Convaincu par les deux films précédents, j'allais en confiance voir LES AIGLES DE LA REPUBLIQUE de Tarik Saleh. Attente déçue, malgré quelques belles fulgurances et une claire intention dénonciatrice du pouvoir autoritaire en place en Egypte et de sa volonté de reprise en main (réelle) du cinéma égyptien. Malheureusement, l'ensemble manque globalement de rythme et de clarté dans l'intrigue thriller politique de la deuxième partie. L'intention ne suffit pas toujours. D'autant que la première partie, sur le mode plutôt d'une comédie, celle d'une star qui vit sur un nuage, ne prépare pas à la suite pour donner de la cohérence à l'ensemble de ce volet. Sauf à illustrer combien la chute peut-être brutale quand on fait de l'ombre au soleil tout-puissant. On sait que Saleh adore Le Caire, ville d'origine de son père, qu'il trouve néanmoins brutale et indifférente aux visiteurs, et tente de reproduire à l'écran son gigantisme tentaculaire. En tournant ailleurs puisqu'il lui est interdit de revenir en Egypte! A coté de Farès Farès, égal à lui-même, on a apprécié la composition glaçante de Amr Waked, en Dr Mansour, chien de garde impitoyable du pouvoir, et de revoir la belle et attirante Zineb Triki, rappelez-vous celle dont Malotru (Kassovitz) était amoureux dans la série Le bureau des légendes. Cinéma - novembre 25 PS sans rancune, la master class de T. Saleh durant le Festival Lumière 2025 était passionnante, on continuera de suivre son cinéma!
rythme assez lent sur les deux premiers tiers du film, j'étais à deux doigts de m'ennuyer, ce film nous rappelle quand même ce que peut être une dictature surtout pour ceux qui doutent de l'intérêt le la Démocratie: l'intrusion de l'Etat dans votre vie privée, la prise d'otage d'un membre de votre famille pour vous faire plier aux desirata du Pouvoir, les mises à mort cruelles et sans procès. D'autant plus intéressant quand il s'agit de la dictature préférée des Occidentaux. Sinon on appréciera le jeu sensuel de Zineb Triki et le contraste entre la liaison sulfureuse qu'a notre anti-héros et son personnage de femme de ministre avec celle bien triviale qu'il entretient avec une très jeune actrice.
Ai vu «Les aigles de la République » du réalisateur égypto-suédois Tarik Saleh qui était sélectionné en Compétition Officielle lors du Festival de Cannes 2025. Ce film est le dernier d’une trilogie qui comprend les excellents « Le Caire confidentiel » et « La conspiration du Caire », mais chaque film est totalement indépendant des deux autres, si ce n’est qu’on y retrouve les thèmes de la corruption, du pouvoir, des gardes rapprochées des dirigeants de l’Etat, les luttes entre les élites politiques, religieuses et intellectuelles en Egypte. Le contexte est tout aussi important que le film, Tarik Saleh est interdit de séjour dans le pays de son père, suite à sa filmographie dénonciatrice et tourne donc ses films en Turquie. George Fahmy (génial Fares Fares) est le plus grand acteur égyptien. Il est du jour au lendemain contraint par les autorités gouvernementales de tourner un film à la gloire du Maréchal et Président Abdel Fattah al-Sissi dont il doit interpréter le rôle. George qui ne fait pas mystère de ses distances avec le pouvoir, se retrouve encerclé de plus en plus par les « aigles de la Républiques » et sent une pression de plus en plus lourde sur ses épaules. Le film jongle entre deux genres, la comédie et le thriller. Les deux parties indépendamment sont très bien mais ont bien du mal à faire un tout. Le film est assez long à commencer et certaines scènes sont foncièrement inutiles, principalement toute l’histoire d’amour avec une jeune actrice Donya (jouée sans trop de conviction par Lyna Khoudri). Si la comédie comporte des scènes cocasses, des dialogues savoureux et subversifs à l’encontre d’al-Sissi, c’est la seconde moitié, thriller politique, qui est la plus aboutie et la plus intéressante au niveau réalisation. La démonstration est implacable et si elle laisse le spectateur seul face à la réflexion sur ces hommes ivres de pouvoir à tous prix, on en ressort très heureux aussi qu’un tel cinéma qui ose dénoncer les dictatures actuelles, existe et soit présenté dans les vitrines des plus grands festivals internationaux. Même si ce troisième volet est moins magistral que les deux précédents, il est important de soutenir ce film d’un bon niveau et surtout si indispensable.
Je voulais le voir, et c’est plutôt pas mal même si je n’étais pas totalement dedans — un petit coup de fatigue au milieu. Le film est intéressant dans ce qu’il raconte, avec quelques idées vraiment bonnes et une ambiance qui marche bien. Le casting est solide, surtout Fares Fares qui tient le film sans en faire trop. Ça se regarde bien, même si j’ai trouvé certains passages un peu longs. Au final, une bonne découverte, pas parfaite, mais suffisamment efficace pour passer un bon moment.
Un bon thriller politique réaliste et très réussi, pour comprendre ce qui peut faire basculer un gouvernement. Bien interprété, on se laisse embarquer dans cette histoire aussi noire que rocambolesque mais j'avais quand même préféré le précédent film de Tarik Saleh "La conspiration du Caire" (2022).
De la satyre comique au thriller politique le film parvient à nous surprendre par sa mise en scène. Quelques moments d'égarements sont à noter mais dans l'ensemble la structure est efficace.
Sans occun doute c’est le leilleur film de la teilogie Egyptienne du realisateur, Fres Fres est excellent dans le rôle titre de meme que tous les autres acteurs inconnus pour nous (sauf Lyna khoudri. C’est un film qui montre formidablement les mecanismes de la manipulation politique de dictatures (à peines deguisée) et le montage d’un coup d’etat. La structure du recit tisse une toile d’araignée qui se resserre de plus en plus jusqu’à une fin glassante. On passe du glamour cinématographique de l’acteur star en Egypte qui ne sait plus trop où se trouve la réalité et la fiction tellement la frontiere est fine et la personne adulée comme il se doit… puis on glisse peu à peu vers la realité froide et cruelle. Bravo à notre chef operateur Francais Pierre Aïm qui a eclairé ce film, l’image est belle, le film aussi.
Un film qui arrive à nous faire ressentir physiquement la peur que provoque une dictature militaire et l’emprise qu’elle a sur la société à travers des compromissions successives , qu’illustre à merveille FARES FARES . Rien de neuf mais une piqure de rappel fort salutaire ! Premièrs symptômes d’une société malade les artistes ?
Un projecteur braqué sur les coulisses du pouvoir, voilà ce que propose "Les Aigles de la République" de Tarik Saleh : en plaçant au centre de son récit Fares Fares dans le rôle d’une superstar égyptienne piégée dans une superproduction d’État, il explore avec malice et précision la relation trouble entre cinéma et politique. On reconnaît l’élégance du scénario et une mise en scène affirmée, un peu plus ostentatoire que d’habitude mais toujours efficace. Le film oscille entre la comédie à l’italienne et le pamphlet sévère, mais dès que la violence surgit, elle frappe dans sa froideur et son imprévisibilité. Courageux.
Scénario un peu complexe qui vous embarque malgré tout dans un suspense haletant. C’est l’itinéraire d’un acteur célèbre, héros manipulé qui se laisse entraîner malgré lui au cœur d’un coup d’état. Remarquablement interprété.
Un film surprenant de part sa construction ou la comédie laisse peu à peu place au thriller politique de plus en plus sombre et violent. Subtilement et intelligemment dénonciateur. Instructif tout en restant fictif.
A ne pas vouloir choisir entre comédie, dénonciation politique et thriller paranoïaque, on assiste à un film assez confus, avec des ruptures de ton et de rythme, intéressant mais pas totalement captivant. J'ai apprécié les acteurs et surtout les actrices, en particulier Zineb Triki, toujours aussi belle dans un rôle pas si éloigné de celui qu'elle jouait dans le Bureau des Légendes. Au final un film ni déplaisant ni enthousiasmant, que j'ai trouvé bien en dessous des deux précédents films de Tarik Saleh
J’y suis allé un peu à reculons, mais bien m’en a pris, J’ai beaucoup aimé l’ambiance, la photo et bien sûr le jeu des acteurs. Ça monte en puissance au fil de ces 2h10 que je n’ai pas vu passer.