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    Le Petit Soldat
    note moyenne
    3,6
    265 notes dont 39 critiques
    répartition des 39 critiques par note
    8 critiques
    11 critiques
    10 critiques
    4 critiques
    2 critiques
    4 critiques
    Votre avis sur Le Petit Soldat ?

    39 critiques spectateurs

    Bernard D.
    Bernard D.

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    0,5
    Publiée le 9 décembre 2020
    « Le petit Soldat » de Jean-Luc Godard tourné en 1960 n’est sorti que 3 ans plus tard du fait de la censure liée à la guerre d’Algérie. J’avoue ne pas avoir fini de visionner ce film – ce qui est très rare – tant il est lent avec un montage quelque peu décousu et surtout des dialogues pseudo-intellectuels enrichis d’allusions à Cocteau, Mme de Staël, Paul Klee, Modigliani… Le sujet n’était en lui-même pas inintéressant mais dès son second long-métrage Jean-Luc Godard se réserve à ses initiés !
    Hal9000
    Hal9000

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    4,5
    Publiée le 9 août 2020
    Des questions essentielles sur l'engagement et la trahison sur fond de guerre (d'Algérie, mais c'est secondaire).
    Hulufo
    Hulufo

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    5,0
    Publiée le 13 juin 2020
    "Je ne savais pas si j'étais heureux d'être libre ou libre d'être heureux", ces simples mots résonneront en moi pour toujours, comme le feu perdure dans le cœur du phénix. "Le Petit Soldat" est tout simplement le chef d'œuvre se tapissant dans l'ombre de la filmographie de Jean-Luc Godard. L'un des premiers film à traiter du non sens de la guerre d'Algérie et de la cruauté des services secret Français et du FNL. Mais le vrai thème du film se cache véritablement sous l'air mystérieux de son protagoniste, Bruno, un jeune homme en quête d'existence et de liberté. Oui il est question d'art dans ce film, la peinture, la littérature, le cinéma, la photographie... Chacun de ces mots, incarne le battement de notre cœur et reviens nous hanter sous la forme d'une citation devenu aujourd'hui, légendaire : "La photographie c'est la vérité, et le cinéma c'est la vérité 24 fois par seconde". Que dire de plus, je vous laisse découvrir avec entrain ce bijoux artistique doté d'une mise en scène magnifique et d'une photographie en noir et blanc, digne des plus grands, qui feront sans aucun doute trembler vos cœurs. La direction artistique et le génie de Godard donne une âme et une saveur bien particulière, que l'on retrouve assurément, chez les plus grands chef d'œuvre du cinéma.
    Bertie Quincampoix
    Bertie Quincampoix

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    3,5
    Publiée le 22 mai 2020
    Tourné en 1960 dans la foulée du fondateur À bout de souffle, le second long-métrage de Jean-Luc Godard ne sortit qu’en 1963 car frappé par la censure. Film à la morale ambiguë, Le petit soldat nous embarque dans l’histoire d’un déserteur expatrié en Suisse qui, en pleine guerre d’Algérie, travaille sans grande conviction pour un groupuscule d’extrême droite anti-FLN. Quelque année avant sa bien plus tranchée Chinoise, JLG ne prenait réellement position pour aucun des camps (sauf pour celui de la beauté d’Anna Karina, sublimée dans un rôle néanmoins un peu cruche), montrant des pratiques inhumaines chez les uns comme chez les autres, et prêtant au personnage principal des propos ostensiblement contradictoires, proches d’un anarchisme de droite. La mise en scène, d’une liberté folle, est magistrale.
    EricDebarnot
    EricDebarnot

