Les Aigles de la République
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171 critiques spectateurs

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Pierre E
Pierre E

33 abonnés 240 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 novembre 2025
Cette chronique d'un acteur adulé du cinéma égyptien, ébloui par le pouvoir dérive peu à peu en un thriller au suspens rondement mené, même s'il faut être un peu patient avant que le rythme s'accélère ! Heureusement, Fares Fares est subjuguant dans le rôle de cet homme vraiment peu fréquentable à plus dun titre, jusqu'à nous le rendre presque sympathique. J'ai bien dit presque !!!
A voir.
frederic T.
frederic T.

29 abonnés 255 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 novembre 2025
Après "Le Caire confidentiel" et "La Conspiration du Caire", Tarik Saleh conclut sa "trilogie" avec ce thriller captivant. Jouant de la mise en abyme avec « le film dans le film » il installe malicieusement un réquisitoire contre le pouvoir dictatorial actuellement en place en Égypte.
La reconstitution souvent burlesque du début s’estompe, le thriller politique prend alors place et assombrit le propos jusqu’à l’explosion de violence de la dernière séquence. Les aigles de la république réunit des personnages troubles, des femmes fortes qui luttent contre la violence des hommes en civil ou en uniforme bardé de médailles, et met en scène avec maestria les oripeaux d’une dictature qui voudrait cacher son vrai visage derrière une reconstitution factice de cinéma populaire. Dommage que le récit soit parfois confus, que Suzanne, magnifique Zineb Triki en femme fatale ressemble trop à la Nadia du bureau des légendes, que le vaudeville prenne finalement tant de place, cependant reste la performance de Farès Farès, qui incarne avec justesse cet ambitieux pris au piège d’une machination politique qui le dépasse.
caramel2017
caramel2017

20 abonnés 148 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 novembre 2025
Sans occun doute c’est le leilleur film de la teilogie Egyptienne du realisateur, Fres Fres est excellent dans le rôle titre de meme que tous les autres acteurs inconnus pour nous (sauf Lyna khoudri. C’est un film qui montre formidablement les mecanismes de la manipulation politique de dictatures (à peines deguisée) et le montage d’un coup d’etat. La structure du recit tisse une toile d’araignée qui se resserre de plus en plus jusqu’à une fin glassante. On passe du glamour cinématographique de l’acteur star en Egypte qui ne sait plus trop où se trouve la réalité et la fiction tellement la frontiere est fine et la personne adulée comme il se doit… puis on glisse peu à peu vers la realité froide et cruelle. Bravo à notre chef operateur Francais Pierre Aïm qui a eclairé ce film, l’image est belle, le film aussi.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 novembre 2025
Ai vu «Les aigles de la République » du réalisateur égypto-suédois Tarik Saleh qui était sélectionné en Compétition Officielle lors du Festival de Cannes 2025. Ce film est le dernier d’une trilogie qui comprend les excellents « Le Caire confidentiel » et « La conspiration du Caire », mais chaque film est totalement indépendant des deux autres, si ce n’est qu’on y retrouve les thèmes de la corruption, du pouvoir, des gardes rapprochées des dirigeants de l’Etat, les luttes entre les élites politiques, religieuses et intellectuelles en Egypte. Le contexte est tout aussi important que le film, Tarik Saleh est interdit de séjour dans le pays de son père, suite à sa filmographie dénonciatrice et tourne donc ses films en Turquie. George Fahmy (génial Fares Fares) est le plus grand acteur égyptien. Il est du jour au lendemain contraint par les autorités gouvernementales de tourner un film à la gloire du Maréchal et Président Abdel Fattah al-Sissi dont il doit interpréter le rôle. George qui ne fait pas mystère de ses distances avec le pouvoir, se retrouve encerclé de plus en plus par les « aigles de la Républiques » et sent une pression de plus en plus lourde sur ses épaules. Le film jongle entre deux genres, la comédie et le thriller. Les deux parties indépendamment sont très bien mais ont bien du mal à faire un tout. Le film est assez long à commencer et certaines scènes sont foncièrement inutiles, principalement toute l’histoire d’amour avec une jeune actrice Donya (jouée sans trop de conviction par Lyna Khoudri). Si la comédie comporte des scènes cocasses, des dialogues savoureux et subversifs à l’encontre d’al-Sissi, c’est la seconde moitié, thriller politique, qui est la plus aboutie et la plus intéressante au niveau réalisation. La démonstration est implacable et si elle laisse le spectateur seul face à la réflexion sur ces hommes ivres de pouvoir à tous prix, on en ressort très heureux aussi qu’un tel cinéma qui ose dénoncer les dictatures actuelles, existe et soit présenté dans les vitrines des plus grands festivals internationaux. Même si ce troisième volet est moins magistral que les deux précédents, il est important de soutenir ce film d’un bon niveau et surtout si indispensable.
Hors Jeu
Hors Jeu

