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Dépaysement assuré : nous voici dans les années 90 au fond du désert d’Arabie, dans un village soumis à l’obscurantisme du Cheick Abou Salam : « Nous n’avons pas peur de l’électricité mais de ce qui vient après ». Nader, jeune professeur venu de la ville et libre d’esprit, souhaite appliquer les nouveaux programmes du gouvernement. Bon pédagogue, il ne va cesser d’étonner et d’agacer, puis franchir la ligne des interdits en dessinant le visage de Norah.
L’opposition à ce qui vient de la ville semble irréductible. C’est bien du pouvoir des images et de conversion des mentalités qu’il est question ici : Un propos symbolique qui demeure d’actualité même si l’interdiction de toute expression artistique est révolue en Arabie Saoudite.
Le scénario minimaliste et un peu attendu pourrait décevoir s’il n’était la photographie des visages et des paysages, l’élégance de la mise en scène, et le jeu éblouissant de Maria Bahrawi (Norah) - elle transmet des émotions à partir de rien.
Un film saoudien, c’est inédit. Il a très justement été primé à Cannes dans la sélection « Un certain regard » (mention spéciale du jury). A voir !
L’opposition à ce qui vient de la ville semble irréductible. C’est bien du pouvoir des images et de conversion des mentalités qu’il est question ici : Un propos symbolique qui demeure d’actualité même si l’interdiction de toute expression artistique est révolue en Arabie Saoudite.
Le scénario minimaliste et un peu attendu pourrait décevoir s’il n’était la photographie des visages et des paysages, l’élégance de la mise en scène, et le jeu éblouissant de Maria Bahrawi (Norah) - elle transmet des émotions à partir de rien.
Un film saoudien, c’est inédit. Il a très justement été primé à Cannes dans la sélection « Un certain regard » (mention spéciale du jury). A voir !
Norah vit dans un village isolé d’Arabie saoudite. L’arrivée d’un instituteur et artiste va bouleverser cette femme en quête de libertés et susciter en elle l’espoir de retrouver sa famille. Mais ce lien qui les uni va vite susciter colère et indignations. C’est drôle par moment, et surtout profondément touchant.
c’est beau ! et toute la beauté de ce film c’est dans la lenteur des scènes, des mouvements et des sentiments.
Norah est une jeune femme vivant dans un petit village rural en Arabie Saoudite. Très influencée par la culture occidentale, qu'elle découvre dans des magazines interdits, elle souhaite plus que tout quitter le village et rejoindre la ville. L'arrivée d'un mystérieux instituteur au village lui donne l'espoir d'une porte de sortie alors que tout le monde décide de son mariage à venir.
En salle le 16 octobre.
spoiler: "Norah" est une œuvre assez spéciale, dont le regard est d'une douceur froide. J'ai aimé le traitement des personnages : tous sont crédibles et leurs positionnements politiques et sociaux ne tombent pas dans le piège de l'exagération. Le réalisateur n'en fait pas des archétypes. La fin du film est ponctuée de nombreuses ellipses qui nous emmènent vers un futur lointain avec beaucoup d'émotions de mon côté. J'ai été touché par la découverte du portrait, entièrement dessiné grâce aux yeux de Norah. J'ai un souci avec le scénario par contre. Je ne comprends pas comment l'instituteur peut avoir été envoyé par le grand-père de norah. Dommage.
En salle le 16 octobre.
spoiler: "Norah" est une œuvre assez spéciale, dont le regard est d'une douceur froide. J'ai aimé le traitement des personnages : tous sont crédibles et leurs positionnements politiques et sociaux ne tombent pas dans le piège de l'exagération. Le réalisateur n'en fait pas des archétypes. La fin du film est ponctuée de nombreuses ellipses qui nous emmènent vers un futur lointain avec beaucoup d'émotions de mon côté. J'ai été touché par la découverte du portrait, entièrement dessiné grâce aux yeux de Norah. J'ai un souci avec le scénario par contre. Je ne comprends pas comment l'instituteur peut avoir été envoyé par le grand-père de norah. Dommage.
Un film important. Il relate de l'atteinte à la liberté d'expression en Arabie Saoudite dans un visage perdu dans le désert. Une toute petite société dans la société où le pouvoir est plus facile à imposer, vu qu'il ne sont pas beaucoup. Et donc l'abus arrive vite. Des personnages très intéressants, scénario bien pensé. Seule bémol, c'est à la limite du cliché pour les idées de scénario, mais le message derrière est puissant.
(vu à Cannes)
(vu à Cannes)
Norah est une jeune fille indocile élevée par sa tante dans un village aride (au sens propre comme au figuré) des montagnes désertiques saoudiennes.
Quand son petit frère ramène son portrait, offert par le nouvel instituteur en récompense de son travail, Norah découvre la puissance évocatrice de l’art. S’engage alors entre Nader et Norah un dialogue délicat (et clandestin), d’une infini douceur à travers les étagères de l’épicerie, où le dessin sert de fenêtre vers la modernité (et la mémoire?) à laquelle Norah aspire…
La musique d’Omar Fadel, les plans rapprochés d’une grande sensualité et la photo, bouleversante, enveloppent le geste artistique.
Un émouvant premier film de Tawfik Alzaidi qui lui a ouvert les portes du Festival de Cannes dans sa sélection Un Certain Regard, où il a remporté la Mention Spéciale
Quand son petit frère ramène son portrait, offert par le nouvel instituteur en récompense de son travail, Norah découvre la puissance évocatrice de l’art. S’engage alors entre Nader et Norah un dialogue délicat (et clandestin), d’une infini douceur à travers les étagères de l’épicerie, où le dessin sert de fenêtre vers la modernité (et la mémoire?) à laquelle Norah aspire…
La musique d’Omar Fadel, les plans rapprochés d’une grande sensualité et la photo, bouleversante, enveloppent le geste artistique.
Un émouvant premier film de Tawfik Alzaidi qui lui a ouvert les portes du Festival de Cannes dans sa sélection Un Certain Regard, où il a remporté la Mention Spéciale
Une quête de liberté dans un milieu aux croyances limitantes. Témoignage poignant d'un bout de notre monde où l'ignorance est plus forte que l'ambition et le savoir.
Bravo pour cette histoire poétique qui rappelle les fondamentaux d’une vie libre avec une magnifique photographie
Film vu lors du festival de Cannes. Un film génial qui gâche tout par sa fin bien trop explicative et tiré par les cheveux.
Un très beau film qui traite d’un sujet de société au sein de l’Arabie Saoudite. Un grand bravo au réalisateur et à toute l’équipe du film pour leur passage au festival de Cannes.
J’ai apprécié les références faites à certains films qui se glissent dans le film, notamment Mad Max.
J’ai apprécié les références faites à certains films qui se glissent dans le film, notamment Mad Max.
Quel dommage !
Long, ennuyeux, scénario creux...
Très déçu, passez votre chemin.
En espérant bien mieux pour le prochain film
Long, ennuyeux, scénario creux...
Très déçu, passez votre chemin.
En espérant bien mieux pour le prochain film
Un film que j’ai trouvé absolument splendide… une lumière folle, une douceur absolue et saisissante ! Et la musique… incroyable. A découvrir au cinéma absolument, l’expérience en salle est magnifique
J'ai passé de longs mois dans le désert saoudien en 1990 et 1991 : j'ai tout retrouvé dans ce film. Quel réalisme saisissant.
Sensible et poétique ! Un regard intéressant sur l'amour et l'éducation. Un de meilleurs films que j'ai vu depuis le confinement.
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