevant, et s'accompagne, pour ne pas changer, d'un certain mystère.
Maîtrise de la mise en scène et une bonne idée de scénario qui tire en direction du thriller psychologique, " Brief History of a Family " ne tient pas ses promesses.
Passé l'exposition du sujet, le scénario ne propose pas un véritable développement, ni un traitement de fond : deux copains de classes au tempérament distinct, se retrouvent pas une suite de circonstances liés plus que prévu.
Réflexion sur le rejet parental et les conséquences de la politique de l'enfant unique en Chine, " Brief History..." se suit avec un réel intérêt pendant les premières 30 minutes, sans parvenir par la suite à décoller jamais.
Recommandé par une critique du masque et la plume, dans son conseil personnel, ce film chinois s'avère, en ce qui me concerne, une déception. Dispensable.
Une belle mise en scène avec cadrages oppressants pour ce récit psychologique envoûtant dont l'ecrirure suggestive et le dénouement ouvert pourront toutefois susciter une frustration. Ce premier long métrage n'en demeure pas moins prometteur.
Une surabondance d'effets pour un scénario vide. Tous les clichés du thriller sont utilisés à se demander pourquoi ! Le jeu d'acteur est bon. La photographie peut-être belle. C'est un film esthétique et esthétisant. On ne s'y ennuie pas vraiment, cependant tout en ayant l'habitude des films longs et lents, après 1h10 de projection j'avais l'impression d'y être depuis 2h30. Car en fait nous sommes toujours en attente de quelque chose qui n'arrive jamais. Le scénario est terriblement creux ! Ce cinéaste a de toute évidence une grande culture du cinéma, mais il n'a pas grand-chose à dire. Bref un film sans intérêt.
un film agréable à regarder, car il y a un grand soin esthétique à la mise en scène….Quatre personnages en milieu confiné,( sauf un voyage) avec la métaphore des globules blancs absorbant un virus ( cela donne une idée du scénario), de ce films imprévu dans une famille chinoise….Bravo au acteurs très concernés, au réalisateur très sérieux, qui étoffe la mise en scène, d’une musique très éclectique ( Bach, Mozart Beethoven) agrémenté de musique électronique à la Jean Michel Jarre ( les plus jeunes ce connaîtront pas mais apprécieront sans doute…..Notons aussi des métaphores travers de beaux effets visuels et vous pourrez conclure que le film mérite d’être vu….je conseille sans insister, la psychologie du scénario est plutôt basique, c’est mon petit reproche….
Avec Brief History of a Family, Lin Jianjie dissèque avec précision la cellule familiale, à la croisée du drame intimiste et du thriller psychologique. Dans la Chine contemporaine, l’arrivée de Shuo, ami énigmatique de Wei, fils unique d’une famille aisée, agit comme un catalyseur qui fissure les apparences d’un foyer soudé. Rivalités, désir d’appartenance, peur du remplacement : chaque geste et silence révèle un équilibre précaire, hérité d’une culture marquée par la politique de l’enfant unique. Porté par un casting d’une justesse remarquable et une mise en scène alliant observation clinique et tension constante, le film interroge la place que chacun occupe dans la famille et la fragilité des liens qui la composent.
Très intéressant premier long-métrage du Chinois Jianjie Lin qui arrive habilement à faire monter le suspense, et une intensité malsaine tout à fait fascinante à travers ce Thriller Psychologique avec un parti pris de réalisation clinique maîtrisée !
La bande-annonce de ce film m'avait vraiment intrigué. On assiste à un thriller doux-amer au rythme lent et aux silences éloquents.
Je retiens surtout que les cadrages et la photographie sont beaux et ingénieux. Chaque plan est un mini tableau millimétré pour ne laisser rien au hasard. La luminosité joue avec les ombres et les lumières pour mettre en avant le côté obscur ou lumineux des personnages. Les visages sont souvent sombres, c'est qui m'a heurté le plus pendant le visionnage !
Le récit est prenant, j'ai été en apnée dans la tension qui monte crescendo et j'étais comme suspendue à ce qu'il pourrait arriver à cette famille !
Par contre, il faut s'accrocher, c'est un film relativement silencieux dans lequel le final vous laissera sans les réponses que vous attendez...
Pour résumer, j'ai été subjuguée par la mise en scène esthétiquement soignée et impeccable mais j'ai regretté la fin trop rapidement expédiée et mystérieuse qui m'a un peu frustré.
Wei est le fils unique d'une famille chinoise de la classe moyenne. Son père est biologiste, sa mère femme au foyer. Il est heureux, ne se pose guère de questions quant à son avenir, et se laisse vivre en se consacrant plus à son smartphone et sa console de jeux qu'à ses devoirs. Un incident au lycée fait qu'il accueille chez lui Shuo, et ce dernier, orphelin de mère et battu par son père spoiler: (enfin le pense-t-on) , va s'immiscer dans la cellule familiale au point de se faire adopter. Shuo est tout ce que Wei n'est pas : attentif, travailleur, ambitieux, brillant élève. Une rivalité jalouse va s'installer et grandir entre les deux garçons, jusqu'au paroxysme final qui laisse le spectateur avec autant de questions que de réponses. La mise en scène est lente sans jamais provoquer un instant d'ennui, les trouvailles visuelles et la photo sont magnifiques, les acteurs impeccables. Un excellent moment de pur cinéma.