Derniers Avis : Les Aigles de la République - Page 9
Les Aigles de la République
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nat lipomi
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4,0
Publiée le 13 novembre 2025
Thriller politique très bien amené. On suit un célèbre acteur égyptien. Qu'elle se retrouve pris au piège par le pouvoir totalitaire et l étau se resserrer sur lui. Film fort très bien interprété
Non seulement l'atmosphère du milieu politique egyptien semble terrifiant,mais ce film aborde aussi l'acteur habitué au factice confronté à la réalité.Décidément,Tarik Saleh a encore frappé fort,et son acteur fétiche trouve là peut-être son meilleur rôle.
Un peu déçue par rapport à ses deux films précédents, même si la réalisation est très soignée, ça manque de rythme, on n'est pas happé par l'histoire du film, qui est par ailleurs le plus politique de la trilogie
Dernier volet de la trilogie du Caire après Le Caire confidentiel et La Conspiration du Caire c'est là un intéressant film de Tarik Saleh qui mêle humour noir et tension dramatique tout en rendant hommage à l’âge d’or du Cinéma Egyptien ! C'est un film brillant sur la manipulation Politique avec ce double-fond du film dans le film !
Très différent de La conspiration du Caire, mais tout aussi réussi franchement. Fares Fares est toujours aussi extra, et super heureuse de revoir enfin à l'écran Zineb Triki, aussi envoutante ici que dans Le bureau des légendes !
L’air brûle comme dans un vieux film de Bertolucci : désir, politique, théâtre. Mais ici, la sensualité n’est qu’un piège. Tarik Saleh cadre la chaleur d’Égypte comme une illusion d’opéra — décor trop parfait, regard trop fixe. Dans Les Aigles de la République, chaque plan semble attendre qu’on le démasque. Comme chez Fellini, l’acteur (Fares Fares) se perd dans son propre rôle : masques, perruques, faux dialogues. Le plateau devient arène. Mais là où Fellini trouvait de la tendresse dans la dérive, Saleh installe la peur. La caméra ne console pas — elle accuse. Elle cerne. Elle juge. Et soudain, un écho à Pavese : “Nous ne nous souvenons pas des jours, mais des instants.” Ici, tout n’est qu’instant volé — un geste, une lumière qui tremble sur la peau de Donya (Lyna Khoudri). Ce n’est plus du réalisme : c’est la mémoire en feu. Là où Pavese écrivait la mélancolie du retour, Saleh filme la captivité du présent. On pense aussi à Haneke. Même fixité. Même tension entre cadre et menace. Mais Haneke épure jusqu’à l’abstraction ; Saleh, lui, reste sensuel, presque charnel. Et quand George Fahmy regarde la caméra, on y lit la fatigue d’un homme qui a trop joué pour ne plus savoir où finit la mise en scène. Cette constellation de résonances éclaire le film : Les Aigles de la République ne parle pas seulement d’un acteur piégé par le pouvoir. Il explore ce que devient l’image quand elle ment sciemment. Comme chez Bertolucci, l’érotisme devient arme ; comme chez Haneke, le spectateur devient complice ; comme chez Pavese, la honte devient écriture. Mais Saleh, aujourd’hui, ajoute la couche numérique : le contrôle. L’œil-caméra remplace le regard humain. Le cinéma n’est plus un miroir : c’est un champ de surveillance. Dans un plan-clé — long travelling avant sur George, entouré de projecteurs militaires — la pellicule devient presque chair. On entend un souffle, puis rien. Un fondu noir. Un effacement. Oui, c’est un film politique. Mais surtout un film sur la fatigue d’être regardé. Ma note : 14 / 20
Après LE CAIRE CONFIDENTIEL et LA CONSPIRATION DU CAIRE, Tarik SALEH nous offre un nouveau thriller d'une grande maitrise dans lequel il essaye avec brio à la satire. Fares FARES est au sommet.
Dernier volet de la trilogie cairote de Tarik Saleh, très différent des précédents, cette fois, c'est une satire politique qui commence sur un ton assez léger avec de vrais moment d'humour pour finalement basculer dans le thriller voir même le film d'action avec une dernière demi-heure assez incroyable qui tient le spectateur en haleine jusqu'aux dernières images. Le spectateur ne sort pas indemne de ce film. Quelle maîtrise de la mise en scène et que dire des acteurs, tous excellents, du role principal, le phénoménal Fares Fare au plus petit second rôle, mention spéciale à Zineb Trii, l'actrice du Bureau des légendes.
Vu dans le cadre du festival court métrage de Saint-Paul-Trois-Châteaux en octobre Pour le dernier film de la trilogie du Caire on en a pour nos yeux Ambiance égyptienne fort bien rendus avec un acteur principal au top Thriller politique et militaire Ambiance hollywoodienne pastichee Un zeste d amour merci au viagra Une fin inattendue et pourtant... Bref on aime et on attend le prochain opus
Vu lors du Festival de Cannes et peut être le film de Tarik Saleh le moins mordant et politique comparé au "Caire Confidentiel" et " la conspiration du Caire". Plaisir de retrouver son acteur fétiche Fares Fares et les nouveaux venus comme Lina Khoudri très convaincante. Pas un mauvais film mais on y entre moins que les deux précédents. Peut être le côté "cinéma sentimental" de la carrière de l'acteur déteint sur la cohérence de l'histoire.
Avant première Toulon Liberté Toute les manipulations d’un régime dictatorial, tout est sous contrôle, même les plus proches …. Comment l’acteur le pkus repute
C'est une satire politique ambitieuse, entre ombre et lumière
Un projet audacieux, une réalisation contrastée : Tarik Saleh, avec son troisième volet de la "trilogie du Caire", explore une satire politique où la frontière entre fiction et réalité s’estompe. Le film mêle thriller et comédie, mais peine parfois à trouver un équilibre constant. L’hommage au cinéma égyptien des années 50-70, époque faste pour la production locale, se teinte ici de désillusion : comment créer librement dans un système contraignant ?
Fares Fares incarne George Fahmy, acteur star contraint de jouer un rôle qui le dépasse. Son personnage, tiraillé entre ambition et manipulation, porte une tension narrative palpable, notamment à travers une intrigue amoureuse risquée. Le film oscille entre légèreté et gravité, sans toujours réussir à fusionner ces deux tonalités.
Une réflexion sur le pouvoir et l'illusion : "Les Aigles de la République" interroge la manipulation des images et des consciences, dans un contexte où les idéaux républicains semblent s’effacer. Le réalisateur, dont le travail est salué pour son audace, offre une critique subtile des mécanismes du pouvoir, sans tomber dans la démonstration frontale. Certains y verront une lettre d’amour au cinéma égyptien, d’autres une métaphore sur l’artiste prisonnier de son époque.
Le film n’est pas exempt de défauts : certains passages manquent de fluidité, et l’équilibre entre satire et thriller reste fragile. Pourtant, son ambition et sa volonté de bousculer les codes en font une œuvre remarquable. À voir pour ceux qui aiment les récits où le cinéma se fait miroir — même déformant — de la société.
Une plongée dans les rouages du pouvoir, entre divertissement et réflexion. À découvrir pour son originalité, malgré quelques irrégularités de rythme.
Un thriller de qualité dans lequel la pression monte crescendo. On suit l’histoire d’une vedette du cinéma nationale enrôlée dans des complots et intrigues politiques qui le dépasse. Un film qui donne envie de s’intéresser davantage à l’histoire politique de l’Egypte.