Derniers Avis : Les Aigles de la République - Page 8
Les Aigles de la République
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Pierre E
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3,5
Publiée le 15 novembre 2025
Cette chronique d'un acteur adulé du cinéma égyptien, ébloui par le pouvoir dérive peu à peu en un thriller au suspens rondement mené, même s'il faut être un peu patient avant que le rythme s'accélère ! Heureusement, Fares Fares est subjuguant dans le rôle de cet homme vraiment peu fréquentable à plus dun titre, jusqu'à nous le rendre presque sympathique. J'ai bien dit presque !!! A voir.
On réclame du cinéma , qui quitte le réel, qui sublime la laideur humaine… et non pas ce genre de pelé mêle fourre tout débordante de masculinisme , de complots, de tueries, de manipulations… passez votre chemin , prenez un bon livre, relisez de la poésie
Sur le registre du drame et du thriller, genre propice aux rebondissements inattendus, une trame de fond sur le régime politique égyptien actuel (quoique les précédents n’étaient guère davantage dans nos standards occidentaux). Sans doute faut-il avoir une connaissance contemporaine suffisante de ce pays pour démêler ce qui relève de la pure fiction et ce qui repose peu ou prou sur les frasques du régime, ses tensions, son culte du complot, ses intrigues, son instabilité récurrente et menaçante compensée ou contrôlée par un fonctionnement institutionnel autoritaire, somme toute aux mains de l’armée. Une dictature, quoi… Scénario compliqué et long (plus de deux heures). C’est ce que le Festival de Cannes aime.
J'en attendais mieux que ce que la bande annonçait. L'acteur principal, supposé star (pharaon !) en son pays, est bien pâle. L'histoire semble partir dans un sens pour nous prendre un contre-pied (et gagne, c'est vrai, en crédibilité et intensité). Mais ça paraît décousu et échoue à intéresser. Par ailleurs le jeu des acteurs semble amateur (mise à part celui de Zined Triki, toujours maîtrisé), gênant. Ça promettait beaucoup, ça tient très peu. Dommage
«Le Pharaon» Bien moins haletant que « La conspiration du Caire », nous suivons l’histoire de l’acteur fétiche égyptien devant jouer l’accession au pouvoir du Président Sissi , qu’il ne porte pas dans son cœur, et qui subit les contrôles de la censure tout en séduisant la femme du ministre de la Défense…Tout ça dans l’imbroglio politico-militaire que vit le pays… L’acteur principal extra et la critique du régime (totalitaire) font l’intérêt du film, avec aussi un sursaut inattendu en fin d’un film plutôt lisse.
Une comédie qui passe progressivement à une intrigue policière puis à une satyre politique qui fait froid dans le dos. Les femmes sont lucides Les hommes sont comme toujours ambitieux et tourmentés Film magistral Il faudrait davantage d'œuvres de ce niveau
George Fahmy (Fares Fares) est une star adulée du cinéma égyptien. Sa renommée, pense-t-il, le rend intouchable et lui donne bien des passe-droits comme celui de vivre avec Donya, sa jeune maîtresse (Lyna Khoudri). Mais ses certitudes vacillent lorsqu’il est remplacé dans le film qu’il tourne avec une autre actrice, Rula Addad, elle aussi mise à pied, et qu’il reçoit des menaces voilées au sujet de son fils. Il comprend vite qu’il ne peut refuser la proposition empoisonnée qui lui est faite : interpréter le chef de l’Etat dans un film consacré à sa gloire. Son tournage se fait sous la supervision sourcilleuse des services secrets. Il le rapproche du ministre de la défense et de sa séduisante épouse (Zineb Triki).
