Les Aigles de la République
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Christophe L.
Christophe L.

5 abonnés 41 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 novembre 2025
On ne voit pas le temps passer dans ce film qui mèle politique, histoire d'amour, suspens, ...
Excellent jeu d'acteurs et d'actrices.
Musique collant très bien aux images.
FaRem

10 595 abonnés 11 630 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 mars 2026
« Il n'y a aucune contradiction à être à la fois un artiste et un patriote. » George Fahmy, plus grande vedette du cinéma égyptien, ne veut pas être mêlé aux affaires du régime, mais lorsqu'il subit des pressions pour incarner le président Abdel Fattah al-Sissi au cinéma dans un biopic élogieux, il ne peut pas dire non... La mise en abyme avec ce film sur un autre film est pas mal, mais pendant trop longtemps, l'histoire se résume qu'à un simple tournage différent des autres avec George qui est confronté à la censure et doit respecter les consignes d'en haut. Des contraintes quand même peu nombreuses tandis que l'emprise du régime sur lui est omniprésente physiquement à travers la présence des gens, mais elle ne se ressent pas assez concrètement. George est un pion qui reste tout simplement un pion pendant tout le film. Un spectateur qui n'a finalement qu'un rôle important dans le film qu'il tourne et pas dans la vraie vie contrairement à ce qu'il pense. Je m'attendais à quelque chose d'anxiogène, donc j'ai été déçu par ce "Eagles of the Republic" qui est le moins de la trilogie du Caire de Tarik Saleh.
velocio

1 543 abonnés 3 519 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 novembre 2025
Après "Le Caire confidentiel" (2017) et "La conspiration du Caire" (Prix du scénario au Festival de Cannes 2022), c'est à nouveau à l'Egypte que le réalisateur suédo-égyptien Tarik Saleh consacre son dernier film, lui qui n'a plus la possibilité de se rendre dans ce pays où il n'est pas particulièrement en odeur de sainteté. Après le polar "Le Caire confidentiel", ayant un poste de police comme élément central et assez banal dans son approche, après "La conspiration du Caire", excellent thriller politique sur les relations entre pouvoir politique et pouvoir religieux dans un pays musulman, ayant l'université Al-Azhar du Caire comme élément central, Tarik Saleh s'intéresse cette fois-ci aux relations que des artistes peuvent entretenir avec le pouvoir politique. Dans ce film présenté en compétition au dernier Festival de Cannes, on retrouve Fares Fares, le comédien libanais établi en Suède, déjà présent dans "Le Caire confidentiel" et dans "La conspiration du Caire". Il interprète ici le rôle de George Fahmy, une star adulée en Egypte, de religion copte et qui vit séparé de sa femme, le divorce étant interdit dans cette religion sauf en cas d'adultère. George Fanny est contraint de tourner un film à la gloire de Sissi, un film dont il trouve le scénario très mauvais mais, ayant choisi lui-même le réalisateur, il espère que ce dernier arrivera quand même à en faire un film ne sombrant pas dans une médiocrité absolue. On va retrouver sur le tournage un personnage chargé par Sissi de vérifier qu'on ne s'écarte jamais de l'encensement qu'il recherche, on va retrouver aussi le ministre de la défense et Suzanne, son épouse, dont George tombe amoureux. "Les aigles de la république" est un film dont l'action est très rocambolesque et dans lequel le spectateur est certain de ne pas s'ennuyer. Dans ce film dont son réalisateur affirme qu'il a voulu écrire une "lettre d'amour au cinéma égyptien" des années 50 à 70, l'époque où le cinéma égyptien était le "troisième producteur mondial de films", on voit d'ailleurs, à son début, des affiches dont l'esthétique s'inspire de celles des années 60. Dans la distribution, on retrouve la comédienne franco-algérienne Lyna Khoudri dans le rôle de Donya, une jeune maîtresse de George. Et, à titre anecdotique, on pourra remarquer dans une vitrine du domicile de George, un maillot de Mohamed Salah, l'attaquant égyptien du FC Liverpool. Film vu au Festival de Cannes.
PLR
PLR

559 abonnés 1 785 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 novembre 2025
Sur le registre du drame et du thriller, genre propice aux rebondissements inattendus, une trame de fond sur le régime politique égyptien actuel (quoique les précédents n’étaient guère davantage dans nos standards occidentaux). Sans doute faut-il avoir une connaissance contemporaine suffisante de ce pays pour démêler ce qui relève de la pure fiction et ce qui repose peu ou prou sur les frasques du régime, ses tensions, son culte du complot, ses intrigues, son instabilité récurrente et menaçante compensée ou contrôlée par un fonctionnement institutionnel autoritaire, somme toute aux mains de l’armée. Une dictature, quoi… Scénario compliqué et long (plus de deux heures). C’est ce que le Festival de Cannes aime.
Gentilbordelais

404 abonnés 3 582 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 mars 2026
Quand le 7ème art devient outil de propagande du pouvoir, c'est tout un questionnement sur la liberté de création et d'expression qui est posé. Entre coulisses d'un tournage à tension, immersion en sphère politique et petites intrigues annexes, malheureusement le propos se perd, dispersé. Un film sur l'Égypte, son pouvoir actuel et une certaine instrumentalisation, qui devient enfin percutant dans sa dernière demi-heure.
Joce2012
Joce2012

