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    Le Petit Soldat
    note moyenne
    3,6
    264 notes dont 42 critiques
    répartition des 42 critiques par note
    9 critiques
    11 critiques
    11 critiques
    5 critiques
    2 critiques
    4 critiques
    Votre avis sur Le Petit Soldat ?

    42 critiques spectateurs

    Attila de Blois
    Attila de Blois

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    0,5
    Publiée le 19 février 2012
    Ce film est d'un ennuie mortel. Les acteurs récitent plus leurs textes qu'ils ne les jouent réellement, les dialogues creux et la voix off soporifique véhiculent des propos faussement philosophiques et politiques. Je ne suis pas fan de ce mouvement de la nouvelle vague, que je considère comme une arnaque cinématographique, et "Le Petit Soldat" en est un digne représentant (comme son réalisateur d'ailleur) c'est-à-dire que le sujet socialo-historique abordé (la guerre d'Algérie) ne sert qu'à la mise en place d'une réflexion pseudo-intellectuel qui vire trés vite au délire d'un pédant. Les amateurs de ce genre de films devraient apprécier. Pour les autres, le défi sera de rester le plus longtemps éveillé.
    Julien D
    Julien D

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    3,0
    Publiée le 25 juin 2014
    La censure qui recula de trois ans la sortie en salles du film fait facilement oublier que Le petit soldat a été réalisé dans la foulée d’A bout de souffle, le premier film reconnu de Jean-Luc Godard qui le rendit aussitôt incontournable. Avec le recul, on se rend compte à quel point le réalisateur aura, dans la suite de sa carrière, davantage poursuivi dans la voie stylistique de ce second film que du précédent, avec, sur le fond, le poids de l’engagement politique de l’auteur et, sur la forme, une voix-off en continu visant à développer, de façon bien trop explicative, la psychologie du personnage. Le film est en effet une œuvre qui réussit non seulement à évoquer le sujet tabou de la guerre d’Algérie mais aussi à en dénoncer les exactions des deux partis sans chercher à prendre position. Le réalisateur y poursuit plus avant sa technique entreprise dans A bout de souffle qui, en juxtaposant une bande son sur une piste vidéo muette, a tendance à rendre les images factices. Outre les doutes de son anti-héros vis-à-vis de la mission de tueur au profit de l’OAS et de ses sentiments envers la belle Veronica (belle car interprétée par Anna Karina), Godard parle de cinéma et en donne, au détour d’une réplique devenue culte, une définition (« La photographie c’est la vérité, et le cinéma c’est 24 fois la vérité par seconde») qui sera peut-être ce qui restera de plus mémorable à propos de ce long-métrage trop bavard pour être passionnant.
    Flavien Poncet
    Flavien Poncet

    Suivre son activité 167 abonnés Lire ses 1 024 critiques

    2,5
    Publiée le 29 avril 2010
    Avant même qu’«A bout de souffle» n’ait le privilège de sortir en salle (et de rencontrer le succès qu’il aura), Jean-Luc Godard entame le tournage de «Le Petit Soldat» (France, 1960). La musique grave de Maurice Leroux se substitue à la musique jazzy de Martial Solal, vêtant le cinéma de Godard d’une peau, moins allègre, plus sombre. La lumière qui se dégage des plans, accomplie par le même Raoul Coutard, délaisse les rayons laiteux d’«A bout de souffle» pour couvrir le monde d’un drap noir. Tout le film porte le deuil d’une mort à venir. Un jeune homme français des années 60, ni vraiment de droite ni vraiment de gauche mais plutôt totalement indécis, s’engage pour l’OAS. Il est missionné pour le meurtre d’un agent favorable à l’indépendance de l’Algérie. Par manque d’idéal et de conviction, par lassitude surtout, il fuit et se refuse à commettre ce meurtre. Le film, censuré jusqu’en 1963, a été dénigré par les deux bords politiques pour de fausses raisons. Si Bruno (Michel Subor) ne prend pas partie, c’est parce qu’il ressemble à cette jeunesse nouvelle et vague qui compose la société française des années 60, une jeunesse plus concernée par la libération qui s’amorce en elle que par des dogmes qui la contraignent. Godard est critique envers son personnage, il lui ôte tout pour lui faire apprendre à «ne pas être amer». Anti-héros las et couard, comme chez Céline ou Dostoïevski, Bruno Forestier emprunte beaucoup à Godard (à Paul Gégauff aussi, dit-on). Son goût pour la provocation, les détournements et la dandysme, tout droit issu de Godard, en fait un personnage engagé dans la personne de son auteur. Godard dresse un portrait pertinent de la France en pleine guerre d’Algérie. Avec moins de génie que Resnais lorsqu’il réalise l’année suivante «Muriel ou Le temps d’un retour», Godard réalise une œuvre qui regarde la société dans laquelle elle se produit. «A bout de souffle» était déjà, dans son corps, une œuvre politique, «Le Petit soldat» le montre plus.
    anonyme
    Un visiteur
    0,5
    Publiée le 13 mai 2010
    Du godard quoi, le sujet change mais c'est toujours la même chose.
    Moorhuhn
    Moorhuhn