Sélectionné en compétition officielle en mai dernier à Cannes, d’où il est reparti bredouille, "Les Aigles de la République" constitue le troisième volet de la « trilogie du Caire », après "Le Caire confidentiel" (2017) et "La Conspiration du Caire" (2022). Les trois volets de cette trilogie sont indépendants les uns des autres. Mais on y trouve les mêmes condiments : l’acteur Fares Fares, une ambiance lourde de complots ourdis, un scénario compliqué à souhait…
La bande-annonce des Aigles de la République m’avait mis l’eau à la bouche parce qu’elle me faisait miroiter tout ce qui m’attire au cinéma : une histoire captivante sur fond d’imbroglio politique, des personnages hauts en couleurs, une débauche de moyens, une musique puissante et élégante (encore une fois signée Alexandre Desplat).
Force m’est de dire hélas que j’ai été un peu déçu. Le film n’est pas à la hauteur des espérances qu’il avait fait naître en moi. Sans doute Tarik Saleh a-t-il mis les moyens dans cette super-production franco-séudo-dano-finlandais dont le budget approche les dix millions d’euros, tournée avec tambours et trompettes en Turquie. Sans doute ses acteurs, à commencer par l’immense Fares Fares, Lina Khoudry qui n’a pas un rôle facile de jeune première arriviste et la vénéneuse Zineb Triki dont je suis définitivement tombé sous le charme depuis "Le Bureau des légendes", sont-ils séduisants. Sans doute aussi le scénario offre-t-il son lot de rebondissements grâce auxquels les deux heures du film passent sans regarder sa montre.
Pour autant, on peut reprocher aux "Aigles de la République" un scénario trop alambiqué, pas toujours très lisible, qui finit par égarer le spectateur, d’autant qu’il se résume finalement à pas grand chose : notre héros, aussi attachant soit-il, qui rappelle les héros des films noirs américains des années cinquante, est obligé de renoncer aux rares principes auxquels il semblait croire et le pouvoir égyptien – le film est interdit de projection en Égypte – se révèle un théâtre d’ombres maléfiques.
ce film m’a enchantée : il mêle à la fois suspens, humour, rebondissements, intérêt historique, jeux d’acteurs et d’actrices excellents..; Beaucoup plus distrayant et enlevé que la conspiration du Caire du même réalisateur.
Avec ce nouvel opus, Tarik Saleh referme sa trilogie du Caire commencée avec Le Caire Confidentiel puis La Conspiration du Caire. C'est donc de nouveau dans un thriller politique que nous embarque le réalisateur, avec toujours le même désir de disséquer les mécanismes d’un pouvoir dictatorial corrompu et obsédé par le contrôle des récits et qui fabrique sa propre légende en temps réel.
Avec cette idée de film dans le film, le réalisateur brouille en effet les frontières entre fiction, propagande, mensonge et récit national. Petit à petit, le ton satirique se mue en quelque chose de plus menaçant, le personnage incarné par Fares Fares se retrouvant pris au piège de cet engrenage, tiraillé entre ambition personnelle et soumission au Régime.
Malheureusement, ce n'est que sur son dernier quart que le film devient réellement passionnant. Les trois premiers enchaînent les scènes qui peinent à s'articuler convenablement entre elles et dont on a du mal à percevoir l'utilité dans le récit.
Les longueurs sont nombreuses et le film renvoie même l'impression d'une oeuvre inaboutie, au montage hasardeux et à l'étalonnage bâclé. À travers les personnages incarnés par Lyna Khoudri et Zineb Triki, il reproduit malgré lui un imaginaire profondément masculin, avec des personnages féminins plus objets de désir ou de manipulation que véritables moteurs narratifs, flirtant ainsi avec une caractérisation qui réduit une nouvelle fois la femme à son pouvoir de fascination.
Malgré ces réserves, Les Aigles de la République demeure un objet de cinéma puissant, à la mise en scène virtuose, mais nettement moins accompli que les deux long-métrages qui l'ont précédé.
On ne voit pas le temps passer dans ce film qui mèle politique, histoire d'amour, suspens, ... Excellent jeu d'acteurs et d'actrices. Musique collant très bien aux images.
Film à tiroirs. L'humour du film tient à ce que G Fahny ne peut s'empêcher, dans sa vie hors-caméra, de jouer -mal- des rôles de comédie, celui du père attentif (qu'il est mais qu'il surjoue), de l'amant viril, du client anonyme à la pharmacie etc.
