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Jipéhel
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4,0
Publiée le 21 juin 2025
De la difficulté de comprendre
Lola Doillon – compagne de Cédric Klapisch -, nous propose 100 minutes passionnantes sur le thème de l’autisme. Mais cette fois, sous un angle original, ce trouble de la personnalité et ses dégâts collatéraux. Katia est une brillante documentaliste de 35 ans qui fait preuve de singularité dans sa manière de vivre ses relations, toutes plus ou moins chaotiques. Sa participation à un nouveau reportage l’amène enfin à mettre un mot sur sa différence. Cette révélation va chambouler une vie déjà bien compliquée. Une rom-com – comme on dit maintenant – sur un sujet grave qui sait mettre le doigt sur nos dysfonctionnements à tous face au handicap. Une perle de tendresse. Cela faisait près de dix ans que Lola Doillon n’avait pas réalisé de long-métrage, depuis Le Voyage de Fanny, en 2016. Elle s’est intéressée au cas d’une femme qui a eu un diagnostic tardif d’autisme sans déficience intellectuelle. A partir de là, elle pose des questions cruciales : Comment on fait quand on s’aime, mais qu’on n’arrive pas à vivre cette relation ? Comment vivre une histoire d’amour quand on ne rentre pas dans les codes de notre société ? Ce qui est décrypté ici, ce sont les relations de l’entourage, la mère, l’amant, les relations de travail, les rencontres dans la vie courante, quand on est « différent ». Tout cela est montré avec finesse, subtilité et pas mal d’humour et sublimé par une caméra à l’épaule parfaitement maîtrisée, une belle photo de la vielle de Nantes et un casting aussi inattendu qu’inspiré. A commencer par Jehnny Beth, qui trouve ici un 1er grand rôle qu’elle assume avec conviction et justesse. Car ici, pas de trémolos, de poncifs ou d’apitoiement inutile. Elle est fort bien entourée par Thibaut Evrard, Mireille Perrier et Irina Muluile. Lola Doillon sait éviter l’écueil du film documentaire, « l'autisme, ses manifestations quotidiennes, son statut social, les façons de vivre avec... », bien au contraire, elle nous offre une belle histoire d’amour autour de ce handicap mal compris par la société. A découvrir !
Film très touchant. Il brise les idées reçues sur l'autisme. L'actrice est formidable. On est attendri par sa volonté à surmonter les difficultés liées à la maladie tout juste révélée. Un sujet difficile filmé avec beaucoup de tendresse. Je le recommande à tous.
J'ai lu quelque-part, au moment de la sortie de Différente, qu'il existait finalement assez peu de films réalisés sur le thème de l'autisme. C'est oublier qu'on trouve tout de même une grosse série, qui tourne depuis maintenant cinq saisons sur le service public. Je parle évidemment d'Astrid et Raphaëlle. Et, bien que Différente soit un long métrage, avec ce que celà implique normalement de budget et de moyens et Astrid et Raphaëlle une simple série télé, la comparaison tourne facilement à l'avantage du second.
Pour commencer, bien qu'elles exercent toutes les deux le même métier de documentaliste, le personnage d'Astrid est mieux réussi, mais surtout bien plus sympathique et attachant que celui de Katia, l’héroïne de Différente. Car Astrid possède, comme beaucoup de personnes autistes de haut niveau, de nombreux centres d’intérêt, qui façonnent sa personnalité originale, mais étoffent aussi le contenu de la série elle même. A côté, le personnage de Katia nous apparaît surtout comme une stressée de la vie assez peu avenante/souriante. Rien, dans son comportement du départ n'indique sans équivoque de l'autisme. Le scénario aurait aussi bien nous emmener vers un burn out, ou un problème psychiatrique quelconque ça aurait été tout aussi crédible. Et puis la différence, à ce niveau, tient aussi aux comédiennes. Dans les deux cas les personnages sont incarnés par des actrices neurotypiques, mais Sara Mortensen a plus de talent et de charme que Jenny Beth. Bien que cet aspect ne soit pas exempt d'une certaine subjectivité, je le concède.
Mais la comparaison ne s’arrête pas seulement aux personnages. Alors qu' Astrid et Raphaëlle, propose à chaque épisode, une véritable enquête policière (même si ce n'est pas l'aspect le mieux réussi de la série) dans laquelle les particularités de chacun jouent un rôle; le seul but du scénario de Différente est finalement de nous parler de l'autisme en lui même et conjugué au féminin. Objectif trés louable dans l'absolu, mais cinématographiquement assez pauvre. Donc passé les 20 premières minutes, tout commence à tourner autour de cette condition neurologique: l'angoisse de Katia par rapport à sa différence et les conséquences sur son comportement. Ensuite, on passe à son diagnostic, puis les difficultés de parler de ce dernier aux autres. Ça en devient rapidement assez suffocant. On frôle finalement d'assez prés le documentaire. Aspect qui est renforcé par la présence, parmi les comédiens, de l'experte autisme (et autiste) Julie Dachez. Elle est d'ailleurs probablement ce qu'il y a de mieux dans ce film qui est trop focalisé sur son propre sujet, pour parvenir le faire passer d'une façon agréable au sein d'une fiction.
