Derniers Avis : Les Aigles de la République - Page 11
Les Aigles de la République
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takeshi29
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3,0
Publiée le 27 septembre 2025
J'avais beaucoup aimé "Le Caire confidentiel", pas du tout "La Conspiration du Caire", j'attendais donc ces "Aigles de la République" pour savoir où j'en étais avec Tarik Saleh. Résultat : je ne suis pas forcément plus avancé car si je reconnais beaucoup de qualités à ce film - Ce personnage central joué par le décidément formidable Fares Fares est haut en couleur et ses (més)aventures se suivent avec une certaine gourmandise - il y a un véritable problème de durée, ou plus exactement de scènes redondantes et d'un véritable ventre mou au sein du récit, qui rendent cette dite durée illégitime et nuisent à l'efficacité du scénario. Malgré ces réserves ceux qui se rendront dans les salles le 12 novembre pour découvrir le nez le plus incroyable du cinéma actuel ne feront assurément pas un mauvais choix.
Vu à Cannes. Le réalisateur compose, avec la violence et la corruption du régime d'Al-Sissi, un scénario qui donne à voir l'histoire contemporaine de l'Egypte comme en réalité augmentée. Toutes les compromissions, les disparitions, la purge finale des auteurs désignés d'un attentat (qui ressemble à celui dont El-Sadate fut victime) n'ont évidemment pas eu lieu comme dans dans le film, mais celui-ci reflète si bien l'esprit du temps que la fiction en devient quasi documentaire. Le héros du film, est un acteur contraint de jouer le rôle d'Al-Sissi dans un film de propagande (petite mise en abyme qui donne une force ironique encore plus remarquable au propos). Mais l'acteur, tout comme ses amantes, ne sont que les pantins magnifiques et impuissants de ce grand film politique (qui est sans doute à l'Egypte d'aujourd'hui ce que les films de Francesco Rosi furent à l'Italie d'hier).
Vu au festival de cinéma de la baule . Film remarquable par son rythme ,sa qualité cinématographique. Le jeu de l'acteur principal est impressionnant son nom Farès Farès. Les rouages d'un pouvoir dictatorial..
Un récit prenant autour4 de ce regime autoritaire égyptien montrant comment il est impossible de s exprimer contre l autorité au risque des pires ennuis personnels!
C'est sympa mais je trouve le début long pour une fin pas à la hauteur de l'attente, mais le film reste très correct... j'avais peut être juste une attente trop élevée chepa film vrmt mid mais il est bien quand même vrmt mitigé
J’ai eu l’opportunité de voir Les Aigles de la République en avant-première au MK2 Bibliothèque. Le film suit George Fahmy, un célèbre acteur copte (interprété magistralement par Fares Fares), sommé de jouer dans un film à la gloire d’un dictateur paranoïaque qui souffre de mégalomanie.. Ce point de départ, simple en apparence, devient une plongée glaçante dans les mécanismes de contrôle, d’humiliation et d’effacement d'une dictature sécuritaire.
La narration est tendue, sans détours, presque suffocante. L’image, sèche et rigide, épouse parfaitement l’univers d’un régime obsédé par sa propre mise en scène. Ce qui frappe, c’est le courage du film : il dit tout, frontalement, sur un système que beaucoup préfèrent éviter, surtout quand il s’agit d’un pays considéré comme important et "ami".
Une première partie qui s'apparente à une satire soft avec ses saillies humoristiques et surtout une dénonciation d'un pouvoir liberticide qui phagocyte sournoisement. Par contre, la seconde bascule dans une sorte de terreur, peu crédible, multipliant les situations par à-coup sans lien solide.
Vu en avant-première lors des reprises cannoises, le film oscille entre comédie et thriller, dans la lignée des opus précédents du réalisateur, il boucle une trilogie complète sur l’état de l’Egypte contemporaine et des maux qui la rongent.
Un film ambitieux qui met du temps à se mettre en place. Le spectateur se fait astucieusement embarqué avec son comédien personnage principal dans des enjeux qui le dépassent
Fares Fares incarne George Fahmy, acteur égyptien adulé en vieux beau, qui pactise avec un régime qu’il méprise pour ne pas disparaître des radars. Installé dans une routine dorée, il accepte de jouer dans un film de propagande et se laisse gagner par la complaisance… jusqu’à ce que la machine militaro-politique le broie, faisant basculer le récit en un thriller d’exfiltration tendu et efficace.
Fares Fares est impeccable en anti-héros drôle et attachant. Dommage en revanche pour les quatre actrices : ex-femme, amante, copine, ancienne collègue, réduites à de simples fonctions gravitant autour de lui.
Un film efficace, mais qui s’étire un peu trop en longueur.
"Les Aigles de la République" marque la conclusion de la trilogie de Tarik Saleh, après "Le Caire confidentiel" et "La Conspiration du Caire". Un acteur égyptien adulé est ici contraint d'incarner le président Al-Sissi dans un biopic commandé par le régime. Plongé dans les arcanes du pouvoir, il entame une liaison avec la mystérieuse épouse du général supervisant le film, déclenchant une série d'événements aux conséquences imprévisibles. Fares Fares incarne George avec une intensité maîtrisée. Cependant, le film souffre de longueurs, notamment dans sa partie centrale, où la romance entre George et l'épouse du général semble superflue et dilue la tension narrative. Cette digression ralentit le rythme et affaiblit l'impact du propos politique. "Les Aigles de la République" reste un thriller politique solide, offrant une critique acérée des mécanismes de pouvoir et de la manipulation.
J'avias fortement apprécié "Le Caire Confidentiel" et "La Conspiration du Caire" donc je me suis précipité pour voir cette séance spécial Festival de Cannes dans un cinéma toulousain bien connu. Et je n'ai pas regretté, si vous avez apprécié les deux films cités précédemment, vous apprécierez de nouveau le jeu de l'excellent Fares Fares !
Le suspense est bien présent de bout en bout dans ce thriller où l'art et la politique se rencontrent. Dommage qu'il manque un peu de rythme qui aurait aidé à nous captiver un peu plus.