Le Petit Soldat
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Julien D

1 337 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 juin 2014
La censure qui recula de trois ans la sortie en salles du film fait facilement oublier que Le petit soldat a été réalisé dans la foulée d’A bout de souffle, le premier film reconnu de Jean-Luc Godard qui le rendit aussitôt incontournable. Avec le recul, on se rend compte à quel point le réalisateur aura, dans la suite de sa carrière, davantage poursuivi dans la voie stylistique de ce second film que du précédent, avec, sur le fond, le poids de l’engagement politique de l’auteur et, sur la forme, une voix-off en continu visant à développer, de façon bien trop explicative, la psychologie du personnage. Le film est en effet une œuvre qui réussit non seulement à évoquer le sujet tabou de la guerre d’Algérie mais aussi à en dénoncer les exactions des deux partis sans chercher à prendre position. Le réalisateur y poursuit plus avant sa technique entreprise dans A bout de souffle qui, en juxtaposant une bande son sur une piste vidéo muette, a tendance à rendre les images factices. Outre les doutes de son anti-héros vis-à-vis de la mission de tueur au profit de l’OAS et de ses sentiments envers la belle Veronica (belle car interprétée par Anna Karina), Godard parle de cinéma et en donne, au détour d’une réplique devenue culte, une définition (« La photographie c’est la vérité, et le cinéma c’est 24 fois la vérité par seconde») qui sera peut-être ce qui restera de plus mémorable à propos de ce long-métrage trop bavard pour être passionnant.
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 novembre 2010
Premier film "politique" de son auteur, "Le Petit Soldat" qui mettait en scène le couple Karina-Subor défraya la chronique en son temps ; réalisé en 1960, le film ne sortira que trois ans plus tard des faits de la censure. A travers cette œuvre ô combien controversée, Godard y abordait en effet le sujet ultra-tabou de la guerre d’Algérie. Le message politique du cinéaste est puissant, incisif et ne verse surtout pas dans la provocation facile ou la complaisance. A travers le personnage de Bruno Forestier, il y a une réflexion des plus denses et des plus subtiles qui nous est proposée sur le sujet (on pense par exemple aux longs monologues du héros assez intenses). Bref, une écriture efficace et réfléchie malgré le fait que je ne considère pas "Le Petit Soldat" comme le meilleur Godard. Non car malgré le fond plus qu'intéressant et la beauté d’Anna Karina, on a quand même connu le cinéaste plus inventif. Fini les idées charmantes et virevoltantes d’ "Une Femme est une Femme", le cinéaste nous ressert ici une sorte d "A bout de souffle" bis mais en plus grave avec en plus une voix off assez encombrante et beaucoup trop explicative. Un tantinet méconnu le film mérite néanmoins d’être vu car le thème y reste plus que jamais d’actualité aujourd’hui...
Ykarpathakis157

6 188 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 12 juin 2021
Godard est à son pire lorsqu'il s'amuse avec les conventions sociales et cinématographiques combinant sa nature fantaisiste avec son commentaire social. Le petit soldat se la joue sérieux et c'est dommage car Godard ne sait pas faire ça. Il ne peut pas créer de suspense c'est contraire à sa nature. Même une scène censée susciter une émotion chez le spectateur comme la séquence de torture se déroule si lentement et à un rythme si décousu qu'on finit par ne plus rien ressentir si ce n'est pas déjà fait bien avant. Ce qui aurait pu être une grande déclaration sur la corruption des deux côtés de la pensée la gauche et la droite et le manque d'idéaux dans la politique moderne devient juste un désordre ennuyeux envahissant et beaucoup trop long. Les amoureux de Godard défendront Godard jusqu'à la mort même lorsqu'il réalise quelque chose d'aussi mauvais que ça. Il y a une raison pour laquelle ce film est impossible à trouver c'est que personne ne veut le regarder...
EricDebarnot
EricDebarnot

