Brief History of a Family
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Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 mars 2026
Dans une Chine ayant abandonnée sa politique de l’enfant unique, un couple bourgeois voit leur fils se lier d’amitié avec un garçon solitaire qui va peu à peu s’immiscer dans leur vie. La mise en scène symétrique donne du relief à ce récit troublant où l’introspection psychologique prend des accents de thriller. C’est un premier long-métrage sophistiqué dans son approche, interprété avec justesse par une bonne distribution et qui intrigue jusqu’à son final perturbant.
lazenaussipopo
lazenaussipopo

6 abonnés 5 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 16 octobre 2025
Je n'ai pas aimé grand-chose dans ce film lent, loooong..
Il ne se passe rien au plan scénaristique ni sur le plan émotionnel.
J'ai trouvé la réalisation datée : on se croirait dans les années 70, les couleurs criardes en moins, parce que le film est très monochrome.
FaRem

10 571 abonnés 11 451 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 septembre 2025
« Je n'ai pas pu choisir la famille dans laquelle je suis né, mais je peux choisir la personne que je veux être. » Tu Wei, fils d'une famille chinoise aisée, se lie d'amitié avec Yan Shuo, un orphelin qui vit avec un père violent. Leur relation est un peu forcée, car ça fait suite à un incident, mais Tu Wei n'est pas mécontent de l'accueillir chez lui, car ça détourne l'attention de ses parents. Cependant, sa présence va vite devenir intrusive et reléguer l'enfant biologique au second plan. Si la politique de l'enfant unique a été assouplie en Chine, Lin Jianjie l'applique au pied de la lettre avec ce remplacement progressif que l'on voit immédiatement venir. Une histoire très prévisible et surtout trop sage. Ce n'est pas un exemple de subtilité, mais plutôt de facilité. Il n'y a aucune prise de risque tandis que cette menace ne concrétise réellement jamais. Pas dans le sens que j'attendais en tout cas... Il y avait pourtant tout pour faire un bon petit thriller, mais "Jiating jianshi" se limite finalement à un drame banal et plat qui m'a vraiment laissé sur ma faim.
Zebrakelo
Zebrakelo

14 abonnés 404 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 septembre 2025
Pas mal, cette douce intrusion dans une vie de famille tendue qu'on croirait stable, avec une montée de sentiments tels que jalousie, envie & colère. Mais les acteurs ne sont pas assez convaincants pour que le drame devienne bon, et on reste spectateurs distancés de toute cette tension.
desway@hotmail.com
desway@hotmail.com

1 abonné 15 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 septembre 2025
un film extraordinaire par l'histoire, les plans et les images et la fantastique bande-son. pour moi le meilleur film de l'année
Boby 53
Boby 53

26 abonnés 249 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 septembre 2025
Un film à la beauté plastique somptueuse, chaque plan est minutieusement cadré. Un scénario qui laisse à penser à un film social mais qui s'oriente peu à peu vers le thriller, sans que l'on sache au final quel parti prendre. le dernier plan est plus qu'énigmatique, voire inutile, et c'est ce qui mel laissera sur ma faim. Jeu de jeunes acteurs au niveau de l'énigme...
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 août 2025
Jianjie Lin a réalisé un film très intéressant.
L'irruption dans cette famille chinoise aisée de l'ami du fils (unique) crée des bouleversements aussi lents que violents puisqu'il révèle les frustrations parentales de la mère et de réussite du père. La réalisation froide, lente, clinique, de Jianjie Lin crée le malaise. C'est diablement efficace, avec quelques plans aussi malins qu'esthétiques.
Réussi.
Yves G.

1 845 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 septembre 2025
Wei est un lycéen médiocre, fils unique d’un couple de riches Chinois. Son père est ingénieur ; sa mère, ancienne hôtesse de l’air, est femme au foyer. Wei se lie d’amitié avec Shuo, un camarade taiseux, et l’invite chez lui. Touchés par sa modestie, les parents de Wei le prennent sous sa coupe.

"Brief History of a Family" est un film étonnant. Il nous vient de Chine et évoque la politique de l’enfant unique qui y fut de mise de 1979 jusqu’il y a peu ; mais il pourrait se dérouler n’importe où dans le monde. C’est le signe sinon d’une occidentalisation de la Chine du moins d’une universalisation de son cinéma dont les standards sont de moins en moins exotiques et se rapprochent de ceux qui ont cours ailleurs.

"Brief History of a Family" vaut surtout par son travail sur les cadres et le son. Filmé en plan fixe, au cordeau, "Brief History" est un film anguleux, géométrique où chaque plan assigne les personnages à un endroit bien précis de l’espace. Aucune musique, aucun bruit de fond, mais un silence sourd, comme celui qu’on entendrait dans un caisson insonorisé. Il m’a rappelé la froideur glacée des films de Jessica Hausner ("Club Zero", "Little Joe"…).