    Suivre son activité 89 abonnés Lire ses 579 critiques

    3,5
    Publiée le 22 mars 2013
    J'ai bien aimé Le Petit Soldat. Déjà j'ai apprécié de voir Godard réaliser un film politique sans prendre parti. Situant son action à Genève alors que la guerre d'Algérie bat toujours son plein est en soi une idée intéressant. La Suisse, pays neutre, étant le lieu propice aux croisements entre agents secrets de tous horizons. On y suit le parcours d'un déserteur français, Bruno Forestier, devant assassiner un journaliste pour le compte du groupuscule d'extrême-droite qu'il a intégré. J'ai aimé ce personnage désabusé, dépassé par les enjeux qui l'écrasent et parfois contradictoire avec les idéaux qu'il épouse à première vue. J'aime voir ce genre de personnages torturés au cinéma. Puis ce film regorge d'idées, rien que le pari sur Karina au début est géniale. Pour autant je trouve que le film contient des instants relativement plats même si les fulgurances sont légions et que le propos est juste. L'ennui, comme souvent chez Godard, ce sont les références qui tombent comme un cheveu sur la soupe. La scène dans la voiture où le mec menace Forestier avant de lui lire le passage d'un livre, par exemple ça ne passe pas. Ca sonne faux. Ca casse l'aspect réaliste du film. Car oui, Godard confère une sacrée dose de réalisme dans Le petit soldat. La guerre d'Algérie en fond, il peint ici une horreur présente dans les 2 camps. L'atmosphère du film est assez étouffante, limite inquiétante. Et à la manière d'un Alphaville on semble retrouver des personnages qui perdent la foi en l'humanité, le tout dans une ambiance oppressante. Les séquences de torture sont impressionnantes, glaciales et psychologiquement bien violentes. Techniquement le film est sobre, la photo de Coutard tient une place à part entière dans cette montée en tension. La mise en scène est plutôt admirable, même si Godard se moquait un peu de faire du beau, je trouve que visuellement le film est réussi. Le film est bien écrit, les dialogues valent le détour. J'ai aimé le discours de Forestier sur le cinéma et les acteurs, quelque part on ne s'attend absolument pas à entendre ça dans un film et j'ai aimé cette originalité, cette réflexion. Le monologue sur la fin concernant le nationalisme je suis un peu moins d'accord, mais le plan-séquence et les regards-caméra ça en jette quand même un max. Je semble assez élogieux à première vue mais j'ai trouvé le résultat un peu bancal. Je ne sais pas, je trouve que ça manque d'un truc. Autant le traitement de la violence est superbe et bien pensé, autant j'ai trouvé le propos de départ juste mais mince. Je ne suis pas fan de l'emploi de la voix-off, concise et qui n'apporte pas grand chose. Reste un film intelligent, bien mené, mais qui ne me transcende pas. Godard arrive à me percuter de temps en temps mais ici pas trop hélas même si j'ai vraiment bien aimé le film. Je comprends qu'on puisse adorer mais ce n'est pas mon cas.
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    5,0
    Publiée le 6 juillet 2009
    Chef d'oeuvre, Godard sait faire du cinéma, la mise en scène est magnifique, les dialogues sont savoureux et le tout forme une histoire belle avec des moments de purs génie comme la séance photo, magistrale.
    pgosse
    pgosse