239 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 février 2017
"Le Petit Soldat" est le second film de Jean-Luc Godard, qui vient immédiatement après le triomphe artistique de "A Bout de Souffle". C'est aujourd'hui un film un peu oublié, souvent considéré comme mineur au sein de l'impressionnante filmographie de (celui qui n'était pas encore...) l'ermite de Rolle. Pourtant en 1960, Godard y décrit de manière claire, agressive même, le combat sordide de l'extrême droite contre les agents du FLN en France et en Suisse. Il y montre les pratiques de tortures et d'assassinats qui fleurissaient. Et surtout il y explique que la France ne pourra jamais gagner cette guerre injuste. Du coup, "le Petit Soldat" subira un temps les foudres de la censure. Stylistiquement, le film est moins révolutionnaire que son illustre prédécesseur, même si la mise en scène de Godard, souvent très inspirée, tranche radicalement avec les pratiques de l'époque, et si la fougue de la jeunesse irradie encore le film. Bien sûr, Subor n'a pas le dixième du charisme de Belmondo (qui aurait changé la face du cinéma s'il avait seulement tourné plus régulièrement avec Godard !), et la post-synchronisation laxiste déréalise complètement des scènes qui auraient gagné à exprimer plus de tension. Heureusement, le film restera dans les mémoires grâce à deux scènes magiques, godardiennes en diable : la séance de shooting avec une Anna Karina dont on tombe instantanément amoureux, quitte à payer 50 dollars, et un superbe monologue de Subor qui permet pour la première fois (?) à Godard de faire preuve, non sans pugnacité, de cette virtuosité avec le langage et avec les concepts qui deviendra sa signature.
Acidus

872 abonnés 3 935 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 19 février 2012
Ce film est d'un ennuie mortel. Les acteurs récitent plus leurs textes qu'ils ne les jouent réellement, les dialogues creux et la voix off soporifique véhiculent des propos faussement philosophiques et politiques. Je ne suis pas fan de ce mouvement de la nouvelle vague, que je considère comme une arnaque cinématographique, et "Le Petit Soldat" en est un digne représentant (comme son réalisateur d'ailleur) c'est-à-dire que le sujet socialo-historique abordé (la guerre d'Algérie) ne sert qu'à la mise en place d'une réflexion pseudo-intellectuel qui vire trés vite au délire d'un pédant. Les amateurs de ce genre de films devraient apprécier. Pour les autres, le défi sera de rester le plus longtemps éveillé.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 6 janvier 2016
Pour aimer ce film, il vous faudra connaître Genève, la politique de la IVème République, la philosophie, le peintre Paul Klee, le FLN, la guerre d’Algérie, et, si possible, ces 6 thèmes à la fois. Ce n’est ni une jalousie, ni une exagération : pour aimer Godard, il faut être un intellectuel cultivé anarchiste (de droite ou de gauche). Il ne se passe pas 5 minutes sans une référence « culturelle » : une couverture de livre, une citation d’écrivain, un trait de philosophie. Pendant le film, j’ai été obligé de sourire en me rappelant les parodies comiques de ce cinéma intello par les Inconnus, où Bourdon, maquillé en Daniel Toscan Séplanté, commentait : « C’est époustouflifiant. »
Ce film est décevant pour une autre raison : on croirait une version politique d’A bout de souffle, le précédent film de Godard, plus réussi. Les scènes de torture dans la salle de bains réservent le film aux adultes.
Le seul mérite de ce film, c’est le courage de Godard : sortir un film politique qui ne plaira pas à De Gaulle. Le président a censuré le film le temps de la guerre d’Algérie. Savez-vous pourquoi ? Regardez (ou écoutez) seulement la discussion à 1h11. En revanche, j’ai bien aimé le coup du rond, du triangle et du carré. Et la beauté d’Anna Karina (Véronika), future femme de Godard (là, il a vu juste). Mais la gaffe, c’est une russe avec l’accent anglais de Jane Birkin ! Hommage au cameraman recadrant sans cesse le visage de l’acteur qui parle ; sauf que c’est agaçant. Pour ne rien arranger, les acteurs se ressemblent : les mêmes visages avec une grosse moumoute brune. Du coup, on ne sait plus qui est Bruno le nationaliste, qui sont ses complices et qui sont les arabes ! Enfin, écoutez les dialogues, surtout entre Bruno et Veronika et comptez le nombre incroyable de contradictions, de « Je ne sais pas » : pour moi, c’est épuisant…