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    3,5
    Publiée le 9 février 2017
    "Le Petit Soldat" est le second film de Jean-Luc Godard, qui vient immédiatement après le triomphe artistique de "A Bout de Souffle". C'est aujourd'hui un film un peu oublié, souvent considéré comme mineur au sein de l'impressionnante filmographie de (celui qui n'était pas encore...) l'ermite de Rolle. Pourtant en 1960, Godard y décrit de manière claire, agressive même, le combat sordide de l'extrême droite contre les agents du FLN en France et en Suisse. Il y montre les pratiques de tortures et d'assassinats qui fleurissaient. Et surtout il y explique que la France ne pourra jamais gagner cette guerre injuste. Du coup, "le Petit Soldat" subira un temps les foudres de la censure. Stylistiquement, le film est moins révolutionnaire que son illustre prédécesseur, même si la mise en scène de Godard, souvent très inspirée, tranche radicalement avec les pratiques de l'époque, et si la fougue de la jeunesse irradie encore le film. Bien sûr, Subor n'a pas le dixième du charisme de Belmondo (qui aurait changé la face du cinéma s'il avait seulement tourné plus régulièrement avec Godard !), et la post-synchronisation laxiste déréalise complètement des scènes qui auraient gagné à exprimer plus de tension. Heureusement, le film restera dans les mémoires grâce à deux scènes magiques, godardiennes en diable : la séance de shooting avec une Anna Karina dont on tombe instantanément amoureux, quitte à payer 50 dollars, et un superbe monologue de Subor qui permet pour la première fois (?) à Godard de faire preuve, non sans pugnacité, de cette virtuosité avec le langage et avec les concepts qui deviendra sa signature.
    Cinémathias
    Cinémathias

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    1,5
    Publiée le 6 janvier 2016
    Pour aimer ce film, il vous faudra connaître Genève, la politique de la IVème République, la philosophie, le peintre Paul Klee, le FLN, la guerre d’Algérie, et, si possible, ces 6 thèmes à la fois. Ce n’est ni une jalousie, ni une exagération : pour aimer Godard, il faut être un intellectuel cultivé anarchiste (de droite ou de gauche). Il ne se passe pas 5 minutes sans une référence « culturelle » : une couverture de livre, une citation d’écrivain, un trait de philosophie. Pendant le film, j’ai été obligé de sourire en me rappelant les parodies comiques de ce cinéma intello par les Inconnus, où Bourdon, maquillé en Daniel Toscan Séplanté, commentait : « C’est époustouflifiant. » Ce film est décevant pour une autre raison : on croirait une version politique d’A bout de souffle, le précédent film de Godard, plus réussi. Les scènes de torture dans la salle de bains réservent le film aux adultes. Le seul mérite de ce film, c’est le courage de Godard : sortir un film politique qui ne plaira pas à De Gaulle. Le président a censuré le film le temps de la guerre d’Algérie. Savez-vous pourquoi ? Regardez (ou écoutez) seulement la discussion à 1h11. En revanche, j’ai bien aimé le coup du rond, du triangle et du carré. Et la beauté d’Anna Karina (Véronika), future femme de Godard (là, il a vu juste). Mais la gaffe, c’est une russe avec l’accent anglais de Jane Birkin ! Hommage au cameraman recadrant sans cesse le visage de l’acteur qui parle ; sauf que c’est agaçant. Pour ne rien arranger, les acteurs se ressemblent : les mêmes visages avec une grosse moumoute brune. Du coup, on ne sait plus qui est Bruno le nationaliste, qui sont ses complices et qui sont les arabes ! Enfin, écoutez les dialogues, surtout entre Bruno et Veronika et comptez le nombre incroyable de contradictions, de « Je ne sais pas » : pour moi, c’est épuisant… On ne peut pas faire différent juste pour faire différent. Godard n’est pas un bon réalisateur ; c’est un bon penseur. Beaucoup de théorie politique et peu de pratique de la guerre. Godard, c’est le petit soldat.
    Julien D
    Julien D

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    3,0
    Publiée le 25 juin 2014
    La censure qui recula de trois ans la sortie en salles du film fait facilement oublier que Le petit soldat a été réalisé dans la foulée d’A bout de souffle, le premier film reconnu de Jean-Luc Godard qui le rendit aussitôt incontournable. Avec le recul, on se rend compte à quel point le réalisateur aura, dans la suite de sa carrière, davantage poursuivi dans la voie stylistique de ce second film que du précédent, avec, sur le fond, le poids de l’engagement politique de l’auteur et, sur la forme, une voix-off en continu visant à développer, de façon bien trop explicative, la psychologie du personnage. Le film est en effet une œuvre qui réussit non seulement à évoquer le sujet tabou de la guerre d’Algérie mais aussi à en dénoncer les exactions des deux partis sans chercher à prendre position. Le réalisateur y poursuit plus avant sa technique entreprise dans A bout de souffle qui, en juxtaposant une bande son sur une piste vidéo muette, a tendance à rendre les images factices. Outre les doutes de son anti-héros vis-à-vis de la mission de tueur au profit de l’OAS et de ses sentiments envers la belle Veronica (belle car interprétée par Anna Karina), Godard parle de cinéma et en donne, au détour d’une réplique devenue culte, une définition (« La photographie c’est la vérité, et le cinéma c’est 24 fois la vérité par seconde») qui sera peut-être ce qui restera de plus mémorable à propos de ce long-métrage trop bavard pour être passionnant.
    Benjamin A
    Benjamin A