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    0,5
    Publiée le 3 avril 2010
    Un film de débutant, joué par deux débutants, à caractère soit disant politique, les dialogues sont insipides, la philosophie douteuse, et le film se termine en queue de poisson. En définitive pas très convaincant. Probablement le plus mauvais de JL Godasse, (dont vous l'avez deviné je ne suis pas particulièrement fan). Je me souviens très bien du succès très relatif du film à l'époque, probablement dù à son interdiction pendant 3 ans. Rien à voir cependant avec "A bout de souffle" dont le succès a été mérité. Il me faut aussi préciser que je n'ai jamais été particulièrement attiré par les films "nouvelle vague" que selon moi on peut comparer à certaines peintures ou sculptures d'art moderne, totalement creuses, et dépouillées, que certains font passer pour des chefs d'oeuvres, une certaine forme d'escroquerie.
    JeffPage
    JeffPage

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    4,0
    Publiée le 12 janvier 2013
    Second long de Godard, bien que sorti en troisième à cause de la censure, celui-ci aborde un thème faisant l'actualité en 1960 : la guerre d'Algérie et la torture. Si le film choqua en 1960, c'est parce qu'il aborde la torture de façon assez crue pour l'époque. Cependant, le film repose plutôt sur la relation entre les 2 héros, joué par Michel Subor et Anna Karina, alors épouse de Godard, qui signent tout deux leur première apparition chez JLG. Si la mise en scène est moins osée que dans "A bout de souffle", c'est pour se concentrer sur l'histoire. Malgré tout, "Le petit soldat" reste un très bon film, symbole de l'apogée de la nouvelle vague et des débuts de Godard.
    tomPSGcinema
    tomPSGcinema

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    2,0
    Publiée le 20 juillet 2010
    Malgré un début prometteur, ce deuxième long métrage de Jean-Luc Godard est finalement assez frustrant dans son ensemble. L'histoire, qui se déroule pendant la Guerre d'Algérie et qui suit la vie d'un déserteur français à Genève, est tout de même assez ennuyeuse à suivre dans sa seconde partie. Ce qui est dommage, car les interprétations de Michel Subor dans le rôle principal et de la belle Anna Karina sont vraiment brillante et la photographie est des plus soignées. Un film donc clairement en demi-teinte en ce qui me concerne.
    adambaltimore
    adambaltimore

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    5,0
    Publiée le 4 novembre 2007
    c'est fou ce que ce film est génial!!! je le regarde sans arret, du tres grand GODARD!
    brunocinoche
    brunocinoche

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    4,0
    Publiée le 5 juin 2011
    2ème long métrage de JLG, le premier foncièrement politique et engagé, un film courageux qui évoque la guerre d'Algérie mais aussi une histoire d'amour comme toujours chez Godard avec la première rencontre avec Anna Karina qui annonçait les chefs d'oeuvre à venir des 2 protagonistes.
    Truman.
    Truman.

    Suivre son activité 168 abonnés Lire ses 1 364 critiques

    4,0
    Publiée le 23 février 2014
    Dans ce film Jean Luc Godard parle de politique via les services d'espionnage et la guerre d'Algérie, l'histoire sera celle d'un agent, Bruno Forestier qui doit tuer un homme mais il hésite, son hésitation va alors lui valoir des problèmes . Dénonçant les manipulations des services secrets, la guerre mais aussi la torture Godard offre une vision fascinante d'un milieu rempli de mensonges et de violence . Mais au milieu de tout ceci le personnage de Bruno découvre l'amour avec Veronica Dreyer jouée par Anna Karina . Anna sera alors le centre du récit sans être constamment devant la caméra, elle fait évoluer et changer le personnage de Bruno . L'amour dans le regard et la voix, puis l'amour dans la photo, Godard offre toujours une scène incroyable dans ses films, dans "Une femme est une femme" c'était une scène de dispute qui se finissait dans des livres, dans "Bande à part" c'était la scène de danse, ici Godard offre une scène incroyable de shooting photo sur fond de musique classique, un grand moment de cinéma malheureusement trop court . La beauté d'Anna Karina mélangée à la beauté de l'amour et d'un fin noir et blanc sur une réalisation très correct bien que l'on ressente les débuts du réalisateur dans des cadrages pas tous maitrisés .
    Arthur Debussy
    Arthur Debussy

