Les Aigles de la République
Note moyenne
3,7
1552 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

171 critiques spectateurs

5
9 critiques
4
71 critiques
3
69 critiques
2
19 critiques
1
3 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
PASCAL C
PASCAL C

27 abonnés 296 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 novembre 2025
Un bon film tortueux qui reste compréhensible. Ce "Pharaon du cinéma" perdu dans les méandres du pouvoir c'est jubilatoire.
sapram
sapram

4 abonnés 17 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 octobre 2025
Un film au suspense redoutable. Les acteurs sont tres bon et terriblement convaincants. J’ai adoré ce film
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 novembre 2025
Me retrouver sur @cinémasansfard (Youtube) !

L’air brûle comme dans un vieux film de Bertolucci : désir, politique, théâtre. Mais ici, la sensualité n’est qu’un piège. Tarik Saleh cadre la chaleur d’Égypte comme une illusion d’opéra — décor trop parfait, regard trop fixe. Dans Les Aigles de la République, chaque plan semble attendre qu’on le démasque. Comme chez Fellini, l’acteur (Fares Fares) se perd dans son propre rôle : masques, perruques, faux dialogues. Le plateau devient arène. Mais là où Fellini trouvait de la tendresse dans la dérive, Saleh installe la peur. La caméra ne console pas — elle accuse. Elle cerne. Elle juge. Et soudain, un écho à Pavese : “Nous ne nous souvenons pas des jours, mais des instants.” Ici, tout n’est qu’instant volé — un geste, une lumière qui tremble sur la peau de Donya (Lyna Khoudri). Ce n’est plus du réalisme : c’est la mémoire en feu. Là où Pavese écrivait la mélancolie du retour, Saleh filme la captivité du présent. On pense aussi à Haneke. Même fixité. Même tension entre cadre et menace. Mais Haneke épure jusqu’à l’abstraction ; Saleh, lui, reste sensuel, presque charnel. Et quand George Fahmy regarde la caméra, on y lit la fatigue d’un homme qui a trop joué pour ne plus savoir où finit la mise en scène. Cette constellation de résonances éclaire le film : Les Aigles de la République ne parle pas seulement d’un acteur piégé par le pouvoir. Il explore ce que devient l’image quand elle ment sciemment. Comme chez Bertolucci, l’érotisme devient arme ; comme chez Haneke, le spectateur devient complice ; comme chez Pavese, la honte devient écriture. Mais Saleh, aujourd’hui, ajoute la couche numérique : le contrôle. L’œil-caméra remplace le regard humain. Le cinéma n’est plus un miroir : c’est un champ de surveillance. Dans un plan-clé — long travelling avant sur George, entouré de projecteurs militaires — la pellicule devient presque chair. On entend un souffle, puis rien. Un fondu noir. Un effacement. Oui, c’est un film politique. Mais surtout un film sur la fatigue d’être regardé. Ma note : 14 / 20

Me retrouver sur @cinémasansfard (Youtube) !
JJB
JJB

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 novembre 2025
Toujours amusant de voir les piliers de la pensée unique comme Libe ou le Monde noter si sévèrement un des meilleurs films sur le fond et la forme contre le régime dictatorial égyptien mis en place en 2013 par un coup d'état contre le président Morsi élu démocratiquement mais accusé d'être trop proche des frères musulmans. Depuis, une véritable dictature s'est installée dans ce pays ami des États-Unis et d'Israël. Ce film assez fantastique conte la perversité de ces militaires avec un immense talent des acteurs et du réalisateur Tarik Salem.
Azerty123
Azerty123

4 abonnés 18 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 novembre 2025
Trop loooong en plus je suis pas sur d’avoir tout compris
Mais ils jouaient trop bien et Suzanne a un charme de fou
Philippe G.
Philippe G.

10 abonnés 171 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 novembre 2025
Un film qui arrive à nous faire ressentir physiquement la peur que provoque une dictature militaire et l’emprise qu’elle a sur la société à travers des compromissions successives , qu’illustre à merveille FARES FARES . Rien de neuf mais une piqure de rappel fort salutaire ! Premièrs symptômes d’une société malade les artistes ?
Ak F
Ak F

10 abonnés 39 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mai 2025
Film moyen, pas très beau qui ne fait pas de grands éclats ni dans sa mise en scène, ni dans son récit, ni dans son jeu d’acteur
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 226 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 novembre 2025
Troisième volet du triptyque du cinéaste égyptien qui évoque, après la police corrompue, après les intrigues religieuses, les complots politiques avec la même efficacité. commençant par une satire grinçante du monde du cinéma, le film change cap et devient de plus en plus oppressant au fil du récit remarquablement mene. l acteur principal est brillant, passant du charme a l'arrogance, de la lâcheté a la sensibilité avec une confondante justesse. un grand film de politique fiction comme on en voit de moins en moins souvent.
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 décembre 2025
Film sur les dessous du pouvoir en Egypte. Moins prenant que les précédents volets du fait d'une histoire assez alambiquée. Quelques touches d'humour cinglant cependant.
xando
xando

17 abonnés 63 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 novembre 2025
Dernier volet de la trilogie cairote de Tarik Saleh, très différent des précédents, cette fois, c'est une satire politique qui commence sur un ton assez léger avec de vrais moment d'humour pour finalement basculer dans le thriller voir même le film d'action avec une dernière demi-heure assez incroyable qui tient le spectateur en haleine jusqu'aux dernières images. Le spectateur ne sort pas indemne de ce film. Quelle maîtrise de la mise en scène et que dire des acteurs, tous excellents, du role principal, le phénoménal Fares Fare au plus petit second rôle, mention spéciale à Zineb Trii, l'actrice du Bureau des légendes.
pasmaldutout
pasmaldutout

54 abonnés 138 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 novembre 2025
Vu en avant première le mardi 11 Novembre

C'est une satire politique ambitieuse, entre ombre et lumière

Un projet audacieux, une réalisation contrastée :
Tarik Saleh, avec son troisième volet de la "trilogie du Caire", explore une satire politique où la frontière entre fiction et réalité s’estompe. Le film mêle thriller et comédie, mais peine parfois à trouver un équilibre constant. L’hommage au cinéma égyptien des années 50-70, époque faste pour la production locale, se teinte ici de désillusion : comment créer librement dans un système contraignant ?