Le défaut de ce film est de mobiliser un dispositif si impressionnant au profit d’un scénario bien faiblard. Comme dans l’hyper-référentiel "Théorème", le sujet de "Brief History" est la lente décomposition d’une cellule familiale au contact d’un corps étranger. "Brief History" utilise d’ailleurs la profession du père et quelques plans filmés au microscope pour filer cette métaphore anatomique. On y voit lentement les déceptions accumulées que cause à ses parents l’éducation de Wei nourrir l’attachement grandissant qu’ils éprouvent pour Shuo.

Tout le film nous tient en haleine. Son rythme très lent nous laisse le temps de nous perdre en conjectures : Shuo a-t-il menti sur sa famille ? nourrit-il quelque pulsion criminelle ? une révélation viendra-t-elle éclairer les liens qui l’unissent à Wei et à ses parents ?

spoiler: Hélas rien ne se passe. L’ennui grandit. Pire : rien ne vient et le film se termine sans que les questions qu’on s’était posées trouvent de réponses.
André Labouri
André Labouri

7 abonnés 7 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 août 2025
Très bon rythme du déroulement du film avec peu d’ que l’on sente très vite comment le drame finira ..
tao_On
tao_On

3 abonnés 9 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 août 2025
Si ce film a une quelconque raison d’être, ce n’est pas pour ses qualités d’écriture, mais comme symptôme du mal qu’il prétend dénoncer. Son jeu d’acteurs robotisé et ses dialogues improbables ne font que renforcer, malgré lui, la vérité qui affleure : l’étrangeté radicale des interactions humaines, privées de chaleur et de spontanéité ; la toxicité des rapports familiaux, réduits à une guerre froide entre des parents soucieux mais tétanisés par l’avenir, et un enfant choyé mais englouti dans un vide existentiel ; la quête pathétique de distinction sociale, exhibée dans un empilement ostentatoire de signes d’élitisme (Bach contre hip-hop britannique, chacun son trip…) ; la facticité d’un cadre de vie high-tech, glacé, aseptisé et cloisonné, déconnecté d’un territoire et vidé de toute mémoire sociale. On y voit défiler une classe moyenne chinoise malheureuse, angoissée jusqu’à l’étouffement, et, surtout, profondément aliénée : elle ne conçoit le savoir, la beauté et l’amour que comme des instruments.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 août 2025
Il y a plusieurs façons de parler de ce film. On peut commencer par ce qu'il y a de plus positif : la beauté des images, avec une remarquable lumière et des plans très bien construits. Bravo Mr. Zhang Jiahao, Directeur de la photo du film. On peut continuer par l'histoire que le film raconte : on a vraiment l'impression que Jianjie Lin, le scénariste et réalisateur, s'est beaucoup inspiré, avec une réussite moindre, de "Mise à Mort du Cerf Sacré" de Yorgos Lanthimos, Prix du scénario du Festival de Cannes Il y a plusieurs2017 : un enfant qui s'immisce dans une famille. On peut terminer avec l'impression générale donnée par le film : un film d'une grande froideur. Un film qui tourne beaucoup autour de la politique de l'enfant unique, aujourd'hui abandonnée par le gouvernement chinois. Un film qui cherche à donner une image de la Chine à laquelle le gouvernement chinois ne trouvera rien à redire, bien au contraire : voyez l’opulence dans laquelle vit cette famille dans laquelle seul le mari travaille, voyez comme on joue au tennis et on pratique l'escrime, voyez comme on écoute Bach, Mozart et Schubert, voyez comme nos supermarchés sont super bien approvisionnés ! Bon, d'accord, cela se traduit par une recherche très poussée de la réussite scolaire des enfants, mais que trouvez à redire à cela ?
Pôpô passion ciné
Pôpô passion ciné

32 abonnés 331 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 août 2025
La bande-annonce de ce film m'avait vraiment intrigué.
On assiste à un thriller doux-amer au rythme lent et aux silences éloquents.

Je retiens surtout que les cadrages et la photographie sont beaux et ingénieux.
Chaque plan est un mini tableau millimétré pour ne laisser rien au hasard.
La luminosité joue avec les ombres et les lumières pour mettre en avant le côté obscur ou lumineux des personnages.
Les visages sont souvent sombres, c'est qui m'a heurté le plus pendant le visionnage !

Le récit est prenant, j'ai été en apnée dans la tension qui monte crescendo et j'étais comme suspendue à ce qu'il pourrait arriver à cette famille !

Par contre, il faut s'accrocher, c'est un film relativement silencieux dans lequel le final vous laissera sans les réponses que vous attendez...

Pour résumer, j'ai été subjuguée par la mise en scène esthétiquement soignée et impeccable mais j'ai regretté la fin trop rapidement expédiée et mystérieuse qui m'a un peu frustré.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 août 2025
Maîtrise de la mise en scène et une bonne idée de scénario qui tire en direction du thriller psychologique, " Brief History of a Family " ne tient pas ses promesses.