    Suivre son activité 82 abonnés Lire ses 611 critiques

    3,0
    Publiée le 23 avril 2017
    «A Bout de Souffle» avait révolutionné le cinéma, avec «Le Petit Soldat» Godard eut l'audace de révolutionner son cinéma, dès son deuxième long métrage! Si le premier était léger, euphorique, irrévérencieux, le second est grave, glacial, mécanique, austère... L'esthétique à la sauvette d'«A Bout de Souffle» servait énormément le film, lui donnait une vie incroyable et a grandement contribué à son succès. Au contraire chez «Le Petit Soldat» cette même esthétique spontanée lui confère une inhumanité froide, une impersonnalité inquiétante, car bancale, comme tranchée dans le vif de la réalité. D'où une double incompréhension du public : l'esthétique godardienne se répète certes (d'où l'effet de surprise en moins, se changeant chez certains en accusations de facilité un peu hâtives) mais elle vise une tout autre fin ; de plus cette fois le propos est clairement politique, fini le divertissement, l'ingénuité « Nouvelle Vague » (sauf par intermittences). Avant de saluer le film en lui même, il convient donc de rappeler la remise en question de Godard, qui n'a pas choisi la voie de la facilité malgré le succès sur lequel il aurait aisément pu surfer en continuant dans la droite lignée de ses débuts. Revenons maintenant au «Petit Soldat». Rien que son sujet, et la façon dont il est traité, lui donne une importance considérable dans l'histoire du cinéma hexagonal : c'est l'un des rares films français (suisse en vérité) à relater les évênements de la guerre d'Algérie, et plus particulièrement les manoeuvres qui se firent dans l'ombre dont la plus notoire reste la torture, pratiquée par les deux camps. On connaît l'engagement politique de Godard, et si son orientation ne laisse aucun doute, la relative objectivité dont il a fait preuve pour représenter les parties adverses force l'admiration et participe grandement de l'intérêt de ce long métrage. Et quel travail formel! Ingénieuse bande-son, montage énergique, magnifique photographie de Raoul Coutard... Un Godard essentiel. [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
    Surgeon Visceral
    Surgeon Visceral

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    4,0
    Publiée le 6 septembre 2010
    Un film d'espionnage qui fut un gros scandale lors de sa sortie. Jean Luc Godard le réalisa en 1960. La réalisation fut censurée pendant trois ans avant de sortir. On reproche à "Le petit soldat" d'être antimilitariste car l'oeuvre évoque les tortures durant la guerre d'Algérie et ce n'est apparemment pas approprié au contexte politique de la France à l'époque. Et pourtant j'ose dire que ces tortures sur les arabes exercées par les Français étaient exactement réels et identiques à l'époque de la guerre d'Algérie. Les Français n'ont pas réussis à l'admettre à ce moment là et même maintenant ils ont beaucoup de mal à le dire.
    EricDebarnot
    EricDebarnot

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    3,5
    Publiée le 9 février 2017
    "Le Petit Soldat" est le second film de Jean-Luc Godard, qui vient immédiatement après le triomphe artistique de "A Bout de Souffle". C'est aujourd'hui un film un peu oublié, souvent considéré comme mineur au sein de l'impressionnante filmographie de (celui qui n'était pas encore...) l'ermite de Rolle. Pourtant en 1960, Godard y décrit de manière claire, agressive même, le combat sordide de l'extrême droite contre les agents du FLN en France et en Suisse. Il y montre les pratiques de tortures et d'assassinats qui fleurissaient. Et surtout il y explique que la France ne pourra jamais gagner cette guerre injuste. Du coup, "le Petit Soldat" subira un temps les foudres de la censure. Stylistiquement, le film est moins révolutionnaire que son illustre prédécesseur, même si la mise en scène de Godard, souvent très inspirée, tranche radicalement avec les pratiques de l'époque, et si la fougue de la jeunesse irradie encore le film. Bien sûr, Subor n'a pas le dixième du charisme de Belmondo (qui aurait changé la face du cinéma s'il avait seulement tourné plus régulièrement avec Godard !), et la post-synchronisation laxiste déréalise complètement des scènes qui auraient gagné à exprimer plus de tension. Heureusement, le film restera dans les mémoires grâce à deux scènes magiques, godardiennes en diable : la séance de shooting avec une Anna Karina dont on tombe instantanément amoureux, quitte à payer 50 dollars, et un superbe monologue de Subor qui permet pour la première fois (?) à Godard de faire preuve, non sans pugnacité, de cette virtuosité avec le langage et avec les concepts qui deviendra sa signature.
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