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    3,0
    Publiée le 10 avril 2014
    Dans ce que j'ai vu de Godard, j'adhère plutôt à son cinéma malgré quelques déceptions (Le Mépris et Made In USA notamment) et il est clair que "Le Petit Soldat ne fait pas parti de ses déceptions. Malgré un rythme assez lent, on ne s'ennuie pas et Godard nous captive de bout en bout. L'écriture est d'excellente qualité et notamment les dialogues. On suit Bruno Forestier, réfugié en Suisse après avoir déserter l'Algérie, il travaille pour un groupe d’extrême droite, et il sera testé par ses proches. La deuxième partie du film est supérieur à la première même si cette dernière n'est pas désagréable. La mise en scène de Godard est vraiment originale et impeccable et certaines scènes sont superbe. Les thèmes abordés sont vraiment intéressant et Godard arrive bien à nous y immerger et à nous y intéressé et finalement on n'en sort pas indifférent. Coté interprétions, c'est plutôt bien, il n'y a pas grand-chose à dire, on remarquera Anna Karina dans un de ses premiers grands rôles. Un bon film, assez sombre et qui ne laisse pas indifférent.
    Truman.
    Truman.

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    4,0
    Publiée le 23 février 2014
    Dans ce film Jean Luc Godard parle de politique via les services d'espionnage et la guerre d'Algérie, l'histoire sera celle d'un agent, Bruno Forestier qui doit tuer un homme mais il hésite, son hésitation va alors lui valoir des problèmes . Dénonçant les manipulations des services secrets, la guerre mais aussi la torture Godard offre une vision fascinante d'un milieu rempli de mensonges et de violence . Mais au milieu de tout ceci le personnage de Bruno découvre l'amour avec Veronica Dreyer jouée par Anna Karina . Anna sera alors le centre du récit sans être constamment devant la caméra, elle fait évoluer et changer le personnage de Bruno . L'amour dans le regard et la voix, puis l'amour dans la photo, Godard offre toujours une scène incroyable dans ses films, dans "Une femme est une femme" c'était une scène de dispute qui se finissait dans des livres, dans "Bande à part" c'était la scène de danse, ici Godard offre une scène incroyable de shooting photo sur fond de musique classique, un grand moment de cinéma malheureusement trop court . La beauté d'Anna Karina mélangée à la beauté de l'amour et d'un fin noir et blanc sur une réalisation très correct bien que l'on ressente les débuts du réalisateur dans des cadrages pas tous maitrisés .
    Yves G.
    Yves G.

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    3,0
    Publiée le 22 décembre 2013
    Le deuxième film de Jean-Luc Godard - après "A bout de souffle" qui lui fit acquérir une précoce notoriété - est resté célèbre pour avoir été censuré. Tourné en 1960, il ne sera diffusé qu'en 1963 après la fin de cette guerre d'Algérie qui est au centre de son intrigue. Son héros, Bruno, est en effet un "petit soldat", un déserteur qui se réfugie à Genève. Il y est enrôlé par une milice OAS qui le met à l'épreuve en lui ordonnant d'assassiner un journaliste proche du FLN. Le Suisse Jean-Luc Godard est venu tourner à Genève un film politique, pour tordre le cou à ceux qui reprochaient à la Nouvelle Vague son absence de conscience politique. Pour autant, malgré la censure qui l'a frappé, malgré les scènes de torture qui le ponctuent, la guerre d'Algérie n'est pas le véritable sujet du "Petit soldat". Son véritable sujet c'est peut-être l'amour. "Le petit soldat" est une ode à Anna Karina, que Godard vient de rencontrer et qu'il épousera l'année suivante. Durant une longue scène - qui annonce la scène culte du mépris avec BBardot - elle est photographiée par Bruno. Sa beauté éclate à chaque plan tandis que le héros affirme : « La photographie c’est la vérité. Et le cinéma c’est vingt-quatre fois la vérité par seconde ». Mais plus encore que l'amour, le véritable sujet du "Petit soldat", c'est la liberté humaine. "Le petit soldat" se nourrit de la "Condition humaine" de Malraux - autant qu'il oppose l'héroïsme de la guerre d'Espagne à "l'absence d'idéal" de la guerre d'Algérie - affirmation visionnaire mais insupportable aux censeurs de 1960. Comme Kyo dans le roman de Malraux, la voix du héros est post-synchronisée, enregistrée sur un magnétophone - dont ses ennemis se serviront d'ailleurs pour leurrer son amie. Comme Katow, le héros fait l'exercice de sa liberté sous la torture.
    Moorhuhn
    Moorhuhn