Passé l'exposition du sujet, le scénario ne propose pas un véritable développement, ni un traitement de fond : deux copains de classes au tempérament distinct, se retrouvent pas une suite de circonstances liés plus que prévu.

Réflexion sur le rejet parental et les conséquences de la politique de l'enfant unique en Chine, " Brief History..." se suit avec un réel intérêt pendant les premières 30 minutes, sans parvenir par la suite à décoller jamais.

Recommandé par une critique du masque et la plume, dans son conseil personnel, ce film chinois s'avère, en ce qui me concerne, une déception. Dispensable.
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 août 2025
C’est le principe d’un enfant par famille appliqué à la mise en scène: rien ne dépasse, la coupe est en brosse et l’histoire, eh bien, elle est fidèle au titre.
Lantidep
Lantidep

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 octobre 2025
Premier long métrage de Lin Jianjie, repéré à Sundance 2024 puis au Panorama de la Berlinale 2024, Brief History of a Family dissèque, à l’échelle d’un foyer, les forces contraires de la classe, du désir d’ascension et de la filiation.
Deux destins d’adolescents que tout oppose se frôlent puis s’entrechoquent. D’un côté, Shuo (Sun Xilun), fils d’un milieu défavorisé, orphelin de mère et livré à un père alcoolique qui cogne pour évacuer son mal-être. Élève ambitieux, il refuse le destin qui lui est assigné. spoiler: Le film s’ouvre sur un plan fixe : Shuo enchaîne les tractions et s’acharne à tenir la position, jusqu’à ce qu’un ballon de basket le fasse chuter et le blesse à la jambe. Image-programme d’un ascenseur social heurté, déjà contrarié. En face, Wei, (Lin Muran) héritier d’une famille aisée, s’abandonne à une léthargie confortable. Il joue aux jeux vidéo au lieu d’étudier, s’enfonce dans une apathie élégante qui scandalise surtout son père. Lors d’un dîner où Shuo est invité, les parents de Wei (Zu Feng et Guo Keyu) sondent la situation du garçon. Touchés par sa précarité, ils l’accueillent de plus en plus souvent, puis durablement après la mort de son père, jusqu’à l’ériger, presque, en deuxième fils. Alors s’installe une rivalité glacée. Point de grands discours : tout passe par les lignes de force du cadre, des regards qui vrillent, une violence blanche, contenue dans un décor millimétré où chaque élément semble à sa place — oranges étalées au supermarché, files d’attente impeccables — comme autant de figurines d’un ordre social qui ne tolère pas l’écart. C’est précisément cet ordre des rôles que les deux garçons refusent. Shuo, porté par une volonté d’élévation, se passionne pour la musique classique, trouvant là un point d’accroche avec le père de Wei. Sous prétexte d’aider son ami, décidé à pratiquer l’escrime contre l’avis paternel, Shuo s’insinue dans des cours d’anglais avancés et nourrit l’ambition d’études à l’étranger. Il tisse aussi un lien privilégié avec la mère de Wei, qui finit par le considérer comme son propre enfant — peut-être même comme son préféré. Reste une ambiguïté que le film entretient : Shuo est-il un survivant sincère aimanté par la chaleur d’un foyer qui l’accueille, ou un stratège qui se taille une place au cœur d’une autre famille ? Wei, lui, rechigne à emprunter la route tracée par son père — jusqu’à un certain point. Car tout se joue, finalement, autour de la figure paternelle. Si Shuo peut, un instant, entrevoir le sommet, c’est aussi parce qu’il est libéré par la disparition de son père. Ironie tragique, le père de Wei semble admirer chez Shuo cette liberté qu’il refuse à son fils. Peu à peu, Wei s’efface au sein de sa famille au profit de l’intrus, ce “frère” choisi par les parents. Pour reprendre sa place, il ne voit plus qu’une issue : rentrer dans le rang, épouser l’héritage paternel… et faire en sorte que Shuo, l’être libre, s’éloigne — pour ne jamais revenir.

La mise en scène épouse cette guerre froide avec une économie de dialogues et une précision quasi géométrique. Les plans frontaux et les compositions symétriques instaurent une chorégraphie sociale où chaque déplacement rebat la carte des appartenances. La musique — quand elle surgit — n’adoucit rien : elle superpose aux ambitions de Shuo une noblesse qui n’efface pas l’âpreté des rapports de classe. Dans cet univers, rien ne détonne, et c’est justement ce qui inquiète : l’harmonie des surfaces masque la pression d’une méritocratie toxique, où l’ascension de l’un suppose l’effacement de l’autre.
Brief History of a Family raconte ainsi moins une adoption qu’une expérience de substitution : comment un foyer prospère se recompose autour d’un fils idéal, pendant que l’autre se perd. Le film trouve là sa force : radiographier, sans emphase, le coût humain de l’ordre familial et social — et la façon dont la figure du père, à la fois modèle et verrou, distribue silencieusement les places.
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