On ne peut pas faire différent juste pour faire différent. Godard n’est pas un bon réalisateur ; c’est un bon penseur. Beaucoup de théorie politique et peu de pratique de la guerre. Godard, c’est le petit soldat.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 116 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 avril 2012
Le dèbut des annèes 60 coïncide en France, avec la fin de la guerre d'Algèrie, conflit colonial d'une rare cruautè qui bouleversa l'ensemble du peuple français, à commencer par sa jeunesse! Comme il se doit, à dèfaut d'avoir pu se faire le reflet direct de ce drame, le cinèma en ces annèes là en fut profondèment marquè! On connaît les ennuis du "Petit soldat" de Jean-Luc Godard avec la censure de l'èpoque! En effet, le cinèaste aborde le thème de la guerre d'Algèrie et son oeuvre fut du coup interdite durant trois ans! Malgrè ses qualitès indèniables, le film de Godard fut mal compris par le public! Et ce, même avec la prèsence de la belle Anna Karina! Aujourd'hui, il en reste un film d'une èpoque où Godard va tenter d'approfondir la vèritè intèrieure du personnage principal...
stebbins

563 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 janvier 2008
Un homme au regard triste ( Michel Subor ) rencontre une jeune femme aux yeux gris Velasquez ( Anna Karina ). Il tombe amoureux d'elle, mais un parti d'extrême-droite lui rappelle une tâche qui risque de compromettre cette idylle naissante... Le Petit Soldat figure parmi les grands films de Jean-Luc Godard, de la même façon que Pierrot le Fou. On ne peut qu'admirer la modernité de la réalisation ( je pense par exemple à l'usage du panoramique, ou encore à la bande-son volontairement pauvre ). L'interprétation est remarquable, elle sert à merveille ce film politiquement incorrect pour son époque ( la condition du déserteur et, plus généralement, la remise en question du conflit ). Les dialogues de Godard sont une nouvelle fois emprunts de poésie et de finesse, notamment la fameuse citation : " Le cinéma, c'est la vérité 24 fois par seconde ". Une oeuvre manifeste qui montre un être humain " heureux d'être libre " ou " libre d'être heureux ". Car tel est le sujet véritable de cette fable tragique : la liberté. L'un de mes Godard préférés.
Yves G.

1 845 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 décembre 2013
Le deuxième film de Jean-Luc Godard - après "A bout de souffle" qui lui fit acquérir une précoce notoriété - est resté célèbre pour avoir été censuré. Tourné en 1960, il ne sera diffusé qu'en 1963 après la fin de cette guerre d'Algérie qui est au centre de son intrigue.

Son héros, Bruno, est en effet un "petit soldat", un déserteur qui se réfugie à Genève. Il y est enrôlé par une milice OAS qui le met à l'épreuve en lui ordonnant d'assassiner un journaliste proche du FLN.

Le Suisse Jean-Luc Godard est venu tourner à Genève un film politique, pour tordre le cou à ceux qui reprochaient à la Nouvelle Vague son absence de conscience politique.

Pour autant, malgré la censure qui l'a frappé, malgré les scènes de torture qui le ponctuent, la guerre d'Algérie n'est pas le véritable sujet du "Petit soldat".

Son véritable sujet c'est peut-être l'amour. "Le petit soldat" est une ode à Anna Karina, que Godard vient de rencontrer et qu'il épousera l'année suivante. Durant une longue scène - qui annonce la scène culte du mépris avec BBardot - elle est photographiée par Bruno. Sa beauté éclate à chaque plan tandis que le héros affirme : « La photographie c’est la vérité. Et le cinéma c’est vingt-quatre fois la vérité par seconde ».