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    3,5
    Publiée le 22 mars 2013
    J'ai bien aimé Le Petit Soldat. Déjà j'ai apprécié de voir Godard réaliser un film politique sans prendre parti. Situant son action à Genève alors que la guerre d'Algérie bat toujours son plein est en soi une idée intéressant. La Suisse, pays neutre, étant le lieu propice aux croisements entre agents secrets de tous horizons. On y suit le parcours d'un déserteur français, Bruno Forestier, devant assassiner un journaliste pour le compte du groupuscule d'extrême-droite qu'il a intégré. J'ai aimé ce personnage désabusé, dépassé par les enjeux qui l'écrasent et parfois contradictoire avec les idéaux qu'il épouse à première vue. J'aime voir ce genre de personnages torturés au cinéma. Puis ce film regorge d'idées, rien que le pari sur Karina au début est géniale. Pour autant je trouve que le film contient des instants relativement plats même si les fulgurances sont légions et que le propos est juste. L'ennui, comme souvent chez Godard, ce sont les références qui tombent comme un cheveu sur la soupe. La scène dans la voiture où le mec menace Forestier avant de lui lire le passage d'un livre, par exemple ça ne passe pas. Ca sonne faux. Ca casse l'aspect réaliste du film. Car oui, Godard confère une sacrée dose de réalisme dans Le petit soldat. La guerre d'Algérie en fond, il peint ici une horreur présente dans les 2 camps. L'atmosphère du film est assez étouffante, limite inquiétante. Et à la manière d'un Alphaville on semble retrouver des personnages qui perdent la foi en l'humanité, le tout dans une ambiance oppressante. Les séquences de torture sont impressionnantes, glaciales et psychologiquement bien violentes. Techniquement le film est sobre, la photo de Coutard tient une place à part entière dans cette montée en tension. La mise en scène est plutôt admirable, même si Godard se moquait un peu de faire du beau, je trouve que visuellement le film est réussi. Le film est bien écrit, les dialogues valent le détour. J'ai aimé le discours de Forestier sur le cinéma et les acteurs, quelque part on ne s'attend absolument pas à entendre ça dans un film et j'ai aimé cette originalité, cette réflexion. Le monologue sur la fin concernant le nationalisme je suis un peu moins d'accord, mais le plan-séquence et les regards-caméra ça en jette quand même un max. Je semble assez élogieux à première vue mais j'ai trouvé le résultat un peu bancal. Je ne sais pas, je trouve que ça manque d'un truc. Autant le traitement de la violence est superbe et bien pensé, autant j'ai trouvé le propos de départ juste mais mince. Je ne suis pas fan de l'emploi de la voix-off, concise et qui n'apporte pas grand chose. Reste un film intelligent, bien mené, mais qui ne me transcende pas. Godard arrive à me percuter de temps en temps mais ici pas trop hélas même si j'ai vraiment bien aimé le film. Je comprends qu'on puisse adorer mais ce n'est pas mon cas.
    JeffPage
    JeffPage

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    4,0
    Publiée le 12 janvier 2013
    Second long de Godard, bien que sorti en troisième à cause de la censure, celui-ci aborde un thème faisant l'actualité en 1960 : la guerre d'Algérie et la torture. Si le film choqua en 1960, c'est parce qu'il aborde la torture de façon assez crue pour l'époque. Cependant, le film repose plutôt sur la relation entre les 2 héros, joué par Michel Subor et Anna Karina, alors épouse de Godard, qui signent tout deux leur première apparition chez JLG. Si la mise en scène est moins osée que dans "A bout de souffle", c'est pour se concentrer sur l'histoire. Malgré tout, "Le petit soldat" reste un très bon film, symbole de l'apogée de la nouvelle vague et des débuts de Godard.
    Arthur Debussy
    Arthur Debussy