Fares Fares incarne George Fahmy, acteur star contraint de jouer un rôle qui le dépasse. Son personnage, tiraillé entre ambition et manipulation, porte une tension narrative palpable, notamment à travers une intrigue amoureuse risquée. Le film oscille entre légèreté et gravité, sans toujours réussir à fusionner ces deux tonalités.

Une réflexion sur le pouvoir et l'illusion :
"Les Aigles de la République" interroge la manipulation des images et des consciences, dans un contexte où les idéaux républicains semblent s’effacer. Le réalisateur, dont le travail est salué pour son audace, offre une critique subtile des mécanismes du pouvoir, sans tomber dans la démonstration frontale. Certains y verront une lettre d’amour au cinéma égyptien, d’autres une métaphore sur l’artiste prisonnier de son époque.

Le film n’est pas exempt de défauts : certains passages manquent de fluidité, et l’équilibre entre satire et thriller reste fragile. Pourtant, son ambition et sa volonté de bousculer les codes en font une œuvre remarquable. À voir pour ceux qui aiment les récits où le cinéma se fait miroir — même déformant — de la société.

Une plongée dans les rouages du pouvoir, entre divertissement et réflexion. À découvrir pour son originalité, malgré quelques irrégularités de rythme.
Antoine
Antoine

46 abonnés 77 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 décembre 2025
Belle parabole qui retourne la caméra du cinéma sur lui-même pour montrer le comique et le tragique d'un régime dictatorial et de prébende. Etonnement moderne et sans concession narrative. On passe un très bon moment.
Guillaume LR
Guillaume LR

43 abonnés 157 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mai 2025
Vu au festival de Cannes 2025.
Tarik Saleh m'avait bluffé avec son précédent film, j'attendais donc beaucoup de celui-ci. Moins engagé que La conspiration du Caire, Les aigles de la République ressemble plus à un divertissement blockbuster qu'à un pamphlet anti dictatural.
L'objet filmique est très propre, dans un scope maitrisé, au découpage et à la photo efficaces.
Le casting offre une prestation de Fares Fares plutôt convaincante, mais surtout aux deux personnages féminins principaux, qui parviennent à maintenir une vraie présence avec deux personnages pourtant plutôt mal écrits...
En effet, la gente féminine n'est ici représentée qu'en objet de désir et trophée, et a peu de place dans l'intrigue...
La mise en scène semble donc moins originale que dans La conspiration du Caire, peu de surprise au scenario, et quelques longueurs. Tout cela donne un ensemble agréable tout de même mais qui laissera moins de souvenir que son précédent.
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)

42 abonnés 145 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 novembre 2025
À la manière de certains grands cinéastes iraniens dénonçant leur propre régime, Tarik Saléh ne ménage pas ses attaques contre le système égyptien. Dès les premières scènes, l’intrigue accroche : Farès Farès, impeccable, campe un comédien transformé en simple pion de la propagande nationale. Il se retrouve soumis à la censure implacable du mystérieux et inquiétant Dr Manssour, un homme bien plus important et dangereux qu'il n'y parait.

Si la première partie emprunte quelques accents satiriques, le film bascule dans sa deuxième partie vers le thriller politique, voire le film l’espionnage. Chaque personnage évoluant sous menace constante, vivant dans la peur, obligé de surveiller ses arrières pour éviter enlèvements ou arrestations.

Les Aigles de la République est un film dense, complexe, foisonnant, passionnant, qui ne laisse aucun répit. Par instants, il évoque la grande époque des thrillers politiques des années 70. Un récit tendu, porté par un scénario malin et parfaitement maîtrisé, haletant jusqu’à sa toute dernière dernière scène. Ah, j'oubliais : l'actrice Zineb Triki découverte dans Le Bureau des Légendes, est toujours aussi merveilleuse.
Xavier BLANCHARD
Xavier BLANCHARD

29 abonnés 415 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 novembre 2025
Film à tiroirs. L'humour du film tient à ce que G Fahny ne peut s'empêcher, dans sa vie hors-caméra, de jouer -mal- des rôles de comédie, celui du père attentif (qu'il est mais qu'il surjoue), de l'amant viril, du client anonyme à la pharmacie etc.

Il atteint cependant l'excellence quand il joue celui du Président Sissi : malgré ce qu'il pense de lui, il comprend mieux que quiconque autour de lui quel personnage politique déterminé il était au moment de son accession au pouvoir, l'objet du film dans le film Pour les connaisseurs de l'histoire récente de l'Égypte, ceci doit avoir une portée critique significative.

Il joue, mais il est aussi le jouet, notamment de l'entourage du Président et de comploteurs contre celui-ci.

La fin, très violente mais positive pour G Fahny, m'a semblé très pessimiste : mieux vaut accepter d'être un complice silencieux du régime...

Tours, 12 novembre 2025
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse