Derniers Avis : Les Aigles de la République - Page 7
Les Aigles de la République
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brunocinoche
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4,0
Publiée le 17 novembre 2025
Troisième volet du triptyque du cinéaste égyptien qui évoque, après la police corrompue, après les intrigues religieuses, les complots politiques avec la même efficacité. commençant par une satire grinçante du monde du cinéma, le film change cap et devient de plus en plus oppressant au fil du récit remarquablement mene. l acteur principal est brillant, passant du charme a l'arrogance, de la lâcheté a la sensibilité avec une confondante justesse. un grand film de politique fiction comme on en voit de moins en moins souvent.
Pouvoir quasi absolu , très autoritaire, un acteur célèbre ( Farès Farès ) est gentiment prié de jouer un rôle inconfortable dans un film à la gloire du président égyptien . Entre intrigues et réalités , d’ailleurs souvent entremêlées , on assiste à des rebondissements certes moins importants que dans la conspiration du caire mais quand même c’est une belle reussite
C'est toujours un bonheur de retrouver le duo de choc constitué par le plus égyptien des réalisateurs suédois, Tarik Saleh et le charismatique Fares Fares (suédois, lui, d'origine libanaise), sa silhouette reconnaissable entre tous, son profil d'aigle et son pif... c'est un roc, c'est un pic, c'est un cap, que dis je, c'est une péninsule... associés pour dénoncer les horreurs du régime égyptien. Par rapport aux deux opus précédents, noirs de noirs, celui ci a un petit côté humoristique par forcément complètement assumé. Notre héros, George Fahmy, est un acteur célébrissime. Et couvert de femmes. Il adore son fils mais le laisse à la garde de sa mère, il a une jeune maitresse un peu gourdasse qui veut faire du cinéma (Lyna Khoudri) Et voila qu'il tombe amoureux et devient l'amant de la sublime, sulfureuse et mystérieuse épouse.... d'un général (Zineb Triki). Mauvaise idée! Car les autorités politiques ont décidé que Georges la vedette serait idéal pour représenter le président al-Sissi dans un biopic à grand spectacle narrant son héroïque accession au pouvoir (George mesure 1m 85 et le président rondouillard, 1m 65) Naturellement il refuse mais on lui fait vite comprendre que cela risque de sentir mauvais pour sa carrière et sa famille... Le spectateur est donc embarqué dans une histoire (assez atroce par certains côtés par ailleurs), avec turpitude des élites (débauche d'argent et parties ou l'alcool coule à flot), avec complots sanglants, une histoire très embrouillaminée de conspiration et avec des longueurs qui auraient pu être évitées; pour tout dire on n'y comprend pas grand chose -et dans laquelle notre héros se retrouve pieds et poings liés! c'est pourquoi ce troisième opus nous attache moins que les deux premiers. Parmi les rôles secondaires notons Amr Waked assez terrifiant comme oeil de la présidence. Lui aussi a beaucoup de charisme. Egyptien, il vit actuellement en Europe, pour éviter la prison qui l'attend dans son pays.... On doute que le film soit jamais diffusé au Caire... Mais, malgré la légère déception que l'on peut ressentir, c'est évidemment le film à voir cette semaine.
Toujours amusant de voir les piliers de la pensée unique comme Libe ou le Monde noter si sévèrement un des meilleurs films sur le fond et la forme contre le régime dictatorial égyptien mis en place en 2013 par un coup d'état contre le président Morsi élu démocratiquement mais accusé d'être trop proche des frères musulmans. Depuis, une véritable dictature s'est installée dans ce pays ami des États-Unis et d'Israël. Ce film assez fantastique conte la perversité de ces militaires avec un immense talent des acteurs et du réalisateur Tarik Salem.
Le réalisateur Tarik Saleh explore l’histoire récente de l’Egypte et ausculte sans ménagement le pouvoir politique de ce pays. « Les Aigles de la république », surnom donné à l’aréopage qui entoure le pouvoir militaire du Président Sissi, est au départ une sorte de comédie grinçante sur les relations entre le cinéma et le pouvoir. Et dans toute cette première partie, qui consiste à montrer presque par l’absurde le tournage d’un biopic de commande incarné et réalisé à contrecœur pour le compte du pouvoir, c’est un pari réussi. Le souci est que le film est d’abord trop long, avant de devenir à la fin assez confus et de donner au final une impression mitigée. Il y a quelque chose qui m’a un peu perturbé, c’est le montage un peu saccadé du film. Les scènes sont courtes et les transitions abruptes, on passe d’une action à l’autre, d’un timing à l’autre très sèchement et cela se reproduit souvent. On a l’impression d’un film un peu haché, c’est assez déroutant. Peu de musique (on a connu Alexandre Desplat plus utilisé), avec malgré tout quelques scènes fortes, « Les Aigles de la République » insère des images du vrai Président Sissi lorsque c’est nécessaire. Et c’est là qu’on se rend compte de l’absurdité du film commandé par le pouvoir car Georges Fahmy est le contraire physique de celui qu’il est censé incarner ! Avec du maquillage au début il pourrait peut-être faire illusion mais on lui demande de l’enlever, sans que cela soit réellement compréhensible pour lui comme pour nous. Après « Le Caire Confidentiel » et « La Conspiration du Caire », c’est toujours avec le comédien Fares Fares que ce termine cette trilogie égyptienne. Comédien formidable, il est tout à fait crédible en comédien populaire dépassé par les évènements : pathétique sans être pour autant ridicule, Fares Fares crève l’écran dans ce dernier volet comme il le faisait dans les deux précédents. A ses cotés la ravissante Lyna Khoudri dans un rôle malheureusement mal écrit et trop stéréotypé et la non moins charmante Zineb Triki dans un rôle bien plus étoffé mais qui aurait pu, là encore, être plus écrit. Et puis il y a une foule de comédiens au second plan, incarnant soit des militaires inquiétants, soit des espions du pouvoir terrifiant, à l’image du mystérieux Dr Mansour (le comédien Amr Waked est lui aussi épatant). Le scenario commence presque comme une farce, avec ce film commandé par le pouvoir et tourné sous l’emprise de la peur. Le film s’annonce comme un pure navet, les comédiens sont terrifiés, le réalisateur fait ce qu’il peu avec un scenario hagiographique et Georges se montre parfois bien peu coopératif pour ce projet qui le révulse. Il est copte, et non musulman, et c’est son immense popularité qui lui vaut d’être choisi non autre chose. Toute cette première partie dite du « tournage » est agréable, parfois drôle, souvent acide. spoiler: Le souci c’est qu’ensuite le film prend un virage plus confus, en se piquant de politique, de complot et d’espionnage, et là il est facile de décrocher surtout que le film parait fort long (alors qu’il ne dure que 2h10). Cependant, malgré tout, le scenario montre sans fard la corruption au sommet de l’Etat, la servilité, les méthodes de gangsters aussi qui gangrène le pouvoir égyptienspoiler: (arrestations arbitraires torture, exécutions sommaires, et même des vols de la mort de sinistre mémoire sud américaines) . Le scénario effleure d’autres sujets sensibles :spoiler: la montée du rigorisme religieux, la place laissée aux coptes dans la société, la façon dont sont traités les homosexuels. Mais tout cela n’est qu’effleuré par un scenario qui préfère se concentrer sur les intrigues politico-militaires du pouvoir. Plus les minutes passent, plus le film perd en intérêt et en lisibilité. A vouloir trop bien faire, à vouloir trop dénoncer, Tarik Saleh propose avec « Les Aigles de la République » le moins réussi et le moins percutant de la trilogie qui l’a fait connaitre.
Le film est divisé en deux. Le premier est plus léger au niveau de L’Ambiance. La seconde partie est beaucoup plus sérieux pour notre personnage. Où il va faire attention à ce qu'il va faire.
Depuis toujours le cinéma est utilisé par les dirigeants pour mener à bien leur emprise.
Le film est intéressant mais à certains moments il y avait des l'ennui.
Dans un Caire contemporain, une grande vedette de cinéma égyptienne doit incarner le rôle du président en place dans un film retraçant son accès au pouvoir, ce qui le propulse malgré lui au coeur d’un régime opaque... et vers une liaison périlleuse avec la femme du général qui surveille le tournage ! Pas mal de longueurs, notamment dans la première heure du film (qui dure 2h09). La 2ème heure est plus dynamique, mais reste confuse et maladroite sur les enjeux précis de cet imbroglio politico-amoureux. "Les Aigles de la République" oscille entre drame intime et intrigue de pouvoir sans jamais vraiment trancher, c'est à la fois sa force et sa faiblesse. L’atmosphère est pourtant soignée, mais le récit manque d’impact et s’étire au lieu de serrer son propos, générant quelques moments d'ennui. On suit l’ensemble sans déplaisir, mais difficile d’être véritablement embarqué, malgré une réalisation soignée et très engagée. Original, courageux, mais globalement poussif. Site CINEMADOURG . free . fr
Au départ, on est plongé dans le monde du cinéma avec légèreté et une touche d'humour. Puis, progressivement, l'histoire gagne en profondeur et dévoile de plus en plus les implacables coulisses d'un régime autoritaire prêt à tout. Quelques longueurs toutefois...
Je m attendais à mieux ayant adoré les précédents films du réalisateur comme la conspiration du Caire par exemple. L intrigué de ce film est selon moi mal présentée, on a du mal à suivre ce qui se passe, il y a des longueurs inutiles, certes les acteurs sont bons, la mise en scène est correcte mais tout cela ne suffit pas à en faire un film brillant. Ça se regarde 1 fois et c est .
vu par erreur en VF, du coup une perception biaisée (qualité de la VO on dirait que c'est le club théâtre qui l à faite) j'adore ce réalisateur, je suis plus réservé mais il faut l'encourager.
Moins original que la conspiration du Caire est moins bon thriller que Le CaireConfidential, le dernier opus de Tarek Saleh est courageux mais peu captivant voire ennuyeux. Le Montage est parfois haché et la réalisation vacillante. Le son est souvent moyen. On se croirait dans un film politique des années 70. Les acteurs sont bons mais le scénario est trop alambiqué. Une déception.
Le film débute comme une aimable comédie où le fou du roi incarné par un formidable Farès Farès semble en capacité de briller auprès du pouvoir qui veut utiliser sa célébrité à des fins de propagande. Une célébrité dont il semble pouvoir jouer et utiliser pour s'abriter. Mais petit à petit, la situation s'aggrave et le film s'enfonce dans une tragédie où l'artiste adulé réalise qu'il ne pèse pas grand chose face à une raison d'État, incarnée par un très inquiétant responsable des Services secrets omnipotent et omniscient. Une critique cinglante du régime en place et de l'archaïsme de la société égyptienne d'aujourd'hui! En quelques séquences bien choisies et calibrées, l'ambiance cairote est remarquablement rendue étant donné qu'il est bien évident que le film n'a pas été tourné en Egypte. Les acteurs et les actrices sont tous très justes dans leur jeu. On en sort en se disant que quelque part, on n'est pas mécontent de vivre en France !
Très bon. Film qui réussi avec panache et brio à rendre l’atmosphère kafkaïenne de la vie sous une dictature. Personne n’est à l’abri ! Encore moins aujourd’hui où que l’on vive! Un film vivant et magistral.