C’est un remarquable documentaire sur la vie des gauchos en Argentine. Filmé en noir et blanc, la qualité des images est exceptionnelle. On admire les chevauchées et les rodéos dans la pampa immense et sauvage. Les réalisateurs brossent également de merveilleux portraits de ces gauchos et d’une jeune gaucha très pétillante. Ils traduisent bien la passion et la joie de vivre simple et rude de ces hommes et ces femmes.
Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse le 09/10/2025 au Club Marbeuf à PARIS )
Les cavaliers évoqués dans le titre du film, ce sont les gauchos, les gardiens de troupeaux ou, si vous préférez, les cowboys de l’Amérique du Sud. Les terres sauvages, ce sont les vallées Calchaquies et, plus particulièrement, la vallée qui s’étend sur près de 200 kilomètres entre Salta au nord et Cafayate au sud. Cette région n’est pas celle où on peut trouver le plus de gauchos. Par contre c’est sans doute une de celles où l’environnement de ces gauchos est le plus beau, le plus sauvage. Chasseurs de truffes, le film précédent des 2 réalisateurs, Michael Dweck et Gregory Kershaw, des américains US, s’intéressait à des traditions et des savoirs ancestraux du nord de l’Italie. Montrant à nouveau leur intérêt pour ce qui vient du passé et qui s’efforce de résister aux assauts d’une modernité qui, au mieux, ignore le passé, au pire, le rejette et le détruit, ce sont cette fois-ci des traditions et des savoirs ancestraux du nord de l’Argentine qu’ils auscultent avec beaucoup de savoir-faire. La principale tradition que les gauchos respectent et cherchent à conserver, c’est leur mode de vie, un mode de vie dans lequel la liberté tient une place essentielle, cette liberté que procurent les grands espaces dans lesquels se déroule leur existence et que survolent régulièrement des condors, tout à la fois prédateurs et oiseaux emblématiques de la région. La suite de cette critique, vous la trouverez sur le site où le tiret du 6 est entre critique et film.
Petite pépite que ce portrait d'une communauté de gauchos argentins des vallées Calchaquies. Je retiens de cette oeuvre le lien profond de ces hommes et de ces femmes à la nature (La Terre Mère !), et le respect immense qu'ils éprouvent pour leurs animaux, que ce soit les chevaux ou le bétail. Le noir et blanc est d'une beauté éclatante. Le travail sur les plans fixes stupéfiant. Je conseille vivement.
Un magnifique film documentaire sur la tradition des cow-boys argentins. Relation aux chevaux et à la nature, simplicité, liberté, ce film en noir et blanc aux cadrages magnifiques transporte vers une époque qui semble ne plus exister, sans téléphones portables, sans ordinateurs. Pourtant, ce mode de vie existe toujours et fait face aux défis de la modernité : exode rural, changements climatiques. La beauté des chevaux, des femmes et des hommes, mais surtout leur liberté et les paysages grandioses font de ce film un grand moment du cinéma documentaire.