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2,5
Publiée le 6 janvier 2026
Alors qu'elle cherche de l'aide pour retrouver son fils, Tamara se retrouve impliquée dans un conflit armé extrêmement violent. Il n'y a aucune information sur la situation ou le contexte, donc on est aussi désemparé que cette mère face à cette violence qui n'épargne personne. Dos au mur, elle « engage » un homme sans scrupules et sournois avec la crainte de subir le même sort que les autres une fois qu'il aura obtenu ce qu'il désire. Il n'y a pas de beaucoup de place pour l'espoir dans le film d'Adilkhan Yerzhanov qui nous plonge dans une apocalypse déshumanisée qui fait un peu penser au premier "Mad Max" même si les enjeux sont différents. Un road-movie violent qui surprend positivement, mais qui peine à tenir la route sur la durée. C'est le principal reproche que je fais à ce film dont l'histoire est totalement décousue et ne ressemble parfois plus à rien. J'ai aimé la violence brute, les fusillades crédibles et surtout l'humour noir incarné par un bon Berik Aytzhanov, mais le manque de consistance du récit a fini par me lasser.
Le loup des steppes pourrait commencer là où se termine le roman de Hesse. Hailer dans son théatre magique choisirait la porte d'un monde où tout disparait et où peut se réaliser l'aventure de l'homme débarrassé des conventions du monde, le monde de l'apocalypse, de la guerre civile. Mais que resterait-il de cet homme ? Un loup prêt à épouser toutes les circonvolutions d'un monde de chaos, le personnage, joué par le génial Berik Aytzhanov, part, non chercher une réconciliation, mais trouver sa propre fin. Epouse t'il la cause du monde par nécessité ? Quelle serait cette nécessité ? Le film ne va pas répondre, et pour éviter toute psychologie il va placer sur le chemin de cet auxiliaire de police hystérique, un antagoniste parfait. Là aussi ce dédoublement renvoi à Nietzche et à Hesse. La figure de l'enfant/femme, sainte ou idiote, est l'autre partie d'une humanité qui peut rejouer la pureté de l'innocence. Ces archétypes irriguent le film d'un sous texte pervers, qui force la logique du cinéma comme moral vers une forme de nihilisme. En cinéaste intelligent et sûr de ces moyens Adilkhan Yerzhanov les fusionnent, en filmant un couple invincible, incarnant la vengeance et la sainteté, mais surtout dans ses meilleurs moment leur contagion. Rien que par son rapport au livre de Hesse, le film de Yerhanov est déjà d'une belle écriture. Sa mise en scène est tout autant au diapason. Comme Léone, chaque plan est habité d'un geste, d'un hors champs, d'une géométrie, qui expose des contrastes (goût de l'absurde). Et même si toute une symbolique peu inspirée (mais relativement cool) lui pend au cou, ainsi qu'un survivalisme cruel très programmatique (nécessaire au genre ??), le fait prendre une route balisée à maints égards, il reste un chef d'oeuvre du genre.
Que raconte Steppenwolf ? Quel est son propos ? J'admets que cela m'a échappé. Peut-être n'étais je pas dans de bonnes conditions pour le comprendre. Il me peine de lui mettre une note aussi basse ; cependant, rien n'échappe à ma déception. Le personnage principal n'est pas simplement bourru, il est parfaitement détestable - ses blagues graveleuses lui dénient tout le charisme acquis par son cynisme et sa violence. Pas, peu de plans sur les paysages du magnifique Kazakhstan - l'image ne raconte rien, sinon quand paraît un décors calciné, comme de fin du monde. Il y a une guerre civile, c'est chacun pour soi ; va ! Encore eut-il fallu qu'elle ait un peu de caractère, de la tension. Là, c'est franchement plat, et les scènes d'actions m'ont semblées moyennes, en tout cas, sans plus. Steppenwolf est une espèce de blockbuster à la Kazakh - il trouvera sans doute un public. Je l'oublierai assez vite, mais il aura au moins eu le mérite de me sensibiliser à un cinéma que je ne connaissais pas, et qu'il me tarde, désormais, de découvrir.
Un mélange de genres savoureux, entre le western apocalyptique et le road movie burlesque, pour une mise en scène facétieuse et virtuose. Un grand film dont certains plans restent en mémoire longtemps après la séance. Violent et captivant !
Une excellente surprise : tout dans ce film sonne juste, que ce soit le jeu d'acteurs, la bande originale, la direction de la photographie, la réalisation ou le scénario, finalement assez simple. Nous sommes plongés dans un film de traque et de vengeance, mais tellement magnifié par la justesse de la mise en scène. On y trouve de vraies images et des souvenirs qui hantent ce réalisateur, qui nous peint la guerre civile avec une froideur effrayante. Les hommes ne sont plus, seuls les bêtes et la survie subsistent.
spoiler: Mais l'humanité, qui transparaît, surgit finalement à travers le personnage, mis au banc de la société en raison de son handicap, ma dernière personne humaine.
Quant au loup des steppes, lui aussi garde une certaine humanité, mais qui existe à travers le désespoir de la désillusion et de la folie.
Je donne 4 étoiles au film "Steppenwolf" de Yerzhanov pour les raisons suivantes: -Les plans larges époustouflants des paysages kazakhes, qui offrent une plongée visuelle saisissante dans la beauté sauvage de cette région -La bande originale qui colle parfaitement à l'ambiance du film -Le thème originale : un western contemporain se déroulant au Kazakhstan, un pays encore peu représenté au cinéma, cela apporte une certaine fraicheur au film -La mise en scène efficace qui alterne les scènes de tension voire de violence avec des scènes burlesques. -Les personnages, notamment le "loup des steppes" qui nous déconcerte d'un côté avec son immaturité et son absence de scrupules et qui pourtant nous attendri lorsqu'il nous dévoile certains aspects de sa vie antérieure ou de sa cellule familiale. Par ailleurs, il y a des moments de confession entre les deux personnages principaux d'un naturel touchant.