264 abonnés 761 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 novembre 2025
C'est une saga politique qui se passe en Égypte qui tient en haleine mais dont le scénario est un peu difficile et parfois difficile à suivre
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 835 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 novembre 2025
Le réalisateur Tarik Saleh explore l’histoire récente de l’Egypte et ausculte sans ménagement le pouvoir politique de ce pays. « Les Aigles de la république », surnom donné à l’aréopage qui entoure le pouvoir militaire du Président Sissi, est au départ une sorte de comédie grinçante sur les relations entre le cinéma et le pouvoir. Et dans toute cette première partie, qui consiste à montrer presque par l’absurde le tournage d’un biopic de commande incarné et réalisé à contrecœur pour le compte du pouvoir, c’est un pari réussi. Le souci est que le film est d’abord trop long, avant de devenir à la fin assez confus et de donner au final une impression mitigée. Il y a quelque chose qui m’a un peu perturbé, c’est le montage un peu saccadé du film. Les scènes sont courtes et les transitions abruptes, on passe d’une action à l’autre, d’un timing à l’autre très sèchement et cela se reproduit souvent. On a l’impression d’un film un peu haché, c’est assez déroutant. Peu de musique (on a connu Alexandre Desplat plus utilisé), avec malgré tout quelques scènes fortes, « Les Aigles de la République » insère des images du vrai Président Sissi lorsque c’est nécessaire. Et c’est là qu’on se rend compte de l’absurdité du film commandé par le pouvoir car Georges Fahmy est le contraire physique de celui qu’il est censé incarner ! Avec du maquillage au début il pourrait peut-être faire illusion mais on lui demande de l’enlever, sans que cela soit réellement compréhensible pour lui comme pour nous. Après « Le Caire Confidentiel » et « La Conspiration du Caire », c’est toujours avec le comédien Fares Fares que ce termine cette trilogie égyptienne. Comédien formidable, il est tout à fait crédible en comédien populaire dépassé par les évènements : pathétique sans être pour autant ridicule, Fares Fares crève l’écran dans ce dernier volet comme il le faisait dans les deux précédents. A ses cotés la ravissante Lyna Khoudri dans un rôle malheureusement mal écrit et trop stéréotypé et la non moins charmante Zineb Triki dans un rôle bien plus étoffé mais qui aurait pu, là encore, être plus écrit. Et puis il y a une foule de comédiens au second plan, incarnant soit des militaires inquiétants, soit des espions du pouvoir terrifiant, à l’image du mystérieux Dr Mansour (le comédien Amr Waked est lui aussi épatant). Le scenario commence presque comme une farce, avec ce film commandé par le pouvoir et tourné sous l’emprise de la peur. Le film s’annonce comme un pure navet, les comédiens sont terrifiés, le réalisateur fait ce qu’il peu avec un scenario hagiographique et Georges se montre parfois bien peu coopératif pour ce projet qui le révulse. Il est copte, et non musulman, et c’est son immense popularité qui lui vaut d’être choisi non autre chose. Toute cette première partie dite du « tournage » est agréable, parfois drôle, souvent acide. spoiler: Le souci c’est qu’ensuite le film prend un virage plus confus, en se piquant de politique, de complot et d’espionnage,
et là il est facile de décrocher surtout que le film parait fort long (alors qu’il ne dure que 2h10). Cependant, malgré tout, le scenario montre sans fard la corruption au sommet de l’Etat, la servilité, les méthodes de gangsters aussi qui gangrène le pouvoir égyptien spoiler: (arrestations arbitraires torture, exécutions sommaires, et même des vols de la mort de sinistre mémoire sud américaines)
. Le scénario effleure d’autres sujets sensibles : spoiler: la montée du rigorisme religieux, la place laissée aux coptes dans la société, la façon dont sont traités les homosexuels.
Mais tout cela n’est qu’effleuré par un scenario qui préfère se concentrer sur les intrigues politico-militaires du pouvoir. Plus les minutes passent, plus le film perd en intérêt et en lisibilité. A vouloir trop bien faire, à vouloir trop dénoncer, Tarik Saleh propose avec « Les Aigles de la République » le moins réussi et le moins percutant de la trilogie qui l’a fait connaitre.
tupper
tupper

193 abonnés 1 587 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 novembre 2025
Un film surprenant de part sa construction ou la comédie laisse peu à peu place au thriller politique de plus en plus sombre et violent. Subtilement et intelligemment dénonciateur. Instructif tout en restant fictif.
capirex
capirex