Poser un mot sur un malaise qu'on ressent depuis toujours sans pouvoir le définir.
C'est ce que va vivre cette héroïne pas comme les autres, en décalage avec le monde mais qui tente de mener une vie normale avec plus ou moins de facilités.
Le déni, la prise de conscience, le diagnostic, l'annonce aux proches et les astuces pour vivre avec cette particularité le mieux possible : voilà les étapes qui sont traitées avec justesse dans ce récit !
Je ne connaissais pas l'actrice principale et l'ai trouvé incroyablement crédible et vraie !
On suit le parcours cette femme atypique certes, mais c'est principalement le thème du couple qui est abordé en toile de fond. Ces deux êtres qui s'aiment si forts mais qui ont tellement de mal à se comprendre et à communiquer m'a beaucoup touché. Ils apprennent sous nos yeux à s'ouvrir, s'écouter, et, petit à petit à s'entourer de bienveillance, de tolérance et de respect.
C'est un film réaliste qui permet de rentrer dans le monde incompris de la grande famille des autistes. Car oui, c'est un handicap mais il est ancré dans l'esprit populaire sous couvert de préjugés et/ou stéréotypes. De plus, il est souvent présent dans les films ou des séries sous le trait de clichés et c'est dommage...
Ici, la réalisatrice a eu l'intelligence de traiter ce thème avec pudeur et délicatesse et ça fait du bien !
Bonus : c'est un film qui a raisonné fort en moi car il retrace le parcours que j'ai vécu pendant et après le COVID. Quand le monde a ralenti, cela a permis de stopper le train de vie à mille à l'heure que je menais et qui ne me permettait pas de réaliser qui j'étais vraiment.
Le debut est bon , las comédiens bien dans l'ensemble mais dans la durée , pas de grosse surprise , un peu repetitif et meme un peu ennuyeux vers la fin.
J'ai adoré. C'est un film surprenant, inattendu qui bouscule. Je suis sortie de la séance enchantée. C'est de plus en plus rare de voir un film comme celui là. Merci
Un film sensible et fin avec une actrice qui incarne magnifiquement ce personnage de femme autiste attachante, angoissée et lumineuse. J’ai aussi été touchée par son histoire d’amour avec son compagnon.
Très beau film sur le syndrome des troubles autistiques, on apprend beaucoup de choses dans ce film, très belles interprétations, à voir, ça peut aider dans les relations sociales....
Lola Doillon traite avec justesse et authenticité l'autisme, ce film émouvant est nécessaire. Bravo aux acteurs . "Différente "a plu à toute la famille, ados comme adultes. Un très joli moment.
Comédie de Lola Doillon qui n'a rien de dramatique, mais très brillante au contraire. Sur le thème de l' autisme, qui peut être diagnostiqué tardivement, surtout pour les femmes parait il, Lola Doillon offre un rôle superbement interprété par Jehnny Beth, ou Camille Berthomier de son vrai nom, de Katia, jeune femme aux comportements "bizarres" et pour lesquels il semble tellement évident d' affirmer "Mais oui, bien sur !". Elle est tellement précise et ambigüe, d' une intelligence hors norme, et comme enfermée dans un univers, qui ne supporte ni le bruit, ni les "surprises", ni les foules....La mise en scène met le doigt sur la terrible réalité de la maladie à travers les relations amoureuses délicates qu' elle partage avec Fred ( Thibaut Evrard ). A ce titre, la caméra est magnifiquement maniée pour témoigner des ressentis de Katia dans le quotidien, que ce soit les magnifiques scènes avec les collègues de travail, sa famille et son compagnon. Un minutieux travail de mise en scène assez extraordinaire, pour tenter de matérialiser la grande effervescence cérébrale qui la traverse. Magnifique comédie qui évite le pathos, et livre sans tabou, une réalité mal connue, et met en lumière une actrice épatante ! Ne la manquez pas.....!!**
Un jeu d’actrice incroyable d’une telle subtilité. Malheureusement le scénario est parfois trop Descriptif, trop didactique, il manque un réel ressort narratique puissant.
Un bon film sur l’autisme au féminin même si je le trouve parfois trop formel, presque caricatural (Katia ne fait pas beaucoup de masking, visage très figé) ce qui n’est pas la réalité de bcp de femme autiste. Pourquoi ne pas avoir choisi de représenter plusieurs profils (même rapidement) ? Bref bien mais peut mieux faire