Il atteint cependant l'excellence quand il joue celui du Président Sissi : malgré ce qu'il pense de lui, il comprend mieux que quiconque autour de lui quel personnage politique déterminé il était au moment de son accession au pouvoir, l'objet du film dans le film Pour les connaisseurs de l'histoire récente de l'Égypte, ceci doit avoir une portée critique significative.
Il joue, mais il est aussi le jouet, notamment de l'entourage du Président et de comploteurs contre celui-ci.
La fin, très violente mais positive pour G Fahny, m'a semblé très pessimiste : mieux vaut accepter d'être un complice silencieux du régime...
Fares Fares est un acteur épatant qui mérite une reconnaissance bien plus probante à travers le monde, mais il faut bien avouer qu'il ne paraît pas spécialement crédible en star ultime. Par là même on s'étonne que l'acteur soit si soumis alors qu'il a un statut unique qui peut lui permettre de rester la tête haute ; on pense par exemple aux artistes iraniens ou russes sans doute moins portés aux nues qui continuent à tourner tout en restant fidèles à leur idéologie et leur combat. Ainsi le personnage manque cruellement de force et de réactivité. Niveau acting on constate aussi que les deux premiers rôles féminins sont malheureusement sous-exploitées, résumées à de simples plaisirs charnels. Pourtant, l'intrigue est passionnante, des coulisses du tournage aux introspections de l'acteur il y a surtout les luttes intestines au sein du pouvoir. La seconde partie est de loin la plus prenante, avec un vrai suspense (d'abord qui sont vraiment "les aigles de la République", puis enfin quelle partie va le remporter ?!). Tarik Saleh signe un thriller ciné-politique un peu timoré même si le récit reste plein d'acuité et d'un intérêt bien au-dessus de la moyenne général. Site : Selenie
Tarik Saleh, vous le savez est le réalisateur du magistral Le Caire Confidential avec lequel on l’a découvert en 2017…..Encore une fois il fait confiance à Fares Fares dans le rôle principal, encadré par de jolies jeunes femmes ‘( Lyna Khoudri, Zineb Triki)….J’avoue que si le début du film est assez « lent » un acteur égocentriste connaît la renommée , j’ai été scotché par la fin du film, plus que passionnant, avec un scénario brillant, voire sublime, une histoire ambivalente sur la complexité du pouvoir, ses arcanes, où le cinéma est utilisé à des fins politiques ( pot de vin d’acteurs, compromis, coucheries entre ministres et actrices)???C’est de la haute voltige si je puis dire, mais le réalisateur est un expert, il sait écrire un scénario, il sait viser tel un sniper les politiciens., C’est du grand cinéma, que ce soit techniquement, dans la direction d’acteurs où le sujet ( un coup d’état) abordé subtilement ???? Ne vous trompez pas, le fil appelle la réflexion politique et historique du spectateur. La dualité cinéma politique, vous ne la connaissiez pas ? Précipitez vous, Tarik Saleh, nous livre encore un petit bijou .
Histoire d'une descente aux enfers d'une star du cinéma égyptien sur fond de desalignement de ses valeurs.
C'est bien plus réussi ( à mon goût) que ce que j'ai pu lire parfois et " les aigles de la république" ne me semble pas non plus démériter au regard des deux premiers opus de la trilogie du Caire.
" Les mots sont les vêtements des émotions" ( Beckett). Belle citation reprise dans les dialogues qui fait écho à l'univers intime du personnage principal. Et des émotions, il en aura et nous avec !
Présenté en CO Cannes 2025, mais reparti la corbeille vide ( au regard du palmarès, ce choix n' aurait pas été le mien ! ).
Un film sans substance, confus, et assez mal joué : déception totale par l’auteur d’un « Le Caire confidentiel » qui était plutôt brillant , et qui se perd ici dans un sous-polar à l’Égyptienne…