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    3,0
    Publiée le 23 avril 2017
    «A Bout de Souffle» avait révolutionné le cinéma, avec «Le Petit Soldat» Godard eut l'audace de révolutionner son cinéma, dès son deuxième long métrage! Si le premier était léger, euphorique, irrévérencieux, le second est grave, glacial, mécanique, austère... L'esthétique à la sauvette d'«A Bout de Souffle» servait énormément le film, lui donnait une vie incroyable et a grandement contribué à son succès. Au contraire chez «Le Petit Soldat» cette même esthétique spontanée lui confère une inhumanité froide, une impersonnalité inquiétante, car bancale, comme tranchée dans le vif de la réalité. D'où une double incompréhension du public : l'esthétique godardienne se répète certes (d'où l'effet de surprise en moins, se changeant chez certains en accusations de facilité un peu hâtives) mais elle vise une tout autre fin ; de plus cette fois le propos est clairement politique, fini le divertissement, l'ingénuité « Nouvelle Vague » (sauf par intermittences). Avant de saluer le film en lui même, il convient donc de rappeler la remise en question de Godard, qui n'a pas choisi la voie de la facilité malgré le succès sur lequel il aurait aisément pu surfer en continuant dans la droite lignée de ses débuts. Revenons maintenant au «Petit Soldat». Rien que son sujet, et la façon dont il est traité, lui donne une importance considérable dans l'histoire du cinéma hexagonal : c'est l'un des rares films français (suisse en vérité) à relater les évênements de la guerre d'Algérie, et plus particulièrement les manoeuvres qui se firent dans l'ombre dont la plus notoire reste la torture, pratiquée par les deux camps. On connaît l'engagement politique de Godard, et si son orientation ne laisse aucun doute, la relative objectivité dont il a fait preuve pour représenter les parties adverses force l'admiration et participe grandement de l'intérêt de ce long métrage. Et quel travail formel! Ingénieuse bande-son, montage énergique, magnifique photographie de Raoul Coutard... Un Godard essentiel. [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
    chrischambers86
    chrischambers86

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    3,0
    Publiée le 14 avril 2012
    Le dèbut des annèes 60 coïncide en France, avec la fin de la guerre d'Algèrie, conflit colonial d'une rare cruautè qui bouleversa l'ensemble du peuple français, à commencer par sa jeunesse! Comme il se doit, à dèfaut d'avoir pu se faire le reflet direct de ce drame, le cinèma en ces annèes là en fut profondèment marquè! On connaît les ennuis du "Petit soldat" de Jean-Luc Godard avec la censure de l'èpoque! En effet, le cinèaste aborde le thème de la guerre d'Algèrie et son oeuvre fut du coup interdite durant trois ans! Malgrè ses qualitès indèniables, le film de Godard fut mal compris par le public! Et ce, même avec la prèsence de la belle Anna Karina! Aujourd'hui, il en reste un film d'une èpoque où Godard va tenter d'approfondir la vèritè intèrieure du personnage principal...
    annastarnomberon
    annastarnomberon

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    3,0
    Publiée le 8 mars 2012
    Fougueux, orgueilleux, fier, silencieux, fin, sombre, poétique. Le petit soldat est un peu tout ça à la fois. Et puis c'est aussi l'incommunicabilité, le rapport de l'homme à sa propre image et sa propre voix, les réflexions sur la mort, les idéaux, la bipolarité du monde entre les vivants et les autres... Tant de problématiques évoquées par un très pédant Michel Subor (hyper classe en Bruno) et qui semblent tout droit inspirées de Malraux et sa Condition Humaine (dont on voit d'ailleurs la couverture apparaitre à un moment du film). Avec de telles inspirations, il en ressort comme souvent avec Godard un film très original aux allures introspectives, mais aussi très noir. On retrouve vraiment cette impression presque fouillie, que l'on est en train de divaguer avec Bruno, suivant le fil de sa pensée comme il peut nous arriver de suivre le fil de la notre, même si elle n'a ni queue ni tête. Et c'est assez plaisant. Anna Karina, elle, dégage toujours cette présence incroyable (surtout dans la scène de la séance photo) même si son rôle n'est pas vraiment pour me plaire -trop tu-. Et la fin, sous ses airs détachés, est comme d’accoutumée chez l'ami Jean-Luc, une fin difficile mais qui ouvre sur la liberté et laisse songeur. Un bon Godard, mais pas mon préféré.
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