32 abonnés 62 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 novembre 2025
Film vu en avant-première à l'Institut du monde arabe.
Long métrage dans la lignée des productions de Tarek Salah "la conspiration du Caire" et "Le Caire Confidentiel".
La critique du régime politique en place en Égypte est subtilement analysée et expédiées sous le prisme d'un cinéma égyptien au service du politique et d'une star dépassée par ses penchants de séducteur invétéré.
Le casting est de qualité mais c'est surtout la montée en puissance au cours du film qui est prenant.
Simoun
Simoun

18 abonnés 135 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 novembre 2025
​Au départ, on est plongé dans le monde du cinéma avec légèreté et une touche d'humour. Puis, progressivement, l'histoire gagne en profondeur et dévoile de plus en plus les implacables coulisses d'un régime autoritaire prêt à tout. Quelques longueurs toutefois...
Bart Sampson

414 abonnés 850 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 novembre 2025
Vu lors du Festival de Cannes et peut être le film de Tarik Saleh le moins mordant et politique comparé au "Caire Confidentiel" et " la conspiration du Caire". Plaisir de retrouver son acteur fétiche Fares Fares et les nouveaux venus comme Lina Khoudri très convaincante. Pas un mauvais film mais on y entre moins que les deux précédents. Peut être le côté "cinéma sentimental" de la carrière de l'acteur déteint sur la cohérence de l'histoire.
Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 décembre 2025
un film politique certes, ou la politique est perçue avec le petit bout de la lorgnette, c'est à dire les états d'âme des principaux protagonistes mais où la résistance de la jeunesse et de la population est absente.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 novembre 2025
Pacte faustien

Même si Le Caire Confidentiel valait déjà le déplacement en 2017, c’est bien La conspiration du Caire, qui a fait de Tarik Saleh un cinéaste incontournable. Ce n’est pas le dernier volet de sa trilogie égyptienne qui me fera changer d’avis. Tarik Saleh est un grand. George Fahmy, l’acteur le plus adulé d’Egypte, accepte sous la contrainte de jouer dans un film commandé par les plus hautes autorités du Pays. Il se retrouve plongé dans le cercle étroit du pouvoir. Comme un papillon de nuit attiré par la lumière, il entame une liaison avec la mystérieuse épouse du général qui supervise le film. Ces 129 minutes montrent les coulisses du pouvoir d'un régime égyptien aux allures de dictature, que le prisme fictif du plus grand acteur du pays, véritable pharaon de l'écran, permet de cerner avec une efficacité implacable. Ce n’est pas pour rien que cinéaste avait obtenu le Prix du Scénario à Cannes en 2022. Il confirme au-delà de toutes les espérances avec ce thriller politique de très haute-volée.
Ce film est conçu come une lettre d'amour au cinéma égyptien des années 50 à 70, son âge d’or. A cette époque, le pays était le 3ème producteur mondial de films. C’est le paradoxe central, entre une façade publique éclatante et des vérités intérieures troubles, qui anime l'histoire, C'est cette dualité qui alimente la tension dramatique tout au long du film. Les films de Tarik Saleh s’articulent généralement autour d’un lieu symbolique. Le poste de police pour Le Caire Confidentiel et la cour de l’université pour La Conspiration du Caire. La clé de voûte de ce dernier n’est autre que la parade militaire. Il explique : Je l’ai conçue telle qu’elle se déroulait encore en 2015. J’ai tendance à croire que l’Égypte est restée bloquée le jour où l’on m’a jeté dehors. Car, oui, Saleh est persona non grata dans son propre pays et a dû tourner en Turquie. Il faut dire que ce thriller montre les coulisses du pouvoir d'un régime égyptien aux allures de dictature, que le prisme fictif du plus grand acteur du pays, véritable pharaon de l'écran, permet de cerner avec une efficacité implacable. Et on rit bien volontiers car le récit est très malin et cinglant, même si la situation est des plus désespérantes. Même si le film se révèle plus accessible en surface que les opus précédents de l’auteur, il reste toujours traversé par la même rigueur politique et formelle. Une sorte de bal des menteurs assez réjouissant mais glaçant sur le fond quand il pose la question : comment faire du cinéma sous un régime autocratique ? A voir absolument.
La complicité entre Fares Fares et le réalisateur est de plus en plus évidente. En interprétant un personnage complexe, il explore une fois de plus les dilemmes moraux dans des contextes socio-politiques intenses. Un grand acteur qui aurait certainement plus mérité le prix d’interprétation à Cannes que son collègue brésilien, Wagner Moura, dans un film dont je vous parlerai le mois prochain. Bien sûr, ce n’est pas vraiment un film pour les femmes. Aussi, les pauvres Zineb Triki et Lyna Khoudri en sont-elles réduites à la portion congrue. A noter aussi les noms de Amr Waked, Sherwan Haji ou Suhaib Nashwan. Du très bon cinéma politique comme on l’aime. A ne pas manquer.
LoicDRF
LoicDRF