189 abonnés 819 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 novembre 2025
Dernier volet de la trilogie du Caire après Le Caire confidentiel et La Conspiration du Caire c'est là un intéressant film de Tarik Saleh qui mêle humour noir et tension dramatique tout en rendant hommage à l’âge d’or du Cinéma Egyptien ! C'est un film brillant sur la manipulation Politique avec ce double-fond du film dans le film !
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 786 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mars 2026
Tarik Saleh clos avec ce film, présenté comme les précédents à Cannes, sa trilogie sur le Caire débutée avec « Le Caire Confidential » et poursuivie avec « La conspiration du Caire ». Si dans le précédent, il dénonçait la mainmise de l’autorité religieuse et des fondamentalistes sur la société et les individus ; ici, il s’en prend directement au pouvoir et sa tête de pont, le Général Al-Sissi. Il montre combien un régime autoritaire en place peut être prêt à toutes les pressions et perversions pour garder son pouvoir. Là, le comédien phare du cinéma égyptien va en faire les frais. Tombé en disgrâce auprès des autorités, il se voie contraint, au risque de tout perdre et de mettre les siens en péril, de jouer le rôle du président dans un film à sa gloire. Autant dire qu’il n’a pas le choix même s’il ne veut pas mettre la main dans cet engrenage funeste. Il ne soutient pas ce président ; mais en silence, il n’affiche pas son opposition. Lors du tournage, jouant volontairement avec le frein à main, les chiens de garde de la république vont le sommer d’y mettre du cœur. De la petite satire gentille, parfois drôle, flirtant avec la comédie italienne ; le film avançant, il prend une tournure de véritable thriller politique. Les menaces pesant sur l’acteur et son entourage finissent par être insupportable jusqu’à un final que n’aurait pas renier le grand Costa Gavras. Voilà un vrai film politique dynamique dans la veine des grands studios US des 70’s ; tant la mise en scène et le scénario sont d’une efficacité redoutable. A l’image d’un Fares Fares à la composition épatante dans ce rôle sans cesse au bord du précipice ; la tension monte crescendo.
Un grand film qui clôt une magnifique trilogie.
soulman
soulman

140 abonnés 1 422 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 décembre 2025
Tarik Saleh poursuit son exploration de l’Égypte autoritaire avec cette fiction où un noyau de personnes influentes essaient de déstabiliser le régime. Bien qu'un peu noyé par des rebondissements parfois secondaires, qui le rallongent au détriment du rythme, le film reste intéressant d'un bout à l'autre, en grande partie grâce à l'interprétation magistrale de Fares Fares, acteur favori du cinéaste. Malgré des qualités de mise en scène toujours évidentes, on aurait apprécié davantage de fluidité dans le récit, lequel reste - volontairement ou non - assez nébuleux.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 417 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 novembre 2025
 LES AIGLES DE LA RÉPUBLIQUE - Tarik Saleh | � 6/10

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Avec ce nouvel opus, Tarik Saleh referme sa trilogie du Caire commencée avec Le Caire Confidentiel puis La Conspiration du Caire. C'est donc de nouveau dans un thriller politique que nous embarque le réalisateur, avec toujours le même désir de disséquer les mécanismes d’un pouvoir dictatorial corrompu et obsédé par le contrôle des récits et qui fabrique sa propre légende en temps réel.

Avec cette idée de film dans le film, le réalisateur brouille en effet les frontières entre fiction, propagande, mensonge et récit national. Petit à petit, le ton satirique se mue en quelque chose de plus menaçant, le personnage incarné par Fares Fares se retrouvant pris au piège de cet engrenage, tiraillé entre ambition personnelle et soumission au Régime.

Malheureusement, ce n'est que sur son dernier quart que le film devient réellement passionnant. Les trois premiers enchaînent les scènes qui peinent à s'articuler convenablement entre elles et dont on a du mal à percevoir l'utilité dans le récit.

Les longueurs sont nombreuses et le film renvoie même l'impression d'une oeuvre inaboutie, au montage hasardeux et à l'étalonnage bâclé. À travers les personnages incarnés par Lyna Khoudri et Zineb Triki, il reproduit malgré lui un imaginaire profondément masculin, avec des personnages féminins plus objets de désir ou de manipulation que véritables moteurs narratifs, flirtant ainsi avec une caractérisation qui réduit une nouvelle fois la femme à son pouvoir de fascination.

Malgré ces réserves, Les Aigles de la République demeure un objet de cinéma puissant, à la mise en scène virtuose, mais nettement moins accompli que les deux long-métrages qui l'ont précédé.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Rnbman
Rnbman

107 abonnés 17 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 novembre 2025
Un film impressionnant, ambitieux, très puissant et courageux. Les acteurs sont tous excellents et charismatiques. A voir impérativement !
VILLE.G
VILLE.G

78 abonnés 810 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 novembre 2025
D'après le film, il est dangereux de s'approcher des sommets et d'en dépendre, surtout dans les pays autoritaires. Rien de vraiment neuf sous le soleil. Peut-être un peu confus (beaucoup de personnages et de situations "dispersées") pour que l'on puisse s'attacher à l'un ou l'autre des sujets abordés. ça reste assez agréable à regarder sans être bouleversant.
bendelette
bendelette

34 abonnés 282 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 décembre 2025
Non seulement l'atmosphère du milieu politique egyptien semble terrifiant,mais ce film aborde aussi l'acteur habitué au factice confronté à la réalité.Décidément,Tarik Saleh a encore frappé fort,et son acteur fétiche trouve là peut-être son meilleur rôle.
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