Black Box Diaries
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Black Box Diaries" et de son tournage !

Pluie de Prix

Alors que le documentaire est présenté au Festival Sundance en 2024, il remporte la même année le prix Human Rights du Festival international du film documentaire de Copenhague. En outre, il est sacré meilleur documentaire et Prix du public lors du Festival du Film de Zurich.

D’après une histoire vraie

Black Box Diaries est réalisé par la journaliste et réalisatrice japonaise Shiori Itō, qui y raconte son viol en 2015 par Noriyuki Yamaguchi, l’ancien directeur du bureau américain de la chaîne télévisée Tokyo Broadcasting System et sa manière de le dénoncer dans une société marquée par le tabou des agressions sexuelles.

Contre les puissants

Shiori Itō n’a pas hésité à se dresser contre le pouvoir, quand bien même elle a été dissuadée de porter plainte, notamment par le policier chargé de recueillir son témoignage. D’ailleurs, l’arrestation du coupable a été suspendue très rapidement, l’enquêteur ayant reçu un appel "d’en haut", afin d’y mettre un terme.

Genèse

C’est l’inaction des autorités qui a incité la journaliste et cinéaste à prendre la parole publiquement, comme elle le déclare : "Cela n’a fait que renforcer mon profond désir de faire éclater la vérité et de changer la société japonaise pour éviter à d’autres femmes de vivre le même chemin de croix que moi".

Le film démarre ainsi juste après sa conférence de presse, où elle a commencé à enregistrer des témoignages vidéo à l’IPhone sans savoir ce qu’elle allait en faire. Au préalable, elle avait enregistré secrètement des échanges de la police et, de victime, elle est devenue enquêtrice.

Adaptation

Le documentaire Black Box Diaries est adapté du livre de Shiori Itō, Black Box, dans lequel elle raconte son histoire. Le livre a été traduit en Français en 2019, aux éditions Picquier.

De journaliste à réalisatrice

Après sa conférence de presse, les médias sont restés silencieux, une seule chaîne seulement ayant révélé l’affaire. En réalisant le film, Shiori Itō a décidé de casser son image de journaliste, pour prendre un point de vue d’activiste. C’est la raison pour laquelle elle s’est refusée à interviewer son agresseur, après l’avoir pourtant longtemps envisagé.

Le choix d’un titre

Le titre Black Box Diaries n’est pas le fruit du hasard, comme l’explique la réalisatrice Shiori Itō :

"Le terme de boîte noire est utilisé pour qualifier un système dont le fonctionnement interne est caché ou difficilement lisible. Le Japon est une terre de boîtes noires, et j'ai appris ce qu’il arrive lorsque l’on commence à les ouvrir dans cette société. Ce film ne traite pas d’une quête de justice face à mon agresseur, ni des politiques de gauche et de droite. Il s'agit plutôt du témoignage de l'expérience d'une femme — ma boîte noire, exposée aux yeux de tous".

L’effet #MeToo

L’affaire de Shiori Itō date de 2015, bien avant #MeToo. La plainte a d’ailleurs été classée sans suite à plusieurs reprises malgré le fait que la journaliste l’a rendue publique. Mais en octobre 2017, après l’affaire Weinstein, les choses ont progressivement changé et le livre de Shiori Itō intitulé Boîte Noire a même été publié en octobre 2017. Elle remporte finalement son procès en 2019 et, le 18 juin 2017, la loi sur le viol est révisée pour la première fois depuis 1907 grâce à elle.

Reconnaissance internationale

En 2010, Shiori Itō fait partie des 100 personnalités les plus influentes du monde d’après le Times.

L’ombre de la menace

Après avoir pris la parole en public, Shiori Itō a reçu de nombreuses menaces et a été contrainte de quitter le Japon pour le Royaume-Uni. Pour garantir la sécurité de sa famille, elle a même dû rompre tout contact avec eux pendant un an.

De longue haleine

Le montage du film a duré… 4 ans !

Retour vers le passé

Shiori Itō s’est basée sur les enregistrements de ses journaux intimes de l’époque des faits, et n'a pas ajouté une voix off qui serait extérieure aux événements, comme elle le justifie : "Je peux penser différemment des autres femmes, même de moi-même. J’ai décidé d’utiliser mes journaux enregistrés, car c’était le plus pertinent." Les parties filmées avec sa caméra où elles se trouvaient au moment où elle a enregistré les audios sont les seules qui datent d’aujourd’hui.

Montrer avec pudeur

Si Shiori Itō a toujours eu le souci de ne pas choquer les spectateurs, elle a malgré tout souhaité garder la scène filmée par la caméra de vidéosurveillance. Les détails du viol sont donc divulgués à la fin, une fois que le public s’est habitué à elle en tant que personnage : "À chaque fois que je trouvais important de mettre de l’émotion, j’essayais de m'autocensurer, de me dire que c’était trop, mais je me demandais alors ce que je ferais si je réalisais le documentaire de quelqu'un d’autre", relate-t-elle.

Boycott japonais

Le film est distribué dans de nombreux pays dont la France, mais ne trouve pas encore de distributeur au Japon, encore frileux et traumatisé par cette affaire.

Question de langue

Si le japonais est sa langue maternelle et qu’elle le parle mieux que l’anglais, la réalisatrice a toujours du mal à s’exprimer dans la langue du Soleil Levant, de peur que sa phrase comporte un double-sens ou manque de politesse. C’est la raison pour laquelle, dans son film, de nombreuses scènes sont en anglais alors même qu’elle est seule et qu’elle s’enregistre.

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