49 abonnés 112 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 novembre 2025
Il y a du Costa Gavras là dedans! Très beau film, très intelligent, et qui a l'intérêt de porter notre regard sur un pays, un sujet, une histoire, que nous ne connaissons pas bien, ici, en France. Les dictateurs africains, c'est toujours un peu le folklore, dans notre esprit. Ça se passe "là-bas", alors ce n'est pas très grave. Pourtant les dictateurs africains sont les mêmes que les européens ou les américains. Sissi a même un point commun avec Franco, dont on évoque ces jours-ci la fin : le sourire! Ce sourire de dentiste, d'expert comptable, ou de représentant de commerce, qui va vous la mettre bien profond. Ce sourire qui cache si bien la cruauté, l'intransigeance, la détermination totalitaire. Observez bien ce sourire Tik Tok: c'est la rangée de dents qui cache les grandes tartes dans la g… que le peuple reçoit. L'avènement de Al Sissi c'était il y a 12 ans et il n'y avait pas Tik Tok; il y avait le cinéma, mais c'était déjà la même chose.
Jeanlucchichery
Jeanlucchichery

30 abonnés 119 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 novembre 2025
Pouvoir quasi absolu , très autoritaire, un acteur célèbre ( Farès Farès ) est gentiment prié de jouer un rôle inconfortable dans un film à la gloire du président égyptien . Entre intrigues et réalités , d’ailleurs souvent entremêlées , on assiste à des rebondissements certes moins importants que dans la conspiration du caire mais quand même c’est une belle reussite 
Rémy LE BIHAN
Rémy LE BIHAN

23 abonnés 96 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 novembre 2025
Avant première Toulon Liberté 
Toute les manipulations d’un régime dictatorial, tout est sous contrôle, même les plus proches ….
Comment l’acteur le pkus repute
Pierre842
Pierre842

41 abonnés 481 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 novembre 2025
Le film est divisé en deux. Le premier est plus léger au niveau de L’Ambiance. La seconde partie est beaucoup plus sérieux pour notre personnage. Où il va faire attention à ce qu'il va faire.

Depuis toujours le cinéma est utilisé par les dirigeants pour mener à bien leur emprise.

Le film est intéressant mais à certains moments il y avait des l'ennui.
NardoBordo
NardoBordo

16 abonnés 198 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 novembre 2025
Troisième opus de Tarik Saleh, et après "La conspiration du Caire". Les coulisses corrompus du dictateur glorieux. La situation dangereuse à fréquenter, même obligé, peut amener de sérieux ennuis. L'adultère avec la femme du ministre couteux. Mimer au plus juste, dans un film, le Tyran sous étroite surveillance, pas facile. Le rythme est soutenu, intense imbriquant plusieurs histoires. Bienvenue en Egypte et sa sphère du pouvoir !
Amenemhat
Amenemhat

4 abonnés 59 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 novembre 2025
Le film débute comme une aimable comédie où le fou du roi incarné par un formidable Farès Farès semble en capacité de briller auprès du pouvoir qui veut utiliser sa célébrité à des fins de propagande. Une célébrité dont il semble pouvoir jouer et utiliser pour s'abriter. Mais petit à petit, la situation s'aggrave et le film s'enfonce dans une tragédie où l'artiste adulé réalise qu'il ne pèse pas grand chose face à une raison d'État, incarnée par un très inquiétant responsable des Services secrets omnipotent et omniscient. Une critique cinglante du régime en place et de l'archaïsme de la société égyptienne d'aujourd'hui!
En quelques séquences bien choisies et calibrées, l'ambiance cairote est remarquablement rendue étant donné qu'il est bien évident que le film n'a pas été tourné en Egypte. Les acteurs et les actrices sont tous très justes dans leur jeu.
On en sort en se disant que quelque part, on n'est pas mécontent de vivre en France !
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