Mais plus encore que l'amour, le véritable sujet du "Petit soldat", c'est la liberté humaine. "Le petit soldat" se nourrit de la "Condition humaine" de Malraux - autant qu'il oppose l'héroïsme de la guerre d'Espagne à "l'absence d'idéal" de la guerre d'Algérie - affirmation visionnaire mais insupportable aux censeurs de 1960.
Comme Kyo dans le roman de Malraux, la voix du héros est post-synchronisée, enregistrée sur un magnétophone - dont ses ennemis se serviront d'ailleurs pour leurrer son amie. Comme Katow, le héros fait l'exercice de sa liberté sous la torture.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 avril 2010
Avant même qu’«A bout de souffle» n’ait le privilège de sortir en salle (et de rencontrer le succès qu’il aura), Jean-Luc Godard entame le tournage de «Le Petit Soldat» (France, 1960). La musique grave de Maurice Leroux se substitue à la musique jazzy de Martial Solal, vêtant le cinéma de Godard d’une peau, moins allègre, plus sombre. La lumière qui se dégage des plans, accomplie par le même Raoul Coutard, délaisse les rayons laiteux d’«A bout de souffle» pour couvrir le monde d’un drap noir. Tout le film porte le deuil d’une mort à venir. Un jeune homme français des années 60, ni vraiment de droite ni vraiment de gauche mais plutôt totalement indécis, s’engage pour l’OAS. Il est missionné pour le meurtre d’un agent favorable à l’indépendance de l’Algérie. Par manque d’idéal et de conviction, par lassitude surtout, il fuit et se refuse à commettre ce meurtre. Le film, censuré jusqu’en 1963, a été dénigré par les deux bords politiques pour de fausses raisons. Si Bruno (Michel Subor) ne prend pas partie, c’est parce qu’il ressemble à cette jeunesse nouvelle et vague qui compose la société française des années 60, une jeunesse plus concernée par la libération qui s’amorce en elle que par des dogmes qui la contraignent. Godard est critique envers son personnage, il lui ôte tout pour lui faire apprendre à «ne pas être amer». Anti-héros las et couard, comme chez Céline ou Dostoïevski, Bruno Forestier emprunte beaucoup à Godard (à Paul Gégauff aussi, dit-on). Son goût pour la provocation, les détournements et la dandysme, tout droit issu de Godard, en fait un personnage engagé dans la personne de son auteur. Godard dresse un portrait pertinent de la France en pleine guerre d’Algérie. Avec moins de génie que Resnais lorsqu’il réalise l’année suivante «Muriel ou Le temps d’un retour», Godard réalise une œuvre qui regarde la société dans laquelle elle se produit. «A bout de souffle» était déjà, dans son corps, une œuvre politique, «Le Petit soldat» le montre plus.
Moorhuhn
Moorhuhn

167 abonnés 579 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 mars 2013
J'ai bien aimé Le Petit Soldat. Déjà j'ai apprécié de voir Godard réaliser un film politique sans prendre parti. Situant son action à Genève alors que la guerre d'Algérie bat toujours son plein est en soi une idée intéressant. La Suisse, pays neutre, étant le lieu propice aux croisements entre agents secrets de tous horizons. On y suit le parcours d'un déserteur français, Bruno Forestier, devant assassiner un journaliste pour le compte du groupuscule d'extrême-droite qu'il a intégré.
J'ai aimé ce personnage désabusé, dépassé par les enjeux qui l'écrasent et parfois contradictoire avec les idéaux qu'il épouse à première vue. J'aime voir ce genre de personnages torturés au cinéma. Puis ce film regorge d'idées, rien que le pari sur Karina au début est géniale. Pour autant je trouve que le film contient des instants relativement plats même si les fulgurances sont légions et que le propos est juste. L'ennui, comme souvent chez Godard, ce sont les références qui tombent comme un cheveu sur la soupe. La scène dans la voiture où le mec menace Forestier avant de lui lire le passage d'un livre, par exemple ça ne passe pas. Ca sonne faux. Ca casse l'aspect réaliste du film. Car oui, Godard confère une sacrée dose de réalisme dans Le petit soldat. La guerre d'Algérie en fond, il peint ici une horreur présente dans les 2 camps. L'atmosphère du film est assez étouffante, limite inquiétante. Et à la manière d'un Alphaville on semble retrouver des personnages qui perdent la foi en l'humanité, le tout dans une ambiance oppressante. Les séquences de torture sont impressionnantes, glaciales et psychologiquement bien violentes.

Techniquement le film est sobre, la photo de Coutard tient une place à part entière dans cette montée en tension. La mise en scène est plutôt admirable, même si Godard se moquait un peu de faire du beau, je trouve que visuellement le film est réussi. Le film est bien écrit, les dialogues valent le détour. J'ai aimé le discours de Forestier sur le cinéma et les acteurs, quelque part on ne s'attend absolument pas à entendre ça dans un film et j'ai aimé cette originalité, cette réflexion. Le monologue sur la fin concernant le nationalisme je suis un peu moins d'accord, mais le plan-séquence et les regards-caméra ça en jette quand même un max. Je semble assez élogieux à première vue mais j'ai trouvé le résultat un peu bancal. Je ne sais pas, je trouve que ça manque d'un truc. Autant le traitement de la violence est superbe et bien pensé, autant j'ai trouvé le propos de départ juste mais mince. Je ne suis pas fan de l'emploi de la voix-off, concise et qui n'apporte pas grand chose.
Reste un film intelligent, bien mené, mais qui ne me transcende pas. Godard arrive à me percuter de temps en temps mais ici pas trop hélas même si j'ai vraiment bien aimé le film. Je comprends qu'on puisse adorer mais ce n'est pas mon cas.
Estonius

4 734 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 avril 2022
Dés les premières minutes on est ébahis, c'est quoi ces voitures dont on n'entend pas les moteurs ? On comprend que le film est entièrement postsynchronisé mais sans les bruits de fond ! C'est quoi l'intérêt ? Sinon Godard invente un nouveau type de tueur, le tueur qui nous débite une référence culturelle toutes les cinq minutes, même quand ce n'est pas le moment. Godard lit beaucoup, il prend des notes, et se dit "Tiens c'est pas mal je vais le citer dans mon prochain film !" Si au moins c'était pertinent ! Quant à l'histoire, elle n'a rien de passionnante, c'est mal joué, verbeux (quand je pense que certains s'extasient sur le monologue final !) Bref, pas grand-chose à voir ! Anna Karina, me direz-vous, très belle dans ses premières apparitions après ce n'est plus ça ! La même année sortait "Le Trou" (Jacques Becker), "Les yeux sans visage (Franju), ça au moins c'était du cinéma. J'ajoute un étoile pour le fond, mal exposé selon moi, mais l'intention était louable.
JeffPage
JeffPage

42 abonnés 534 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 janvier 2013
Second long de Godard, bien que sorti en troisième à cause de la censure, celui-ci aborde un thème faisant l'actualité en 1960 : la guerre d'Algérie et la torture. Si le film choqua en 1960, c'est parce qu'il aborde la torture de façon assez crue pour l'époque. Cependant, le film repose plutôt sur la relation entre les 2 héros, joué par Michel Subor et Anna Karina, alors épouse de Godard, qui signent tout deux leur première apparition chez JLG. Si la mise en scène est moins osée que dans "A bout de souffle", c'est pour se concentrer sur l'histoire. Malgré tout, "Le petit soldat" reste un très bon film, symbole de l'apogée de la nouvelle vague et des débuts de Godard.
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 juillet 2010
Malgré un début prometteur, ce deuxième long métrage de Jean-Luc Godard est finalement assez frustrant dans son ensemble. L'histoire, qui se déroule pendant la Guerre d'Algérie et qui suit la vie d'un déserteur français à Genève, est tout de même assez ennuyeuse à suivre dans sa seconde partie. Ce qui est dommage, car les interprétations de Michel Subor dans le rôle principal et de la belle Anna Karina sont vraiment brillante et la photographie est des plus soignées. Un film donc clairement en demi-teinte en ce qui me concerne.
brunocinoche
brunocinoche

136 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juin 2011
2ème long métrage de JLG, le premier foncièrement politique et engagé, un film courageux qui évoque la guerre d'Algérie mais aussi une histoire d'amour comme toujours chez Godard avec la première rencontre avec Anna Karina qui annonçait les chefs d'oeuvre à venir des 2 protagonistes.
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